Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Industrie


La revanche du Vosges Cola

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Le Vosges Cola a fait son retour depuis quelques années sur le marché. Près de 40 000 bouteilles de 33 cl sont vendues par an en Lorraine, notamment dans les boutiques de produits du terroir. Une belle revanche.

La boisson est produite par les Brasseurs de Lorraine uniquement avec des ingrédients 100 % naturels et sans caféine. Implantés à Pont-à-Mousson, ces derniers sont devenus la plus grande brasserie artisanale de Lorraine avec une variété de douze bières et une production annuelle de 3 000 hectolitres, soit 500 000 bouteilles. Cela dit, un brasseur produit avant tout du gaz carbonique par la fermentation de la petite levure de la bière. Il est donc capable d’élaborer tout un panaché de boissons pétillantes avec ou sans alcool. C’est la raison pour laquelle qu’en plus de Vosges Cola, les Brasseurs de Lorraine fabriquent également le Lorraine Cola, la limonade Loulou et le Lorraine Cola mirabelle.

Cinq LabCom en Lorraine

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Un tiers des cent LabCom envisagés en 2013 en France a d’ores et déjà été créé. La Lorraine en compte cinq. Par comparaison, l’Ile-de-France, qui concentre à elle seule 40 % de la recherche en France, a décroché onze LabCom.

Un LabCom est un laboratoire commun à la recherche académique et à la recherche des entreprises. Les cinq LabCom lorrains travaillent tous dans le domaine des matériaux. Ils concernent en particulier les nanomatériaux, les innovations solaires, les cyber-physiques pronostics et la santé, les outils pour les procédés avancés de coupe et les études et la modélisation des circuits imprimés (LEMCI). Ce dernier LabCom, qui associe le LEM3 et la société Cimulec basée à Ennery, devrait aboutir à l’émergence d’un Centre d’expertise lorrain en circuits imprimés unique en France.

Bitche Fixations s’agrandit

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Bitche Fixations, qui fabrique près de 130 millions de vis par an pour l’industrie automobile, s’agrandit de 1 000 mètres carrés et investit environ 500 000 euros dans de nouvelles machines. Cette extension devrait améliorer les conditions de travail des vingt salariés et permettre  l’embauche d’un nouveau. Depuis le début de l’année, trois personnes ont déjà été recrutées.

L’entreprise bitchoise frappe des vis serties destinées à l’assemblage des carrosseries, munies de bouts sans filetage pour qu’elles puissent être montées par des robots. La société fournit de grands constructeurs automobiles mondiaux comme Renault, PSA Peugeot-Citroën et Porsche.

logo Bitche Fixations

Stratégie, innovation et automatisation chez Continental à Sarreguemines

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Le plan stratégique de l’usine Continental à Sarreguemines prévoit de mettre l’accent sur la productivité, la flexibilité et l’innovation pour rester compétitive par rapport aux autres sites de la marque de Hanovre. Dans le groupe, Sarreguemines figure dans le Top 3 en productivité et en qualité. Mais l’usine lorraine a un handicap : le coût horaire du travail. Par conséquent, c’est dans les domaines de l’innovation et de la flexibilité que le premier employeur de Moselle-Est doit se différencier. C’est la raison pour laquelle Sarreguemines a été choisi comme site pilote pour tester deux projets d’automatisation : la palettisation des pneus et le chargement des presses de vulcanisation.

Cette année, l’usine devrait produire 9,7 millions de pneus au lieu des 9 prévus. Depuis septembre, le site a intégré un hall de 23 000 mètres carrés capable de stocker 600 000 pneus. Continental conçoit enfin depuis quelques semaines le premier pneu 19 pouces et a commencé des essais sur le 20 pouces.

logo Continental

Arrêt du dernier vapocraqueur de Carling-Saint-Avold

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Une page de l’histoire de la pétrochimie lorraine s’est dernièrement tournée à Carling avec l’arrêt du dernier vapocraqueur du site. La flamme de la torchère, visible depuis l’A4, ne brûle désormais plus. La fin d’un symbole de l’industrie de notre région.

L’installation coûtait trop chère aux yeux de la direction de Total Petrochemicals. Sa fermeture, qui avait été annoncée en 2013, a entraîné la suppression de 220 postes.

