Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Industrie


Trois campus des métiers et qualifications en Lorraine

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Sur les 31 campus labellisés métiers et qualifications en France, la Lorraine en possède trois dans les domaines de l’énergie, de la plasturgie et du bois. L’idée est d’adapter les formations à la réalité de l’économie et aux besoins des entreprises.

Le Lycée de la Briquerie à Diddenowen (Thionville) a été précurseur il y a deux ans pour ce qui est de l’énergie, de la maintenance et de l’industrialisation. C’est dans ce cadre que l’établissement a été restructuré en incluant celui de La Malgrange, toujours à Diddenowen, ainsi que le Lycée des Grands Bois à Hayange. Les plateaux techniques ont été aménagés et les deux Centres de Formation d’Apprentis (CFA) ont été fusionnés. De son côté, la filière chaudronnerie est en plein essor à Knutange.

En matière de plasturgie, le Lycée Félix Mayer de Creutzwald travaille en étroite collaboration avec la plateforme Plastinov.

Enfin, le campus bois d’Epinal associe plusieurs lycées vosgiens à l’Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois (ENSTIB), afin de couvrir l’ensemble de ce secteur porteur, de l’arbre à l’artisanat d’art.

Réhabilitation du puits Sainte-Marthe à Stiring-Wendel

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Parallèlement à la création d’un nouvel espace culturel à la Coulée verte, la commune de Stiring-Wendel va réhabiliter l’ancien puits de mine Sainte-Marthe, afin d’en faire un espace d’exposition et d’accueil de manifestations.

Puits Sainte-Marthe Stiring-Wendel

Le puits Sainte-Marthe de Stiring-Wendel (Crédits photos : A. Bourgeois)

Classé aux Monuments Historiques, le puits Sainte-Marthe est l’un des derniers chevalements houillers maçonnés de Lorraine et de France. Il a été bâti entre 1849 et 1852 pour servir à extraire le charbon.

Rappelons que les recherches de charbon dans le sous-sol du bassin furent relancées après la création de la Compagnie des Mines de Schœneck. Lors des travaux de prospection, une veine de charbon fut bien trouvée à Stiring-Wendel, mais ce fut de l’eau qui en jaillit avant tout. Les moyens techniques de l’époque ne permettaient en effet pas de contenir le flux. Si bien que le puits Sainte-Marthe fut utilisé dans un premier temps comme réservoir d’eau pour l’usine sidérurgique, avant d’alimenter la commune jusqu’au début des années 1950. Il fut ensuite abandonné.

Le chantier, d’un montant de 250 000 euros, permettra de préserver ce témoin de l’histoire industrielle de la ville.

Enfouissement des déchets nucléaires : second accident mortel à Bure

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Un ouvrier lorrain de 42 ans de la société Eiffage est décédé mardi à cause d’un éboulement dans une des galeries du laboratoire de recherches et d’expérimentations pour la conception du centre de stockage CIGEO de l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) à Bure.

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L’accident s’est produit à 12h30 à 490 mètres de profondeur, au bout d’une galerie en cours de creusement. La victime était en train de poser des boulons dans l’optique de réaliser des analyses de diffusion d’eau et d’électricité dans les parois, avant d’être ensevelie sous plusieurs mètres cubes de roche. Un autre ouvrier a été blessé à la main. Une personne sous le choc a également dû être prise en charge par les secours.

Le laboratoire de l’ANDRA a pour but d’évaluer la faisabilité technique et scientifique du confinement pour des millions d’années des déchets nucléaires les plus dangereux dans une couche d’argile vieille de plus de 160 millions d’années. Cet éboulement pose clairement la question de la stabilité réelle de cette roche. En effet, si des fractures souterraines, liées notamment aux forages, sont constatées dans le laboratoire, nous avons tout à craindre pour le futur centre de stockage souterrain, qui plus est s’il est rempli de déchets radioactifs. Que se passera-t-il en cas d’accident ? L’ANDRA affirme qu’elle maîtrise la roche mais subie un éboulement imprévisible. Si elle n’est pas capable d’assurer la sécurité de son propre chantier, comment peut-elle prétendre sécuriser des centaines de kilomètres de galerie sur une période aussi longue ? Cet éboulement confirme que la réversibilité de l’enfouissement est impossible à garantir.

