Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Industrie


Confiance retrouvée chez Smart à Hambach

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Tous les signaux sont repassés au vert chez Smart. Les ventes de la petite citadine lorraine sont en hausse, alors que l’année dernière 92 000 unités avaient seulement été produites (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/15/smart-le-rocher-qui-cache-la-foret/). L’usine de Hambach pourrait donc repasser le cap des 100 000 voitures cette année. Cette augmentation est d’autant plus surprenante qu’elle vient d’une version « en fin de vie ». La troisième génération de la ForTwo, aux phares en amande, à la calandre à points hexagonaux et aux portes aux multiples pliages, doit en effet arriver courant 2013 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/07/10/une-fortwo-restylisee-a-hambach/). Autre bonne nouvelle : une vingtaine d’embauches devrait être effectuées d’ici le début de l’année prochaine.

A noter enfin que la troisième génération de la version électrique sera produite à Hambach dès avril 2012. L’usine mosellane sera alors la première au monde à concevoir une voiture électrique en série. 2 000 Smart électriques sont à l’heure actuelle en circulation en France, en Allemagne, aux Etats-Unis et au Canada (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/20/la-smart-electrique-interesse-amsterdam/). Le constructeur vise une production de 10 000 voitures électriques par an. Le petit bolide « zéro émission », doté d’une batterie lithium-ion, a une autonomie d’au moins 140 km.

Une centrale cycle combiné gaz à Blénod

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La Centrale Cycle Combiné Gaz (CCG) de 400 MW de Blénod-lès-Pont-à-Mousson sera mise en exploitation en automne (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/09/09/350-millions-deuros-investis-a-la-centrale-de-blenod/). Ce sera la première de ce type de technologie construit par EDF en France. Elle a été bâtie juste à côté d’un site d’exploitation composé de trois groupes au charbon vieux de 40 ans, encore en bon état mais qui sont s’arrêteront en 2015. La nouvelle centrale représente un investissement de près de 350 millions d’euros.

Rappelons que la technologie du cycle combiné gaz offre des rendements de 57 % alors que ceux au charbon atteignent à peine 35 %. Par ailleurs, elle émet deux fois moins de dioxyde de carbone et est très souple d’utilisation.

A noter enfin que la nouvelle centrale emploiera seulement une quarantaine de personnes en raison de la forte automatisation de l’installation.

ArcelorMittal investit vingt millions d’euros à Florange

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Après l’annonce scandaleuse de l’arrêt du second haut-fourneau du site de Hayange-Florange et de l’ensemble de la filière liquide chaude lorraine, ArcelorMittal a dernièrement décidé d’investir plus de vingt millions d’euros dans l’usine à froid pour aménager une chaîne de production d’Usibor, un acier allégé destiné à l’automobile.

Il s’agit concrètement d’aménager une chaîne de production avec un creuset et une ligne de galvanisation, afin d’y permettre la production de cet acier haut de gamme en grande largeur. Le secret de fabrication d’Usibor a été élaboré chez ArcelorResearch, à Maizières-lès-Metz. Le produit a été spécialement conçu pour se prêter à l’emboutissage à chaud et au refroidissement rapide. Ce procédé permet de développer des aciers très solides offrant des performances exceptionnelles en termes de formage, de raccord et de résistance à la corrosion. Associé à d’autres aciers ou métaux, il permet de concevoir des pièces de structures pour l’automobile.

La demande pour cet acier d’avant-garde est en forte hausse, notamment grâce à l’Allemand Volskwagen. Les usines du groupe de Mouzon, dans les Ardennes, et de Dudelange, au Luxembourg, approvisionnées par Florange ne suffisent plus à répondre à ce marché estimé à 300 000 voire 400 000 tonnes en 2012. C’est pourquoi ArcelorMittal investit à Florange, avec une ligne grande largeur réclamée par les constructeurs automobiles.

