Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

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Oui à l’Université de Lorraine !

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Le vote positif des conseils d’administration des quatre universités lorraines a dernièrement ouvert la voie à la création d’une université unique au 1er janvier 2012. C’est désormais une certitude, tant la validation du Conseil d’État s’apparente désormais plus à une étape technique qu’à un réel obstacle. 

La construction de l’Université de Lorraine (UdL) est une occasion incroyable pour la Lorraine entière d’entrer dans un cercle vertueux, à savoir celui de l’économie de la connaissance, porteuse de dynamisme, de développement et d’avenir. C’est aussi pour les futurs étudiants de l’UdL, l’opportunité d’être diplômés d’une grande université, visible à l’international et attractive. 

En quelques chiffres, l’UdL ce sera plus de 55 000 étudiants, près d’une centaine de laboratoires, dont 6 classés A+, le summum en matière de reconnaissance scientifique, 570 diplômes et formations, 16 écoles d’ingénieurs et 8 écoles doctorales, plus de 2 000 doctorants et près de 450 thèses soutenues par an, un effectif global de 6 600 personnes, dont 3 600 enseignants-chercheurs, ainsi qu’un budget consolidé cumulé de 555 millions d’euros. Pas de doute, l’Université de Lorraine (UdL) sera un colosse et l’une des plus grandes universités de France. 

Par ailleurs, dans l’attente des résultats des appels d’offre en cours dans le cadre du grand emprunt, soit 35 milliards d’euros, dont 20 milliards consacrés sous forme de financements ou de placements à l’enseignement supérieur, l’UdL peut nourrir de solides espoirs. Et la dynamique de fusion pourrait peser lourd vue depuis Paris. 

Cela parachèverait le travail colossal consenti depuis des années pour reconstruire un établissement unique en Lorraine, à l’image de celui qui fut premièrement implanté à Pont-à-Mousson en 1572 et qui rayonna sur toute l’Europe jusqu’au milieu du XVIIIème siècle. Ce fut d’ailleurs dans cette même cité, en 2004, que fut donnée l’impulsion décisive de la constitution de l’Université de Lorraine. La boucle est donc bouclée. « L’esprit de Pont-à-Mousson » appelle maintenant à un nouvel élan. 

Naissance de l’ESAL

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Depuis le 1er janvier 2011, l’Ecole Supérieur d’Art de Metz Métropole (ESAMM) et l’Ecole Supérieure d’Art d’Epinal, plus connue sous le nom d’Ecole de l’Image », ont fusionné pour donner naissance à l’Ecole Supérieure d’Art de Lorraine (ESAL). La nouvelle entité marque un tournant capital dans l’enseignement ses pratiques artistiques en Lorraine. 

Ce regroupement permet en effet de s’adapter de manière cohérente aux accords de Bologne, signés en 1999, qui visaient à harmoniser l’enseignement supérieur européen pour 2010. De fait, pour pouvoir prétendre dispenser des diplômes de niveau Master, il avait été déclaré que chaque établissement devait accueillir un minium de 250 étudiants. Un seuil qu’aucune des deux structures lorrains ne pouvaient garantir seules. 

Selon Metz Métropole, rien ne changera cela dit concrètement pour les étudiants des deux villes lorraines. 

On voit bien que quand il n’y a pas de leadership régional en jeu, la coopération est tout de suite plus facile à mettre en œuvre… 

Zoom sur l’Université de Lorraine

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La fusion des quatre universités lorraines, à savoir Henri-Poincaré (Nancy 1), Nancy 2, l’université Paul Verlaine de Metz et l’Institut National Polytechnique de Lorraine (INPL), qui regroupe des écoles d’ingénieurs, va prochainement donner naissance à l’Université de Lorraine (UDL). 

Avec 55 000 étudiants, la future université unique s’imposera comme un des acteurs clés du paysage de l’enseignement supérieur en France. Cette nouvelle dimension devrait contribuer à faciliter les passerelles entre filières et à offrir une garantie pour la pérennité de disciplines rares qui seraient très menacées si on ne parvenait pas à conjuguer les sites de Nancy et de Metz. Il n’y aura donc ni abandon de filière ni regroupement. L’équilibre Nord-Sud ne sera pas modifié, dans le but de renforcer l’offre et de bénéficier d’une plus grande cohérence. 

Ainsi, l’université unique ne sera pas constituée par la simple addition des quatre universités. Une nouvelle dynamique sera insufflée. Elle est destinée à créer une certaine identité chez les étudiants. 

