Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Environnement


Spéléologie : des richesses souterraines de la Meuse

Commentaires » 0

La Meuse constitue un terrain de jeu idéal pour découvrir le monde naturel souterrain. Les reliefs karstiques des forêts du Barrois sont d’ailleurs uniques en Lorraine pour l’initiation et la pratique de la spéléologie. Cette activité aux multiples facettes, à fois la scientifique, sportive et technique, permet d’explorer des lieux méconnus peuplés de créatures surprenantes, à l’image de la salamandre. Le tout dans des décors fantastiques et fascinants.

Ainsi, autour de la commune de Robert-Espagne, il est par exemple possible d’observer la formation de cavités, des dolines, des gouffres et la grotte des chasseurs.

La Meuse compte plus de 300 cavités. La rivière souterraine la plus importante est le Rupt du puits, qui court sur 21 km. Pour y accéder, il faut descendre en rappel dans un puits de 80 cm de diamètre et de 50 mètres de profondeur.

Vosges : un coq pour un pommier à Xertigny

Commentaires » 0

Depuis dix ans, la ferme de Rasey, propriété de la famille Moine, utilise autant de coqs que de pommiers pour traiter son verger à Xertigny, au Sud d’Epinal. 400 coqs cou-nu gambadent ainsi au pied des 400 arbres plantés sur 2,5 hectares. Cette race originaire de Transylvanie raffole en effet des pucerons et des chenilles qui montent forcément par le tronc pour atteindre le feuillage et les fruits. Cette idée toute simple, pleine de bon sens, évite de recourir à des pesticides pour traiter les pommiers.

Les exploitants en retirent un jus de pomme premium qui a déjà été médaillé dix fois en France. Les pommes affichent par ailleurs un taux de patuline, toxine produite par des parasites ou des moisissures à l’intérieur du fruit, 32 fois en dessous des normes autorisées.

Les coqs se nourrissent exclusivement d’insectes, de petits pois et de blé. Ils ratissent également l’herbe entre les pommiers, entre lesquels il est impossible d’accéder avec un tracteur. Ils mangent enfin les pommes tombées au sol qui ne sont jamais ramassées.

La Forêt de la Reine, sanctuaire naturel légendaire de Lorraine

Commentaires » 0

Non loin des Côtes de Meuse et du Toulois, plus de 5 000 hectares de futaies plantées sur un sol gorgé d’eau abritent une quarantaine d’étangs et de mares tourbeuses. Cet océan de verdure, classé Natura 2000, constitue un véritable paradis pour de nombreux oiseaux migrateurs. 5 000 grues y séjournent ainsi l’hiver. Certaines se sont mêmes installées à l’année.

Forêt de la Reine

Panorama sur la Forêt de la Reine, avec au premier plan le village de Boucq dominé par son château et son église (Crédits photo : François BERNARDIN) 

Cette langue de terre marécageuse s’étire au Sud de la Plaine de la Woëvre, entre Meuse et Meurthe-Moselle. Créés par des moines au Moyen-âge pour servir à la pisciculture, les étangs alimentaient en poisson la population vivant autour des abbayes. Ils appartiennent aujourd’hui à des propriétaires privés et sont régulièrement vidangés, le plus souvent à l’automne, avant d’être remis en eau. En lisière de forêt, des prairies humides complètent un panorama ponctué de mares et d’écosystèmes très fragiles.

Selon la légende, le nom de la Forêt de la Reine proviendrait de la présence de Brunehaut, Reine d’Austrasie, ou de sa grande rivale Frédégonde, Reine de Neustrie. Situé à l’écart des principales voies de communication, ce vieux massif forestier giboyeux s’étend sur une quinzaine de communes. 40 % de son territoire fait partie du Parc Naturel Régional de Lorraine. La forêt s’enracine dans la glaise d’un sol argileux imperméable qui a longtemps été réputé pour être infesté de moustiques. Cet univers convient parfaitement au chêne pédonculé, qui apprécie l’humidité ambiante, et dont les troncs, parfois multiséculaires, servent de refuge au pic mar ou au gobemouche à collier. Au pied de l’épaisse végétation, sous la fougère des marais, le sous-bois regorge d’amphibiens. Salamandres, tritons crêtés ou encore rainettes vertes y prospèrent. Chaque printemps, lors de la grande migration annuelle, des milliers de grenouilles et de crapauds convergent vers les étangs pour se reproduire. Le Parc a mis en place des passages à proximité des plans d’eau pour éviter que de nombreux amphibiens ne se fassent écraser. Le filet tendu le long de la chaussée a permis d’en attraper plus de 5 000 pour ensuite les déposer de l’autre côté.

