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» Catégorie : Environnement


Le réseau des Jardins sans Limite s’agrandit en Moselle

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Un nouveau jardin ouvrira en effet ses portes le 13 juin sur le site du Musée des Techniques Faïencières à Sarreguemines, le long de la Blies. Le Jardin des Faïenciers, son nom était tout indiqué, évoquera les sources d’inspiration des artistes décorateurs, l’alchimie des couleurs et la fabrication de la faïence. Il comprendra plusieurs espaces, à savoir, un jardin de ruines accueillant des plantes des prés et des bois, un jardin doré consacré aux plantes exotiques d’Extrême-Orient, un jardin des volutes à bases de lianes et autres plantes grimpantes, un jardin d’eau ainsi qu’un jardin des couleurs en relation plus directe avec la palette chromatique des faïenciers déclinée sur huit parterre fleuris. L’ouverture de ce lieu fera donc porter à 6 le nombre de « Jardins sans Limite » en Moselle. Rappelons que les Jardins sans Limite constituent un réseau transfrontalier de jardins ayant chacun leur propre thématique en Moselle, en Allemagne et au Luxembourg.

Les Vosges profitent de la crise pour faire le plein

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Certains professionnels du tourisme du massif estiment en effet que la crise leur a été favorable, ce qui aurait expliqué la hausse de fréquentation des Franciliens. Les Vosges jouent d’ailleurs très bien la carte du massif de proximité facilement accessible tout en véhiculant l’image de stations authentiques, familiales et à taille humaine. Ces dernières auraient ainsi durant la dernière campagne hivernale récupéré une partie de la clientèle des Alpes. Ce phénomène traduit-il alors une recherche d’un meilleur rapport qualité-prix ? Renvoie t-il de même uniquement au contexte de crise ? Peut-être aussi que des gens, après plusieurs années d’absence, redécouvrent les Vosges, tout simplement. Il est encore trop tôt pour le dire. Toujours est-il que l’enneigement naturel exceptionnel n’a pas été non plus étranger à la performance réalisée par les stations du massif vosgien. Si les pistes ont ouvert le 29 novembre et fermer le 29 mars, il aurait été encore largement possible de skier après cette dernière date.  Paradoxalement, il n’est pas exclu que le réchauffement climatique soit un atout pour les Vosges, dans la mesure où le ralentissement du Gulf Stream, ce courant marin de l’Atlantique régulateur du temps, pourrait renforcer le climat semi-continental, provoquant ainsi des hivers plus rigoureux et des été plus chauds et humides. Quoiqu’il en soit, les Vosges restent, été comme hiver, la véritable locomotive du tourisme en Lorraine. Ainsi, Nancy et sa place Stanislas, Metz qui croit à l’attrait de son futur Centre Pompidou et de sa cathédrale, Verdun et ses champs de batailles, Amnéville et son centre thermal et de loisirs, ou encore Meisenthal et Saint-Louis-lès-Bitche qui font étinceler le verre et le cristal restent encore des étapes plutôt que des destinations à part entière. Ce qui n’est pas le cas des Vosges qui concentrent un tiers de l’hôtellerie et plus de la moitié des campings et des gîtes en Lorraine. En outre, des enquêtes tendent à montrer que le massif vosgien est avant tout perçu comme le cadre d’un séjour avant d’être un lieu d’activités. Ainsi, on y vient pour la beauté et la calme reposant de ses paysages.  A noter enfin, que les Vosges demeurent toujours le paradis des excursionnistes tout en conservant une forte vocation touristique.