Rappelons par ailleurs qu’en 2001, un ouvrier avait été gravement blessé après une chute sur le chantier. Quelques mois plus tard, le 15 mai 2002, un autre avait trouvé la mort à 226 mètres de profondeur terre lors du creusement d’un des deux puits d’accès.

Ce n’est donc pas étonnant si l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et une large majorité d’experts indépendants estiment que le calendrier de ce projet complètement fou est beaucoup trop tendu. Tous attendent des preuves sur la sécurité du futur centre de stockage. Mais sous la pression des lobbies, le gouvernement français tente coûte que coûte de passer en force.

Développement de la Maison Bianchi à Maizières-lès-Metz

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Entreprise familiale créée en 1978 à Maizières-lès-Metz, la Maison Bianchi a reçu en mai 2015 le label « Entreprise du patrimoine vivant » qui vise à mettre en avant les filières d’excellence d’artisanat d’art. Sur plus de trois millions de sociétés en France, seules 1 300 environ le possède. Les horlogers joailliers lorrains sont agréés par une trentaine de marques de montres de luxe. Ils sont également créateurs de bijoux, dont une montre à leur nom entièrement conçue dans leurs ateliers depuis 2013 et vendue à partir de 1 500 euros.

Installée dans des nouveaux locaux dix fois plus grands depuis octobre 2013, la manufacture a aménagé un lieu d’exposition qui permet au public de découvrir des dizaines de réalisations, à l’image d’une météorite russe sertie en bijou ou encore d’une horloge monumentale de 1870, dont on peut admirer la mécanique. Les 800 mètres carrés d’ateliers comprennent quant à eux un espace de restauration pour l’horlogerie et un autre dédié à la joaillerie. Un atelier mécanique est en cours de création. La Maison Bianchi a d’ailleurs investi dans une quarantaine de machines-outils, provenant pour la plupart  d’Allemagne et de Suisse. Ces dernières vont être restaurées et adaptées à l’horlogerie.

La Maison Bianchi compte parmi ses clients des particuliers installés en Lorraine et à l’étranger, dont notamment à Londres, Bruxelles et Stockholm, ainsi que des collectivités publiques attirées par le savoir-faire de la manufacture. La commune de Retonfey, en Moselle, devrait par exemple prochainement pouvoir exposer au public son horloge monumentale restaurée. La pièce, assez rare, est équipée d’un angélus mécanique.

logo Maison Bianchi

Implantation de Huayisheng Mould à Faulquemont

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Huayisheng Mould France Technical Center est un sous-traitant chinois spécialisé dans la production de moules pour les constructeurs automobiles. L’entreprise a dernièrement décidé de s’implanter à Faulquemont après avoir visité plusieurs sites en France et en Europe. La présence du golf et du restaurant gastronomique le surplombant ont convaincu l’investisseur.    

La société s’installera dans un bâtiment relais réalisé en onze mois par le District Urbain de Faulquemont (DUF) après un investissement de plus de deux millions d’euros. Huayisheng Mould y finalisera les moules bruts produits en Chine destinés à fabriquer des planches de bord, des consoles et des panneaux de portes par injection plastique. Le site disposera également d’un centre de maintenance pour les pièces d’usure des moules.

L’industriel chinois a d’ores et déjà annoncé investir quatre millions d’euros en matériels de production. Une vingtaine de personnes en CDI devrait prochainement être recrutée. Celles-ci suivront un parcours de formation spécialement conçu par l’entreprise qui entend à terme se développer en Europe.

A noter enfin que d’autres projets sont en cours de finalisation sur la zone industrielle de Faulquemont, à l’image de l’extension de Tonelli France qui est spécialisé dans le cartonnage destiné à l’industrie automobile. Actuellement composé de huit employés, l’effectif de la société devrait quadrupler d’ici l’été 2016 grâce à un contrat passé avec un géant du meuble en kit. Le DUF est un très bel exemple de la reconversion de l’après-mine. Environ 5 200 personnes travaillent sur les six zones du District où vivent plus de 25 000 habitants.

logo Huayisheng Mould

Chaudières à pile à combustible : une maison pilote à Marange-Silvange

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Une chaudière à pile à combustible est présentée dans une maison pilote à énergie positive située à Marange-Silvange. Une première en France dans le domaine de la construction neuve individuelle signée Viessmann en partenariat avec Maisons d’en France.

