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» Catégorie : Energie


Une centrale de cogénération à Forbach

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Après l’exploitation charbonnière, le site du carreau du puits Simon de Forbach réussit sa reconversion. Depuis le 1er janvier 2010, le gaz de grisou est épuisé. Pour pallier ce tarissement, Cofely, filiale de GDF Suez, construit actuellement une centrale de cogénération biomasse. Il s’agit de produire de la chaleur qui sera distribuée par les 18 km de réseau urbain de Forbach, Behren-lès-Forbach et Stiring-Wendel, ainsi que de l’électricité verte à partir de la biomasse locale, c’est-à-dire de bois-énergie achetée dans un rayon de 100 km dans les massifs du Warndt et des Vosges du Nord, soit 69 000 tonnes de bois par an. La mise en service est prévue fin 2012. Comparée à une chaufferie alimentée par des énergies fossiles, cette nouvelle centrale évitera l’émission de près de 35 100 tonnes de CO2 par an.

Cette nouvelle construction remplacera la chaufferie du Holweg, qui assurait depuis 1990 la production de chaleur du réseau à partir de gaz de grisou extrait du sous-sol minier. La centrale de cogénération garantira une meilleure stabilité du prix dans la durée, en exploitant une énergie locale et renouvelable. Il faut dire que notre forêt est l’une des plus grandes d’Europe. Elle est aussi sous-exploitée. Installer une centrale de cogénération ici, c’est développer une réelle politique vers la biomasse et sceller définitivement la reconversion du territoire minier vers les énergies propres. La centrale s’inscrit en effet dans la démarche écologique poursuivie par la Moselle-Est, en prolongement de l’usine de méthanisation de Morsbach (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/09/18/biomasse-methavalor-montre-lexemple/).

La future unité de production devrait parfaitement s’intégrer dans le paysage du carreau minier. Un hectare sera aménagé autour des bâtiments, afin de créer une mare.

La centrale de cogénération devrait enfin créer une cinquantaine d’emplois non-délocalisables, 10 sur le site et une quarantaine dans les forêts, à la source des ponctions.

Moteurs : quand l’eau permet de remplacer l’essence

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Il est possible de couper son essence avec de l’eau. Mais nombreux sont les lobbies industriels qui n’ont pas intérêt à répandre la nouvelle. L’association lorraine La pierre angulaire, spécialisée dans la maîtrise de l’énergie et basée à Courcelles-sur-Nied, travaille sur une modification de la ligne d’échappement, mais le moteur reste classique.

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L’idée est d’utiliser la chaleur des gaz d’échappement pour produire de la vapeur qui est ensuite transformée et injectée dans le moteur. Il s’agit en réalité d’un complément à l’essence, c’est pour cela que l’on appelle cela du « dopage à l’eau ». Le procédé n’a rien de révolutionnaire. La sidérurgie lorraine se servait déjà de la vapeur d’eau pour augmenter la température de ses fonderies.

En 2007, la commune de Vitry-sur-Orne, en Moselle, donnait sa chance à l’association en l’autorisant à équiper un petit véhicule utilitaire municipal. Depuis, deux camions et la balayeuse ont également été dopés à l’eau. L’agent technique continue à remplir le réservoir de carburant, mais il remplit aussi de temps en temps un bidon d’eau de pluie récupérée. Si bien que les véhicules consomment moins d’essence et recrachent 50 % à 80 % de particules en moins dans l’air. Comme elle fonctionne plusieurs heures d’affilée et reste chaude, la balayeuse communale permet au système de fonctionner à plein régime et de diminuer par trois la consommation à la pompe. Cette solution est écologique et économique. Sur un an, Vitry-sur-Orne réalise 1 200 euros d’économie de carburant.

Certes, le procédé est expérimental et non standardisé. Mais les membres de l’association équipent les véhicules au cas par cas. Cela ne modifie en rien le comportement de ces derniers. Il faut compter deux jours d’immobilisation et 2 000 euros pour équiper votre véhicule du système de dopage à l’eau. 

La commune de Vitry-sur-Orne a permis à l’association de crédibiliser son procédé. Depuis, les villes de Jœuf, Hayange, Guénange, Cahors et Besançon ont suivi. De même que des agriculteurs.

Après la prime à la casse, il serait peut-être temps d’accorder une prime dopage à l’eau et de créer une filière industrielle.

Plus d’informations sur le site de l’association : http://lapierreangulaire.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=41&Itemid=3.