Cette décision représente un argument de plus pour rétablir la filière liquide chaude en Lorraine, dans la mesure où Usibor a besoin des aciers de Florange dont les caractéristiques métallurgiques correspondent parfaitement à ce qu’on sait faire ici.

Une bonne raison pour rallumer nos hauts-fourneaux, car le potentiel de cet acier à haute valeur ajoutée serait de 800 000 tonnes d’ici 2015. Sa montée en puissance pourrait donc servir les intérêts de Florange et de la Lorraine.

Reconversion de l’usine Grundig à Creutzwald

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Jadis fleuron industriel, avant de connaître un destin tragique pour finir en friches industrielles, l’ancienne usine Grundig de Creutzwald a laissé des traces et des souvenirs. Celui d’une époque où le site assurait un emploi à près de mille salariés, une main-d’œuvre essentiellement féminine, arrivant en bus des villages environnants.

Malheureusement, la concurrence asiatique et les délocalisations ont mis fin à cette aventure humaine et industrielle. L’usine connut alors des fortunes diverses avec plusieurs tranches de licenciement avant de fermer définitivement ses portes. Aujourd’hui, un entrepreneur a décidé de tenter le pari de reconvertir l’usine. Un véritable ballon d’oxygène pour le secteur au niveau de l’emploi.

L’immense bâtiment d’une superficie de 20 000 mètres carrés est en  cours de restructuration. Le projet comporte le désamiantage, ainsi que la démolition des anciens bureaux et de la cafétéria sur 2 600 mètres carrés. La réfection à neuf de la toiture et l’adjonction de 6 000 mètres carrés de bâtiments devraient permettre la création d’un magasin de bricolage et d’une jardinerie à l’enseigne Leclerc. Quatre nouvelles cellules commerciales devraient également intégrer l’ensemble sur 4 000 mètres carrés. Par ailleurs, 80 % des gravats seront réutilisés sur place pour les fondations et la création de plateformes. Un nouveau rond-point sera en outre créé pour mieux distribuer l’accès aux deux centres commerciaux.

Ce projet représente un investissement de 10 millions d’euros pour un an de chantier. Il devrait permettre la création de 80 emplois

Rappelons enfin que la zone industrielle de Creutzwald regroupe 5 800 emplois au recensement 2011, tous types d’activités confondues. Une zone pas trop touchée par la crise et dont l’évolution reste constante. La friche de l’ancienne usine Grundig devrait donc disparaître pour laisser place à un ensemble commercial qui va dynamiser Creutzwald et ses environs.

Biomasse : Méthavalor montre l’exemple

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L’usine de méthanisation de Morsbach, près de Forbach, est désormais opérationnelle. La première livraison de déchets fermentescibles a en effet dernièrement eu lieu. L’usine tournera à plein régime en 2012.

Baptisée Méthavalor, la structure constitue une véritable révolution dans le domaine du recyclage. Un système unique en France, voire dans le monde pour certains procédés d’acheminements et d’ouverture des sacs de détritus. Car ici, du gaz, de la chaleur, de l’électricité et du compost sont produit à partir des restes de repas et des déchets verts de tout l’Est mosellan.

Prosaïquement, le contenu des poubelles de cuisine est déversé dans des fosses. Peaux de banane, coquilles d’œuf, épluchures de pommes de terre, restes de viande ou de légumes sont stockés, criblés, malaxés puis engloutis par un digesteur, immense cuve privée d’oxygène. Le mélange se dégrade doucement dans une atmosphère à 55° C durant trois semaines. Du méthane et du CO2 s’accumulent alors dans le digesteur. Le biogaz est récupéré pour alimenter une mini-centrale électrique qui peut servir le réseau domestique. De la chaleur est par ailleurs produite pour les besoins du site et une unité de séparation CO2/méthane permet d’obtenir du méthane pur pouvant être utilisé comme carburant pour les camions de collecte des déchets.

