Centre de ressources numériques sur la Lorraine. Archives du Groupe BLE Lorraine.

» Catégorie : Education


L’ENIM victime d’une opération d’intelligence économique ?

Commentaires » 2

Les responsables de l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz) sont convaincus que les manifestations suscitées au nom des droits de l’homme dans la nomination d’Alvaro Uribe, (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/29/fin-des-travaux-a-lenim/), ancien président de la République Colombienne, en qualité de professeur associé, auraient en réalité indirectement camouflé une opération d’intelligence économique au profit d’organismes de formation et d’industriels allemands. Un certain nombre de dates et de démarches vont dans ce sens. Un retour en arrière permet de mieux comprendre les éléments de cette affaire.

Il y a huit ans, après la première élection d’Alvaro Uribe à la présidence de la Colombie, l’ENIM et le SENA (Service National d’Apprentissage) de Colombie ont signé un partenariat.

Depuis 2002, ce dernier a permis de former plus de 1 000 ingénieurs instructeurs en Colombie et d’accueillir 175 jeunes Colombiens en double cursus d’ingénieur à Metz. Au cours de cette coopération, le SENA, qui fait partie des 30 premières institutions mondiales dans le domaine de la formation professionnelle par apprentissage, a augmenté de 8 millions le nombre d’apprentis en stages courts et longs, passant ainsi d’un million d’apprentis par an en 2002 à 9 millions en 2010. Ce partenariat a également permis de diffuser sur le marché d’Amérique latine les logiciels d’assistance à la conception industrielle Dassault Système, ainsi que des simulateurs de conduite de pelleteuses Acréos, mis au point grâce à l’ENIM, pour un montant de 450 000 Euros en 2011. Malheureusement, ce partenariat et ses effets ont dernièrement pris.

Il faut dire que l’Allemagne a toujours été le premier fournisseur de technologie du SENA. Plusieurs frottements ont donc eu lieu entre les équipes de l’ENIM et les Allemands. Et c’est désormais l’organisme de formation allemand GTZ qui a pris le relais de la structure messine. Les logiciels Dassault ont été remplacés par ceux de Siemens, les simulateurs Acréos par ceux de Bosch, les diplômes de bachelors des ENI seront remplacés par ceux des universités allemandes et le centre de formation que l’ENIM devait piloter à l’Université d’Antioquia sera fermé en septembre. En dehors de tous ces aspects stratégiques et intellectuels, cela représente un manque à gagner annuel de 600 000 Euros pour l’institution messine. Les liens tissés avec la Colombie s’inscrivaient dans la volonté de l’ENIM de rayonner à l’international, comme au Maroc avec l’ouverture d’une filiale à Agadir cet automne et en Chine, grâce à des partenariats avec plusieurs universités pour y assurer des formations d’ingénieurs estampillées ENIM.  

Selon Uribe, la formation était le seul et véritable moyen pour établir une citoyenneté et la liberté dans son pays en guerre civile contre les Farcs en en proie aux assassinats et aux prises d’otages, mais aussi pour lutter contre les influences des cartels de la drogue et l’animosité de certains états voisins. Il voyait également dans la technicité de cette formation l’opportunité pour son pays d’accompagner de façon pertinente le décollage de l’économie de l’Amérique Latine et du Brésil en particulier.

Lorsqu’Alvaro Uribe fut nommé professeur associé de l’ENIM en charge de l’enseignement sur le droit international et les questions économiques, son intervention directe fut considérée comme une ouverture et un atout supplémentaire pour de jeunes ingénieurs et pour le rayonnement de l’école à travers le monde.

Tout se passait bien jusqu’au jour où des contestations sont apparues à propos de l’action d’Uribe pendant ses deux mandats présidentiels en matière de respect des droits de l’homme. C’est alors que Jurge Klute, un député européen allemand du parti die Linke, a commencé à fédérer autour de lui une trentaine d’élus, afin de dénoncer publiquement les « contrats juteux » de l’ENIM et les actions d’Alvaro Uribe. La campagne fut relayée sur le terrain par une association d’étudiants colombiens et par les syndicats SNESUP et SNPTS qui étaient opposés au directeur de l’ENIM, notamment au sujet du sort réservé à un enseignant chercheur. Par conséquent, les Allemands (industriels et/ou partis politiques ?) se seraient servis de ce conflit interne pour manipuler tout ce beau monde à leurs fins. Si bien qu’une manifestation a eu lieu et a été stupidement couverte par de nombreux médias en raison de la personnalité d’Uribe.

