Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Industrie


Chiffres de la désindustrialisation de la Lorraine

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La Lorraine est très touchée par la désindustrialisation. En trois ans, 8 984 emplois industriels ont été détruits pour seulement 4 574 créés. La perte nette est donc de 4 410 emplois. Ces chiffres comprennent les pertes et les gains dus aux réductions d’effectifs et aux extensions de sites industriels. 47 usines ont fermées, 31 ont été ouvertes durant cette période en Lorraine.

industrie friche

La Lorraine souffre d’avoir été spécialisée dans l’industrie lourde et d’avoir concentré ses productions dans de grands sites industriels à un moment où ceux-ci disparaissaient. Elle conserve une image industrielle forte, renforcée par des projets culturels symboliques.

(Source : Trendeo)

L’hérésie de l’ANDRA à Bure prolongée !

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L’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) a dernièrement obtenu la prolongation jusqu’au 31 décembre 2030 de son autorisation d’exploiter son laboratoire souterrain situé à Bure, dans la Meuse, selon un décret paru au Journal Officiel. Le document précise que « les investigations, expérimentations et essais en laboratoire souterrain ont pour objet de réunir les données nécessaires à l’exploitation d’un éventuel stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde. Les recherches menées doivent notamment permettre d’« approfondir la connaissance des phénomènes physico-chimiques, mécaniques et thermiques », de « développer, optimiser et mettre au point les méthodes de construction et d’exploitation d’un stockage » et de « mettre au point des méthodes de scellement des ouvrages et de remblaiement de galeries ».

Rappelons que l’ANDRA développe chez nous depuis 1998 un projet de « tombeau » des déchets radioactifs les plus dangereux produits en France par le nucléaire civil et militaire qui devrait être mis en service en 2025 (voir : http://blefondation.e-monsite.com/pages/cercle-de-reflexion/dechets-nucleaires.html). Le Centre Industriel de Stockage Géologique (Cigéo) doit servir à confiner pendant des siècles plus de 100 000 mètres cube de déchets nucléaires à haute et moyenne activité radioactive et à vie longue (HA/MA-VL).

Le laboratoire de Bure est composé d’installations en surface (locaux administratifs, ateliers, laboratoires et bâtiment d’accueil du public), sur une superficie d’environ 17 hectares, ainsi que de plus de 700 mètres d’installations souterraines situées à 445 et à 490 mètres de profondeur.

Avec cette nouvelle phase, l’ANDRA entend désormais passer à « la démonstration » en vue d’une demande d’autorisation de construction du stockage prévue pour 2016.

Le Groupe BLE Lorraine est opposé depuis le début à l’édification de cette poubelle nucléaire française en terre lorraine.

Création d’un Pôle d’Excellence Rurale sur le bois dans les Vosges

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Plus d’1,3 millions d’euros ont dernièrement été accordés par créer le Pôle d’Excellence Rurale (PER) « Bois feuillus des Vosges » et lancer la marque « Hêtre des Vosges ».

Le secteur d’Epinal connait les difficultés de la filière bois feuillus, avec notamment la disparition de marchés et le manque de valorisation des produits. Les activités de cette matière première, qui constitue pourtant une richesse, restent insuffisamment structurées (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/04/03/developper-renforcer-et-structurer-la-filiere-bois-en-lorraine/), malgré la présence d’entreprises expérimentées, ainsi que de l’ENSTIB (Ecole Nationale Supérieure des Techniques et Industries du Bois), du CRITT Bois (Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologies) et du CETIFAB (Centre des Techniques et Innovations de la Filière Artisanale Bois).

Tout l’enjeu de ce PER est de réorganiser la filière des feuillus et de tirer davantage profit de ses compétences. Et ce, d’autant plus que la couverture forestière exploitable du secteur d’Epinal dépasse les 40 % et que la ressource en hêtre représente 60 % de la ressource départementale. La création de la marque « Hêtre des Vosges » vise enfin à valoriser ce matériau de construction tendance et design.

Extension des usines Smart à Hambach

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Smart a décidé d’agrandir de 10 000 mètres carrés ses usines mosellanes dans le but de préparer la production en série dès 2013 de son modèle équipé d’un moteur électrique. Plusieurs bâtiments sont impactés par ces travaux, en particulier ceux du stockage et de l’assemblage des batteries sur les châssis.

D’autres opérations sont également programmées, comme le démantèlement de la chaîne de peinture par poudre qui sera remplacée par une nouvelle chaîne de peinture liquide. Cette innovation dans le processus de production permettra à l’usine de disposer de davantage de coloris pour la carrosserie des petites citadines.