La dernière cartographie sur l’enseignement supérieur et de la recherche en France publiée par l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) éclaire avec rigueur et concision sur la réalité, les forces et les faiblesses des filières et des laboratoires. Elle balaie également la recherche et la valorisation, la formation et la vie étudiante, les relations extérieures et internationales, ainsi que la gouvernance. Il ressort de cette étude que la Lorraine universitaire dispose de forces tout à fait appréciables. Nancy-Metz accroche ainsi le top 10 en France, grâce à son potentiel en sciences et technologies. 

Par exemple, l’Unité de Formation et de Recherche Mathématiques/Informatique/Mécanique (MIM) de l’université Paul Verlaine de Metz est une des composantes de pointe en Lorraine, grâce à son ouverture sur l’industrie et au rayonnement de ses laboratoires. En pleine recomposition de la structure des laboratoires lorrains, l’UFR MIM affiche ainsi une belle santé avec cinq structures CNRS ou rattachées, dont trois classées A, soit le plus haut classement, et deux classées B.  

Université de Lorraine : 2011, année charnière

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2011 devrait être une année historique pour le monde universitaire en Lorraine, puisque plusieurs évènements devraient marquer durablement le paysage lorrain. 

En effet, au cours du premier semestre, la signature définitive du Plan Campus avec ses 160 millions d’euros pour la Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/12/18/declinaisons-du-plan-campus-en-lorraine/) et le vote du projet de décret portant la création de l’Université de Lorraine (UdL) unique devraient intervenir (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/12/09/le-label-campus-pour-luniversite-lorraine/). La création officielle de l’UdL pourrait d’ailleurs avoir lieu le 1er janvier 2012. Enfin, les résultats des appels à projets « Equipement d’excellence » (Équipex), « Laboratoire d’excellence » (Labex), « Institut de recherche technologique » (IRT) et « Initiative d’excellence » seront connus d’ici l’été (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/12/24/un-centre-de-recherche-mondial-sur-les-materiaux-en-lorraine/). 

La Lorraine a candidaté dans tous les domaines. A titre d’exemple, son dossier « Initiative d’excellence » est fortement soutenu par des organismes de recherche comme le CNRS (Centre Nationale de la Recherche Scientifique) et a été élaboré en partenariat avec les universités technologiques de Troyes et de Belfort. Organisé autour de l’ingénierie écosystémique (INGEXYS), ce projet remarquable s’appuie en outre sur les laboratoires d’excellence lorrains et sur de nombreuses innovations. Sur les 17 dossiers déposés pour « Initiative d’excellence », seulement 5 seront retenus dans la première vague. 

Stop à la saignée dans les écoles lorraines !

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Avec 822 postes supprimés pour compenser une soi-disant perte de 3 991 élèves, la Lorraine est particulièrement touchée par la suppression de postes dans l’éducation prévue par la nouvelle loi de finance. Les nouvelles restructurations scolaires imaginées par l’Etat français se mettent en place (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/12/18/nouvelles-restructurations-scolaires-en-lorraine/).   

Les lycées professionnels sont les plus impactés par ces mesures scandaleuses avec 235 retraits en Lorraine. Par ailleurs, rien qu’en Moselle, 112 retraits sont également prévus dans les écoles et 60 dans les collèges. 

Si, jusqu’à présent, le taux d’encadrement dans l’académie Nancy-Metz était supérieur à la moyenne française par rapport à d’autres académies où la démographie est en plus forte progression, les opérations de démantèlement en cours cachent en réalité des motivations inacceptables qui compromettent dangereusement l’avenir de la Lorraine et de ses habitants. 

En effet, l’argument démographique ne tient pas. Il est sans lien avec le nombre de postes supprimés. Par exemple, dans les Vosges, on supprime deux postes pour cinq élèves en moins. En Moselle, ce sera du un pour cinq. Le ratio n’a strictement aucun sens ! C’est de l’arbitraire pur pour dépouiller une fois pour toute la Lorraine de ses ressources et de ses forces vives. 

Ainsi, le ministère se désengage complètement et des filières disparaissent, alors qu’il manque par exemple une vingtaine de professeurs d’allemand dans notre belle province. La réalité est que des élèves se retrouvent sans enseignant à la rentrée, que des professeurs sont contraints de naviguer entre plusieurs établissements, et que les établissements sont obligés de recourir à des vacataires peu formés et parfois difficiles à trouver. L’étau se resserre donc inexorablement. 

