Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Environnement


Extension du vignoble à Vic-sur-Seille

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Rémi Gauthier, jeune viticulteur, a dernièrement planté 7 200 pieds de vigne en provenance de Haute-Saône dans une parcelle d’un hectare à Vic-sur-Seille. Le terrain était autrefois une prairie peuplée de moutons. L’exploitant, qui loue déjà des vignes sur une soixantaine d’ares sur les coteaux de la cité natale de Georges de La Tour, a décidé de se lancer dans le vin bio, qui contraint à un travail plus manuel.

En attendant de décrocher l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) Vins de Moselle, les premiers raisins de cette nouvelle vigne, constituée en grande partie de pinot rouge, de pinot blanc et d’auxerrois, seront récoltés d’ici trois ans.

Metz : des moulins du ruisseau de Vallières

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Autrefois, de nombreux moulins à eau bordaient les rives du ruisseau de Vallières.

Le ruisseau de Vallières, qui déboule des Fonds de Quarante à Noisseville, prend forme à Nouilly. Paisible en été, il est capricieux et tumultueux à l’automne. C’est la force de son courant qui permettait, à l’époque, aux moulins de fonctionner.

moulin ruisseau Vallières

Le ruisseau de Vallières près du moulin à roue verticale (Crédits photo : Google Maps)

Le premier édifice du genre se situe à la sortie de Nouilly. Il ne fonctionne plus aujourd’hui. Le bâtiment a été réhabilité en maison d’habitation. Un autre moulin se situe à Vantoux. Il date du XVIIème siècle. Il servait à l’époque à transformer le blé en farine. Sa lourde meule en pierre était entraînée par une roue qui puisait sa force dans le courant du ruisseau de Vallières. Durant les dernières années de son exploitation, une cheminée a remplacé la roue et une machine à vapeur actionnait une forge. Le moulin était utilisé pour fabriquer des clous. Lorsqu’il cessa son activité, ses bâtiments abritèrent une exploitation agricole. Le moulin attend aujourd’hui un nouvel acquéreur dans son écrin de verdure.

A la sortie de Vantoux, le ruisseau poursuit sa route en direction de Vallières. Il se faufile dans les propriétés privées. Dans un dédale de végétation, un canal d’amenée de plusieurs centaines de mètres mène à une écluse manuelle. Dans le temps, les eaux du ruisseau servaient à alimenter une scierie, ainsi qu’un moulin à roue verticale qui existe toujours. Il date de 1426. Il est actuellement en cours de restauration par son propriétaire.

Le ruisseau de Vallières termine son parcours à Saint-Julien-lès-Metz près du Parc de la Tannerie. La commune a également abrité des moulins. La mention d’un premier moulin à farine apparaît dès le XIVème siècle. Il fut ensuite transformé en moulin à papier. Au XVIème siècle, le moulin et son pont furent détruits par le Duc de Guise à l’approche des troupes de Charles Quint. Ils furent reconstruits un siècle plus tard et devinrent la propriété de la Congrégation Notre-Dame de Metz. Les religieuses l’utilisèrent pour fabriquer de la pâte à papier. Le moulin cessa son activité en 1756. Au XIXème siècle, suite à des travaux d’agrandissement, deux moulins auraient fonctionné au même endroit, l’un à grain, l’autre à papier. Ils ont aujourd’hui malheureusement disparu. L’un d’entre eux fut ravagé par un incendie en 1983 et fut rasé l’année suivante.

(Source : RL du 30/11/2014)

Réaménagement du site de l’ancien moulin à Hatrize

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Après plus de dix ans de réflexions et de travaux, un nouvel espace public-relais de pays a dernièrement été inauguré le long de l’Orne à Hatrize. Constitué d’un parking, d’une aire d’accueil et de plateformes propices aux manifestations festives, il a été aménagé en lieu et place de l’ancien moulin du XIXème qui a malheureusement été déconstruit. Seule une partie du mécanisme du moulin et le bief ont été conservés. Au moment de sa fermeture en 1988, la minoterie de Hatrize employait 115 personnes.

Le site a été arboré d’une grande variété d’essences, avec notamment des saules marsault et tortueux, des aulnes, des osiers et des plantes aromatiques. L’ancien puits médiéval, découvert dans le moulin, a également été rénové pour arroser l’ensemble.

Les curieux et les promeneurs attendent désormais avec impatience la création de la piste cyclable qui doit relier Valleroy à Hatrize.