Méthavalor a une capacité d’absorption de 32 000 tonnes de déchets par an pour une production annuelle de 5 500 000 mètres cube de biogaz. 160 000 foyers de Moselle-Est sont concernés, soit 385 000 habitants. Les restes des restaurants et des cantines de tout le territoire, ainsi que les déchets verts broyés des déchetteries, soit 10 000 tonnes par an, commencent également à arriver dans cette usine qui emploie une dizaine de personnes.

La Moselle-Est peut désormais être citée comme exemple pour le traitement de la biomasse.

Sidérurgie : ArcelorMittal sacrifie la filière liquide lorraine sur l’autel des profits

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ArcelorMittal a dernièrement décidé d’arrêter son second haut-fourneau de Hayange-Florange, après avoir prolongé en juillet dernier l’arrêt du premier. C’est un mauvais signe pour la sidérurgie, pour l’industrie en général et la Lorraine. Car l’arrêt de l’ensemble de la filière liquide, annoncé comme provisoire, assombrit sérieusement l’avenir du site lorrain. Surtout en l’absence d’investissement. Cette nouvelle catastrophe sociale et industrielle suscite la colère, l’angoisse et l’incompréhension de tous les Lorrains.

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Les hauts-fourneaux d’Hayange, les agglomérés de Rombas, ainsi que l’aciérie (500 salariés) et le packaging de Florange (600 salariés) sont donc mis en veille ou tourne au ralenti. Cette mesure vaut au moins jusque début 2012, en attendant un nouveau plan industriel. Rappelons qu’Arcelor avait déjà programmé la fin de la filière liquide chaude en Lorraine pour 2010 au début des années 2000. L’Opération Publique d’Achat hostile de Mittal en 2006 sur le leader européen avait momentanément changé la donne et offert des perspectives d’avenir aux deux derniers hauts-fourneaux de la sidérurgie lorraine. Cependant, en 2008-2009, la crise avait obligé le groupe à mettre en veilleuse le P3 pendant près de dix mois et le P6 un peu moins longtemps. Eloigné des côtes, à la différence des sites de Dunkerque et de Fos-sur-Mer, le site sidérurgique lorrain est de fait considéré comme moins compétitif.

Avec les moyens du bord et des rafistolages, les deux hauts-fourneaux avaient difficilement redémarrés, comme l’imposait alors le marché. Les chocs thermiques avaient en effet sérieusement dégradé l’outil. Les ouvriers avaient passé des nuits à décongeler des tuyaux au chalumeau sur le P6, d’où des plaques de glace tombaient par morceau entier dans le fourneau. Un véritable désastre. La soudaine faiblesse du même marché au second semestre est venue plomber Florange, handicapé par ses coûts de fonctionnement et par l’état de ses outils de production. D’ailleurs, une importante panne a dernièrement eu lieu sur la partie chargement du P6. Un problème de corrosion est d’ores et déjà avancé.

Le train à chaud et le laminoir de Florange continueront cependant à produire entre 180 000 à 200 000 tonnes d’acier plat par mois en Lorraine grâce à l’acheminement d’acier brut par train en provenance d’autres complexes industriels. Or, l’autonomie de la toute la filière liquide lorraine est considérée comme une force par ses clients, notamment par l’industrie automobile, qui estiment qu’elle est un gage d’excellence et de qualité des aciers lorrains. Par exemple, l’acier Usibord affiche des performances exceptionnelles. En 2010, l’usine lorraine en produisait 200 000 tonnes et devait atteindre les 500 000 tonnes en 2015. Alors que les clients attendent des volumes, le site n’est pas structuré, si bien que les marchés lui échappent. Par ailleurs, de source syndicale, consigne aurait été donnée aux services commerciaux de ne plus chercher de nouveaux contrats pour le second semestre. Autrement dit, tout ce qui se passe actuellement à Florange serait délibéré et organisé. Inimaginable.

