Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Environnement


Un hiver rigoureux

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La Lorraine n’avait plus connu un hiver aussi froid depuis 22 ans. L’exemple à Metz où la température moyenne affichait 1,1°C sur le thermomètre. Avec une telle moyenne, la première ville de Lorraine se trouve en dessous de la normale, établie à environ 1,6°C, ce qui tranche radicalement avec les hivers de ces dernières années. En effet, l’hiver 2006-2007, dont la moyenne se situait à 5,7°C, constitue toujours un record absolu de douceur hivernale à Metz et dans sa région. En fait, il faut remonter à l’hiver 1986-1987 pour retrouver un hiver plus froid que celui que nous venons de traverser. Cette année-là, la moyenne se situait à 0,7°C. L’analyse développée ici prend en compte les mois de décembre, janvier et février.

L’hiver 2008-2009 est également celui qui compte le plus grand nombre de jours de gelées depuis 46 ans. En effet, au 28 février, on en totalisait 61, la normale se situant à 43 jours. Du jamais vu depuis l’hiver 1962-1963. Cependant, cet hiver n’apporta pas son lot de température extrêmement basses comme les -17°C du 3 décembre 1973, ni les -20,1°C du 2 janvier 1971 et encore moins les -23,2°C du 17 février 1956, record absolu de froid mesuré à Metz.

Ainsi, avec 120 ans d’informations sur Metz, ce qui apparaît clairement aujourd’hui, c’est que la ville a gagné un degré sur un siècle. Ce qui équivaut à dire que Metz a maintenant le temps de Dijon.

Coin-lès-Cuvry : stop à l’antenne-relais parasite !

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Le combat continu pour le collectif constitué de 15 familles engagées dans une lutte finale contre l’antenne-relais de la commune. Celle-ci avait été installée dans la plus grande discrétion. Déjà là, ce n’était pas bon signe. Elle fut ensuite présentée à la population en juin 2008, alors qu’elle fonctionnait déjà. Histoire de forcer un peu la décision et de mettre les habitants sur le fait accompli. Cette antenne, qui fait souffrir toujours plus de riverains qui présentent des symptômes liés à l’exposition aux ondes, à savoir troubles du sommeil, maux de têtes, sifflements d’oreille, est du type le plus puissant actuellement mis en service. Elle rapporte 5000 € par an à la commune. Mais à quel prix ? Celui de la santé des habitants ! Le collectif tente toujours de sensibiliser le conseil municipal, qui a enfin reconnu la dangerosité avérée de l’antenne, et informe régulièrement par lui-même la population. Mais les seules solutions que les élus proposent consistent à tenter de couvrir juridiquement la commune par le biais de divers courriers. Nettement insuffisant. Car il s’agit désormais de préserver la santé de habitants et notamment celle des enfants exposés aux ondes, même à l’école. Le collectif demande donc au conseil municipal de prendre leurs responsabilités et d’user de leur pouvoir de police pour exiger d’Orange le débranchement de l’antenne dans les plus brefs délais, par respect du principe de précaution par rapport à la santé publique. Les habitants réclament donc que le maire fasse démonter l’antenne. Le hic, c’est qu’un contrat a été signé et impose juridiquement le respect des obligations prises par les deux parties, c’est-à-dire la société Orange et la mairie de Coin-lès-Cuvry. Pour le collectif, une telle situation est tout bonnement inacceptable. Il entend s’opposer par tous les moyens à cette antenne qui va prochainement être portée à sa puissance maximale. Autre conséquence non sanitaire de l’installation d’un tel engin, la chute de l’immobilier d’environ 30% aux abords de l’antenne. Les BLE ont donc décidé d’apporter tout leur soutient à ce collectif de Coin-lès-Cuvry.

Bientôt un nouveau site de production d’électricité en Lorraine ?

