Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Environnement


Insolite : les bons côtés du gel

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Le gel avait des bons côtés dans la mission topographique atypique qu’ont menée les géomètres chargés d’effectuer des relevés dans le canal des Houillères de la Sarre. Ainsi, il leur permit de ne pas manipuler leurs instruments de mesure depuis le fond d’une barque voguant au milieu des flots, mais de percer directement la couche de glace. Ici, dans le port d’Albeschau au pays de Sarrebourg, elle atteignait entre 10 et 15 cm il y a quelques semaines. Les spécialistes utilisent un GPS pour calculer la profondeur de l’eau au profit de VNF (Voies Navigables de France). Les services de la navigation veulent en effet être prêts le jour où il faudra fournir des éléments de réponses concrets à RFF (réseau ferré de France) lorsque l’approvisionnement de la prochaine tranche du chantier du TGV Est par voie fluviale sera à l’ordre du jour. Mais on n’en est pas encore là. Les péniches ont abandonné le canal dans les années 1990, libérant en été l’espace aux coques de plaisance. S’il est adopté, ce moyen de transport écologique et économique s’inscrira bien dans la tendance environnementale actuelle.

8 communes lorraines acceptent le pacte diabolique de l’ANDRA

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Huit communes lorraines, dont quatre dans la Meuse, trois dans les Vosges, une en Moselle et donc zéro en Meurthe-et-Moselle acceptent d’être étudiées dans la perspective d’un stockage souterrain de déchets radioactifs. 3115 communes de France, presque toutes situées en Lorraine et en Champagne-Ardenne ont été consultées par l’Agence Nationale des Déchets Radioactifs (ANDRA), qui cherche un terrain susceptible d’abriter des résidus faiblement radioactifs, issus le plus souvent d’activités médicales et de l’industrie informatique. S’ils sont déclarés être « faiblement radioactifs », ces déchets ont néanmoins la vie longue, d’où la nécessité de disposer d’un sous-sol à dominante argileuse ou marneuse. Ces structures géologiques devant normalement être capables de bloquer sans faille et « quasiment  pour l’éternité » tout rayonnement.  Cela dit, pour les communes lorraines ayant accepté ce premier pas vers un pacte avec le diable leur promettant d’accueillir sur leur banc nombre d’emplois et d’activités de développement, tout n’est pas encore ficelé. En effet, il ne s’agit ici et pour l‘instant que d’y autoriser l’étude des sols et la faisabilité du projet, l’ANDRA souhaitant trouver un terrain de 120 hectares d’un seul tenant, ce qui n’est pas forcément évident. En cas de validation d’un projet par l’ANDRA, les élus assurent qu’il faudra en reparler…    

Lancement d’un parc écologique à Nancy

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Le premier parc tertiaire entièrement écologique de France va prochainement voir le jour à Nancy. Les travaux viennent tout juste de débuter. Ce projet est porté par le promoteur concepteur nancéien Ecologgia, qui fait du développement des énergies renouvelables et de l’utilisation des matériaux sains son crédo. Le parc, qui s’étendra sur plus de quinze hectares, est situé entre le site du Zénith et le centre d’activités Saint-Jacques. 80 000 mètres carrés de bureaux sortiront de terre. Les bâtiments vont être construits avec des matériaux sains, ayant par conséquent des performances énergétiques idéales. Mais l’ambition du promoteur ne s’arrête pas là. Tout le site fera la part belle aux énergies renouvelables et à la récupération d’eau.  Quand Nancy et la Lorraine inaugurent une nouvelle ère de l’écologie…  

Le grand projet de l’UEM

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L’Usine d’Electricité de Metz envisage de récupérer des terrains militaires devant prochainement être libérés, afin de construire sur son site de Chambière, ce qui serait l’une des plus grosses centrales à Biomasse de France. Ce projet est depuis quelques mois déjà dans les cartons de l’UEM. S’il est validé par les administrateurs, qui y sont pour le moment très favorables, il deviendrait l’investissement majeur de l’UEM pour les prochaines années, entre 40 et 50 millions d’euros, pour une ouverture prévue en 2011. Mais la société entend depuis peu récolter des subventions publiques. En effet, le gouvernement français a annoncé la création d’un « Fonds chaleur renouvelable » doté d’environ un milliard d’euros, afin de financer les projets de production de chaleur à partir de sources renouvelables, comme la biomasse, ce qui constitue une excellente nouvelle pour l’UEM.