Même si les responsables de l’ENIM ont écrit aux parlementaires européens pour leur demander des explications et justifier cette atteinte à leur image et à leurs activités, ils ont dû renoncer au contrat qui les liait à Alvaro Uribe. C’était en effet pour eux « le seul moyen pour sortir de la polémique, prendre sa défense et préserver les intérêts de l’école ». Selon eux, Uribe est le président d’un pays qui a modernisé sa formation professionnelle comme aucun autre en Amérique latine.

Officiellement rien ne lui est reproché. Il poursuit actuellement ses missions pour l’ONU…

logoenim.png

Formation automobile à Metz

Commentaires » 1

Le futur centre de formation du GNFA (Groupement National pour la Formation Automobile) est actuellement en cours de construction sur la Zone d’Aménagement Concerté des Hauts-de-Queuleu, à Metz, juste derrière la CCI Formation.

Le bâtiment, d’une surface totale de 3 600 mètres carrés, comprendra 4 ateliers de maintenance avec chacun une salle de mémorisation, cinq salles de cours, un show room de 95 mètres carrés, une salle de cours vendeurs et expo, un parking souterrain de 1 600 mètres carrés et à l’extérieur 20 places de parking. Le centre pourra accueillir 100 stagiaires par jour.

Le GNFA a choisi Metz car plus de 2 000 entreprises se situent en effet à 90 minutes de la future structure.

Rappelons que l’industrie automobile reste très présente en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/07/24/la-lorraine-et-les-voitures/). La filière se compose en effet de 3 162 entreprises avec 15 713 salariés. Par ailleurs, le parc automobile lorrain représente 1 225 694 véhicules et 2 528 jeunes Lorrains sont en formation pour le permis de conduire.  

 

Patrimoine : le barrage de Maxonchamp une nouvelle fois remis en cause par le préfet des Vosges

Commentaires » 0

On croyait le barrage de Maxonchamp sauvé, l’affaire juridiquement close, grâce notamment à l’exhumation d’un document historique, à savoir la carte de Cassini, datant du XVIIème siècle, mais un nouveau rebondissement s’est dernièrement produit.

barragedemaxonchamps.jpg

En effet, alors qu’en avril dernier, la cour administrative d’appel de Nancy, saisie d’un recours déposé contre une décision du Tribunal administratif de Nancy, avait accordé à la société Jarménil Hydroélectricité le droit de conserver le barrage sur la Moselle et par conséquent de produire de l’énergie hydroélectrique, voilà que le préfet des Vosges s’entête.

Comme en 2008, il a décidé de mettre en demeure l’entreprise de procéder à la destruction du barrage, au motif que celle-ci n’a pas déposé de demande expresse d’utilisation du cours d’eau. La demande avait été faite par le précédent propriétaire de l’ouvrage situé à Rupt-sur-Moselle. La société Jarménil, qui n’a pas l’intention de détruire le barrage, mais au contraire de le remettre en état, pour produire une énergie propre, n’a pas tardé à réagir par la voie de son avocat. Ce dernier a ainsi aussitôt déposé une requête en référé pour suspendre l’arrêté et le contester sur le fond. Il rappelle la décision de la cour administrative d’appel de Nancy et un peu d’histoire aussi : « le Moulin de Maxonchamp et son barrage, dont l’existence est prouvée antérieurement à la Révolution française de 1789, bénéficient d’un droit fondé en titre à l’usage de l’eau ». Il ajoute enfin qu’il n’a pas été prouvé que le barrage constitue un obstacle au bon écoulement des eaux de la Moselle.

Châtel-Saint-Germain : confirmation pour la caserne Serret

Commentaires » 2

Désertée par le 1er Régiment Médical depuis le 30 juin, la caserne Serret (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/03/06/restructurations-militaires-craintes-sur-le-respect-des-engagements-de-letat-francais/), site militaire presque entièrement rénové et doté d’installations sportives neuves (gymnase, terrain de football…) pour 20 millions d’euros, accueillera bien un Internat d’excellence et le regroupement des compagnies de CRS de Metz et de Thionville (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/12/regroupement-de-crs-a-metz/). 