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Le fournisseur d’électricité Direct Energie projette d’investir entre 550 et 600 millions d’euros dans une unité de production fonctionnant au gaz naturel qui devrait employer une cinquantaine de personnes et en créer cinquante autres de manière indirecte à Sarreguemines. Un nombre au final peu élevé compte tenu de l’investissement engagé du fait de la haute technologie de l’équipement et de sa conception entièrement automatisée. Il s’agirait ici plus précisément d’une centrale électrique à cycle combiné gaz d’une capacité de 800 mégawatts. Pour l’heure, les investisseurs sont toujours dans les procédures d’autorisations. Ils espèrent toutes les obtenir d’ici fin 2009 afin de pouvoir lancer les travaux de la future centrale début 2010. Dans ce cas, tout serait opérationnel pour fin 2012. La centrale sera construite sur le futur Europole II de Sarreguemines, non loin de l’usine de montage de la mini-voiture Smart. L’Europole de Sarreguemines-Hambach avait en effet obtenu l’implantation de l’usine de montage de la Smart et de ses partenaires (environ 2000 salariés). Cette zone ayant fait le plein, une décision fut prise en 2004 de l’étendre sur 213 hectares supplémentaires de l’autre côté de l’A4.La construction de cette centrale électrique sur un terrain de 25 hectares, dont 7 rien que pour les installations, inaugure donc de la plus belle manière l’extension de l’Europole de l’agglomération sarregueminoise. Ce chantier d’envergure devrait mobiliser entre 400 et 1000 personnes, ce qui devrait faire tourner les entreprises du secteur. L’usine, qui s’inscrit dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, sera ainsi estampillée « installation classée protection de l’environnement » (ICPE). Cette centrale, qui rejettera trois fois moins de CO2 qu’une centrale au charbon ou au fuel et qui n’entraînera aucune émission particulière, sera bel et bien fiable et sécurisée. Rappelons qu’en 2008, Direct Energie a réalisé 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. Enfin, les retombées financières seront plus qu’intéressantes pour les collectivités locales, dans la mesure où taxes foncière et professionnelle comprises (si cette dernière est maintenue) devraient apporter à la communauté d’agglomération une manne supérieure au montant versé annuellement par Smart, à savoir 8 millions d’euros. Un gros lot. 

Une usine à neige pour se prémunir des saisons difficiles ?

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Malgré une saison 2008-2009 historique et afin de ne plus connaître les affres des deux saisons précédentes, la station de ski de Gérardmer, reprise récemment en régie municipale, veut développer la neige de culture. Un nouvel investissement dans une usine à neige est désormais à l’ordre du jour. La station vosgienne poursuit son développement, comme en témoigne l’installation de nouveaux canons à neige, désormais au nombre de 83 sur quatre kilomètres de piste, soit une augmentation de 50%. D’un point de vue environnemental, les responsables de la station assurent qu’il n’y a que de l’eau, ponctionnée de manière raisonnée et qui repart ensuite dans la nature. Mais l’achat d’une usine à neige pourrait définitivement ancrer Gérardmer dans le paradis de l’or blanc. Celle-ci pourrait ainsi servir à l’enneigement de la partie basse du domaine skiable, dans l’optique de procurer un minimum de neige qui satisferait la clientèle de la station et qui garantirait le remplissage des hébergements.  L’objectif clairement affiché du domaine vosgien pourvu de plus de 35 kilomètres de pistes et qui emploie 60 personnes au plus fort de la saison touristique, serait désormais d’atteindre la barre fatidique des 200 000 journées de ski. Pour relever cet ambitieux pari, 800 000 euros ont ainsi été déjà investis. Front de neige et pistes-écoles doivent d’ailleurs être revus cette année. D’autres investissements ont d’ores et déjà été effectués en janvier dernier. Comme le formule si bien les responsables de  la station de la perle des Vosges, « le ski est le seul secteur à ne pas être touché par la crise ». Une occasion en or !