(Source : RL du 17/08/2015)

Magie et mystère de l’Etang de Lachaussée

Commentaires » 0

Vaste territoire marécageux, la Plaine de la Woëvre a longtemps repoussé. Cette langue de terre argilo-marneuse qui borde les Côtes de Meuse ne semblait en effet guère propice à l’occupation humaine. D’autant plus que selon la légende, elle était le repère de la Vouivre. Cette créature des marais, mi-femme, mi-serpent, cyclope à l’œil de diamant, serait à l’origine de la dénomination de cette plaine humide qui a su préserver l’atmosphère enchanteresse de la myriade d’étangs qui la compose.

Etang Lachaussée

La réserve naturelle de l’Etang de Lachaussée est reconnue à l’échelle internationale (Crédits photo : Lal.sacienne)

L’implantation des moines de Saint-Benoît-en-Woëvre autour du XIème siècle bouleversa pourtant profondément la physionomie des lieux. Bâtisseurs et jardiniers, ces derniers entreprirent alors de domestiquer les milieux humides à des fins matérielles. Les cisterciens ne consomment en effet pas de viande et ne dérogent pas aux périodes de carême. Si bien que la pisciculture s’imposa rapidement comme une alternative particulièrement adaptée au terroir lorrain. Lorsqu’ils rachetèrent l’Etang de Lachaussée, créé en 1273 par le Comte Thiébaut II de Bar, les moines l’aménagèrent en bassin de production. Le site remplit d’ailleurs toujours sa fonction aujourd’hui, sous la houlette de l’Association des Paralysés de France (APF). Propriétaire de ce domaine de 360 hectares situé dans la partie occidentale du Parc Naturel Régional de Lorraine, depuis qu’en 1978 le Comte De Wangen lui en a fait don, l’APF transforme et commercialise le produit de sa pêche.

La vidange précède chaque année la grande pêche d’automne. Cinquante tonnes de poissons, surtout des carpes, sont ramassées dans les filets. La tradition du cycle des assecs contribue également à fidéliser plus de deux cents oiseaux migrateurs friands de ce formidable garde-manger à ciel ouvert qu’offrent les vasières mises à nu entre octobre et mars. L’élégante grue cendrée fréquente ainsi assidûment les lieux. Des migrateurs occasionnels comme les harles ou la buse pattue, qui fuient les grandes vagues de froid au Nord, ou des migrateurs habitués aux lieux comme la cigogne blanche ou noire et la grande aigrette blanche, y font aussi étape.

Bercés par le clapotis, cipres et massettes dessinent les berges et constituent le dernier refuge du butor étoilé, dont le chant caverneux évoque celui d’une corne de brume. Les prairies humides qui bordent l’étang constituent en outre le refuge du busard des roseaux et du balbuzard pêcheur. Riches en invertébrés, notamment de libellules, les vasières accueillent de très nombreuses espèces d’oiseaux. La réserve abrite tout autant d’espèces d’amphibiens, à l’image de la rainette verte ou du triton crêté, ainsi qu’une flore exceptionnelle. Quatre cents espèces végétales, dont onze protégées, y sont en effet recensées. Il est par exemple possible d’y observer la grande douve, belle renoncule à fleur jaune de plus d’un mètre, le séneçon des marées, des roselières ou encore le faux nénuphar qui ondule sur l’eau. L’hiver, les vases exondées deviennent le terrain de prospection de la laîche de Bohème, un minipapyrus qui prospère à la charnière de la rive et de l’étendue plate des limons gorgés d’humidité.