Le temps des transhumances en Lorraine

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Comme chaque printemps depuis 2003, un troupeau de 200 brebis a dernièrement parcouru les 42 kilomètres séparant la commune de Guébling de la côte de Delme, où elles passeront l’été. Ainsi, les brebis y entretiendront naturellement les hectares de pelouses calcaires qui recèlent de véritables trésors environnementaux. De même, plus d’une centaine de moutons de la ferme Wey, installée sur les hauteurs avant la Rosselle, ont défilé dans les rues de Bitche avant de rejoindre le glacis de la citadelle. Au menu, sept hectares à tondre autour du vaisseau de pierre. Cette transhumance constitua cependant une première à l’initiative de l’Association Mosellane d’Economie Montagnarde (AMEM) et de la municipalité. Finalement, rien de plus normal ou presque dans la verte campagne lorraine et dans les montagnes vosgiennes. La scène est cependant plus cocasse dans un environnement urbain, plus précisément à Malzéville, aux portes de Nancy. Une autre transhumance a en effet eu lieu, avec pour principaux acteurs les 250 brebis de la ferme de Pixérécourt s’en allant passer les prochains mois sur le plateau de Malzéville, où elles contribueront, à l’instar de leurs homologues mosellanes, à la préservation de l’équilibre écologique de cette zone classé Natura 2000. En général cette transhumance passe de façon beaucoup plus inaperçue, dans la mesure où les moutons ne s’aventurent pas dans les rues de Malzéville, dans l’agglomération nancéienne. Mais cette fois le périple a adopté un caractère festif. Le public et les habitants du coin ont d’ailleurs répondu présent. Le soleil ayant eu également sa part de contribution dans le succès de cette balade de 4 km. A noter que les brebis resteront sur le plateau de Malzéville jusqu’en octobre où elles seront rejointes par un âne. Et puisque les ânes n’aiment pas les chiens et que le risque des chiens errants est bien réel sur le plateau, l’animal montera bonne garde.

La plus grande plateforme de valorisation des déchets de Lorraine

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Le groupe Lingenheld, via sa filiale Envalor a dernièrement inauguré sa plateforme multi-activités et de valorisation des déchets de Louvigny. Montant de l’investissement pour ce qui constitue aujourd’hui le plus important site lorrain de ce genre: 6,5 millions d’euros. Les collectivités territoriales ont cela dit apporté leur contribution. C’est là, sur 8 hectares, que sont triés et valorisés mâchefers, sables, boues, compost et autres matériaux de démolition. L’installation, qui est avant tout au service des industries du secteur, se compose de 7 grandes surfaces de tri spécialisées en fonction de la nature des déchets, ainsi que d’une unité de production d’enrobés. Le site emploie 53 personnes, dont 25 créations de postes.

La société s’était au départ implantée à Louvigny dans le cadre des travaux de la ligne à grande vitesse Est-européenne. Mais le lieu était propice à développer la première plateforme multi déchets de Lorraine avec qui plus est un atout géographique certain, dans la mesure où Louvigny est au situé au cœur d’un triangle formé par trois centres d’enfouissement technique, à savoir Jeandelaincourt, Téting-sur-Nied et Lesmenils. De plus, d’un point de vue économique cette fois, des milliers de tonnes de déchets ne seront plus enfouies mais au contraire valorisées grâce à cet équipement. A noter que la plateforme devrait traiter plus de 300 000 tonnes de déchets annuellement. Un secteur d’activité promis à une forte expansion.

Valmont : un marais exceptionnel à préserver

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Le discret marais de Valmont, près de Saint-Avold, s’avère être en réalité une véritable réserve naturelle de tout premier ordre pour la faune et la flore. Après un inventaire de près d’un an, des experts lorrains mandatés ont recensé un ensemble de milieux à la richesse remarquable. Situé entre la zone Actival, l’ancien centre d’enfouissement technique et la voie ferrée, ce marais est composé d’une zone centrale marécageuse et de deux plans d’eau. Des zones prairiales vouées à l’agriculture le jouxtent. Des infrastructures industrielles ponctuent ici et là le paysage. Pourtant, à s’en méprendre, le tout forme un ensemble de 28 milieux différents et favorables à l’expression d’une faune et d’une flore diversifiées qui forment une mosaïque végétale et animale se déclinant en fonction du degré d’humidité du site. Ce sont ainsi quelques 94 espèces végétales qui croissent dans le marais valmontois. On y trouve également des plantes invasives comme la renouée du Japon. De même, 31 espèces de papillons, 7 libellules et 7 criquets différents, dont le magnifique criquet ensanglanté, ont colonisé ce marais. Les mammifères y prolifères aussi. En témoignent, les 16 variétés de chauve-souris, dont 11 sont des espèces remarquables, qui utilisent ce lieu comme terrain de chasse. Sur 18 espèces d’amphibiens existant en Lorraine, on n’en dénombre pas moins de 8 à Valmont. Enfin, 79 espèces d’oiseaux dont le milan royal, le busard des roseaux ou encore le héron pourpré viennent ici se nourrir et se reposer. Menacée d’extinction, la rainette arboricole peut même y être observée ! Mais ce marais, garant de la fabuleuse biodiversité locale, est en outre très utile à l’homme. Ce milieu humide participe ainsi à l’autoépuration des eaux, à la limitation des risques de crues pendant l’hiver et au maintient d’un débit d’étiage dans les rivières environnantes.  Son classement en espace naturel sensible ainsi que son inscription à l’inventaire des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique permettraient assurément de le protéger. Alors a bon entendeur…