La haute technologie de l’installation permet d’extraire les molécules d’hydrogène, afin d’alimenter le cœur d’une pile à combustible. La réaction électrochimique qui en résulte peut produire en continu pendant vingt heures le chauffage et l’électricité d’une famille de quatre personnes. La chaudière à pile à combustible réduit par ailleurs de 30 % les émissions de CO2, le tout pour une facture de moins de 300 euros par an pour un pavillon de 140 mètres carrés. En attendant une démocratisation de l’appareil, il faut tout de même débourser près de 20 000 euros pour un tel équipement.

Viessmann fabrique déjà des chaudières à pile à combustible pour le marché allemand dans son usine implantée à Faulquemont. Il faut dire que l’électricité est deux fois plus chère dans ce pays qu’en France. La  ville de Forbach est également pionnière en la matière puisqu’une crèche, un logement de concierge et deux autres appartements en cours de rénovation sont dotés d’une pile à combustible.

D’ici quelques années, chacun d’entre nous devrait être son propre producteur d’électricité. Cette autonomie permettrait de suppléer ERDF qui a de plus en plus de difficultés à gérer les pics de consommation. Le surplus produit pourrait ainsi être injecté dans le réseau. A l’avenir, le stockage d’énergie devrait par ailleurs occuper une place importante une fois que des avancées technologiques dans le domaine des batteries auront été réalisées. Viessmann y travaille justement en collaboration avec Panasonic.

Fermeture d’Eurodial-Le Père Georges à Florange

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Le Tribunal de Grande Instance de Diddenowen (Thionville) a prononcé le 17 décembre dernier la liquidation judiciaire de la société Eurodial-Le Père Georges, implantée dans la zone industrielle Sainte-Agathe à Florange. L’annonce a été brutale pour la trentaine de salariés qui perdent leur emploi au moment des fêtes. Adhérent de la charte « La Lorraine Notre Signature », Eurodial était spécialisée dans la préparation de produits à base de viande. L’entreprise avait succédé à la société d’exploitation des Etablissements Pierre Ucko, elle-même liquidée il y a environ un an et demi.

Création d’une CCI unique en Lorraine

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La Lorraine montre l’exemple. Sous le modèle d’un Conseil Unique de Lorraine, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie (CRCI) de Lorraine, dont les services sont régionalisés depuis janvier 2015, a dernièrement voté sa transformation en CCI Territoriale par fusion de ses entités départementales. L’organisation, pionnière en la matière, devient ainsi la première en France à franchir le cap. La CCI unique de Lorraine sera ainsi la seule entité à représenter et à défendre les entreprises lorraines dans la future CCI de la méga-région ACAL (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine). L’établissement conservera néanmoins quatre délégations territoriale en Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges. 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation d’ampleur. Elle constitue un signal fort envoyé aux entreprises de Lorraine. La CCI unique permettra de mobiliser les compétences et les moyens en ne formant plus qu’un seul établissement plus puissant. Les représentants de l’économie lorraine constitueront ainsi la première force de l’assemblée consulaire de l’ACAL.

Le Groupe BLE Lorraine salue la création de cette entité.

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Une usine de LED géante en Meuse ?

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La filiale Felo-Shenan du géant chinois Inesa, propriété de la Ville de Shanghai et qui réalise huit milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, a annoncé en janvier dernier l’implantation d’une immense usine d’assemblage d’éclairages LED (Light-Emitting Diode) en Meuse en face de la Gare TGV.

usine LED chinoise Meuse

La future usine qui doit s’implanter près de la gare de Meuse TGV (Crédits photo : Inesa)

Le site, qui doit également accueillir un centre de recherche et de développement, représente un investissement de 100 millions d’euros. 200 emplois sont attendus. Il sera le siège de la division éclairage à basse consommation européenne. Le groupe chinois entend en effet proposer aux collectivités européennes des solutions d’éclairage basse consommation et de ville intelligente qui consomment moins d’énergie.

La future usine disposera d’un terrain de 15 hectares en pleine campagne, situé à une heure en TGV de Paris, Roissy et du Luxembourg, à deux heures de Francfort et à vingt minutes de l’A4. Elle sera composée de deux bâtiments de 15 000 mètres carrés sur de deux niveaux en forme de V, soit une superficie totale de 60 000 mètres carrés, ainsi que d’une tour de 18 étages de 60 mètres de haut qui abritera un showroom, l’administration, le centre de R&D et des espaces pédagogiques de présentation de la culture chinoise.

