Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Education


Un programme d’investissement de 120 millions d’euros pour rénover les lycées lorrains

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Près de 120 millions d’euros seront investis par la Région Lorraine, afin de rénover les lycées lorrains. 56 millions d’euros seront prêtés par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) sur plus de 20 ans à un taux exceptionnel proche de de 2 %.

Ce programme d’investissement vise à moderniser et à mettre aux normes onze établissements, à savoir : le Lycée Professionnel Alain Fournier de Verdun à hauteur de 11,3 millions d’euros, les lycées Louis Cormontaigne (10,4 millions d’euros) et Louis Vincent à Metz (6,5 millions d’euros), le Centre de Formation d’Apprentis (CFA) agricole de Courcelles-Chaussy (3,7 millions d’euros), les lycées Simon Lazard à Sarreguemines (4,55 millions d’euros), Félix Mayer à Creutzwald (2,2 millions d’euros), Arthur Varoquaux à Tomblaine (10,9 millions d’euros), Alfred Mézières à Longwy (18,5 millions d’euros pour la première tranche et 25,76 millions d’euros pour les tranches deux et trois), Louis Lapicque à Epinal (9,9 millions d’euros), Pierre Mendès-France à Contrexéville (2,05 millions d’euros), ainsi que l’Etablissement Régional d’Enseignement Adapté (EREA) de Flavigny-sur-Moselle (11,2 millions d’euros).

Convention sur l’apprentissage entre la Lorraine et la Sarre

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La Région Lorraine et le Land de Sarre ont dernièrement signé une convention sur l’apprentissage, afin de mettre en place une véritable formation professionnelle transfrontalière. A la rentrée prochaine, les jeunes Lorrains pourront contractualiser un apprentissage avec une entreprise allemande et les jeunes Sarrois avec une entreprise lorraine. La situation du marché transfrontalier laisse toutefois penser que les flux se feront davantage de la Lorraine vers l’Allemagne, pays où l’apprentissage connaît un grand succès avec plus de 1,5 million d’apprentis, contre seulement 430 000 en France. En effet, sur les 100 000 Lorrains qui traversent chaque jour la frontière pour travailler, 20 000 vont en Sarre. Même si cette dernière n’est pas le Land qui connaît le taux de chômage le plus faible, avec un taux de 7,2 %, celui-ci reste bien inférieur au 10,4 % affiché par la Lorraine. Par ailleurs, le taux de chômage des jeunes, qui s’élevait à 23,4 % fin 2013 en Lorraine, n’était que de 6,1 % en Sarre. Et encore, le petit Land allemand peine à pourvoir toutes les places offertes par ses entreprises. Une quinzaine de métiers sous tension, comme par exemple mécanicien, coiffeur ou boucher, ont été identifiés. Afin de remédier à la situation, une agence transfrontalière de l’emploi avait déjà été créée en novembre 2013.

A noter enfin que la convention signée prévoit que les apprentis transfrontaliers puissent continuer à effectuer leur formation théorique dans leur pays d’origine et y obtenir leur diplôme, avec la possibilité de le doubler d’un diplôme du pays voisin. Afin de bénéficier des mêmes conditions de salaires et de la même couverture sociale, les apprentis transfrontaliers disposeront du statut de travailleur détaché.

Non à la fermeture d’une classe à Tiercelet

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L’école de Tiercelet, dans le Pays-Haut, est en danger suite à une décision du rectorat de l’académie de Nancy-Metz de fermer une classe. Selon les parents d’élèves mobilisés, il ne manquerait qu’un seul élève par rapport au minimum requis pour maintenir la classe !

La commune de Tiercelet dispose à l’heure actuelle de trois classes. En cas de fermeture d’une classe, un même instituteur aurait à gérer simultanément plus de 30 élèves de cinq niveaux de primaire différents ! Les conditions d’apprentissage seraient alors sérieusement dégradées. Les parents d’élèves redoutent la mise en place d’un cercle vicieux. La détérioration de la qualité de l’éducation risque en effet de provoquer dans les années à venir la fuite des élèves restants vers d’autres établissements, ce qui risquerait d’entraîner la fermeture définitive de l’école et la mort du village.

Afin d’éviter ce scénario catastrophe, les parents d’élèves ont déjà symboliquement bloqué à plusieurs reprises l’école de Tiercelet. Ils organisent une manifestation dans la commune le jeudi 24 avril à partir de 8h30 avec des barrages filtrants. Venez nombreux pour les soutenir !