Plusieurs conventions ont été signées, afin de préserver ce site naturel exceptionnel, notamment avec le milieu agricole. L’idée est en effet de limiter l’emprise des grandes cultures en favorisant le maintien des prairies humides qui sont au cœur de cet écosystème sensible. La réserve naturelle de l’Etang de Lachaussée est reconnue d’importance internationale depuis 1991 par la Convention de Ramsar. Elle est également inscrite à l’inventaire Natura 2000. Trois sentiers pédestres balisés et équipés d’observatoires, d’un ensemble de panneaux pédagogiques, d’une table d’orientation et d’une longue-vue panoramique ont été aménagés pour découvrir le site.

(Source : RL du 23/07/2015)

Des essences rares du Parc municipal de Freyming-Merlebach

Commentaires » 0

Né il y a dix ans de l’imagination des jardiniers de la ville, le Parc municipal de Freyming-Merlebach abrite des essences et des fleurs uniques dans la région. Cet ancien schistier transformé en jardin se situe non loin du centre-ville de Merlebach. On peut y admirer un Ginko Biloba ou arbre aux 40 écus, des tulipiers, un sequoia, ainsi que différents pins et sapins. Certaines essences sont très rares, à l’image du pied de rhubarbe du Brésil qui donne des feuilles de deux mètres de diamètre, ou encore de pousses de papyrus.

De nombreux nénuphars agrémentent les bassins du parc, dont l’un ressemble à s’y méprendre à celui des Nymphéas peintes par Claude Monnet. Les nénuphars protègent du Soleil les carpes Koï et les autres poissons. Ils constituent également le terrain de jeu des deux couples de cygnes, l’un blanc, l’autre noir, qui nagent dans ces labyrinthes de verdure. Le Parc abrite également des pigeons de collection, des oies et des paons.

A noter enfin que plusieurs structures de jeux et des balançoires ont été installées. Elles sont toutes accessibles aux enfants handicapés.

Aménagement d’une nouvelle station de pompage et de traitement des eaux minières à Vouters

Commentaires » 0

Une nouvelle station de pompage et de traitement des eaux minières a dernièrement été aménagée sur l’ancien site Vouters dans les bassins construits à l’entrée de la carrière de Merlebach.

Il s’agit de la troisième et dernière station de pompage réalisée dans le Bassin houiller, après celle de La Houve lancée en 2008 et celle du puits Simon en 2012. Ces ouvrages permettent de protéger les habitations et d’éviter que les eaux souillées qui remontent de la mine ne contaminent la nappe phréatique suite à l’arrêt de l’extraction du charbon. Ils maintiennent ainsi le niveau d’eau du réservoir minier en dessous de celui de la nappe phréatique. Le débit de la station Vouters est de 100 mètres cubes par heure. Celui-ci devrait arriver à terme à 500 mètres cubes par heure. L’eau de la mine, rouge car chargée en fer et en manganèse, est traitée après avoir été pompée. Elle est pour cela dirigée vers deux bassins de décantation via des cascades qui facilitent sa ré-oxygénation. Un système de filtrage naturel composé de deux lagunes plantées de roseaux permet de fixer les hydroxydes de fer contenus dans l’eau. Après vérification et analyse, cette dernière est rejetée dans le Merle ou la Rosselle.

Des panneaux d’informations réalisés par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) ont été installés sur le site. Ils présentent l’histoire du puits Vouters et les récents aménagements hydrauliques.

A noter enfin que la station de pompage du site Vouters a représenté un investissement de quatre millions d’euros.

Une cité sur le climat en projet à Chambley

Commentaires » 2

Baptisé Climate City, un projet de laboratoire unique au monde devrait voir le jour sur la base de Chambley.

L’idée est d’associer des entreprises porteuses de technologies nouvelles et des chercheurs internationaux pour créer des écosystèmes nouveaux capables de concevoir des produits, des systèmes pointus, des méthodes et des mesures pour faire face au changement climatique et l’étudier. Jusqu’à présent, les acteurs du climat, de l’aéronautique et du spatial n’ont jamais travaillé ensemble.

Ce projet de cité aéronautique et climat est porté par European XLab, une entreprise toulousaine créée il y a un an. Au mieux, cent emplois sont annoncés d’ici trois ans. 1,5 million d’euros doivent au total être injectés dans le projet.