Plus de 85 000 véhicules sont sortis des usines mosellanes depuis le début de cette année, soit un peu plus de 3 % par rapport à 2010. Cette dynamique est notamment portée par le marché chinois. 10 000 Smart y ont en effet été vendues depuis janvier.

Mines : le Lothringer Platt comme langue du fond

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Les mineurs lorrains emportaient évidemment leur langue au fond de la mine. Certains puits, comme Simon à Forbach ou Voutiers à Freyming-Merlebach, étaient particulièrement concernés. Le Lothringer Platt était utilisé toutes hiérarchies confondues, même si les ingénieurs étaient le plus souvent francophones. C’est pourquoi le chef porion avait un rôle important d’intermédiaire, à la fois technique et linguistique, entre les mineurs et la hiérarchie dirigeante. Le Platt parlé au fond de la mine était la langue du travail. Il était par conséquent relatif aux techniques minières et aux échanges dans les chantiers du fond.

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Dans les entrailles de la terre de Lorraine, on parlait Platt (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Pour en savoir plus et pour connaître des termes spécifiques, vous pouvez consulter le livre Bärschmannsprooch.

100 emplois en perspective à Illange

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Le groupe Exxelia, qui a acquis en 2008 la société Microspire qui fabrique des composants magnétiques pour l’électronique professionnelle à Illange, a dernièrement conclu un partenariat avec la société ukrainienne Yunasko en vue d’implanter, en Lorraine, une unité de production de super-condensateurs moyennant un investissement global d’environ 20 millions d’euros. Une centaine d’emplois devraient être créés dans le cadre de ce projet en 2016.

Les super-condensateurs sont des dispositifs de stockage d’énergie respectueux de l’environnement. Ils bénéficient de débouchés prometteurs dans les domaines de l’électronique grand public, des transports et de la production d’électricité. Le marché de l’automobile semble en particulier leur offrir d’importantes perspectives commerciales.

Investissement de Velin dans les Vosges

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Velin, filiale du groupe britannique DS Smith, devrait investir d’ici au printemps prochain 14 millions d’euros à Eloyes pour construire un bâtiment de 3 500 mètres carrés dédié à l’accueil d’un nouveau centre de pré-impression. Ce dernier devrait générer à terme la création de 25 emplois et porter les effectifs du site à près de 210 salariés.

Le site vosgien était en concurrence avec d’autres usines du groupe. Il a entre autres été retenu en raison de sa situation géographique qui lui permet d’approvisionner les marchés français, belge et allemand.

Rappelons que la cartonnerie Velin est spécialisée dans la production de carton ondulé destiné au secteur de l’emballage, notamment pour les industries agroalimentaire, pharmaceutique et chimique.

Arrêt d’un second haut-fourneau à Blénod-lès-Pont-à-Mousson

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Un second haut-fourneau a été mis à l’arrêt à l’usine Saint-Gobain qui produit des canalisations en fonte ductile. Le site dispose de trois haut-fourneaux et a une capacité totale de production de 600 000 tonnes par an. En 2009, l’entreprise a mis en sommeil un premier four, alors que la production passait sous les 400 000 tonnes. Ce nouvel arrêt est selon la direction « rendu nécessaire par la baisse des volumes des secteurs tuyaux et voiries ». Il s’accompagne de la réduction du nombre d’intérimaires et de mouvements internes vers le secteur métal énergie. A noter que « dès que les conditions commerciales le permettront, le retour à un fonctionnement à deux hauts fourneaux est envisagé ».

Inquiétudes pour la filière papetière dans les Vosges

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Après une année 2009 dévastatrice, l’année 2010 fut celle du rebond pour l’industrie papetière dans les Vosges. L’année 2011 devait être celle de l’espoir …

Pourtant, depuis le début de l’année, le papier en voit de toutes les couleurs dans le massif. Le dernier épisode remonte à la fin du mois de mai, avec la liquidation judiciaire de la papeterie Grégoire de Saint-Nabord. Un énorme gâchis pour les 84 salariés, payés à rester chez eux depuis bien trop longtemps.

La papeterie Novacare à Laval-sur-Vologne, dans le canton de Bruyères, est elle aussi en liquidation judiciaire. Un énorme gâchis également. Il faut dire que depuis des années les 105 salariés font face à toute une série de plans sociaux et de reprises, avec à chaque des patrons différents.

A Laval-sur-Vologne, la filière papier représente tout de même encore 450 salariés : près de 250 pour Novatissue, spécialisé dans les tissus à usage sanitaire, près de 110 pour Papeteries des Vosges, anciennement groupe Bolloré et 105 pour Novacare-Riboth. Mais pour combien de temps encore ?