Connaissance de la faune et de la flore en Lorraine : création du site internet Lorinat

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Après trois ans de développement, le site Lorinat.fr, acronyme de Lorraine Information Naturaliste, a dernièrement vu le jour. Porté par une fédération composée de huit associations engagées dans la protection de la biodiversité, il centralise l’ensemble des données naturalistes disponibles sur la faune et la flore en Lorraine. Ces informations, récoltées et enrichies au fil des ans, étaient jusqu’alors confinées aux bases de données de chacune des associations participantes.

Lorinat

Lorinat, nouveau portail d’informations naturalistes en Lorraine (Crédits photo : Lorinat)

Lorinat est accessible au grand public. La plateforme se veut même participative puisque tout Lorrain peut y amener ses propres observations qui seront validées par un comité d’experts avant d’être publiées. Le site internet devrait par ailleurs servir aux différents porteurs de projet environnementaux, aux bureaux d’études et à l’aménagement du territoire.

A noter enfin que l’outil sera prochainement complété par une plateforme régionale de collecte de données qui devrait permettre d’établir une liste rouge des espèces menacées en Lorraine.

Naissance de cinq lionceaux blancs au Zoo d’Amnéville

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Cinq lionceaux blancs mâles ont dernièrement vu le jour au Zoo d’Amnéville. Les parents, Bouba et Malindi, avaient déjà donné naissance à deux petites il y a 18 mois.

lionceaux blancs

Cinq lionceaux blancs sont nés au Zoo d’Amnéville (Crédits photo : télé-animaux)

Rappelons qu’il ne reste plus que neuf lions blancs vivant encore à l’état sauvage dans le monde. Ils sont tous situés dans la réserve de Timbavati, près du Parc national Kruger en Afrique du Sud. Ces spécimens rares, dont le pelage si caractéristique provient d’une mutation génétique naturelle du lion sud-africain, sont particulièrement prisés des braconniers.

Elevage avicole : 15 000 poules pondeuses bio à Levoncourt dans la Meuse

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Déjà tournée vers les céréales, la vache allaitante et le mouton, l’EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) De Bane, situé à Levoncourt, en Meuse, a dernièrement diversifié ses activités en accueillant près de 15 000 poules pondeuses bio de variété Babcock. Ces volailles sont reconnues pour leur rusticité, leur productivité, leur mobilité et leur sociabilité. Longue de 124 mètres, la structure est devenue de fait le plus grand poulailler de poules pondeuses biologiques de Lorraine. Elle a représenté un investissement de 850 000 euros.

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 Avec près de 15 000 poules pondeuses, l’élevage de Levoncourt, en Meuse, est désormais le plus grand poulailler biologique de Lorraine (Crédits photo : Wikipédia)

Le nouvel élevage de poules pondeuses bio doit respecter un cahier des charges très strict. Les volailles sont par exemple séparées dans six parcs de 2 500 mètres carrés chacun, ce qui équivaut à six poules au mètre carré à l’intérieur. Elles bénéficient également de six hectares de pâtures et d’une zone intermédiaire qui leur permet d’éviter la pluie et les fortes chaleurs. Les poules peuvent sortir et rentrée à leur guise dans la journée. Arrivées en Lorraine à l’âge de 18 semaines, elles doivent quitter l’exploitation à 66 semaines pour être vendues comme poules de chair. Durant cet intervalle, chacune d’entre elles devrait pondre 286 œufs en moyenne. Plus de 14 000 œufs, destinés exclusivement aux grandes surfaces, doivent ainsi être récoltés quotidiennement. Afin de faciliter la tâche des exploitants, la structure a été automatisée au maximum de la collecte des œufs à leur conditionnement. L’isolation du bâtiment a par ailleurs été renforcée, afin de limiter les dépenses énergétiques.

L’élevage se fournit auprès d’une usine d’alimentation biologique pour bétail et volailles implantée à Roville-devant-Bayon, en Meurthe-et-Moselle. Celle-ci est elle-même approvisionnée par la production fourragère biologique du Grand Est.

A noter enfin que la filière avicole meusienne est composée de 42 éleveurs, toutes productions confondues, dont une vingtaine d’unités de production importantes. Avec 9 000 volailles, l’exploitation de Deuxnouds-devant-Beauzee, situé à une vingtaine de kilomètres de Levonvourt, constitue le second élevage de poules pondeuses de grande dimension du département. La Meuse est également le premier producteur lorrain de poulets de chair.