Biogaz : une initiative lorraine

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La première installation agricole de biogaz de France a vu le jour en 2003 en Lorraine. Qui plus est, fabriquer du biogaz naturel à partir du lisier et autres effluents agricoles s’avère rentable financièrement parlant pour cette exploitation de Migneville, près de Blâmont, pionnière et innovante en matière de méthanisation.  Aujourd’hui la fabrique de biogaz de Francis Claudepierre, jeune agriculteur lorrain visionnaire qui croyait aux possibilités des énergies renouvelables, est la plus importante de France avec 80 000 kW/h et constitue une référence en la matière. Afin de développer et de se lancer dans une telle activité, il prit exemple sur les Allemands qui pratiquent la méthanisation depuis plusieurs années déjà. D’un point de vue technique, le principe consiste à produire de l’énergie à partir du lisier des animaux, d’effluents et autres déchets agricoles et organiques. Les déjections animales sont ainsi mélangées à du fumier contenant les divers déchets de la ferme et à d’autres résidus alimentaires et aux eaux usées. Le mélange fermente ensuite un certain temps, sans oxygène, afin de produire naturellement du méthane. Ce procédé de méthanisation se fait entre 35 et 55°C. Ce gaz, qui possède un fort potentiel calorifique, est enfin brûlé dans un moteur-récupérateur permettant de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur. Cette électricité sera revendue à EDF moyennant un prix négocié. Avec environ 10 000 euros d’électricité vendue annuellement à EDF, l’exploitation lorraine sera amortie en 2010. Notre agriculteur a cependant déjà entamé de nouveaux investissements dans l’optique d’augmenter ses capacités de production. Cette extension devrait ainsi lui permettre d’ici juin 2009, d’ouvrir une nouvelle unité capable de décupler sa production annuelle de biogaz. Le succès est d’ores et déjà assuré dans la mesure où le contrat avec EDF a été renouvelé et où le maire de la commune lui a demandé de fournir électricité et chauffage pour plusieurs logements, la mairie et l’école. Un exemple à imiter !

Saint-Quentin : un mont comme symbole de toute une agglomération

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Le Mont Saint-Quentin, point culminant du Pays Messin, attire l’Homme depuis des millénaires. Ce promontoire des Côtes de Moselle a de tout temps inspiré les passions et suscité les convoitises. Il a toujours constitué une position stratégique de la plus haute importance, permettant aux troupes de toutes les époques de contrôler Metz et sa périphérie. La présence humaine y est attestée dès la Préhistoire. En effet, des outils datant d’au moins 5000 ans avant notre ère ont été retrouvés sur ses pentes. Le Mont Saint-Quentin est selon la légende, l’ancienne colline du Tignis Mons ou Mont des Charpentes, qui offrait jadis le bois nécessaire à de nombreux usages. Ce n’est qu’après le IXème siècle, lorsque les reliques de Saint-Quentin furent déposées à son sommet, dans une petite église, que le mont prit son nom actuel. La vigne, importée par les Romains, y prospérait autrefois. Des traces d’une telle culture remontent ainsi au IIème siècle. C’est cette même vigne qui fut chantée par le poète latin Ausone sur les bords de la Moselle. Elle fut ensuite l’activité des religieux. En effet, le plus ancien propriétaire du Mont n’était autre que l’Evêque de Metz. Le vin fit par la suite la richesse et la prospérité des Messins aux XIIème et XIIIème siècles. La vigne qui courrait sur les flancs du Saint-Quentin et dans la vallée fut presqu’entièrement anéantie par le phylloxéra au début du XXème siècle, avant d’entamée une renaissance depuis une dizaine d’années. Il faut donc imaginer qu’au moment de la construction des forts dès 1868, le haut du Mont n’était pas recouvert d’arbres mais de ceps et de quelques taillis. Mais depuis l’abandon des forts, la nature a repris le dessus et l’urbanisation grignoté quelques espaces.

