» Catégorie : Gastronomie
La renaissance de l’Amos, la bière de Metz
Commentaires » 0En 1868, le jeune brasseur Gustave Amos installa sa brasserie à Metz-centre, avant de déménager dans le quartier du Sablon. Un siècle plus tard, la marque messine était livrée jusqu’à Paris, Marseille, en Espagne et même aux Etats-Unis, faisant ainsi connaître au monde entier la porte des Allemands, représentée sur l’étiquette. Au début des années 1970, la bière comptait 150 dépositaires et plus de 3 800 points de vente. L’aventure familiale se termina en 1993, alors que l’usine employait encore une centaine de salariés, qui furent tous reclassés. Certains rejoignirent la brasserie Licorne de Saverne pour y perpétuer la tradition Amos. Si bien que la fabrication, même si elle devint confidentielle, ne s’est jamais arrêtée.
La Bière de Metz est de retour (Crédits photo : pinkgron.nl)
Aujourd’hui, le consommateur cherche de plus en plus à s’identifier à une bière, si possible locale. La brasserie de Saverne, qui appartient au géant allemand Karslberg, souhaite remettre en goût du jour l’Amos qui a moussé à Metz pendant 125 ans (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/27/pour-un-grand-musee-de-la-biere-a-metz/). L’industriel estime en effet qu’il y a à nouveau une place sur le marché pour cette bière à forte identité, très importante aux yeux des Lorrains. Il a donc fait appel à des agences spécialisées, afin de relooker la marque et de la rajeunir.
En 2011, 10 000 hectolitres d’Amos ont été produits, essentiellement en fûts, ce qui représente 3 à 4 % de la production de la brasserie de Saverne.
Tradition du Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne
Commentaires » 0A Villey-Saint-Etienne (54), petit village paisible et préservé qui surplombe la vallée de la Moselle et son superbe écrin de verdure, la tradition du Vin de Pâques se perpétue encore et toujours.
Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne (Crédits photo : commune de Villey-Saint-Etienne)
C’est à la mairie, ancienne propriété des chanoines que le Goniche, c’est-à-dire l’habitant de Villey-Saint-Etienne, a coutume d’appeler « la grosse maison », que se déroule chaque dimanche pascal, comme un pèlerinage, cette tradition. Sur les coups de 11 heures, les habitants quittent leurs logements munis d’une bouteille vide pour la remplir de vin rouge, aux frais de la municipalité.
Cette tradition, qui dure depuis près de quatre siècles, est l’héritage d’un ancien maire du village. Soucieux d’acheter son salut, le sieur Davignon avait en effet décidé, en 1631, de léguer aux paroissiens 160 litres de vin le jour de Pâques. La coutume est entrée en vigueur trois ans plus tard. Une « vigne de Pâques » était même spécialement dédiée à l’événement, mais elle ne résista pas à la percée du canal de la Marne au Rhin.
Depuis ces temps reculés, quelques évolutions sont apparues. Ainsi, à cause de la révolution française, ce n’est plus l’Eglise qui assure le service, mais la municipalité. Et depuis la Grande guerre, la ration a été limitée à un litre de breuvage par famille.
De nos jours, 400 litres tirés des Côtes de Toul sont distribués. Pendant que les enfants vont chercher leurs chocolats dans les jardins de la mairie, les adultes prennent leur bouteille.
A noter cependant que cette tradition est uniquement réservée aux habitants du village.
Des Etoiles Vauban de Longwy
Commentaires » 0Après le Paris-Metz pour l’arrivée du TGV Est-européen, une nouvelle spécialité est née en Lorraine. Il s’agit de l’Etoile Vauban de Longwy. Afin de promouvoir leur ville, les pâtissiers longoviciens se sont en effet alliés pour créer une pâtisserie à base de quatre-quarts, fourrée d’une compotée de pommes et de mirabelles et liée au miel. Le nom et la forme de ce petit gâteau sucré évoque bien évidemment les fortifications de la cité des émaux classées au patrimoine mondial de l’humanité (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/11/07/longwy-veut-soigner-son-image-de-marque/).