Pôle de compétitivité : Materalia joue la carte de l’innovation

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Materalia est le nouveau pôle de compétitivité issu de la fusion entre le MIPI lorrain et le P2MI champenois. Son siège est à Metz. En ces temps de crise, le pôle a décidé de faire le pari de l’innovation afin d’être compétitif et d’enclencher une véritable dynamique dans son sillage et dans ces terres où la tradition et le savoir-faire métallurgiques sont fortement ancrés. Il compte également s’appuyer sur l’opportunité que constitue actuellement le développement durable, qui demande, cela dit, de fortes exigences pour ce qui est des matériaux. Rappelons qu’un pôle de compétitivité incite aussi les PME à collaborer, notamment dans le domaine essentiel de la recherche et développement, et ce, par une mutualisation des moyens. A noter que Materalia comprend dans son périmètre plus de 3 000 PME de 20 salariés, soit un nombre de total de plus de 200 000 personnes et 5 500 chercheurs.

Chambley : 20 ans déjà !

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Pour fêter ses 20 ans, le Lorraine Mondial Air Ballons vient officiellement de rentrer dans le top 10 des évènements en France en termes d’affluence, d’après le classement établi par le secrétaire d’Etat français chargé du tourisme. Un beau cadeau d’anniversaire pour l’édition 2009 qui promet déjà pour l’occasion d’être somptueuse. Ainsi, il est d’ores et déjà annoncé un boom dans les inscriptions des participants. Une belle fête aérospatiale en perspective puisqu’un millier de montgolfières venues du monde entier et plus de 350 000 visiteurs sont attendus du 24 juillet au 2 août sur l’aérodrome de Chambley.  77 nations ont en effet été invitées à participer à cet évènement de renommée internationale. La Lorraine endossera donc son plus beau costume pour cette fête inoubliable sur un site naturel préservé de plus de 200 hectares et sous un ciel des plus éclatants.  Ainsi, 20 ans obligent, le programme au sol comme dans les airs a été étoffé. Au menu, 2 envols quotidiens de montgolfières, 10 nocturnes organisées autour de différents thèmes comme le cinéma en plein air, l’astronomie, … 20 manèges et bien d’autres surprises comme le Master international de Voltige Planeur ainsi que la présentation de l’ensemble des disciplines aéronautiques seront par exemple proposés. Une vraie ville aéronautique en trois dimensions prendra place: virtuelle (multimédia, simulateurs), dynamique (baptêmes de l’air) et statique (expositions, conférences, ateliers). Pour beaucoup, le Lorraine Mondial Air Ballons 2009 devrait être le plus beau de tous. Un rendez-vous à ne manquer pour rien au monde…

Saint-Quirin en ordre de marche !

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Les 30, 31 mai et 1er juin, la commune forestière et bucolique de Saint-Quirin, dans le Pays de Sarrebourg, accueillera le 3ème Festival Rando-Moselle. En 2008, ce festival international avait attiré plus de 10 000 marcheurs, démontrant ainsi le fort potentiel touristique du massif forestier. La renommée de Rando-Moselle dépasse aujourd’hui largement les frontières de notre belle province et est en passe de devenir une référence du tourisme de randonnée en France. Les organisateurs doivent dès lors répondre à l’immense attente suscitée par un large public, composé aussi bien d’amateurs que de professionnels. Plus que jamais l’accent sera mis sur la qualité cette année afin de préserver tout le caractère authentique de la manifestation. Pour cela, les itinéraires vont être revus, afin de valoriser les points de vue et d’améliorer l’accès au patrimoine. 