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Nancy aura l’Observatoire Européen des Forêts

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Suite à la conférence internationale réunie à Nancy début novembre afin  de construire les priorités et stratégies de la recherche forestières, notamment pour ce qui concerne la réduction des émissions de CO2 avec un rôle de la forêt comme puits de carbone, le gouvernement français a annoncé la création d’ici 2009 d’un Observatoire Européen des Forêts dans l’agglomération de la cité ducale. C’est ici, non loin de la fameuse forêt de Haye, qu’excelle la recherche française et européenne. Rappelons que Nancy avait posé sa candidature en 2006. Cette nouvelle étape vient donc conforter la dimension forestière et européenne de la ville tout en répondant à un besoin de créer un lieu de mutualisation des expériences et des prospectives pour relever les défis écologiques, territoriaux et économiques, selon des sources ministérielles.  

Le nouvel espoir écolo

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Les énergies renouvelables ont véritablement le vent en poupe en Lorraine. Ces dernières constituent autant un pari sur l’avenir qu’un moyen de diffuser enfin une nouvelle image, celle d’une Lorraine tournée vers le développement durable et les nouvelles technologies. Après la mise en service de plusieurs importants champs d’éoliennes en Meuse et sur le Plateau lorrain et l’utilisation de la géothermie dans les Vosges et récemment à Fameck pour le chauffage d’un parc de 84 appartements, voici deux nouveaux exemples qui viennent conforter le virage de la Lorraine dans les énergies renouvelables, à savoir la construction d’une centrale photovoltaïque à Nancy et d’un éco-quartier sur les coteaux de  la Seille à Metz.

 

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Le renouveau du vignoble lorrain

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Après avoir bien failli disparaître au début du XXème siècle, le vignoble lorrain aborde depuis quelques années un spectaculaire redressement. A son paroxysme, ce vignoble, aujourd’hui l’un des plus petits de France, avec une superficie d’environ 180 hectares, compta jusqu’à 48 000 hectares de vignes en production. La Moselle, par exemple, était une des régions les plus viticoles, dépassant même la Champagne. Le contraste actuel est saisissant. Mais le déclin est maintenant bien enrayé. 

La Lorraine possède une riche tradition viticole, séculaire, qui remonte à l’Antiquité romaine. La vigne, dont la plantation fut autorisée en Lorraine par l’empereur Probus en 283 après J-C fut chanté par le poète latin Ausone, décrivant toute la beauté de sa présence sur les rives de la Moselle. Les Ducs de Lorraine ainsi que les Evêques de Toul, Metz et Verdun entretinrent cette tradition viticole. Mais la concurrence des vins des régions du Sud et de l’Ouest de la France, les ravages des guerres de 1870 et de 1914 vinrent amorcer le déclin de ce vignoble jusque-là prospère. La perte des débouchés du marché allemand et surtout la crise du phylloxéra, maladie de la vigne, réduisirent presqu’à néant les dizaines de milliers d’hectares du vignoble lorrain. L’industrialisation de la vallée de la Moselle constitua pendant longtemps un frein à une renaissance des coteaux, les mines et les aciéries offrant de meilleurs salaires que celui de manouvrier agricole payé à la tâche, dans une activité fortement saisonnière. Depuis la fin des années 1980, on note cependant une reprise de la tradition viticole lorraine, comme en témoigne l’extension et la création de parcelles mais aussi et surtout l’installation de nouveaux viticulteurs. On dénombre actuellement une centaine de producteurs en activité, sans compter les dizaines de vignerons passionnés, présents un peu partout en Lorraine. 

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Déchets nucléaires : la Lorraine en première ligne

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Il y a encore quelques semaines, M. Namy, président du Conseil général de la Meuse, menaçait de mettre un terme au projet de l’ANDRA (Agence nationale des déchets radioactifs) à Bure. Le laboratoire d’enfouissement des déchets nucléaires servait en quelque sorte de monnaie d’échange par rapport aux restructurations militaires qui planaient sur la ville de Commercy. Aujourd’hui ce délicieux ultimatum paraît bien loin tout comme les militaires de Commercy qui vont s’apprêter à quitter la ville. La faute aux énormes pressions et aux offres sonnantes et trébuchantes de l’ANDRA. 

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