Ouverture de Tigerworld au Zoo d’Amnéville

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Le nouvel espace Tigerworld du Zoo d’Amnéville est officiellement ouvert au public depuis le 11 avril. La salle de près de 2 000 places assises, dont le plafond central se trouve à 16 mètres du sol et le diamètre atteint 53 mètres, accueille un spectacle de dressage unique au monde. Neuf tigres évoluent dans une arène ceinturée par une cage grillagée de plusieurs mètres de haut. Tout autour, les décors imposants s’inspirent du merveilleux site d’Angkor au Cambodge. Un écran circulaire de 43 mètres, sur lequel sont projetées des ambiances différentes allant d’éruptions volcaniques à une forêt tropicale luxuriante mêlant cascades et oiseaux colorés, entoure la scène. Le dépaysement est total tant la mise en scène et les effets spéciaux sont impressionnants.

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Tigerworld a représenté un investissement de 18 millions d’euros (Crédis photo : Zoo d’Amnéville)

Selon la saison, une à trois représentations de ce spectacle seront données par jour. D’une durée de 45 minutes, ce dernier vise à mettre en valeur les capacités physiques des tigres et à sensibiliser le public, par l’émerveillement, aux menaces qui pèsent sur ces animaux. Un film d’une dizaine de minutes, consacré à la conservation des tigres dans le monde, fait d’ailleurs partie du spectacle. Une Maison du tigre, située juste à côté de l’entrée principale, a également été construite pour présenter plus en détails et de manière didactique cette espèce. Non loin de là, les tigres disposent de parcs extérieurs d’une superficie totale de 600 mètres carrés avec perchoirs et piscine. Après chaque spectacle, les visiteurs pourront aller les admirer en toute sécurité.

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Neuf tigres participent à ce spectacle unique au monde au milieu de décors époustouflants (Crédits photo : Zoo d’Amnéville)

A noter enfin que Tigerworld a représenté un investissement de 18 millions d’euros et a généré une dizaine d’emplois. 124 personnes travaillent à temps plein au Zoo d’Amnéville, auxquelles s’ajoutent une centaine de salariés supplémentaires en haute saison.

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La salle de spectacle de Tigerworld peut accueillir près de 2 000 personnes assises (Crédits photo : Zoo d’Amnéville)

De la sève de bouleau pour se soigner en Lorraine

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Dans la famille des sèves comestibles il y a celle de l’érable, très sucrée. Mais il y a aussi celle de bouleau. Dans les Vosges, le Jardin de Berchigranges, situé à Granges-sur-Vologne, a récemment innové avec son bar à sève de bouleau. Un concept insolite unique en Lorraine et en France.

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La sève de bouleau possède de nombreuses vertus (Crédits photo : Arnoldius, Wikipédia)

Plusieurs préparations y sont servies comme le jus pur et frais extrait de l’arbre le matin même, ainsi que le « Berchiboul » avec une note de sirop de sève de bouleau ou encore le « Berchigrog » agrémenté de sève fraiche et de miel de Berchigranges.

En Lorraine, la sève de bouleau est récoltée, notamment dans les Vosges et en Meuse, avec chaudière et chalumeau, comme pour la sève d’érable au Canada. La sève de bouleau a un goût d’eau minérale légèrement sucrée très agréable. Le sirop obtenu par évaporation présente quant à lui une note épicée sur un mélange caramel assez boisé.

Remède naturel purifiant, la sève de bouleau a de nombreuses qualités pour l’organisme. Elle a par exemple une action diurétique et combat les rhumatismes. Elle élimine également les toxines et le cholestérol. Appliquée sur l’épiderme, elle peut aussi soulager certaines brûlures externes et apaiser certaines maladies de la peau. La sève de bouleau a par ailleurs une action fortifiante puisqu’elle contient  des minéraux essentiels comme le calcium, le magnésium, le potassium et le sodium. Elle contient aussi du cuivre, du fer, du manganèse, du zinc, du phosphore, du silicium, du sélénium, du cobalt, du chrome, du lithium et de l’or. Son pouvoir de reminéralisation du corps est favorisé par la présence d’acides aminés, d’enzymes, de flavonoïdes, d’hormones végétales ou encore d’antioxydants. Afin d’être bénéfique en éliminant en profondeur les différentes toxines assimilées par l’organisme, une cure de sève de bouleau doit durer trois semaines. Elle consiste à boire un verre chaque matin à jeun. A noter que la sève doit être conservée à une température inférieure à 4°C pour retarder la fermentation.