Alors que la direction justifie sa décision par « l’actuel ralentissement saisonnier et les fluctuations de la demande dans certaines zones géographiques en Europe », de plus en plus de personnes dénoncent la politique spéculative d’ArcelorMittal qui vise à faire du site mosellan une véritable variable d’ajustement en fonction de la conjoncture. Au total, plus de 2 000 emplois (CDI, intérimaires et sous-traitants) sont menacés par l’arrêt des deux hauts-fourneaux. ArcelorMittal pourrait mettre en place du chômage technique, de la formation, ou transférer des salariés sur d’autres sites. Mais il est scandaleux que le gouvernement français ait autorisé les mesures de chômage partiel avant même que les instances légales et représentatives n’aient été consultées et qu’aucune contrepartie n’ait été exigée.

La Lorraine symbolise une fois de plus la faillite de la politique industrielle française. Notre territoire a en effet perdu depuis 2002 plus de 25 % de ses emplois industriels, soit 42 000 postes.  

Mise en service en 1948, l’aciérie de Florange est un site intégré transformant chaque année plus de 3 millions de tonnes d’acier en fonte, fer blanc et tôles revêtues pour l’automobile, la construction et l’emballage. La structure possède une expérience et un savoir-faire indéniables.

Mais sans le moindre investissement programmé pendant cette nouvelle période d’arrêt, alors que Dunkerque tourne à plein régime et que Fos-sur-Mer finalise sa rénovation, ArcelorMittal condamne en réalité purement et simplement l’outil industriel lorrain. Le sort du P3 semble d’ores et déjà scellé. En effet, deux à trois mois de travaux préalables d’un montant de 4 à 5 millions d’euros seraient nécessaires pour le relancer. Le P6 constitue quant à lui l’ultime espoir de maintenir la filière liquide chaude à Florange. En mode ULCOS, il permettrait de produire de l’acier avec des coûts réduits de 25 %. Tout l’avenir de la filière liquide lorraine repose donc sur la décision de financer, ou non, ce projet avant-gardiste de captage et de stockage de CO2. La commission européenne doit justement rendre pour mi-2012 sa décision sur son financement. Or, en arrêtant le second haut-fourneau lorrain, ArcelorMittal envoie un signal négatif pour ULCOS. Pire, le groupe pratiquerait du chantage : l’Union Européenne doit financer le Projet ULCOS pour qu’ArcelorMittal maintienne la filière liquide à Florange.

Il faut savoir que la sidérurgie lorraine souffre depuis les années 1970 d’un sous-investissement d’environ 30 % par rapport à la moyenne de la sidérurgie européenne, ce qui pénalise considérablement sa productivité et sa rentabilité. En conjoncture haute, ArcelorMittal fait tourner à fond ses usines lorraines, mais en investissant a minima. En conjoncture basse, il les ferme les unes après les autres au motif qu’elles sont moins rentables. Ce refus d’investir et l’imposition d’une telle flexibilité traduisent ni plus ni moins la mise en œuvre d’une politique de démantèlement de nos outils de productions. Le Groupe BLE Lorraine ne peut accepter une orientation aussi inique de la part d’une multinationale qui a puisé toute sa richesse par l’exploitation des ressources lorraines et qui enregistre encore aujourd’hui près de 2,5 milliards de dollars de bénéfices pour le seul premier trimestre 2011. ArcelorMittal se préoccupe aujourd’hui davantage de finance et de rentabilité à court terme que de l’avenir de ses outils industriels à long terme. Sa décision aurait ainsi été uniquement dictée dans le but de maintenir un prix élevé de l’acier, afin de pouvoir faire face à aux échéances financières de son endettement très important. Cela s’appelle faire de la spéculation et nous avons tous vu où cela nous menait. Depuis trente ans, les actionnaires d’hier, les De Wendel, puis ceux d’aujourd’hui, à savoir la famille Mittal, se sont enrichis avec l’acier lorrain et le travail des ouvriers. Aujourd’hui, ils ne connaissent pas la crise. Ils suppriment des emplois alors qu’ils croulent sous l’argent.