Enfouissement des déchets radioactifs à Bure : les coulisses d’un mensonge organisé

Commentaires » 5

Si le Centre Industriel de stockage Géologique (CIGEO) de l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) est une réalité inscrite dans le paysage lorrain, aucun déchet n’y est encore entreposé pour le moment. Les premiers devraient arriver, si tout va mal, en 2018. Il n’est donc pas trop tard pour faire reculer le pouvoir politique parisien qui impose cette solution finale contre les populations et contre la science elle-même. C’est en tout cas ce qu’ont voulu rappeler au peuple lorrain, les 1 500 marcheurs venus sur le site de Bure le dimanche 7 juin 2015.

A l’issue de la marche répartie en quatre cortèges différents, un pique-nique convivial a eu lieu et une chaîne humaine a entouré le futur site d’enfouissement. Le 18 juillet, un « Alter-tour » cycliste de France a également fait étape à Bure. Pour tous les citoyens hostiles à ce grand projet inutile, le combat continue.

logo radioactivité

De son côté, l’ANDRA annonçait que l’exploitation du centre débuterait par une « phase pilote » d’une durée comprise entre cinq et dix ans. Des essais seraient ainsi effectués avec des colis factices représentant 5 % du total des déchets nucléaires de haute activité. Le stockage des colis radioactifs serait enclenché dans la foulée après l’accord de l’Etat français, d’abord en petit nombre, avant de se poursuivre à un rythme industriel de 3 000 colis enfouis par an. Le site sera raccordé au réseau ferré depuis Gondrecourt, situé à une douzaine de kilomètres de Bure. Les colis seront donc essentiellement acheminés par train sans rupture de charge, et non par la route. Rappelons que le centre doit accueillir 3 % du volume des déchets radioactifs français, mais les déchets plus dangereux, c’est-à-dire ceux de haute activité et de moyenne activité à vie longue qui concentrent à eux seuls plus de 99 % de la radioactivité totale. Les plus nocifs émettent un rayonnement radioactif pendant plus d’un million d’années.

L’ANDRA déclarait par ailleurs que la demande d’autorisation de création de CIGEO, initialement programmée en 2015, sera effectuée en deux temps : dès 2015 pour la phase préparatoire, avant une finalisation fin 2017. Ce tour de passe-passe permettra ainsi aux ingénieurs de gagner deux ans d’études.  Un temps précieux quand on sait que l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) affirmait que le dossier CIGEO n’était pas au point et insistait pour qu’une capacité d’entreposage soit prévue au cas où CIGEO ne fonctionnerait pas. Cela dit, sur le fond, rien ne change. Le décret sans débat parlementaire autorisant le démarrage de la construction du centre d’enfouissement devrait toujours être signé à l’horizon 2020. Les premiers aménagements doivent même commencer dès cette année. Le début de l’exploitation reste quant à lui programmé pour 2025.

Nous ne pouvons une nouvelle fois que saluer la performance de l’ANDRA d’avoir accouché d’un nouveau concept pour satisfaire aux apparences et tromper l’opinion publique en faisant semblant de ralentir le calendrier tout en ne changeant strictement rien au projet final. Ces petits ajustements de communication n’apportent en effet aucune réponse aux questions de fond. Ils démontrent au contraire que les études officielles menées jusque-là ne sont pas si sûres qu’on veuille bien nous le faire croire. Par exemple, comment concevoir sérieusement une seule seconde qu’une phase pilote de quelques années permettra de savoir si ce stockage sera sans conséquence sur des millions d’années ?

» Lire la suite

Jardins d’été à Metz

Commentaires » 1

Un jardin d’été a dernièrement été aménagé sur la Place de la Comédie à Metz. D’une surface de 1 280 mètres carrés, cet écrin de verdure est composé de six espaces qui encerclent le jet d’eau pour former un Soleil. A la fois lieu de rendez-vous, de promenade, de détente, de découverte et de lectures en plein air, le site est ouvert jusqu’au 30 octobre.

Jardin Place Comédie Metz

Le Jardin d’été aménagé Place de la Comédie (Crédits photo : Marc de METZ) 

Un autre jardin, de papier cette fois, aux nuances de noir, de gris et de blanc, est visible à la Porte des Allemands jusqu’au 29 août. Il a été conçu et réalisé par le plasticien messin Tommy Lazlo et l’artiste Benoît Faivre de la compagnie nancéienne La Bande passante. L’idée est de transposer de manière féérique L’Histoire du règne végétal, un corpus de 1 200 planches rédigé à partir de 1772 par le botaniste messin Pierre Joseph Buch’oz. Basé sur la flore du Grand Est, ce fond fait aujourd’hui partie collections des Bibliothèques-Médiathèques de Metz.