C’est pourquoi les organisations syndicales ont dernièrement boycotté le Comité Technique Paritaire Académique (CTPA) à Nancy. Elles comptent organiser des manifestations importantes après un second boycott du CTPA. Deux boycotts de suite, ce serait du jamais vu. Le vent de la révolte commence a soufflé en Lorraine … 

Les Lorrains ne doivent plus se laisser faire. C’est primordial. 

Nouvelles restructurations scolaires en Lorraine

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L’académie de Nancy-Metz est la plus touchée par les réductions d’effectifs l’an prochain dans l’Education en France avec 298 postes en moins dans le primaire et 524 postes en moins dans les lycées et les collèges. Ce sont les recteurs qui auront la charge d’opérer la répartition par département, puis par établissement. 

Avec 3,4 % de postes supprimés dans les collèges et les lycées, la Lorraine est de loin la plus touchée, sous prétexte de baisse des effectifs. Une des conséquences de ces mesures non justifiées sera bien entendu une dégradation générale des conditions de travail pour tous. 

Les Lorrains doivent donc se préparer à un nouveau choc après les restructurations militaires, voilà les restructurations scolaires ! 

Voir également : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger-2/ et http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/colleges-en-danger/

Déclinaisons du Plan Campus en Lorraine

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Grâce au Plan Campus, la Lorraine devrait bénéficier de 160 millions d’euros (90 venant de l’Etat français, 70 des collectivités territoriales), pour réorganiser et moderniser ses universités. Cette aide, elle le doit en grande partie à son unité. Voici en quelques lignes comment les différents campus de Nancy et de Metz vont en être impactés. 

A Nancy, l’histoire universitaire a semé des bâtiments un peu partout, si bien que le Plan Campus devrait permettre de remodeler ce paysage, en particulier pour le pôle biologie-santé. La faculté de médecine, installée à Brabois, près du CHU, sera ainsi durablement transformée, avec l’adjonction des facultés de pharmacie, d’odontologie, l’école de sages-femmes, mais aussi la biologie humaine et le génie biologique-santé. Ce qui représente 10 000 étudiants. Une telle opération sera réalisée par la restructuration de l’existant et par la construction de locaux mutualisés d’enseignement. 

L’opération Campus entend également profiter du déménagement de l’Institut Commercial de Nancy (ICN) de ses locaux en centre-ville pour sa nouvelle base ARTEM (Art-Technologie-Management, qui regroupera l’école des Mines, les Beaux-arts et l’école de commerce), afin d’y créer un pôle de gestion management. Les locaux libérés de l’ICN accueilleraient ainsi le nouvel institut ISAM-IAE (Institut Supérieur de l’Administration et du Management – Institut d’Administration des Entreprises). De même, les anciens locaux de la présidence de Nancy 2, où sont situés pour l’instant les services administratifs d’ISAM-IAE, seront transformés pour recevoir un espace de recherches pour les sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. 

Tous ces projets sont pour l’instant dans une phase de dimensionnement des besoins, avec des études de faisabilité. Si bien que rien de concret ne devrait se manifester avant 2012, voire 2013, en raison de la complexité des projets et de la mise en place de partenariats public-privé. 

Néanmoins, dès 2011, certaines opérations se concrétiseront déjà. Elles concernent avant tout l’amélioration du cadre de vie des étudiants avec la réhabilitation de deux résidences universitaires et de la piscine des Océanautes. Cette dernière, dotée d’éléments Jean-Prouvé, devrait ainsi voir sa verrière et son bassin rénovés. 

A Metz, cinq à six millions d’euros permettront de créer 150 chambres et une extension du restaurant universitaire au Technopôle. 

Au total, les trois campus messins bénéficieront de 51 millions d’euros. 

Le campus de Bridoux, qui abrite déjà le LIEBE (Laboratoire des Interactions Eco toxicologie, Biodiversité, Ecosystème), a vocation à devenir une plateforme basée sur la technologie et l’environnement. Il devrait par ailleurs accueillir dès la rentrée prochaine 300 étudiants en L1 santé, ce qui l’oblige à construire de nouveaux amphithéâtres.   

Enfin, les anciens locaux de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM) sur le campus du Saulcy abriteront le futur Institut des Sciences de l’Homme et de la Société qui regroupera l’école d’infirmières, la médecine préventive, l’institut des langues pour non spécialistes et l’antenne messine de la Maison des Sciences de l’Homme.

Précisions sur l’Institut Lafayette à Metz

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Nous en savons désormais un peu plus sur le fameux Institut Lafayette (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/02/22/projet-lafayette-a-metz-en-route-vers-les-nanotechnologies/), un projet d’envergure en matière d’innovation et de recherche qui devrait voir le jour d’ici trois ans aux abords de Georgia Tech Lorraine sur le Technopole de Metz.   