Le site de Nompatelize reconvertit par Faurecia

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L’équipementier a dernièrement présenté un programme visant à pérenniser son site de Nompatelize, dans les Vosges.

Rappelons que ce site, qui emploie 270 salariés, est spécialisé dans les armatures de sièges pour les groupes automobiles BMW, PSA Peugeot Citroën et Renault. Mais, faute d’avoir été retenu dans le cadre de nouveaux modèles de ces constructeurs, il voit régulièrement sa charge de travail diminuer. La majorité des programmes arrivera en effet à échéance en 2013. C’est pourquoi le groupe a décidé d’anticiper et de trouver des solutions susceptibles de pérenniser l’activité industrielle et de maintenir un maximum d’emplois dans les Vosges.

Deux projets ont ainsi été présentés aux représentants du personnel. Le premier émane de la société Lumeneo. Cette jeune entreprise innovante prévoit la fabrication en petite série de véhicules ultra-compacts à moteur électrique. Ces voitures en alu à châssis composite ont une capacité de 2 ou 4 places. Les investissements nécessaires seront cofinancés par le groupe Faurecia et la société Lumeneo.

Le deuxième projet, encore en cours d’analyse, vise à confier au site vosgien la sous-traitance de composants et de sous-ensembles en métal pour les petites séries notamment.

Plan de financement du Skylander

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Geci Aviation chiffre à 165 millions d’euros l’enveloppe globale nécessaire au développement de l’avion, dont 64 millions d’euros ont déjà été investis au 31 mars 2011. Les 101 millions d’euros restants seront étalés sur trois ans. La production des quatre prototypes doit mobiliser l’essentiel des 53,3 millions d’euros dépensés en 2011-2012. En 2012-2013, l’avionneur consacrera 39,3 millions d’euros aux essais et à la certification de l’appareil. La dernière tranche de 8,4 millions d’euros sera principalement dédiée à l’équipement des usines et des magasins.

A l’heure actuelle, Geci Aviation a créé 115 emplois sur la base de Chambley. L’objectif de 313 devrait être atteint fin 2012, selon la compagnie.

A noter enfin que des discussions commerciales seraient en cours pour plus de 600 appareils, alors que des lettres d’intention ont été signées pour 14 avions.

128 suppressions d’emplois à la Fromagère de Xertigny

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La société Fromagère de Xertigny, dans les Vosges, filiale du groupe Lactalis, cessera sa production de fromages à pâte molle d’ici au premier trimestre 2012. Une mesure qui supprime 128 des 162 emplois actuels du site. Des propositions de reclassement dans les différents sites du groupe, dont le plus proche à Corcieux, également dans les Vosges, ont été faites aux personnes concernées.

Il ne restera par conséquent plus que la collecte de lait et la première transformation à Xertigny, deux activités employant au total 34 salariés.

Rappelons qu’il y a un an déjà, Lactalis avait annoncé l’arrêt de la production des « ovales », transférée en Ille-et-Vilaine, ce qui avait entraîné la suppression de 42 emplois. Les représentants du personnel avaient alors exprimé leurs craintes d’une disparition totale du site, malgré la promesse de la direction de maintenir sur place la production du brie et du munster.

En attendant, Lactalis est devenu cette année le leader mondial des produits laitiers avec le rachat du groupe italien Parmalat. L’entreprise, qui emploie 52 000 salariés à travers le monde, a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros.

La Lorraine, terre de luxe

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Regroupées au sein de « Lorraine Terre de Luxe », 14 manufactures développent des synergies entre elles, tout en se valorisant mutuellement. Elles se sont même dernièrement offert la plus jolie vitrine qui soit, à l’ombre du château de Lunéville, à savoir la Maison du marchand, un bijou d’architecture du XVIIIème siècle en grès rose des Vosges. Cette demeure historique constitue un espace d’exposition pour tous ces savoir-faire d’exception, de la structure au mobilier, en passant par l’argenterie et le cristal. Cette boutique est aussi une façon de montrer aux Lorrains combien leur pays est un véritable creuset vivant pour les métiers d’art.