Soucieux de préserver l’avenir de nos enfants par le maintien d’une éducation de qualité, le Groupe BLE Lorraine attend du ministère français de l’éducation des créations de postes dans notre région et non pas des fermetures de classes.

Nouveau Restaurant Universitaire à Metz-Technopôle

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Baptisé Le Metz’in, le Restaurant Universitaire (RU) de Metz-Technopôle a enfin ouvert ses portes après deux ans de retard. Il s’agit du 5ème RU de la ville. Le nouvel établissement dispose d’une capacité de 480 couverts pour 1 200 repas par jour. Il propose des plateaux plus diversifiés aux étudiants du site, notamment de l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz), de l’ENSAM (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers), de l’IPEFAM (Institut Polytechnique d’Etudes Franco-Allemandes et de Management) ou encore de Supélec.

RU CROUS Metz Technopole

Le nouveau RU de Metz-Technopôle (Crédits photo : Raoul GILIBERT pour le Groupe BLE Lorraine)

Avec son architecture design et écolo, le nouveau RU messin ressemble à un terrier de Hobbit. Il apparaît en effet comme un soulèvement de la plaine avec une façade naissant à même le sol et un toit végétalisé. Il faut dire que le bâtiment est implanté dans une zone encore verte, au milieu d’écoles à l’identité architecturale très forte. Il fallait par conséquent l’intégrer discrètement dans le paysage. Au-delà de l’esthétisme, son architecture favorise la rétention provisoire des eaux de pluie et compense l’inertie thermique induite par l’ossature en bois de la structure.

Le statut scolaire en Alsace-Moselle

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Le Droit Local alsacien-mosellan est un héritage de l’histoire. En 1870, la Prusse gagna en quelques semaines la guerre contre la France.

Les préliminaires de paix signés à Versailles en février 1871, puis le Traité de Francfort du 10 mai 1871 consacrèrent l’annexion, au profit de l’Empire d’Allemagne créé en janvier 1871, de l’Alsace (à l’exception de Belfort), de la Moselle et d’une partie de la Meurthe et des Vosges.

Le 11 novembre 1918, l’Alsace-Moselle redevînt française, ce qui fut proclamé quelques mois plus tard par le Traité de Versailles du 28 juin 1919. Pendant 47 années d’annexion entre 1871 et 1918, l’Empire allemand  a introduit  progressivement  ses lois tout en maintenant certaines règles anciennes du droit français. Dès lors, le pouvoir exécutif français se trouvait confronté à cet héritage législatif. Fallait-il abroger toutes ces dispositions  et appliquer l’intégralité de la législation française en vigueur, comme cela avait été le cas pour la Savoie et Nice en 1861, ou fallait-il maintenir le Droit Local ? La seconde solution fut choisie pour deux motifs déterminants. Les premières raisons sont d’ordre technique : les lois locales avaient un siècle d’avance sur les codes napoléoniens et donc dans bien des domaines étaient supérieures au droit français (publicité foncière, échevinage des juridictions commerciales, faillite civile, etc.). Les secondes raisons sont d’ordre politique. Les Alsaciens et les Mosellans étaient très attachés aux lois sociales locales, qui avaient fait la preuve de leur efficacité, ainsi qu’aux lois en matière de cultes et d’enseignement. Dans ce dernier cas, il faut bien distinguer le régime des cultes et le statut scolaire. En ce domaine, l’Alsace et la Moselle sont soumises à un régime spécial, comme il en existe en Guyane ou dans d’autres pays européens. En effet, la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat ne s’applique pas.

L’attachement des populations au régime des cultes peut s’expliquer par le rôle particulier de l’Eglise qui sous l’annexion avait été un rempart français alors que les élites s’étaient exilées à Nancy et à Paris. En 1924, le régime concordataire a été menacé lorsque le Président du Conseil, Edouard Herriot envisagea d’introduire en Alsace et en Moselle l’ensemble de la législation française, mais la protestation fut telle que le projet fut abandonné. Le 29 janvier 1929, le Président Poincaré renouvelait solennellement « l’assurance que le statut des cultes dans les trois départements de l’Est ne saurait être modifié qu’avec le plein accord des populations ».