Lorraine : le monde agricole fait sa révolution

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L’agriculture peut se targuer aujourd’hui d’être l’un des secteurs économiques ayant un fort réservoir d’emplois. En effet, si ces derniers chutent en ville, les campagnes embauchent à court et long terme. En Lorraine, le réservoir potentiel serait de 5 000 emplois, soit 20 % des emplois que représente aujourd’hui le monde agricole lorrain. Ainsi, contrairement à ce que l’on croit, l’emploi dans le monde agricole n’est pas marginal. En Lorraine par exemple et depuis six ans, le travail à temps plein est en progression constante. Il croît de 1% par an environ. Les besoins, bien que difficiles à chiffrer avec précision, sont réels. Si pendant des années, les agriculteurs ont fait appel à la famille pour régler leurs problèmes ponctuels de main-d’œuvre, cela n’est plus le cas de nos jours. Le recrutement se fait en dehors de la structure proche, même si le bouche à oreille assure encore près de 60 % des embauches. Désormais les agriculteurs ont besoin de personnels qualifiés et formés. Il leur faut du sang neuf pour le long terme, d’où la dernière campagne de publicité décoiffante faite pour les 15-25 ans urbains. Mais une campagne de pub ne casse pas d’un coup de baguette magique des années de mauvaise réputation. L’agriculture a fait sa petite révolution dans son coin. Au fil des années, elle s’est repliée sur elle-même, si bien que les métiers manuels qu’elle propose n’ont pas la cote, que ce soit auprès des parents ou des enseignants. La mauvaise image touche également les salaires, même si dans le monde agricole lorrain il n’existe pas de salaire conventionnel inférieur au SMIC. Une étude sur les salaires du monde agricole est d’ailleurs en cours. Elle devrait confirmer que la fidélisation des employés passe par des salaires supérieurs à ceux des grilles conventionnelles. Comme quoi… 

Appelez le V’élec

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L’Usine d’Electricité de Metz (UEM) vient de lancer un vélo d’un nouveau genre, le V’élec. Il s’agit ni plus ni moins et comme son nom l’indique d’un vélo … électrique. Les feignants devraient adorer, les amoureux de la petite reine, peut-être moins. Si le concept paraît quelque peu révolutionnaire, ce n’est pas le cas du fonctionnement de l’engin. Grâce à sa petite batterie au lithium amovible, à peine plus grosse qu’un mini-aspirateur (1,5 kg) et qui se recharge en 3 heures à peine, l’assistance électrique se déclenche au premier tour de pédalier. L’UEM vient ainsi d’en acquérir plusieurs dizaines pour les proposer à la location. 45 €/mois, fournitures et entretien compris, pour un abonnement d’un trimestre, 35 €, si vous le louez à l’année. L’entreprise ne cache d’ailleurs pas la cible visée, c’est-à-dire les « urbains ». En proposant ce nouveau service aux Messins, l’UEM entend valoriser les modes de transport alternatif. Le design, simple et élégant, devrait permettre au V’élec de s’intégrer sans complexe et sans difficulté dans l’univers messin. Avec son cadre noir et son petit panier à l’avant, ce vélo électrique est aussi un bon vecteur de communication pour l’UEM, au moment où celle-ci vient tout juste de mettre en chantier une nouvelle centrale à biomasse, faisant ainsi la part belle aux énergies renouvelables. A noter que l’ancienne régie municipale proposera quelques services annexes complémentaires au V’élec, avec par exemple, la possibilité, pour 5 € supplémentaires, de pouvoir garer son vélo électrique dans l’un des cinq parkings Urbis de la ville, à savoir les parkings Arsenal, Gare, Théâtre, Amphithéâtre et Maud’Huy. De plus, des flottilles seront proposées aux entreprises à des prix avantageux. L’UEM espère ainsi mettre sur le marché une centaine de V’élec dès cette année. Enfin et pour convaincre les plus sceptiques, arrivés en fin de vie, ces vélos très tendance seront recyclés à 100 %, batterie comprise. Un pas de plus pour l’humanité, à n’en pas douter… 