Le vapocraqueur produisait, grâce au craquage de naphta, un dérivé du pétrole, 320 000 tonnes d’éthylène et 215 000 tonnes de propylène par an. L’arrêt de ces productions n’est pas sans conséquence pour les sites d’Arkema à Carling-Saint-Avold et d’Ineos à Sarralbe, désormais contraints de s’approvisionner par pipelines et par wagons entiers depuis d’autres sites.

A Carling, Total Petrochemicals, vise désormais des marchés à forte valeur ajoutée. Le site est récemment devenu le Centre européen de référence pour les résines d’hydrocarbures et un des leaders des polymères en Europe. 30 000 tonnes de polypropylène compound, utilisé notamment dans l’industrie automobile haut de gamme, seront par ailleurs produites chaque année. La production de polystyrène, destinée aux emballages et aux voitures électriques, passera quant à elle de 220 000 à 260 000 tonnes par an. Des recherches vont de même être menées sur le polyéthylène, que l’on retrouve sur les marchés du câblage et dans le médical, afin de concevoir des films plus fins et plus résistants. De nouveaux laboratoires sont d’ailleurs actuellement en construction.

En 2016, à la fin du plan de réindustrialisation, le site de Total Petrochemicals de Carling-Saint-Avold ne comptera plus que 347 postes. Il y a quelques années, près d’un millier de personnes y travaillaient encore

A noter enfin que les gigantesques installations du vapocraqueur devraient être démantelées l’année prochaine. Une partie d’entre elles pourrait être revendue à l’étranger.

Réouverture du Musée de la cristallerie à Baccarat

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Trois années de travaux ont été nécessaires pour que le Musée de la cristallerie à Baccarat retrouve son lustre. La structure a dernièrement enfin rouvert ses portes. 260 des plus belles pièces sorties de la célèbre manufacture lorraine y sont exposées.

Le site a été entièrement réaménagé dans l’ancienne maison des directeurs de Baccarat à l’image d’une demeure de collectionneur. Parmi les chefs-d’œuvre que l’on peut y admirer, on retrouve la fameuse aiguière offerte à Charles X, le vase à monture en bronze doré « les trois grâces », présenté lors de l’Exposition Internationale de Nancy de 1909, ainsi que le lustre « Zénith » en cristal clair et rouge. La visite s’achève sur une table dressée de pièces issues de grandes commandes royales ou conçues pour les plus puissants de ce monde à l’instar du Tsar Nicolas II ou de l’Empereur du Japon Mutsuhito. Soit autant de preuves du rayonnement planétaire du cristal de Baccarat.

logo Baccarat

Expansion de Gaïatrend à Rohrbach-lès-Bitche et à Henriville

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Gaïatrend, qui produit 250 000 flacons de liquides pour cigarettes électroniques par jour, s’est dernièrement étendu sur 3 000 mètres carrés supplémentaires à Rohrbach-lès-Bitche, après avoir fait l’acquisition d’un ancien magasin de meubles.

L’entreprise, qui disposait déjà de près de 4 000 mètres carrés dans la commune, y installera prochainement un laboratoire et des lignes de production d’où sortiront d’ici la fin du mois d’octobre huit millions d’unités par an. Ces équipements représentent respectivement un investissement de 780 000 euros et de 3,1 millions d’euros. Une nouvelle machine de 500 000 euros destinée aux grands volumes a également été acquise, afin d’automatiser davantage la production. 

Le site de Rohrbach-lès-Bitche emploie actuellement 130 personnes, dont 90 en production sur deux postes, ce qui fait de la société le second employeur privé du Bitcherland.

Le développement de Gaïatrend se poursuit aussi du côté de Henriville, près de Freyming-Merlebach, où l’entreprise a racheté les locaux du fabricant de pièces métalliques pour l’automobile Voit, qui avait fermé ses portes 2013. Une usine de production de cigarettes électroniques et une zone de stockage devraient être aménagées dans les 10 000 mètres carrés de hangars qui s’étendent sur ce site de 4,5 hectares à la sortie de l’autoroute A4. L’opération, qui représente un investissement de 4,2 millions d’euros, devrait créer une cinquantaine d’emplois.