Le statut scolaire en Alsace et en Moselle est en partie lié au régime des cultes reconnus. La législation des cultes est constituée par l’ancienne loi du 18 germinal An X (Concordat de 1801 et Articles Organiques des cultes catholique et protestants) et de nombreux textes d’application, dont le décret de 1808 pour le culte israélite. Les cultes reconnus sont au nombre de quatre : le culte catholique, les deux cultes protestants (Eglise Protestante Réformée d’Alsace et de Lorraine, ainsi que l’Eglise Protestante de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine) et le culte israélite. Ils bénéficient d’un statut privilégié puisque leurs ministres du culte sont rémunérés par l’Etat et ont droit à une retraite. De même, les communes, en cas d’insuffisance de revenus des établissements publics du culte ont l’obligation d’entretenir les édifices du culte. Elles sont tenues également d’assurer le logement aux ministres du culte. En contrepartie, l’Etat français contrôle ces ministres du culte. Leur nomination est en effet soumise à l’accord des autorités civiles. Ceci correspond bien en fait à l’idée de Portalis, ministre du culte de Napoléon, selon laquelle le religieux fait partie de la sphère publique. Pour ce dernier, la religion est nécessaire pour une raison pratique : les institutions religieuses ne sont jamais indifférentes au bonheur public.

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Le paradoxe du Lothringer Platt

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Le Lothringer Platt vit un paradoxe. Le Francique luxembourgeois est de plus en plus utilisé, alors que les Franciques rhénan et mosellan sont assimilés à tort à l’allemand.

Les personnes qui militent aujourd’hui pour une meilleure reconnaissance du Lothringer Platt partagent souvent un même souvenir d’enfance, vécu comme une injustice. Celui où elles étaient punies sur les bancs de l’école française quand on les surprenait à converser en langue régionale. Parlée en famille, cette dernière, était socialement la langue de l’échec, qu’il fallait proscrire, contrairement au français, considéré comme le parler des Lumières.

Le Lothringer Platt est tout le contraire du repli sur soi et de la nostalgie. C’est la langue de l’avenir, de l’Europe. Le multilinguisme lorrain est une ouverture. Une chance. Les trois variantes de notre langue régionale touche potentiellement un bassin de 300 000 personnes. Contrairement aux Franciques rhénan et mosellan, le Francique luxembourgeois est en plein essor. Devenu langue nationale du Grand-duché, il est enseigné dans les écoles. Cette année scolaire, 634 enfants entre la grande section de maternelle et la terminale apprennent le Francique luxembourgeois en classe. Ils n’étaient qu’une cinquantaine dix ans plus tôt. Le Lothringer Platt est perçu comme un passeport pour travailler au Luxembourg. Si bien que les demandes de cours du soir ou particuliers explosent. 13 000 travailleurs frontaliers lorrains ont d’ores et déjà pris des cours.

L’Université de Lorraine est-elle trop grande ?

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Avec 830 000 mètres carrés à sa disposition, l’Université de Lorraine est la plus vaste de France. Mais ses besoins sont évalués à 730 000 mètres carrés. Les premières friches universitaires devraient bientôt faire leur apparition.

Les déménagements les plus spectaculaires seront ceux des Facultés de pharmacie et de chirurgie dentaire à Nancy vers le futur et gigantesque Campus de biologie-santé de Brabois, dont l’ouverture est annoncée en 2018. Les bâtiments libérés au cœur de la ville, dont celui de Pharmacie, classé aux Monuments Historiques, devront être reconvertis. Des immeubles seront également vidés à l’entrée du Campus du Saulcy, à Metz.

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Restaurants et résidences universitaires en Lorraine

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Il y a 16 Restaurants Universitaires (RU) en Lorraine : 8 à Nancy, 4 à Metz, 2 à Epinal, 1 à Yutz et 1 à Longwy. Le prix de revient des matières premières d’un repas est de 1,60 euros. Ce dernier est facturé 3,15 euros à un étudiant. 2,5 millions de repas sont servis chaque année dans l’ensemble des RU de Lorraine.

19 résidences universitaires sont également présentes sur notre territoire. Elles représentent 7 500 logements. Une nouvelle, qui disposera de 100 chambres, est en cours de construction sur le Campus du Saulcy à Metz.

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Future Maison de l’enfance à Bitche

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La future Maison de l’enfance de Bitche est en construction sur le site de l’ancien 4ème Régiment de Cuirassiers. D’ici début 2015, elle rassemblera une crèche, un périscolaire de 85 places et le Relais d’Assistantes Maternelles (RAM) dans un bâtiment de 1 300 mètres carrés de Haute Qualité Environnementale (HQE). De la ouate de cellulose et de la fibre de bois seront utilisés comme isolants. La structure présentera une architecture soignée avec des volumes simples alliant bois et lumière. Elle disposera également d’un patio intérieur qui sera ouvert sur la nature, ainsi que d’une toiture végétalisée.