La papeterie du Souche, à Anould, liquidée en décembre dernier, a quant à elle été reprise par 106 des 168 ex-salariés qui ont investi leur indemnité de licenciement. Une somme de 800 000 euros est aujourd’hui nécessaire à la relance de l’outil de production. Les ouvriers devenus actionnaires fondent tous leurs espoirs sur la possibilité de revendre leur excédent de quotas de CO2. Malheureusement, sans l’appui des banques, rien ne peut se faire.

Rappelons enfin que les Vosges restent le premier département papetier de France en termes de chiffre d’affaires (13 %) et de tonnage (14 %).

Longwy : le haut fourneau de Senelle en péril

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Le 19 juillet 1991, le haut-fourneau 4 de l’usine de Senelle à Longwy-Herserange était dynamité. Il constituait la dernière pièce maîtresse de ce site sidérurgique qui employait encore des milliers d’ouvriers il y a 30 ans. Plusieurs associations se battent depuis vingt ans pour que ce patrimoine industriel, désormais appelé haut fourneau couché, soit mis en valeur. Alors qu’un golf est en cours de construction sur le site pour un montant de plus de 10 millions d’euros, 300 000 euros ne sont même pas débloqués pour repeindre la structure et s’en occuper. Aujourd’hui, elle se fissure et ses briques menacent de tomber. La mémoire ouvrière de ce fief rebelle ne doit pas être effacée.

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Le haut-fourneau de Senelle, couché (Crédits photo : cairn.info)

Investissements chez Akers à Thionville

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Akers a dernièrement inauguré à Thionville une nouvelle unité de production qui permet de fabriquer des cylindres de laminoir forgés Invicta. L’outil a nécessité un investissement de 7 millions d’euros suite à la fermeture de l’usine de Fraisse et le transfert des machines d’usinage et de traitement thermique. Cette décision stratégique d’Akers réconforte le Nord mosellan, fortement ébranlé par les mesures prises par ArcelorMittal. Cette restructuration devrait se traduire par 20 embauches à terme. A noter enfin que l’usine de Thionville est également sur les rangs pour récupérer l’activité de refusion actuellement implantée en Belgique.

Du temps de la sidérurgie

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L’histoire de la sidérurgie est indissociable de celle de la Lorraine. Pendant longtemps, elle a fait vivre la vallée de la Fensch et bien au-delà. Depuis longtemps les usines ferment les unes après les autres. La fameuse « métropole du fer » n’existe plus. D’ailleurs, cela fait belle lurette que la statue a été déboulonnée à Thionville.

Les activités s’arrêtent et les hommes perdent leur emploi. Il y a eu Uckange en 1991, puis d’autres, jusqu’à la fermeture définitive de l’aciérie de Gandrange en 2009, laissant 571 personnes sur le carreau. C’était pareil à l’époque même si personne ne voulait croire et voir venir les choses. Cela paraissait tellement impensable. Pourtant, il y avait des signes. Il y avait des fermetures puis des reprises de hauts-fourneaux. Jusqu’au jour où ça n’a pas repris.

De même, le spectre d’un fameux plan industriel qui devait sauver Gandrange hante encore tous les esprits. A ce moment-là, nous étions au plus fort de la crise économique mondiale. Nicolas Sarkozy était venu après ses noces coiffé d’un casque de chantier. Ses promesses ont depuis été enterrées dans le champ des illusions perdues. Certains avaient alors demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur la situation de la sidérurgie en France et à l’international. La demande avait été reboutée par l’Assemblée Nationale. Sous l’effet d’un lobby ?

Car le tout puissant industriel Mittal agit en financier plutôt qu’en industriel. Il préfère centraliser la production sur les sites les moins coûteux, plutôt que de répartir les commandes sur les différents sites. Il y a ainsi une véritable contradiction entre la stratégie financière d’ArcelorMittal sur le court terme et la stratégie à long terme pour le Projet ULCOS. D’autres affirment que la société raréfie le produit pour faire augmenter les prix et se sert de Florange pour ajuster et pour fixer la politique de prix. Si bien que les salariés du site lorraine sont devenus de véritables « intermittents de l’industrie ». Autant d’employés qui ne vivent plus, qui tentent juste de survivre alors qu’ArcelorMittal a fait plus de 2,5 milliards de bénéfices nets rien qu’au premier semestre 2011.

Enfin, dans la mesure où une campagne présidentielle se prépare, on imagine mal le gouvernement français refuser l’allocation chômage aux ouvriers concernés par l’arrêt du P6. Cela, Lakshmi Mittal le sait.

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