Demande pour l’AOC Crémant de Lorraine
Commentaires » 6Nous avions déjà évoqué le sujet (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/08/18/en-route-pour-lappellation-cremant-de-lorraine/), la Lorraine essaye de plus en plus de se faire une place dans le monde des mousseux. Les producteurs des trois vignobles lorrains (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/09/le-vignoble-lorrain-en-quete-de-reconnaissance/) ont déposé en juillet 2011 un dossier de demande d’AOC Crémant de Lorraine auprès de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine). Cette nouvelle AOC lorraine viendrait se substituer à l’appellation « vin mousseux de qualité » qui habille les bouteilles des 27 viticulteurs concernés. Lors des vendanges 2010, ces derniers ont produit près de 1 400 hectolitres : 600 pour les Côtes de Meuse, 500 pour la Moselle et 268 pour les Côtes de Toul. Le plus important producteur lorrain de vins effervescents, installé à Marieulles-Vezon, dans le Pays Messin, a sorti 32 000 bouteilles.
Vignoble à Vaux (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)
Cela dit, la route vers l’AOC est longue et périlleuse. Elle peut prendre entre 3 et 10 ans. Les trois vignobles doivent en effet définir le cahier des charges précis des cépages composant le futur crémant. Or, en Moselle, les effervescents sont élaborés à partir de pinot gris et d’auxerrois. Dans les Côtes de Meuse, ils sont à base de chardonnay, d’auxerrois ou de pinot blanc et dans le Toulois, ils sont issus du gamay.
Mais la Lorraine a de nombreux arguments à faire valoir en la matière. Elle dispose en effet d’une fraîcheur et d’un climat idéal qui favorisent la maturité lente nécessaire aux vins à bulles. Par ailleurs, son sol argilo-calcaire est identique à celui de Champagne. De toute manière, il n’y a pas de secret, le champagne reste le vin effervescent par excellence aujourd’hui. En termes de crémant, c’est l’Alsace. Au milieu, il y a la Lorraine.
Rappelons enfin que la Moselle a longtemps fourni en raisins les plus grandes maisons de champagne. Certaines étaient même implantées sur place, comme en attestent des anciennes cartes postales. Il y a 20 ans, quand on parlait de vins de Moselle, tout le monde rigolait. Aujourd’hui, tout le monde en veut.
La Bitchum, bière du Bitcherland
Commentaires » 0Deux étudiants ont créé une brasserie artisanale dans le sous-sol d’une maison de Bining, près de Rohrbach-lès-Bitche, et produisent une bière de caractère fruitée 100 % naturelle, baptisée la Bitchum en hommage au Bitcherland, « chum » signifiant mousse en Lothringer Platt (voir : http://blefondation.e-monsite.com/pages/actions-et-realisations/langues-regionales.html).
Entre 500 et 600 litres d’une bière forte, très florale et aromatique sont produits par mois, ce qui représente près de 1 500 bouteilles de 33 cl. La Bitchum se distingue ainsi des bières classiques par son goût fruité, une saveur issue d’un houblon doté d’un goût prononcé en agrumes. La Bitchum affiche un taux d’alcool de 5,7°, en hommage à la Moselle. Une cuvée spéciale, en quantité limitée, a été lancée avec une bière de Noël à 8,8°.
A terme, les étudiants souhaitent acheter le malt dans les environs, afin de favoriser l’économie locale.
La Bitchum constitue un nouvel exemple du renouveau brassicole lorrain et des micro-brasseries (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/02/le-temps-des-micro-brasseries-en-lorraine/).
La soupe au caillou
Commentaires » 0La soupe au caillou est une recette traditionnelle lorraine. Il s’agit d’une soupe paysanne qui mélange des légumes du terroir comme des poireaux, des oignons, des carottes, des pommes de terre, des navets, des petits pois et des haricots verts avec du persil et du laurier. On peut bien entendu ajouter du lard fumé, des saucisses ou même une poule, sans oublier le fameux caillou. Ce dernier doit d’ailleurs être choisi avec soin. Il doit ainsi être de préférence biconvexe, presque plat sur une face et de forme harmonieuse.

La soupe au caillou (Crédits photo : cuisinemoiunlegume.blogspot.com)
La cuisson de cette soupe dure très longtemps, environ trois heures, à petit feu. Pendant ce temps, le galet est en perpétuel mouvement et agit comme un pilon qui broie les différents ingrédients en répartissant les sucs et en affinant la texture.
Une spécialité étonnante et surprenante !
Du lait de la Voie Lactée à Eschwiller
Commentaires » 0La route qui mène au Domaine de la Voie Lactée, en direction de Volmunster, est un véritable plaisir pour les yeux. Une fois passé le chef lieu de canton, c’est un paysage de verdure qui s’étend à perte de vue, un cadre où l’on peut apprécier les dénivelés boisés, l’abrupt des parois et des vallons au fond desquels serpente un ruisseau.