Jardin Papier

Jardin de papier sous la Porte des Allemands (Crédits photo : Marc de METZ) 

Reproduites par l’imprimerie municipale sur du papier 300 grammes, ces planches ont été soigneusement découpées au cutter. Elles ont ensuite été mises à la verticale, afin de donner une impression de vie. Des lampes basse tension ont par ailleurs été installées. Grâce à un système motorisé, elles se déplacent lentement le long des plantes de papier, créant ainsi des ombres sur les parois médiévales et donnant l’impression que le peuple végétal est en mouvement. L’ensemble a par ailleurs été complété par une bande son réalisée par Gabriel Fabing à partir d’éléments reproduisant des bruits de végétation.

Art jardins Metz 1

Sculpture d’Alain Vuillemet installée aux Grottes de l’Esplanade (Crédits photo : Marc de METZ) 

A noter enfin que les sculptures d’Alain Vuillemet et les immenses toiles choisie par Rémy Le Guillerm agrémentent différents espaces verts de Metz. Ces œuvres sont visibles jusqu’au 20 septembre. Elles s’inscrivent dans l’exposition L’Art dans les Jardins. Renouvelée chaque année depuis 2010, cette dernière présente à travers la ville des œuvres, généralement monumentales, afin d’offrir un nouveau regard sur les jardins et sur l’art. Les sculptures en inox d’Alain Vuillemet, artiste né à Paris en 1947, ont été installées aux Grottes de l’Esplanade et au Jardin Botanique. Le sculpteur, dessinateur et plasticien Rémy Le Guillerm, également commissaire de l’exposition itinérante Les monumentoiles pour la rue, propose quant à lui une vingtaine d’œuvres d’artistes contemporains imprimées sur des bâches de grand format qui ont été déployées le long des murs du Quai des Régates.

Art jardins Metz 2

Les monumentoiles pour la rue de Rémy Le Guillerm le long du Quai des Régates (Crédits photo : Marc de METZ) 

Enfouissement des déchets radioactifs français en Lorraine : la démocratie une nouvelle fois bafouée par un procédé scélérat

Commentaires » 1

En introduisant sournoisement un amendement de dernière minute dans les 300 articles de la loi Macron portant sur l’activité et la croissance juste avant son adoption sans vote par le sulfureux 49-3, les parlementaires Gérard Longuet et Jean-Yves Le Déaut, non Lorrains mais censés représenter et défendre la Lorraine, ont enterré toute possibilité de débat avant l’autorisation de création du centre de stockage souterrain des déchets nucléaires à Bure, pourtant prévu par la loi de 2006 pour fixer les conditions de réversibilité. Alors que ce projet doit engager la responsabilité de plusieurs milliers de générations à venir, comment peut-on être si inconscients ?

keine Demokratie

Ce passage en force anti-démocratique est révélateur des méthodes utilisées par le lobby nucléaire. Le sénateur Longuet, qui a déjà à son actif un sacré palmarès une belle carte de visite, est d’ailleurs récidiviste en la matière. Il avait en effet déjà glissé plusieurs amendements dans la loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal qui n’avaient au final pas été retenus dans le texte définitivement adopté après le débat parlementaire. Le natif de Neuilly-sur-Seine est néanmoins parvenu à ses fins en dernière lecture de la loi Macron. Dès lors, l’ANDRA (Agence Nationale de gestion des Déchets Radioactifs) peut désormais tranquillement demander l’autorisation de créer le centre d’enfouissement de Bure en 2017. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) devrait ensuite valider ou non cette autorisation au bout de trois ans d’instruction du dossier. Il suffira alors d’un simple petit décret en Conseil d’Etat pour lancer officiellement les travaux aux alentours de 2020 pour un début d’exploitation du centre en 2025. En attendant, les travaux de recherches archéologiques préventives devraient commencer dès cet automne !