Du biogaz de Méthavalor à Morsbach

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La Moselle-Est est incontestablement à la pointe du tri multi-flux et de la valorisation des déchets ménagers. Depuis septembre 2011, l’usine de méthanisation Méthavalor de Morsbach (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/09/18/biomasse-methavalor-montre-lexemple/), près de Forbach, produit du biogaz à partir des restes de repas des habitants de Moselle-Est. Un gisement de 42 000 tonnes de bio-déchets par an est exploité. 400 000 habitants de 291 communes, soit 160 000 foyers, de Bitche à Bouzonville, en passant par Sarreguemines, Saint-Avold, Forbach et les territoires lorrains d’Alsace bossue produisent ou produiront d’ici la fin de l’année la matière première nécessaire à la fabrication d’un biogaz grâce à un tri sélectif rigoureux de leurs poubelles. Ce biogaz est transformé en biométhane après une épuration élaborée à Méthavalor. Il est désormais injecté dans le réseau de gaz naturel de la Moselle. Il ne s’agit que de la seconde expérience de ce type en France, après une première tentative réussie à Lille en juillet dernier.

Les déchets fermentescibles de l’Est mosellan servent déjà à la fabrication d’électricité et de chaleur pour la centrale de Morsbach. D’ici peu, le biogaz mosellan devrait aussi alimenter en biocarburant les réservoirs des camions de collecte des déchets des environs. D’ici 2013, Méthavalor devrait pouvoir produire annuellement 5,5 millions de mètres cubes de biogaz et plus de 8 000 tonnes de compost.

A noter enfin qu’une usine de fabrication de sacs poubelles est actuellement à l’étude sur le Technopôle Sud de Forbach. Les sacs bleus, verts et orange offerts aux ménages de Moselle-Est pour effectuer le tri sélectif multi-flux sont aujourd’hui conçus en Suisse et au Vietnam. La nouvelle unité de production est destinée à sécuriser l’approvisionnement. Elle devrait à terme produire 70 millions de sacs par an, soit trois sacs par habitant et par semaine, et créer 15 emplois. Le circuit des déchets sera alors maitrisé et valorisé. Un exemple écologique, économique et social à suivre. 

(Source : RL du 01/04/2012)

Projet de ferme photovoltaïque à Folpersviller

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Neoen, filiale de Direct énergie, souhaite aménager une ferme photovoltaïque sur le site de l’ancien centre d’enfouissement technique de Folpersviller, juste à côté du centre de tri multi-flux et de la plateforme de compostage de l’agglomération de Sarreguemines. Des déchets ménagers ont été enfouis après leur broyage sur le site jusqu’en 1999. Aujourd’hui fermée et contrôlée, la décharge constitue désormais une sorte de vaste prairie de 8,5 hectares fauchée par un agriculteur. Si le projet voit le jour, car il y a aura forcément comme d’habitude en Lorraine au moins un mec pour le faire capoter, les 10 480 panneaux photovoltaïques couvriront une surface de 5,3 hectares, pour une production annuelle de 2 300 MWh par an. Trois locaux, destinés à abriter les onduleurs et les transformateurs, seront également construits. Ils seront entièrement revêtus d’un bardage en mélèze et recouverts d’une toiture végétalisée.

Le projet Hambrégie compromis

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Alors que les travaux de terrassement pour accueillir la centrale électrique au gaz baptisée Hambrégie (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/31/oui-a-hambregie/) sur l’Europôle de Sarreguemines, à Hambach, avancent, le permis de construire qui avait été délivré par le préfet le 15 janvier 2010 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/28/le-prefet-dit-oui-a-hambregie/) a dernièrement été annulé par le tribunal administratif de Strasbourg. Une association alsacienne avaient en effet intenté un recours (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/30/ingerence-alsacienne-en-lorraine/). Mais si le tribunal n’a pas retenu ses arguments s’appuyant sur des études paysagères ou d’impact, il a jugé que la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) était illégale. Alors que les travaux de construction de la centrale devaient démarrer avant la fin de l’année, une telle décision risque de faire perdre 2 ans au projet. Elle pourrait même remettre en cause cet investissement considérable qui allait donner du travail à une centaine de personne et à plus de 1 000 autres au cours de la durée du chantier (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/08/acharnement-contre-la-centrale-de-hambach/), sans compter la perte de tous les projets induits par la présence de Hambrégie qui seront reportés ou annulés. Dans la situation actuelle de la Lorraine, l’action des détracteurs du projet constitue un véritable acte de sabotage. Une tel comportement est irresponsable. Un projet comme Hambrégie représente en effet « une assurance-vie pour les 20 prochaines années en termes d’investissement » pour tout le territoire de Sarreguemines.

A Blénod-lès-Pont-à-Mousson, la réalisation d’une centrale similaire s’est déroulée sans histoire. Cela dit, pour Direct Energie, « il n’est pas question d’abandonner le projet » de Hambach.