Le Domaine de la Voie Lactée à Eschwiller (Crédits photo : marie-zen.skyrock.com)
C’est dans cet écrin naturel préservé du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord, labellisé « Réserve mondiale de la biosphère » par l’UNESCO (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/04/lorraine-un-territoire-trois-parcs-naturels/), que se trouve l’un des plus grands élevages de Haflingers en Europe. Rappelons que le Haflinger est un élégant et robuste cheval qui s’adapte à toutes les disciplines équestres et à tous les travaux. L’exploitation, qui s’étend sur près de 120 hectares de prairies et de cultures, a été créée en 1989. Elle possède plus de 130 chevaux, dont 40 juments et trois étalons de race pure. Elle respecte un cahier des charges très strict qui repose sur les principes de l’agriculture biodynamique et sur le bien-être des chevaux.
Cet élevage de grande renommée, qui a une audience internationale auprès des professionnels, notamment auprès de l’Académie de voltige de Deauville, est aussi le premier lactarium de lait de jument naturel de France. Durant les mois d’été, les poulains, après leur première croissance, sont sevrés. La lactation se poursuit et le lait est prélevé cinq fois par jour pendant deux à trois mois dans le plus grand respect des juments. Cette production, qui s’élève à 3 500 litres, est ensuite analysée et en partie conditionnée. Elle est immédiatement cryoprécipitée, afin de pouvoir être commercialisée par correspondance dans des emballages réfrigérés.
Le lait de jument est d’une rare pureté biologique. Il est riche en omégas 3, 6 et 9. Ses vertus sont reconnues depuis la nuit des temps. Adjuvant nutritionnel, il est efficace contre le stress, la fatigue et aide l’organisme à supporter les traitements lourds liés à certaines maladies, comme par exemple lors de chimiothérapies.
Du safran de Lorraine
Commentaires » 0La culture de l’or rouge s’étend en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/06/le-nouvel-or-rouge-de-la-lorraine/). Entre vignes et mirabelliers, l’épice la plus chère du monde s’est fait une place sous le ciel de Meuse, à Heudicourt-sous-les-Côtes.
En effet, 7 500 bulbes de crocus sativus sont cultivés sur une plantation de 250 mètres carrés, en rotation sur un terrain de 10 ares. Une production pour l’heure confidentielle, mais plutôt prometteuse, car il faut 150 grammes de fleurs pour tirer un gramme de safran. Les fleurs bleues violacées permettent de récolter le précieux pistil rouge. Le prix de cette épice s’explique notamment par la difficulté de la récolte. Le cours du safran se situe aux alentours de 30 000 euros/kg.
Le safran de Meuse est conditionné en petits sacs d’un tiers de gramme vendu 9 euros. Il est avant tout destiné à des professionnels de la restauration auprès desquels sa réputation grandit au fil des récoltes.
Sans répondre à tous les critères de l’agriculture biologique, la production de la safranière lorraine n’utilise ni engrais, ni herbicide. Il faut dire qu’entre les côtes de Meuse et le lac de Madine, le safran bénéficie d’un microclimat qui le protège des fortes gelées.
Marché des saveurs et de l’artisanat à Puttelange-aux-Lacs
Commentaires » 0Le Marché des Saveurs et de l’artisanat à Puttelange-aux-Lacs se déroulera le 6 novembre 2011 au centre culturel de cette commune du Pays des étangs. Il constitue une occasion idéale pour apprécier toutes les saveurs des produits de Lorraine, mais aussi pour découvrir des artisans et leur savoir-faire.
Merci de bien vouloir nous contacter pour plus d’informations et pour toute réservation.
Place aux quetsches !
Commentaires » 0Après la prune d’or, la violette débarque sur nos étals. Sa récolte a dernièrement débuté en Lorraine avec trois semaines d’avance.
Bien que moins célèbres que les mirabelles (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/08/01/la-mirabelle-reste-le-fruit-dor-lorrain-par-excellence/#more-800), les quetsches font également partie du patrimoine fruitier lorrain. Elles se cultivent avant tout dans la zone germanophone, c’est-à-dire celle du Lothringer Platt (voir : http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,langues-regionales,321909.html).
Environ 2 000 tonnes de quetsches devraient être cueillies cette année en Lorraine. La récolte s’annonce très belle. Le calibre est tout à fait correct.
A quand maintenant une appellation « Quetsches de Lorraine » afin de protéger cette autre spécialité ?


