Mont Saint-Quentin

Vue panoramique de Metz depuis le haut du mont Saint-Quentin (Crédits photo : Arnaud Scherer)

Avec une telle histoire, il n’est pas étonnant que certaines associations s’inquiètent du projet d’aménagement touristique de la Communauté d’Agglomération de Metz Métropole (CA2M), dont les travaux préparatoires, à savoir débroussaillage et dépollution, viennent de débuter. Il faut en effet savoir que le site est à la fois classé, en tant que site historique et site Natura 2000, dans la mesure où il abrite des espèces protégées comme une vingtaine d’orchidées différentes des pelouses calcaires, des chauves-souris rares, la chouette hulotte ou le hibou moyen-duc. Aussi les associations craignent pour la conservation du riche patrimoine militaire du Mont, mais également d’autres éléments comme les ruines d’une maisonnette ayant appartenu à une élève de Laurent Maréchal, ou encore les quatre arbres de la Croix-Cueillat qui marquent l’emplacement où l’on brûlait autrefois les sorcières.   

Aujourd’hui, comme nous l’avons précédemment évoqué ici et dans d’autres articles, le Mont Saint-Quentin, fait l’objet d’un ambitieux projet de mise en valeur touristique et de réaménagement de ses espaces boisés. Il s’agit d’in travail de longue haleine puisque la réalisation de ce projet s’étale sur les quinze voire les vingt prochaines années. La CA2M prévoit d’y injecter entre quinze et 24 millions d’euros. Les vocations du futur Mont Saint-Quentin sont de cinq ordres : tout d’abord un tourisme local pour les habitants de Metz et son agglomération, ensuite un tourisme plus large afin de permettre aux visiteurs de découvrir la vallée messine, une vocation pédagogique également pour rappeler le passé militaire de la ville, mais aussi une dimension écologique et sociale dans la mesure où des chantiers d’insertion seront menés. Il y a ainsi un énorme travail à fournir sur la pierre, la ferronnerie et l’aménagement des sentiers. L’idée d’un téléphérique est même avancée, dans l’optique d’éviter au maximum les voitures. D’autant plus que les traces d’un ancien funiculaire, partant du cinquième virage de la route touristique jusqu’au Fort Diou, ont été retrouvées. Cependant, il va en outre falloir nettoyer et sécuriser l’environnement des bâtiments, assurer la mise en place des garde-corps et des ouvrages de sécurité (Fort Diou, Fort de Plappeville, etc.), le dégagement du Groupe Fortifié du Mont Saint-Quentin, la démolition des bâtiments dangereux, la consolidation de certains autres ouvrages ainsi que la mise en lumière des silhouettes du Fort Girardin et du Fort Diou. Le coût prévisionnel de cette phase s’élève à sept millions d’euros. En effet, si le Saint-Quentin n’aurait pas été bombardé pendant la Première Guerre Mondiale, aucun obus de 1914-1918 n’a été retrouvé, les forts ont par contre subi des tirs d’artillerie pendant la Seconde Guerre Mondiale. Par la suite, une seconde tranche de travaux sera engagée. Celle-ci prévoit la création de nouveaux parcs de stationnement, de chemins complémentaires, de l’ouverture des enceintes fortifiées Diou et Plappeville, du balisage et de la signalisation des cheminements ainsi que des aménagements paysagers spécifiques. Le tout pour là aussi sept millions d’euros. Enfin, la réhabilitation et la consolidation des constructions altérées donneront au site une dimension touristique et culturelle pour une enveloppe prévisionnelle de dix millions d’euros.    

Histoire de ne pas oublier qu’il y a tout juste un siècle, Metz était la ville la plus fortifiée du monde et que c’est sur les flancs de ce mont, à Scy-Chazelle, village de la résisence de Robert Schuman, que s’est construit l’Europe d’aujourd’hui.

Le PNRL dit non au stockage de déchets radioactifs

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Le Parc Naturel Régional de Lorraine (PNRL) a refusé et à juste titre l’implantation d’un site de stockage de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL), proposée par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (ANDRA). La décision a été soutenue par la Fédération des Parcs naturels régionaux de France. 

En effet, l’implantation d’un tel équipement n’est pas compatible avec les objectifs d’un Parc naturel régional, qui doivent notamment assurer la protection et la valorisation du patrimoine naturel d’un territoire. Ainsi,  le PNRL a rappelé que l’article L.331-1 du code de l’environnement  stipule clairement qu’il importe d’assurer la protection des territoires des parcs, aussi bien leur sol que leur sous-sol,  en les préservant des dégradations et des atteintes susceptibles d’en altérer la diversité, la composition, l’aspect et l’évolution. 