Développement durable et photovoltaïque à Bitche

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Une plateforme photovoltaïque orientable a dernièrement été inaugurée au lycée professionnel régional Albert Schweitzer de Bitche. Le montant de l’investissement se monte à 70 300 euros. Cette plateforme technique orientable, qui suit l’inclinaison du soleil, est destinée à la formation des apprentis professionnels en formation initiale et aux demandeurs d’emploi.

Des panneaux photovoltaïques sur la mairie de Nancy ?

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Nancy réfléchit à l’implantation de 250 mètres carrés de toiture en panneaux photovoltaïques sur la face Sud de son hôtel de ville XVIIIème siècle, un bâtiment classé aux Monuments Historiques et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. La municipalité a d’ailleurs déjà commencé à préparer le terrain en se lançant dans des travaux de dégagement sur la toiture en question. Le coût prévisionnel de ce projet est de 580 000 euros.

L’idée est de revendre l’énergie à EDF, même si l’opérateur a revu à la baisse l’offre de rachat de l’électricité produite.

Le projet, qui est dans les cartons depuis 2009 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/24/nancy-lhotel-de-ville-se-pare-de-panneaux/), attend maintenant l’avis technique de l’architecte en chef des Bâtiments de France. Son rapport est attendu pour début 2012. Il faut en effet connaître l’état actuel de la charpente, examiner les pièces existantes pour savoir si elles présentent un intérêt historique. Si tel est le cas, Nancy devra alors conserver les pièces de charpente classées et, peut-être, refaire le reste à l’identique. Dans le cas contraire, la charpente pourrait être reprise avec d’autres matériaux, moins onéreux. Se posera alors ensuite la question de la technique à utiliser pour implanter de tels panneaux sur le toit.

Même si les panneaux photovoltaïques ne devraient pas se voir depuis la Place Stanislas, le Groupe BLE Lorraine se demande quel est le véritable intérêt de cette opération. Il y a en effet des investissements nettement plus intéressants à faire avec plus d’un demi millions d’euros.

Comment l’industrie nucléaire achète les élus meusiens

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Bure, village de moins de 100 habitants situé à l’extrême Sud de la Meuse, a dernièrement inauguré une salle des fêtes flambant neuve. La commune s’apprête également à lancer la construction d’un hôtel-restaurant de 14 chambres. Ces équipements font en fait partie de l’accompagnement économique d’un territoire qui a accepté d’accueillir les cochonneries nucléaires de la France entière (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/dechets-nucleaires/).

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Déchets nucléaires (Crédits photo : geo.fr)

Si certaines organisations, comme le Groupe BLE Lorraine, continuent de contester le projet, les réticences restent assez faibles, compte tenu des retombées économiques, notamment en termes d’emploi, et de la manne financière que cela représente. Les responsables économiques locaux souhaitent en effet l’installation et le développement d’une filière industrielle centrée autour des métiers du nucléaire. Il faut dire qu’avec l’argent du nucléaire, les « volontaires » ont eu 80 % de subventions pour refaire leurs façades. Tous les ans, chacun a un bon de 35 euros pour fleurir devant sa maison.

Depuis 2005, il existe un pseudo laboratoire souterrain chargé de vérifier la faisabilité du projet (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/13/laboratoire-et-site-denfouissement-des-dechets-nucleaires-de-bure-en-lorraine-comment-on-nous-roule-dans-la-farine/). C’est seulement après le débat public en 2013 et la décision politique de créer ou non un centre de stockage en 2016, que pourraient commencer les travaux pour un montant, au bas mot, de 15 milliards d’euros (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/29/dechets-nucleaires-en-lorraine-la-securite-passera-apres/).

Depuis 2000, les producteurs des futurs déchets nucléaires sont tenus de payer une taxe qu’un Groupement d’Intérêt Public (GIP) pour la Meuse reversent ensuite à des projets locaux qui y postulent. Ces fonds, qui proviennent à 78 % d’EDF, à 17 % du Comité à l’Energie Atomique (CEA) et à 5 % d’Areva, sont de plus en plus importants. Depuis l’an dernier, ils atteignent 30 millions d’euros par an. Ils permettent de financer la réhabilitation et la construction de locaux d’entreprises, de logements, de routes ou encore récemment d’une unité Alzheimer (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/03/les-compensations-de-bure/). Certaines communes deviennent même dangereusement dépendantes des fonds du GIP pour leurs projets, à l’image de Bar-le-Duc, qui finance un tiers de sa nouvelle gare multimodale, la requalification de son centre-ville et son festival Renaissance grâce à ces fonds. L’argent sert également à créer de nouvelles activités ou à en relocaliser d’autres. Par exemple, à Bure, EDF a construit un centre pour ses archives industrielles et une plateforme logistique où seront stockées et réparées toutes les pièces de rechange des centrales nucléaires françaises  (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/08/edf-investit-dans-la-meuse/). 65 emplois ont été générés par cette opération. Par ailleurs, un projet de gazéification de la biomasse est à l’étude et Areva a créé une zone d’activité, un centre d’archivage et une base logistique. Le site fait actuellement travailler près de 400 personnes. L’Agence Nationale pour la gestion des Déches Radioactifs (ANDRA) estime que le centre de stockage devrait employer entre 500 et 800 personnes en permanence durant un siècle.