Rappelons enfin que Gaïatrend a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 45 millions d’euros en 2014.

logo Gaïatrend

A la recherche de pétrole à Chaouilley, près de la Colline de Sion

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Un forage est en cours depuis la fin du mois d’août à Chaouilley, au pied de la Colline de Sion. TERRE, petite entreprise de forages d’eau, se diversifie dans le pétrole. La société entend retrouver à partir de 250 mètres de profondeur la nappe de Forcelles-Saint-Gorgon. Jusqu’à l’abandon du dernier exploitant en 1998, cette dernière a livré plus de 13 000 tonnes de pétrole, soit 100 000 barils en 17 ans, ce que produit à peu de choses près l’Arabie Saoudite en dix minutes. Rappelons que le secteur a compté jusqu’à seize forages par le passé.

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A noter enfin que TERRE a obtenu un permis exploratoire sur 20 km². Si le sondage venait à confirmer la présence d’hydrocarbures, l’entreprise demanderait alors la concession d’exploitation. Elle s’est par ailleurs d’ores et déjà engagée à en pas recourir à la technique de fracturation hydraulique, interdite en France. 

Inauguration du nouveau siège social de FM Logistic à Phalsbourg

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Fleuron de l’économie sud-mosellane, FM Logistic a dernièrement inauguré son nouveau siège dans la zone industrielle de la Maison Rouge à Phalsbourg. Le bâtiment moderne, d’une superficie de 6 000 mètres carrés, accueille les activités administratives des entités du groupe FM. Il a été agrandi de 2 000 mètres carrés. Les travaux, qui ont duré deux ans, ont été réalisés par des entreprises locales. Labellisé Bâtiment Basse Consommation (BBC), le siège vient compléter un site rénové et agrémenté d’aménagements paysagers spectaculaires.

Acteur international incontournable de la logistique, FM Group est resté une entreprise familiale indépendante qui emploie tout de même 19 500 personnes à travers le monde et qui a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros.

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Tracip, référence de l’investigation numérique

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Implanté à Messein, près de Nancy, Tracip (Traces, indices et preuves) est le premier laboratoire d’investigation numérique en France pour les grands groupes et la justice. L’entreprise travaille sur les affaires judiciaires les plus retentissantes depuis plus de dix ans. Elle est régulièrement sollicitée par les juges d’instruction de Metz et de Nancy.

Créée en 1994, Tracip était spécialisé à l’origine dans la récupération de données informatiques. La société a depuis étendu son champ d’action. Les disques durs abîmés, portables, téléphones et autres GPS sont décortiqués et analysés dans sa salle blanche. Tracip, qui emploie 17 personnes, a réalisé un chiffre d’affaires de trois millions d’euros en 2014.  

L’entreprise lorraine a par ailleurs conçu le premier laboratoire mobile d’investigation numérique. Présenté en 2012 au Salon Eurosatory à Paris, ce véhicule unique au monde de dix mètres carrés, baptisé Mobil IT, est un véritable concentré de technologie. D’une valeur supérieure à 600 000 euros, l’engin permet de réaliser les mêmes opérations de récupération de données que le laboratoire de Messein. Une mini-salle blanche y a été aménagée avec une hotte à flux laminaire, c’est-à-dire anti-poussière. Ce laboratoire mobile peut ainsi faire gagner un temps précieux en analyse aux enquêteurs.

En partenariat avec le LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications), Tracip devrait lancer dans les prochaines semaines une start-up destinée à créer une nouvelle génération d’anti-virus. Baptisé 3CIN, le projet vise ainsi à monter un Centre civil de sécurité informatique et d’investigation numérique. Puissante structure créée en 2010 dans l’agglomération nancéienne, le LORIA est un laboratoire de haute sécurité unique en Europe qui étudie et traque les virus informatiques. Connecté au black net, le LORIA a été le premier laboratoire à s’intéresser à la recherche des pédophiles en collaboration avec la gendarmerie.

logo Tracip

Forbach : Schaeffer Industrie placé en liquidation judiciaire

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Le Tribunal de commerce de Sarreguemines a dernièrement prononcé la mise en liquidation judiciaire de Schaeffer Industrie, fabricant de pièces mécano-soudées de grandes dimensions. Un délai exceptionnel de deux mois a été accordé à cette société emblématique de Forbach, afin d’honorer les dernières commandes et de trouver un éventuel repreneur. Mais si aucun investisseur ne se manifeste d’ici le 30 octobre, la cinquantaine de salariés de l’entreprise sera licenciée. Une vingtaine avait déjà dû être remerciée au début de l’été.