Avec une halte-garderie dans les locaux du Lycée Saint-Augustin mis en vente et un périscolaire mal adapté dans les salles de l’école pasteur, la Maison de l’enfance devenait indispensable pour la commune. Celle-ci représente un investissement de 3,73 millions d’euros hors taxe. Elle s’inscrit dans le cadre de la reconversion de la friche militaire du 4ème Régiment de Cuirassiers, située à l’entrée Nord de la ville, en éco-quartier qui devrait aussi comprendre un lotissement, une résidence pour seniors ou un marché couvert.

Maison de la petite enfance à Rohrbach-lès-Bitche

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La nouvelle Maison de la petite enfance de Rohrbach-lès-Bitche est dotée d’une capacité d’accueil de 30 places. Elle a représenté un investissement de 1,6 millions d’euros hors taxe. La structure, d’une surface de 700 mètres carrés, présente des pièces lumineuses, des dessins, des photos et des chansons inscrites sur les murs, ainsi qu’une excellente isolation phonique. Située à proximité du collège et de la piscine, elle permet d’accueillir les enfants dans des conditions optimales de sécurité et de confort. 11 personnes y sont employées.

Fermeture de l’école maternelle Monborn à Hombourg-Haut

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Le conseil municipal de Hombourg-Haut a dernièrement entériné la fermeture de la petite école maternelle Monborn située à la Cité des Chênes. L’établissement accueillait 42 bambins répartis en deux classes. Les parents d’élèves se sont mobilisés en vain pour sauver cette maternelle qui participe à la vie d’un quartier populaire de cette commune du Bassin houiller en proie à une baisse démographique inquiétante. Depuis plusieurs années, le maire assume son choix de regrouper les écoles disséminées aux quatre coins de Hombourg-Haut.

Fermeture du lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange

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Le rectorat et le Conseil Régional de Lorraine ont dernièrement décidé de fermer dès juin 2014 le lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange, mettant ainsi un terme à des décennies d’enseignement.

lycée professionnel Paul Dassenoy Morhange fermeture

Le lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange fermera définitivement ses portes en juin (Crédits photo : Google Street View)

Le risque de fermeture de l’établissement planait depuis un certain temps, plus particulièrement depuis la suspension de la formation « Ouvrages du bâtiment : aluminium, verre, matériaux de synthèse (OBAVMS) en juillet 2013, en raison d’effectifs insuffisants. Spécialisé dans les formations aux métiers de l’industrie, le lycée Paul Dassenoy de Morhange voit en effet irrémédiablement fondre le nombre de ses élèves. Construit dans les années 1960 pour en accueillir 600, ils ne sont plus que 85 aujourd’hui, soit moins que le seuil des 100 qui est tacitement considéré par le rectoral et le Conseil Régional comme le plancher sous lequel un lycée n’est pas maintenu.

Quatre raisons principales peuvent expliquer cette fermeture brutale : la diminution importante des effectifs de l’établissement, le manque d’attrait pour le secteur du bâtiment et de l’industrie en général en raison des nombreuses fermetures d’usines, le désintérêt pour les filières professionnelles au profit des voies générales, ainsi que le contexte budgétaire tendu.

Une manifestation a été organisée pour protester contre cette décision. Environ 150 personnes ont défilé dans les rues de Morhange. Le directeur général pour l’Europe occidentale du groupe Rehau, entreprise qui dispose d’une usine qui emploie plus de 800 personnes dans la localité, a qualifié de « désastreuse » la gestion du rectorat et du Conseil Régional. Il se demande désormais s’il est « encore pertinent d’investir ici », alors qu’il était prêt à embaucher quinze jeunes tous les ans. En effet, faute de diplôme adéquat et de liens entre le monde académique et le monde industriel, son entreprise rencontre des difficultés pour recruter. A tel point que Rehau a été contraint de créer sa propre académie de formation. Et la sculpture représentant l’union entre l’enseignement et l’industrie au lycée professionnel Paul Dassenoy de Morhange se dressera d’ici peu sur la pelouse d’un établissement fantôme.

(Source : presse régionale)

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