Il est en effet question d’une plateforme technologique « à l’américaine ». Cette dernière sera ainsi calquée sur le modèle du Georgia Institute of Technology d’Atlanta qui en sera l’un de ses principaux partenaires. L’Institut Lafayette est un projet à forte valeur ajoutée qui devrait mobiliser plus de 23 millions d’euros. 

La plateforme, qui sera l’interface entre recherche-université et industrie, devrait susciter la création de nouvelles entreprises high-tech et générer de nouveaux emplois dans le domaine des nanotechnologies pour l’optoélectronique, un secteur d’innovation technologique en forte croissance. Celui-ci trouve en effet des débouchés dans l’affichage électronique, l’optique, l’imagerie médicale, le photovoltaïque, les nouveaux éclairages ou encore les écrans plats. 

Concrètement, le futur Institut messin se matérialisera par la construction d’un bâtiment de 2 300 mètres carrés, dont 500 mètres carrés de salle blanche équipée pour 8,9 millions d’euros de matériel scientifique. La plateforme devrait être achevée au premier semestre 2013 pour être opérationnelle un an après et financièrement indépendante en 2019. 

L’Institut Lafayette est enfin un projet visionnaire et une opportunité de diversification qui s’appuie sur les compétences lorraines en matière de matériaux. Il devrait par ailleurs booster Georgia Tech Lorraine, école américaine créée en 1988 à Metz. 

L’illettrisme toujours aussi fort en Lorraine

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L’illettrisme touche encore 128 000 Lorrains en 2010, soit 12 % des adultes âgés entre 18 et 65 ans. Ce chiffre, trois points au-dessus de la moyenne française, n’a pas évolué depuis l’année dernière.

Cette difficulté frappe généralement les personnes les plus vulnérables, puisque 26 % des allocataires du RMI seraient en situation d’illettrisme. Par ailleurs, 10 % des enfants sont en difficulté, dont 5 % en grande difficulté, pour ce qui est de la lecture en Lorraine. Il faut dire qu’entre 40 % et 60 % des enfants en classe inscris en cours préparatoire ne trouvent pas chez eux un adulte le soir pour leur faire la lecture. 

L’importance de l’illettrisme en Lorraine trouve son origine, à l’instar du Nord-Pas-de-Calais, dans la proche histoire industrielle. En effet, l’illettrisme est traditionnellement plus fort dans ces territoires où, trente à cinquante ans plus tôt, les gens n’avaient pas besoin de diplôme pour travailler. Les ouvriers utilisaient lecture et écriture avec parcimonie. Sans pratique régulière, ils en perdaient peu à peu les mécanismes et s’en éloignaient ostensiblement. 

Il est aujourd’hui grand temps de mettre fin à une telle situation qui est souvent vécue comme une honte et qui handicape la personne dans de nombreux actes quotidiens, comme par exemple lire du courrier, s’orienter dans la rue, rédiger une lettre administrative, ou lire une notice de médicament… 

Quand on sait que l’éducation est un des piliers du développement … En tout cas, ce n’est pas la France qui a appris aux Lorrains à lire et à écrire, quand on sait aussi que du temps de l’indépendance 90 % des Lorrains étaient lettrés …

Iot@ est né !

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Iot@, le projet d’infrastructure de communication haut débit transfrontalier, été dernièrement inauguré au lycée technique d’Esch-sur-Alzette, qui héberge ce nœud d’interconnexion de télécommunications entre les réseaux des universités et des centres de recherches luxembourgeois Restena, français Renater et belge Belnet, auquel s’ajoutera très prochainement l’Allemand DFN. Le projet, d’un montant de 2,5 millions d’euros, a été entièrement financé par un programme européen. Avec Iot@, les universités de la Grande Région peuvent désormais se connecter directement et booster leur coopération. Ainsi, Iot@ va véritablement donner corps à cette université de la Grande Région (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/01/09/lugr-prend-racine/) en y insufflant de la mobilité, une ouverture internationale pour les étudiants et une offre de formation renouvelée. Il devrait également faciliter le développement de projets de recherche interdisciplinaires et donner à l’extérieur l’image d’un consortium puissant.  