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La Maison du Marchand à Lunéville (Crédits photos : Grain de sel)

Les 14 manufactures en question sont Bacus, à Chanteheux, qui perpétue le savoir-faire des brodeuses perlières lunévilloises, Gouvernel, qui conçoit les galons pour les collections haute-couture de Chanel, la Cristallerie de Portieux, née en 1705, les Emaux de Longwy, créés en 1798 et spécialistes de l’émail cloisonné sur faïence, Garnier et Thiebaut, le maître tisseur de Jacquard, créé dans les Vosges en 1833, la faïencerie de Niderviller, qui date de 1735 et la manufacture Royale de Lunéville Saint Clément, fondée en 1748, mais aussi Henryot et Cie, manufacture de meubles d’exception anciens et contemporains, créée en 1867 à Liffol-le-Grand, son cousin Henryot et Pozzoli, à Liffol également, roi de l’ustensile de cuisine, De Buyer, au Val d’Ajol, que tous les chefs étoilés utilisent, la cristallerie de Saint-Louis, fondée en 1586, celle de Montbron, née en 1930, sans oublier les couverts de Mouroux à Darne, France-Lanord et Bichaton, entreprise nancéienne experte en restauration de patrimoine, ainsi que La Licorne Verte, créée en 1987.

Une liste à laquelle on peut imaginer qu’un jour viendront s’ajouter d’autres noms comme Daum et Baccarat …

L’ENIM victime d’une opération d’intelligence économique ?

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Les responsables de l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz) sont convaincus que les manifestations suscitées au nom des droits de l’homme dans la nomination d’Alvaro Uribe, (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/29/fin-des-travaux-a-lenim/), ancien président de la République Colombienne, en qualité de professeur associé, auraient en réalité indirectement camouflé une opération d’intelligence économique au profit d’organismes de formation et d’industriels allemands. Un certain nombre de dates et de démarches vont dans ce sens. Un retour en arrière permet de mieux comprendre les éléments de cette affaire.

Il y a huit ans, après la première élection d’Alvaro Uribe à la présidence de la Colombie, l’ENIM et le SENA (Service National d’Apprentissage) de Colombie ont signé un partenariat.

Depuis 2002, ce dernier a permis de former plus de 1 000 ingénieurs instructeurs en Colombie et d’accueillir 175 jeunes Colombiens en double cursus d’ingénieur à Metz. Au cours de cette coopération, le SENA, qui fait partie des 30 premières institutions mondiales dans le domaine de la formation professionnelle par apprentissage, a augmenté de 8 millions le nombre d’apprentis en stages courts et longs, passant ainsi d’un million d’apprentis par an en 2002 à 9 millions en 2010. Ce partenariat a également permis de diffuser sur le marché d’Amérique latine les logiciels d’assistance à la conception industrielle Dassault Système, ainsi que des simulateurs de conduite de pelleteuses Acréos, mis au point grâce à l’ENIM, pour un montant de 450 000 Euros en 2011. Malheureusement, ce partenariat et ses effets ont dernièrement pris.

Il faut dire que l’Allemagne a toujours été le premier fournisseur de technologie du SENA. Plusieurs frottements ont donc eu lieu entre les équipes de l’ENIM et les Allemands. Et c’est désormais l’organisme de formation allemand GTZ qui a pris le relais de la structure messine. Les logiciels Dassault ont été remplacés par ceux de Siemens, les simulateurs Acréos par ceux de Bosch, les diplômes de bachelors des ENI seront remplacés par ceux des universités allemandes et le centre de formation que l’ENIM devait piloter à l’Université d’Antioquia sera fermé en septembre. En dehors de tous ces aspects stratégiques et intellectuels, cela représente un manque à gagner annuel de 600 000 Euros pour l’institution messine. Les liens tissés avec la Colombie s’inscrivaient dans la volonté de l’ENIM de rayonner à l’international, comme au Maroc avec l’ouverture d’une filiale à Agadir cet automne et en Chine, grâce à des partenariats avec plusieurs universités pour y assurer des formations d’ingénieurs estampillées ENIM.  