L’usage de la sève de bouleau remonte à la nuit des temps. En Lorraine, la tradition d’en consommer s’est transmise essentiellement dans les monastères et les abbayes. De grands médecins du Moyen-âge et de la Renaissance ont en vanté les vertus dans leurs traités de plantes et de médecines. Le bouleau était alors appelé arbre de la sagesse.

Sous les tropiques du Jardin botanique de Metz

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Le Jardin botanique de Metz est un lieu étonnant, au charme intemporel. L’édifice constitue l’un des derniers vestiges des constructions réalisées pour l’Exposition Universelle de Metz de 1861. Situé à l’origine sur l’île du Petit Saulcy, le bâtiment a été démonté puis remonté brique par brique à son emplacement actuel, en 1882. Sous les coupoles de ses serres de 13 mètres de haut, plus de 1 000 espèces de plantes s’épanouissent dans cinq atmosphères climatiques différentes sur une surface de plus de 1 000 mètres carrés.

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Les serres du Jardin botanique de Metz abritent une végétation luxuriante (Crédits photo : Marc de METZ)

Metz est l’une des rares villes en France à disposer d’un jardin botanique et de collections tropicales.

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Les lieux possèdent un charme indéniable (Crédits photo : Marc de METZ)

Metz : une plateforme géothermique pédagogique à l’ENIM

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Un puits de 99 mètres de profondeur a été foré devant l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM). Les ateliers de l’établissement concentrent les équipements de cette plateforme géothermique verticale. Sept sondes sont reliées à un ordinateur qui enregistre les données 24 h sur 24 pour les vingt prochaines années. Un système de pompe à chaleur, qui se veut pédagogique, fait entrer de l’eau froide dans le sol par des tuyaux. Celle-ci en ressort avec cinq ou six degrés Celsius supplémentaires après avoir récupérer la chaleur du sol. L’installation, qui a représenté un investissement de 100 000 euros, permet de chauffer trois pièces de l’établissement messin. A noter que la pompe à chaleur a un coefficient de performance de 4. Autrement dit, pour 1 KW d’énergie électrique insufflé, 3 KW d’énergie thermique sont produits.

Spectacle grandiose des aurores boréales en Lorraine

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Des aurores boréales ont été observées en Lorraine, notamment en Moselle et dans les Vosges, dans la nuit de mardi à mercredi, peu après minuit.

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Aurores boréales observées dans le ciel étoilé de Lorraine (Crédits photo : Kévin LECLERCQ et Guillaume HOBAM)

Ce phénomène météorologique aussi rare que magnifique sous nos latitudes a été immortalisé par deux photographes de l’association Alsace-Lorraine chasseurs d’orages, à savoir Kévin Leclercq et Guillaume Hobam, près de la Côte de Delme. Cela faisait dix ans que ce spectacle naturel grandiose ne s’était pas produit en Lorraine.

Rappelons que les aurores boréales proviennent de l’interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère de la Terre. Elles se produisent généralement dans les régions proches des pôles magnétiques. En cas d’activité magnétique solaire intense, l’arc auroral peut s’étendre jusqu’à des zones beaucoup plus proches de l’équateur.

Des venelles de Queuleu à Metz

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Le quartier de Queuleu, à Metz, regorge d’étroites ruelles, appelées venelles. La plupart d’entre elles restent méconnues, faute de plan qui les recense et la quasi-totalité de ces voies ne possède pas de nom. En effet, seuls les chemins de la Colline et des Vignerons sont identifiés et nommés.

A l’origine, ces venelles serpentaient entre les vergers, les vignes et les jardins. Elles furent intégrées à l’urbanisation du quartier au moment de la première Annexion allemande, qui fut marquée par le début de la construction de grandes demeures à Queuleu. Par la suite, de nouvelles habitations continuèrent à émerger, sans que ne soient jamais effacées les venelles qui appartiennent à la commune.

Aujourd’hui encore, on y trouve une nature restée sauvage. Il n’est ainsi par rare d’y observer de petits animaux, à l’image d’écureuils, de hérissons et d’oiseaux. Au gré des sentiers, on découvre aussi des curiosités architecturales, telle qu’une gloriette, une tourelle et de jolies moulures sur les bâtiments qui donnent sur la Rue des Trois-Evêchés par exemple. A n’en pas douter, les venelles de Queuleu constituent un véritable labyrinthe à explorer.

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