Le jardin éphémère remplace le tapis floral

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Le tapis floral, qui fleurissait chaque année et avec succès sur le parvis de la gare de Metz, a disparu pour d’obscures raisons idéologiques … Apparemment trop cher et trop gourmand en eau. En effet, ce n’était pas de cette manière que le maire de Metz imaginait l’écologie urbaine. Pour le remplacer, la municipalité a donc décidé de créer sur plus de 700 mètres carrés, toujours sur la place du Général de Gaulle, un jardin éphémère avec plantes sauvages, potagers, bambous… à l’instar de ce qui s’est fait sur la place Stanislas de Nancy ou devant l’hôtel de ville de Paris cet été. C’est mieux que rien, mais cela ne vaudra jamais le fameux tapis floral de Metz qui faisait la réputation de toute la ville depuis 20 ans en attirant aussi bien les curieux que les prix et autres récompenses. Mais on ne voit cependant pas où se trouve la différence en matière d’écologie urbaine. Ça, l’histoire ne le dit pas… Ce qui est par contre mis en avant, c’est qu’il s’agira ici d’un jardin comme celui, beaucoup plus petit, réalisé l’an dernier sur la place Saint-Louis. La municipalité s’est tout de même aperçue, il était temps, que de tels décors paysagers plantés sur un lieu minéral avaient l’avantage de le rendre plus attrayant. Incroyable mais vrai. Ce jardin éphémère, qui aura la forme d’un pissenlit géant, sera composé de deux parties. La première présentera des plantes sauvages, essentiellement vivaces, ainsi que deux potagers. Un chemin matérialisé par un plancher et des arceaux permettra de rejoindre un second jardin, plus horticole, avec bambous et caoutchoucs. Un espace zen de cailloux colorés et un parterre de sable bordé de plantes exotiques complèteront harmonieusement l’espace. On attend de voir. 

Il faut sauver le chêne des Sorcières

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Depuis des siècles, la légende raconte que ce chêne, qui se dresse en bordure de la route menant à la cité Jeanne d’Arc de Saint-Avold, était un lieu de rencontre pour les sorcières se rendant au Sabbat sur leurs balais. Or, ce vénérable monument végétal de 850 ans est attaqué par trois champignons lignivores qui avalent inexorablement son bois. Mais c’est justement ce bois mort qui lui sert d’ossature. Sa tenue mécanique étant mise à mal, l’arbre menace tout simplement de s’écrouler. En effet, son tronc principal n’est plus qu’un tube complètement creux. L’Office National des Forêts (ONF) a donc décidé dans un premier temps et afin d’éviter un abattage prématuré, de le renforcer artificiellement grâce à des haubans et des cordes souples qui permettent de maintenir des branches charpentières dans la partie haute du chêne. De même, des poteaux métalliques de soutient vont être plantés au niveau de sa souche. L’esthétique de chêne des Sorcières, dont les formes uniques et tortueuses ont alimenté tant de contes et de légendes, s’en trouve naturellement quelque peu chamboulée. Mais c’est à ce prix que doit s’effectuer la sauvegarde de ce patrimoine naturel symbolique pour de nombreux randonneurs. Prix de cette armature de fer et de bois : 6 500€, intégralement pris en charge par la ville de Saint-Avold. Cependant cette solution ne peut être que temporaire. Les experts estiment en effet que ce soutient ne sera efficace que 5 ou 6 ans. D’où de nouvelles investigations pour sauver définitivement le chêne des Sorcières des champignons. Ainsi, l’ONF envisage avec le concours des chercheurs de l’INRA (Institut National de Recherche  Agronomique), et ce n’est pas une blague, de … cloner l’arbre. En effet, à partir d’un rameau du chêne pédonculé, le but clairement affiché est d’isoler son patrimoine génétique. Ainsi, des prélèvements et des tests ADN en laboratoire vont être effectués afin de déterminer l’intégralité de son génome. De cette manière, une fois que les champignons en auront terminé avec l’historique chêne des Sorcières, les agents de l’ONF pourront en replanter un voire plusieurs, au même emplacement ou ailleurs. Certains rêvent déjà de planter toute une forêt de chênes des Sorcières. Toujours est-il qu’il s’agit maintenant de conserver sa marque dans l’optique de perpétrer sa sève et sa légende durant des siècles encore. Rappelons que le chêne des Sorcières est classé arbre remarquable de France. C’est d’ailleurs l’un des plus anciens de Lorraine avec l’if du cimetière de Dornot près de Metz.

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