Selon Uribe, la formation était le seul et véritable moyen pour établir une citoyenneté et la liberté dans son pays en guerre civile contre les Farcs en en proie aux assassinats et aux prises d’otages, mais aussi pour lutter contre les influences des cartels de la drogue et l’animosité de certains états voisins. Il voyait également dans la technicité de cette formation l’opportunité pour son pays d’accompagner de façon pertinente le décollage de l’économie de l’Amérique Latine et du Brésil en particulier.

Lorsqu’Alvaro Uribe fut nommé professeur associé de l’ENIM en charge de l’enseignement sur le droit international et les questions économiques, son intervention directe fut considérée comme une ouverture et un atout supplémentaire pour de jeunes ingénieurs et pour le rayonnement de l’école à travers le monde.

Tout se passait bien jusqu’au jour où des contestations sont apparues à propos de l’action d’Uribe pendant ses deux mandats présidentiels en matière de respect des droits de l’homme. C’est alors que Jurge Klute, un député européen allemand du parti die Linke, a commencé à fédérer autour de lui une trentaine d’élus, afin de dénoncer publiquement les « contrats juteux » de l’ENIM et les actions d’Alvaro Uribe. La campagne fut relayée sur le terrain par une association d’étudiants colombiens et par les syndicats SNESUP et SNPTS qui étaient opposés au directeur de l’ENIM, notamment au sujet du sort réservé à un enseignant chercheur. Par conséquent, les Allemands (industriels et/ou partis politiques ?) se seraient servis de ce conflit interne pour manipuler tout ce beau monde à leurs fins. Si bien qu’une manifestation a eu lieu et a été stupidement couverte par de nombreux médias en raison de la personnalité d’Uribe.

Même si les responsables de l’ENIM ont écrit aux parlementaires européens pour leur demander des explications et justifier cette atteinte à leur image et à leurs activités, ils ont dû renoncer au contrat qui les liait à Alvaro Uribe. C’était en effet pour eux « le seul moyen pour sortir de la polémique, prendre sa défense et préserver les intérêts de l’école ». Selon eux, Uribe est le président d’un pays qui a modernisé sa formation professionnelle comme aucun autre en Amérique latine.

Officiellement rien ne lui est reproché. Il poursuit actuellement ses missions pour l’ONU…

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Formation automobile à Metz

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Le futur centre de formation du GNFA (Groupement National pour la Formation Automobile) est actuellement en cours de construction sur la Zone d’Aménagement Concerté des Hauts-de-Queuleu, à Metz, juste derrière la CCI Formation.

Le bâtiment, d’une surface totale de 3 600 mètres carrés, comprendra 4 ateliers de maintenance avec chacun une salle de mémorisation, cinq salles de cours, un show room de 95 mètres carrés, une salle de cours vendeurs et expo, un parking souterrain de 1 600 mètres carrés et à l’extérieur 20 places de parking. Le centre pourra accueillir 100 stagiaires par jour.

Le GNFA a choisi Metz car plus de 2 000 entreprises se situent en effet à 90 minutes de la future structure.

Rappelons que l’industrie automobile reste très présente en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/07/24/la-lorraine-et-les-voitures/). La filière se compose en effet de 3 162 entreprises avec 15 713 salariés. Par ailleurs, le parc automobile lorrain représente 1 225 694 véhicules et 2 528 jeunes Lorrains sont en formation pour le permis de conduire.  

 

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