Au delà de la contradiction écologique évidente de l’objectif d’un parc naturel et d’un centre de stockage de déchets nucléaires, le PNRL a déploré l’absence totale de consultation de la part de l’ANDRA et de l’Etat français sur un tel projet d’enfouissement. Pourtant, le PNRL avait demandé à plusieurs reprises d’être associé à la réflexion. En vain. Le principe de précaution, l’absence de débat et de consultation du Parc par les services français et l’ANDRA, malgré la demande exprimée, ainsi que la mise en danger de l’exigence de qualité et d’image justifient complètement cet avis défavorable selon la Fédération des Parcs naturels régionaux de France. 

Pour rappel, les BLE avaient ainsi mis en garde les collectivités et leurs lecteurs du danger que constituaient les mauvaises intentions de l’ANDRA pour notre belle province. La démarche aussi obscure que sournoise de l’ANDRA et la décision du PNRL ne peuvent que confirmer notre avis et nos craintes. Nous réitérons donc nos appels en direction du peuple lorrain qui doit bien prendre conscience de cette menace pour sa province et sa qualité de vie. En aucune manière, la Lorraine ne doit devenir le cimetière radioactif de Paris !  

15 millions d’euros pour un « lycée vert »

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La Lorraine a annoncé qu’elle allait investir 15 millions d’euros dans la construction d’ateliers « basse consommation » au lycée des métiers du bâtiment de Laxou. Cette opération constitue une première en France. Rappelons qu’avec ses filières en génies thermique et civil, le lycée de Laxou forme aux métiers du développement durable. Ces nouveaux ateliers seront équipés de 100 m2 de panneaux solaires qui permettront de chauffer le bâtiment pour réaliser des économies de chauffage. Ils disposeront en outre d’une toiture végétalisée pour une meilleure isolation thermique, d’un « puits canadien » qui, fonctionnant comme une climatisation naturelle, captera l’air ambiant à l’extérieur pour le rafraîchir avant de l’insuffler à l’intérieur du bâtiment, et de récupérateurs d’eau de pluie. Des capteurs solaires photovoltaïques seront également installés sur le toit. Ils couvriront la totalité de la production d’électricité de l’établissement mais permettront également de revendre le surplus à une société d’électricité. La Lorraine est la première province à soutenir le développement de la géothermie et la deuxième à soutenir les installations solaires photovoltaïques. Plus de 5 000 Lorrains ont déjà bénéficié de son soutien financier pour l’installation de systèmes de production d’énergies renouvelables (chauffe-eau solaires, chauffages solaires par le plancher, panneaux solaires et photovoltaïques, sondes géothermales). 

Projet de tourisme vert : Création de 200 emplois directs à Schorbach

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Après l’annonce de l’arrivée d’un bataillon allemand dans le cadre des compensations des restructurations militaires, le Pays de Bitche revit et respire encore un peu plus avec l’annonce de ce projet touristique. En effet, OVA, holding suisse, est prête à investir 45 millions d’euros pour créer un parc de 180 jardins à Schorbach. La zone devrait générer 700 emplois, dont 200 directs. Plus de 300 000 visiteurs sont attendus chaque année. Un projet séduisant, impressionnant même… 

A l’origine, l’entreprise cherchait à s’installer en Allemagne, et plus précisément à Zweibrücken. Mais à la frontière, l’espace commence à manquer. En effet, des zones sont réservées à l’agrandissement de l’aéroport et du centre commercial Designer Outlets. Seuls trente hectares étaient encore disponibles. Mais OVA en a besoin de quatre-vingt-dix… Heureusement pour le Bitcherland, qui lui, ne manque pas d’espace ! Et c’est à ce moment que tous les regards se sont portés sur Schorbach. Cette commune de 600 âmes est située à seulement dix minutes de l’aéroport, au croisement de la RD 35 vers Zweibrücken, récemment rénovée, et de la RD 62, entre Bitche et Sarreguemines. Bref, vous l’aurez compris, une position idéale.