Pour une cinquième école vétérinaire a Metz

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Le transfert d’une partie de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort à Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/04/24/restructurations-militaires-une-ecole-de-veterinaires-sur-la-ba-128/) n’a jamais été aussi proche. Dans cette configuration, l’enseignement canin resterait en région parisienne, tandis que la filière équine et celle dévolue aux zones rurales partiraient en Moselle, sur le site de la base aérienne 128 sacrifiée injustement sur l’autel des iniques et odieuses restructurations militaires (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/24/plaidoyer-pour-la-defense-de-frescaty/), à moins que ces filières ne rejoignent finalement Dozulé en Normandie. Cette scission de l’enseignement de Maisons-Alfort est une des solutions préconisées dans un rapport d’experts qui met également en évidence les carences actuelles en matière de formation et le déficit de praticiens en zones rurales. Le document souligne de même que la densité des cabinets vétérinaires est avant tout liée « à la proximité des écoles (Lyon, Maisons-Alfort, Nantes et Toulouse), provoquant ainsi un déséquilibre, en particulier dans l’Est. De nombreux étudiants lorrains, alsaciens ou champardenais sont obligés d’aller étudier en Belgique ». 

Le rapport estime par ailleurs qu’il est nécessaire de former environ 80 vétérinaires supplémentaires chaque année. Il met également en avant «  l’excellence de la recherche lorraine dans le domaine des sciences du vivant », ce qui « constituerait un atout pour la mise en place d’un pôle vétérinaire ». En outre, les habitudes de coopération transfrontalière en Lorraine permettraient aussi, selon la mission, « de donner à ce pôle vétérinaire une ouverture internationale ». 

Une seconde hypothèse est également évoquée, celle de la création d’une nouvelle école veterinaire à Metz orientée vers la pratique rurale et tournée vers la formation d’étudiants issus des pays en voie développement, sans toucher à l’enseignement de Maisons-Alfort. Une éventualité renforcée par le fait que la base messine dispose déjà de nombreux équipements : amphithéâtres, chambres d’étudiants, salles de sport, terrains d’entrainement … 

Cette cinquième école pourrait, dans une autre optique, être spécialisée dans l’élevage, avec peut-être un centre de recherche expérimentale. Cette solution présente en effet plusieurs avantages. D’une part, elle ne déstabilise pas les autres écoles veterinaires. D’autre part, elle est particulièrement intéressante pour le contexte démographique lorrain. Elle pèserait en effet environ 300 emplois directs et un bon millier d’étudiants. Autrement dit, il s’agit d’une énorme opportunité pour combler un minimum le vide laissé par le départ des 2 500 personnels de l’armée de l’air. Par ailleurs, la réalisation et l’entretien des infrastructures nécessaires à la vie de l’école permettraient de réemployer une bonne partie des sous-traitants actuels de la base. Enfin, sur le plan de l’enseignement supérieur, le projet permettrait d’améliorer la situation messine. En effet, si Metz est bien doté qualitativement avec de nombreux domaines de pointe, la ville l’est insuffisamment quantitativement, puisqu’il n’y a pas de filière de médecine, pas de véritable école de commerce et peu de formations post-licence à l’Université Paul-Verlaine. Une cinquième école vétérinaire aurait aussi l’avantage de ne pas créer de doublons dans le Grand-Est, tout en augmentant sensiblement le nombre d’étudiants dans l’agglomération messine. La mise en place d’un pôle de recherche permettrait quant à lui d’attirer des entreprises de pointe dans ce domaine. 

Rien n’est pour autant gagné, car le rapport présenté ci-dessus préconise la création d’une telle structure … à moyen terme. 

Des panneaux solaires pour Vittel

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La société France Panneaux Solaires (FPS), spécialisée dans la vente et l’installation de panneaux photovoltaïques, a dernièrement annoncé le lancement d’un important programme de développement en Lorraine. Ainsi, un centre d’appels sera tout prochainement mis en service à Vittel. Cette implantation s’inscrit dans le cadre du contrat de revitalisation du bassin d’emploi de l’Ouest vosgien par le groupe Nestlé Waters France. Cette opération devrait générer la création d’une quarantaine d’emplois.   

D’ici la fin de l’année, la création d’une direction commerciale dédiée au Grand Est et d’une équipe de poseurs, avec à la clé une cinquantaine d’emplois, devrait venir compléter ce programme, qui doit se poursuivre en 2011 par l’implantation, toujours en Lorraine, d’une usine de production de panneaux solaires pour l’ensemble du marché français. Ce dernier investissement, de l’ordre d’un million d’euros, devrait quant à lui permettre d’employer une trentaine de personnes. 

Ce qui fait à moyen terme environ 120 nouveaux emplois pour l’Ouest vosgien. Une bonne nouvelle dans le contexte actuel. 

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