Le Groupe BLE Lorraine trouve inadmissible qu’un telle structure à la technologie non maîtrisée, qui comporte autant de risques et qui est censée tenir pendant des millions d’années, alors même qu’aucun bâtiment humain n’a jusqu’à présent résister plus de 10 000 ans, puisse être adoptée de la sorte en passant par la petite porte et à l’encontre de la volonté du peuple. C’est surréaliste ! Plus de 60 000 personnes ont signé une pétition il y a quelques années pour dire non à ce foutu centre ! Une initiative citoyenne bien entendu jugée illégale par les autorités ! Elle est où la démocratie ? Il est où le respect du peuple et du citoyen ? Elles sont où les perspectives d’avenir de ce territoire lorrain quand les premiers déchets nucléaires de la France entière voire même du monde entier seront enfouis ? Personne ne désire vivre et travailler au-dessus d’une poubelle radioactive ! C’est n’importe quoi !

Nous ne pouvons que retranscrire en conclusion les célèbres paroles de l’un des plus ardents défenseurs de la liberté et de la démocratie incarnés au cinéma. Puissent ces valeurs de vérité triompher à nouveau dans un avenir proche :

« Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble vétéran de Vaudeville distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition !

Un seul Verdict : la Vengeance. Une Vendetta telle une offrande votive mais pas en vain. Car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. » 

Le frelon asiatique repéré en Moselle

Commentaires » 1

Un nid de frelons asiatiques a été détruit mi-juillet à Terville, en Moselle. L’espèce vespa velutina y fait donc officiellement son arrivée après avoir déjà colonisé les trois quarts du territoire français. Elle a débarqué dans le Sud-Ouest de la France en 2004 via des poteries transportées par bateau.

frelon asiatique

Le frelon asiatique a dernièrement fait son apparition en Moselle (Crédits photo : Francis ITHURBURU)

Plus imposant, plus vorace et surtout plus dangereux pour l’écosystème que son congénère européen, le frelon asiatique raffole des insectes pollinisateurs et en particulier des abeilles qu’ils dévorent, tout comme le miel et le nectar qui se trouvent dans les ruches. Si les abeilles asiatiques ont réussi à élaborer un mécanisme de défense en s’agglutinant autour des frelons pour les faire surchauffer, les abeilles européennes n’ont pas développé un tel système et sont donc particulièrement vulnérables. D’autant plus que le frelon asiatique ne possède aucun prédateur naturel. 

A noter enfin que les nids de frelons asiatiques sont bien plus grands que ceux de leurs homologues européens. Ils peuvent en effet atteindre jusqu’à 1,50 mètre de circonférence et abriter une colonie de 40 000 individus.

Le label EcoJardin pour des jardins de Nancy

Commentaires » 0

Après le Jardin Paul Verlaine fin 2014, le Parc Sainte-Marie de Nancy a dernièrement également décroché le label EcoJardin. Décerné pour une durée de trois ans renouvelables, celui-ci valorise une gestion écologique des espaces verts.

Parc Sainte-Marie Nancy

Le Parc Sainte-Marie à Nancy a été labellisé EcoJardin (Crédits photo : Patrice GREFF pour le Groupe BLE Lorraine)

La Ville de Nancy abrite dix parcs et quatorze jardins. Elle ambitionne à terme de labelliser l’ensemble de ses espaces verts qui s’étendent sur une superficie de près de 239 hectares. Les jardiniers municipaux n’utilisent d’ailleurs plus de pesticides depuis une dizaine d’années.

Aménagé il y a tout juste dix ans, le Jardin Paul Verlaine, situé au croisement de la rue du même nom et de l’Avenue Boufflers, abrite plus de 7 000 végétaux sur 5 632 mètres carrés. Il s’inspire du Petit Poucet, célèbre conte de Charles Perrault. Ses dalles circulaires évoquent ainsi les cailloux. Ceux-ci conduisent les visiteurs à une esplanade composée de bouleaux symbolisant la forêt, ainsi qu’à une aire de jeux où l’ogre se dessine sur le sol amortissant. Ce jardin linéaire se déploie via une succession de constructions végétales ponctuées par un potager, des plantes vivaces et une allée d’arbres fruitiers et d’ornement.

Deux autres sites labellisés EcoJardin se trouvent en Lorraine. Il s’agit du Parc de la Seille à Metz et du Sentier des Colverts à Cornimont.

12345...51