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Demain la Lorraine …

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De quoi sera faite notre si belle province dans dix, quinze, vingt, voire trente ans ? Faut-il s’attendre à des bouleversements ou autres changements majeurs dans notre économie ? Quelles seront nos forces et nos faiblesses dans le futur ? Enfin, dans quelle logique de développement s’inscrira la Lorraine de demain ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre en nous basant sur les idées que l’on peut entendre de par chez nous. 

Fortement bousculée par le contexte de crise internationale, d’autant plus fragilisée par des restructurations militaires aussi iniques que scandaleuses, la Lorraine n’en finit plus de devoir franchir des obstacles pour définitivement se relever et tourner la page de la fermeture des mines et de la sidérurgie, qui ont un temps fait sa richesse et sa prospérité. Quoi qu’il en soit, il apparaît désormais de plus  en plus crédible et certain que l’avenir de la Lorraine dépend intimement de la métropole Metz-Nancy. C’est pour cela qu’il convient d’organiser stratégiquement et urbanistiquement l’espace central, en prenant pour pivot Pont-à-Mousson. Un tel ensemble représenterait alors un poids de 800 000 personnes, sans compter les 300 000 autres du côté de Thionville et du sillon nord meurthe-et-mosellan. Car il est important dans le jeu de la concurrence internationale de disposer d’un solide réservoir d’Emplois Métropolitains Supérieurs et d’une offre culturelle et de recherche vaste et ambitieuse. En s’unissant, les deux villes proposeraient en outre chacune leur propre qualité de vie et leur attractivité respective. En effet, quand on revient à la réalité lorraine, on constate qu’il y a un peu de tout de chaque côté. Il y a un phénomène de métropolisation, une offre lorraine, mais qui ne se perçoit absolument pas  de l’extérieur. Cela dit, le principal problème de la relation Metz-Nancy, c’est cette incapacité chronique à définir des points convergents. Pour faire simple, une fois que l’Etat français a dit qu’il apporterait son soutient (ce qui est rarement le cas), on rééquilibrera. Au lieu de cela, les Lorrains exigent d’abord un rééquilibrage avant de combler les vides. Si Nancy a des atouts exceptionnels, autour de l’université et de la recherche notamment, ils sont insuffisants pour lui permettre de rayonner sur l’échiquier international sans Metz, et vice versa. Les Lorrains éprouvent également de grandes difficultés à se situer clairement face aux projets de développement des Luxembourgeois. D’ailleurs, nous n’avons quasiment jamais discuté d’une manière sereine et unie avec eux. La division des Lorrains les conduits à surestimer l’impact du Luxembourg. Certes, il y a beaucoup d’argent sur cette place financière. Mais comment s’en sortira-t-elle de cette crise ? Ce sont les frontaliers qui trinqueront en premier. Ce constat est d’autant plus dommageable que beaucoup d’entreprises en ont marre de la région parisienne. Alors qu’ici, en Lorraine, nous disposons d’un foncier équipé et disponible au cœur d’un éco-urbanisme. 

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Début des travaux au Mont Saint-Quentin