L’architecture du site est remplie de symboles, dont les Chinois, très superstitieux, sont très friands. Ainsi, le toit de la tour qui aura des étages en noir et en blanc arborera les couleurs du yin et du yang. Un plan d’eau rond juste devant formera avec elle un 8, chiffre porte-bonheur et symbole de prospérité.

A noter enfin que l’usine lorraine assemblera des produits semi-finis venant de Chine. Dans ce cadre, Inesa souhaite réduire au maximum le transport fret de la matière première et des composants de base importés depuis la Chine. L’élargissement des routes départementales voisines pour le passage de containers à grand gabarit et la mise hors gel de la chaussée toute l’année apparaissent enfin comme des conditions indispensables pour que le projet aboutisse.

Pacte Lorraine : un bilan maigre éloigné des attentes

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Lancé officiellement le 17 septembre 2013 par Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine, et Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre, le Pacte Lorraine devait mobiliser 300 millions d’euros d’investissements pour générer 1,6 milliard d’euros supplémentaires par effet de levier. L’objectif était de créer 16 000 emplois.

En 2014, 266 demandes de subventions ont été enregistrées, mobilisant 49 millions d’euros de la Région Lorraine et près de 44 millions d’euros de l’Etat français. En 2015, 97 dossiers ont été présentés, mobilisant 31,3 millions d’euros du Conseil Régional de Lorraine et 21,4 millions d’euros de l’Etat français. Au total, 145,7 millions d’euros ont été engagés pour soutenir 363 projets qui représentent 385,7 millions d’euros de coûts directs. L’effet de levier du Pacte Lorraine est donc de 1 pour 2,6. Ce taux faible s’explique par de nombreux projets qui se relèvent être des plans d’actions et non des investissements. Seuls 78 d’entre eux se sont en effet avérés être des investissements industriels.

En 2014, ces projets ont permis de créer 2 136 emplois. En 2015, 961 emplois supplémentaires ont été créés et 1 519 maintenus. Nous sommes donc très loin des 16 000 créations annoncées comme nous le craignions.

Noyé dans la future ACAL et lesté d’un bilan peu flatteur, le Pacte Lorraine aura donc certainement du mal a terminé dignement son existence.

Diddenuewen : Akers France placé en redressement judiciaire

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A la demande de l’entreprise, la Chambre commerciale du Tribunal de Diddenuewen (Thionville) a dernièrement accepté de placer en redressement judiciaire la société Akers France, qui fabrique des cylindres pour laminoirs, malgré l’importance de ses déficits financiers accumulés ces dernières années. Un administrateur provisoire a été nommé et une période d’observation de quatre mois a été ordonnée.

Le groupe Akers a par ailleurs annoncé que son actionnaire majoritaire avait conclu un accord de cession de ses activités avec l’opérateur américain Ampco-Pittsburgh Corporation. D’un montant de 80 millions d’euros, celui-ci concerne l’ensemble des sites de production d’Akers, à l’exception des usines de Diddenuewen, de Berlaimont (Nord) et de Liège en Belgique. Les installations lorraines avaient pourtant fait l’objet de sept millions d’euros d’investissement en 2011. La cession devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2016. Plus que jamais isolé, Akers France doit trouver dans le même temps un repreneur pour se renflouer.

170, 100 et 30 emplois sont respectivement menacés à Diddenuewen, dans le Nord et à Liège.

La revanche du Vosges Cola

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Le Vosges Cola a fait son retour depuis quelques années sur le marché. Près de 40 000 bouteilles de 33 cl sont vendues par an en Lorraine, notamment dans les boutiques de produits du terroir. Une belle revanche.

La boisson est produite par les Brasseurs de Lorraine uniquement avec des ingrédients 100 % naturels et sans caféine. Implantés à Pont-à-Mousson, ces derniers sont devenus la plus grande brasserie artisanale de Lorraine avec une variété de douze bières et une production annuelle de 3 000 hectolitres, soit 500 000 bouteilles. Cela dit, un brasseur produit avant tout du gaz carbonique par la fermentation de la petite levure de la bière. Il est donc capable d’élaborer tout un panaché de boissons pétillantes avec ou sans alcool. C’est la raison pour laquelle qu’en plus de Vosges Cola, les Brasseurs de Lorraine fabriquent également le Lorraine Cola, la limonade Loulou et le Lorraine Cola mirabelle.

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