Schaeffer Industrie subit de plein fouet l’effondrement du marché de l’exploitation minière depuis 2013. Jusqu’en 2012, la société vendait chaque année 220 pelles de grande dimension à Liebherr, son principal client. A cette époque, 150 personnes, dont 50 intérimaires, travaillaient dans les ateliers. Depuis janvier, seules 50 pelles ont été vendues. Si bien que le chiffre d’affaires réalisé avec Liebherr est de passé de 15 millions d’euros à 4 millions d’euros en à peine trois ans. La plupart des entreprises de ce secteur d’activité sont en train de disparaître.

Afin de renflouer la trésorerie de la société, l’agglomération de Forbach avait racheté l’ensemble du patrimoine immobilier de Schaeffer Industrie pour un montant de 900 000 euros en juillet 2014. L’usine, les bâtiments et les 16 000 mètres carrés de terrains situés sur la zone de l’Europe de Forbach ont ensuite été reloués à l’industriel via un crédit-bail et des indemnités mensuelles de 7 535 euros. Un soutien qui n’a malheureusement pas suffi à éviter le placement en redressement judiciaire ordonné en mars 2015.

La récente mise en liquidation judiciaire devrait sans doute mettre fin à une aventure familiale de trois générations d’entrepreneurs. A noter qu’en 88 ans d’existence, Schaeffer Industrie n’a pas connu un seul jour de grève. Compte-tenu de leur savoir-faire, de leurs qualifications et de la bonne réputation de l’entreprise, les ouvriers licenciés devraient a priori retrouver facilement du travail. Plusieurs grands groupes industriels présents dans la région ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt.

Schaeffer Industrie s’était développé grâce à l’activité minière. A la fermeture des puits du Bassin houiller, la société avait su rebondir dans d’autres secteurs d’activité en produisant des pièces hors normes, avant que le marché ne s’effondre.

Du mythe de la pierre d’Euville en Meuse

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Depuis l’année dernière, une exposition magistrale raconte la fabuleuse aventure industrielle de la pierre d’Euville dans des anciens ateliers réhabilités.

Situé non loin de Commercy, le Hameau des Carrières est le théâtre d’un paysage surprenant. Des portiques imposants repeints en bleu ou en jaune, des rails incrustés dans le sol, ainsi quelques petits pylônes ayant un jour porté des câbles électriques témoignent de l’activité industrielle qui régnait ici jusque dans les années 1960. Au milieu du XIXème siècle, près de 3 000 hommes s’activaient en ces lieux. Il ne reste aujourd’hui plus qu’une petite équipe de carriers. Il faut dire que la pierre d’Euville est difficile et onéreuse à exploiter. Très dure, il faut en effet enlever le découvert pour l’extraire.

carrières Euville

Les carrières d’Euville en 1899 (Crédits photo : Adolphus PEPPER)

La pierre d’Euville est exploitée à ciel ouvert depuis le Moyen-âge. Les premières galeries d’extraction ont été ouvertes en 1907. Creusées à même la falaise, certaines d’entre elles impressionnent toujours les visiteurs. A l’époque, 700 carriers travaillaient sur vingt chantiers différents répartis sur un kilomètre de front de taille. La végétation en a recouvert depuis les sommets.

Matériau noble, la pierre d’Euville a servi dans de nombreux chantiers, à l’image de l’édification du Château de Commercy, de la réalisation de la Place Stanislas à Nancy ou encore plus tard lors de la construction du Canal de la Marne au Rhin et de la ligne de chemin de fer entre Paris et Strasbourg. En pleine révolution industrielle, l’expansion économique permise par ces deux nouvelles voies de communication amena la pierre d’Euville jusqu’à la capitale française. Plus de 739 895 mètres cubes du matériau furent ainsi acheminés à Paris entre 1853 et 1890. La pierre fut utilisée pour bâtir le Paris haussmannien au tournant du XXème siècle, le soubassement de l’hôtel de ville encore le Pont Neuf. Le prestige de ces réalisations a contribué à forger le mythe de la pierre d’Euville. L’intense exploitation industrielle des carrières vît apparaitre les premières cités ouvrières de Lorraine pour attirer et retenir sur place la main d’œuvre.

La Communauté de Communes du Pays de Commercy a investi un million d’euros il y a quelques années pour rénover deux bâtiments de la grande carrière. Outre l’exposition, ceux-ci abritent des portiques et des scies géantes qui ont largement servi.

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