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Le débroussaillage du site, qui s’étend sur près de 1 375 hectares, a commencé il y a quelques jours. Cette opération est la première phase de la sécurisation des fortifications du Mont-Saint-Quentin, dans l’optique d’en exploiter tout le potentiel touristique. Cet endroit, qui a une perception géographique unique et symbolique sur toute l’agglomération messine, méritait bien un réaménagement, dans le respect de la flore et de la faune existantes. Rappelons que les spécialistes peinent toujours à confirmer la présence du lynx sur les pentes du Saint-Quentin et du Val de Metz. Si de nombreuses traces et autres indices ont été récoltés, l’animal n’a jamais pu être observé. Toujours est-il que le projet de réaménagement ne laisse quant à lui aucun doute : redonner au poumon vert de l’agglomération une nouvelle image, pour devenir dans 20 ans, un espace de liberté et de balades, où les promeneurs pourront circuler à pied, à vélo ou à cheval et cela en toute sécurité, ce qui n’est guère le cas aujourd’hui. Outre le projet initial, certains rêverait d’y construire un téléphérique menant directement au sommet. En attendant, 24 millions d’euros vont être injectés par la CA2M (Communauté d’agglomération de Metz Métropole) : 7 pour la mise en sécurisation du site, 7 pour la requalification des ouvrages et l’aménagement et enfin 10 pour la réhabilitation et la consolidation des constructions altérées. A noter que les travaux, et par conséquent les factures, s’étaleront sur 15 ans. A l’heure actuelle, la CA2M a déjà versé 800 000 euros pour le débroussaillage et la dépollution pyrotechnique, en étroite collaboration avec l’Armée. Ces opérations seront suivies d’un audit plus poussé au sujet de la dépollution du site. Si le projet nécessite une trop grosse mais surtout trop onéreuse opération de dépollution pour l’Etat français, la CA2M devra revoir ses plans et adapter son projet initial en conséquence.

Accord sur les transports

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La Lorraine et le Luxembourg sont enfin tombés d’accord pour initier une démarche pionnière en Europe. Son nom : le SMOT, pour Schéma de Mobilité Transfrontalière. Le constat ne peut être aussi simple et aussi lucide : l’ensemble du réseau principal est inadapté aux besoins actuels. C’est pour cette raison qu’il devrait subir à terme un véritable lifting. La restructuration de la gare de Luxembourg, le doublement des voies ferroviaires sur l’axe Nord-Sud, ainsi que la mise à trois voies de l’A 31 entre Luxembourg et Thionville, Metz et Nancy sont d’ores et déjà, programmés.

Aujourd’hui, ce sont plus de 70 000 Lorrains qui travaillent au Luxembourg, ce qui représente 20% des emplois du Grand-duché et 50% de l’ensemble des travailleurs frontaliers. Et ce n’est pas fini : les prévisions pour 2030 tablent sur 135 000 Lorrains franchissant chaque jour la frontière. Mais ce qui est bon pour le niveau de vie des Lorrains, ne l’est pas forcément pour leur qualité de vie. En témoignent la saturation des infrastructures routières, en particulier de l’A 31 fréquentées par 100 000 véhicules par jour et de certaines routes départementales, et ferroviaires avec des TER archibondés. Le SMOT vise ainsi à créer une réelle complémentarité entre tous les réseaux de transports, à savoir routiers, ferroviaires et collectifs, aussi bien en Lorraine qu’au Luxembourg. Ce changement d’échelle permettra une meilleure visibilité des besoins et la possibilité d’apporter des réponses communes à la nécessité d’augmenter les capacités. Les mesures prises en 2008, comme la mise en place de 1000 sièges supplémentaires sur la ligne TER Metz-Luxembourg ou encore la mise en service de la ligne routière Vila’Ville desservant Hayange et Thionville-Kirchberg, vont donc être renforcées dans ce sens. La question environnementale est bien entendu au centre des débats, dans la mesure où un frontalier effectuant le trajet Metz-Luxembourg en voiture émet en moyenne 2,4 tonnes de CO2 par an. Le SMOT a ainsi pour objectif d’augmenter progressivement la part des transports alternatifs afin d’atteindre 25% des déplacements. Dans cette optique la Lorraine va créer, à proximité des accès aux transports alternatifs et des bassins d’emplois, des parkings relais. Elle commandera par ailleurs pour 2013 et 2014, en association avec le gouvernement luxembourgeois, du matériel roulant TER-CFL de nouvelle génération et de grande capacité. De même, de nouvelles gares seront construites et des lignes de bus transfrontalières, jusque là inexistantes, viendront desservir des zones mal  couvertes. Ces mesures s’inscrivent dans un ensemble d’orientations stratégiques de développement pour 2015, 2020 et 2030.

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