Néanmoins, il convient de bien comprendre que ces retombées économiques sont artificielles et ne dureront qu’un temps (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/17/dechets-nucleaires-la-menace-fantome-se-confirme-en-lorraine/ et http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/09/la-tentation-des-dechets-radioactifs-se-dissipe-peu-a-peu/#more-484). Elles servent à masquer des choses nettement moins avouables (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/06/15/dechets-nucleaires-ou-leternite-empoisonnee/). En outre, la création d’une telle déchèterie radioactive va réduire à néant les atouts du département que sont le tourisme vert et l’agriculture. 

Rappelons qu’une pétition lancée il y a deux ans a récolté plus de 40 000 signatures. Aucun pouvoir public n’y prête attention ! Un véritable scandale qui prouve une fois de plus les valeurs de notre démocratie et de la république à la française. Mais que ce soit par adhésion, indifférence ou pragmatisme, les résistances restent timides devant cette manne financière à portée de main. Même une partie de la cinquantaine d’élus qui sont opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/12/05/8-communes-lorraines-acceptent-le-pacte-diabolique-de-landra/, http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/24/bonnet-dit-non-a-lenfouissement-des-dechets-nucleaires/ et http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/03/lorraine-une-motion-contre-les-dechets-nucleaires/) accepte les fonds du GIP ! 

Pour plus d’informations, se reporter notre la page spéciale sur BLE Fondation : http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,dechets-nucleaires,311789.html.

Une centrale cycle combiné gaz à Blénod

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La Centrale Cycle Combiné Gaz (CCG) de 400 MW de Blénod-lès-Pont-à-Mousson sera mise en exploitation en automne (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/09/09/350-millions-deuros-investis-a-la-centrale-de-blenod/). Ce sera la première de ce type de technologie construit par EDF en France. Elle a été bâtie juste à côté d’un site d’exploitation composé de trois groupes au charbon vieux de 40 ans, encore en bon état mais qui sont s’arrêteront en 2015. La nouvelle centrale représente un investissement de près de 350 millions d’euros.

Rappelons que la technologie du cycle combiné gaz offre des rendements de 57 % alors que ceux au charbon atteignent à peine 35 %. Par ailleurs, elle émet deux fois moins de dioxyde de carbone et est très souple d’utilisation.

A noter enfin que la nouvelle centrale emploiera seulement une quarantaine de personnes en raison de la forte automatisation de l’installation.

Biomasse : Méthavalor montre l’exemple

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L’usine de méthanisation de Morsbach, près de Forbach, est désormais opérationnelle (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/10/25/lancement-des-travaux-du-projet-methavalor/). La première livraison de déchets fermentescibles a en effet dernièrement eu lieu. L’usine tournera à plein régime en 2012.

Baptisée Méthavalor, la structure constitue une véritable révolution dans le domaine du recyclage. Un système unique en France, voire dans le monde pour certains procédés d’acheminements et d’ouverture des sacs de détritus. Car ici, du gaz, de la chaleur, de l’électricité et du compost sont produit à partir des restes de repas et des déchets verts de tout l’Est mosellan.

Prosaïquement, le contenu des poubelles de cuisine est déversé dans des fosses. Peaux de banane, coquilles d’œuf, épluchures de pommes de terre, restes de viande ou de légumes sont stockés, criblés, malaxés puis engloutis par un digesteur, immense cuve privée d’oxygène. Le mélange se dégrade doucement dans une atmosphère à 55° C durant trois semaines. Du méthane et du CO2 s’accumulent alors dans le digesteur. Le biogaz est récupéré pour alimenter une mini-centrale électrique qui peut servir le réseau domestique. De la chaleur est par ailleurs produite pour les besoins du site et une unité de séparation CO2/méthane permet d’obtenir du méthane pur pouvant être utilisé comme carburant pour les camions de collecte des déchets.

Méthavalor a une capacité d’absorption de 32 000 tonnes de déchets par an pour une production annuelle de 5 500 000 mètres cube de biogaz. 160 000 foyers de Moselle-Est sont concernés, soit 385 000 habitants. Les restes des restaurants et des cantines de tout le territoire, ainsi que les déchets verts broyés des déchetteries, soit 10 000 tonnes par an, commencent également à arriver dans cette usine qui emploie une dizaine de personnes.

La Moselle-Est peut désormais être citée comme exemple pour le traitement de la biomasse.