140 élèves lorrains prendront possession des lieux à la rentrée 2012. À l’horizon 2013, la capacité d’accueil de la caserne Serret sera portée à 300 élèves. Deux bâtiments seront alors dévolus aux étudiants, lycéens et collégiens, afin de leur permettre de trouver confort et encadrement pédagogique.   

Ils logeront dans les chambrées des militaires qui n’ont plus rien à voir avec les casernements d’antan. Lumineuses, spacieuses et équipées d’un cabinet de toilettes, elles seront meublées par l’Etat français dans le cadre du grand emprunt et des opérations de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU). 

La fin des classes sportives à Forbach

Commentaires » 0

À Forbach, les classes à vocation sportive gym, natation et danse fonctionnaient à merveille depuis trente ans. Malheureusement, les parents des enfants de ces deux cours moyens 1 et 2 ont dernièrement appris, par un petit mot écrit sur le cahier de correspondance, la disparition pure et simple des sports études au primaire à la rentrée 2011-2012, par décision de l’inspecteur d’académie. Apparemment, le fonctionnement de ces deux classes n’avait JAMAIS été aux normes. En effet, les NOUVEAUX textes imposent l’équité de tous les élèves, l’inspecteur d’académie ne peut donc accepter que quelques enfants seulement fassent quatre heures de sport par semaine et d’autres pas. Merci ! Quelle connerie, c’est inimaginable. 

Restructurations aussi dans les IUFM

Commentaires » 2

L’ensemble des sites lorrains de l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) est en restructuration. Il a ainsi été décidé que les sites de Metz et des Montigny-lès-Metz allaient fusionner à la rentrée 2012, a priori sur Montigny pour des raisons fonctionnelles, les surfaces étant plus grandes et les coûts de fonctionnement moindres. Des reconversions et des mutations devraient être proposées au personnel. Cela dit, aucun projet de reconversion n’est à l’heure actuelle envisagé pour l’immense bâtiment du boulevard Paixhans à Metz. Depuis le mois d’octobre 2010, seule une galerie d’art contemporain y a vu le jour. 

A noter également que les IUFM d’Epinal et de Bar-le-Duc devraient également voir leur surface diminuée. Seul celui de Sarreguemines serait maintenu intact. 

Carte magnétique à Fameck

Commentaires » 0

La carte magnétique des élèves, qui donne accès à la cantine, permet désormais aussi d’entrer et de sortir du lycée de Fameck. Alors qu’une employée pouvait répondre aux visiteurs, parents et fournisseurs qui se présentaient à l’entrée et surveiller plusieurs zones du lycée via un écran relié à des caméras, elle peut maintenant également contrôler grâce à un nouveau logiciel les mouvements d’entrée et de sortie des élèves, des enseignants et du personnel à la minute près. C’est sûr qu’en apparence, cette mesure de surveillance peut paraître ultra-sécuritaire, voire totalitaire, mais le but est surtout ici de dissuader les intrus de pénétrer dans le lycée. De tels individus indésirables pouvaient en effet auparavant rentrer dans l’établissement comme dans un moulin. 

Actuellement en phase de rodage, le système devrait complètement être opérationnel à la rentrée prochaine. Une optimalisation doit en effet encore être faite au niveau des portes. 

Nous trouvons cette mesure, qui permet de renforcer la sécurité dans les cours de récréation, très intéressante et facile à mettre en œuvre. Encore fallait-il y penser. L’opération doit maintenant être étendue à l’ensemble des établissements lorrains pour gagner en efficacité. 

De la recherche sur l’énergie à Longwy

Commentaires » 0

Après s’être doté de deux laboratoires consacrés à l’automatique et aux sciences sociales, l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Longwy a dernièrement créé une antenne de recherche sur l’énergie. Cette nouvelle unité axera ses travaux sur les transferts de chaleur et de masse, tout en associant de manière transversale celle d’automatique à la systématisation des modèles énergétiques et celle de sciences sociales aux comportements écologiques et à l’économie verte. Cela permettra ainsi d’apporter une perspective importante sur les comportements écologiques. 

Afin de mutualiser les connaissances, le laboratoire d’études et de recherche sur les matériaux bois de Nancy sera également sollicité.  

Rappelons que l’université longovicienne a acquis une réputation internationale grâce aux travaux sur les capteurs logiciels, qui servent dans de nombreux domaines de précision, comme en médecine, pour le diagnostic de certaines maladies. L’automatique est une discipline qui cherche à améliorer les systèmes. Les chercheurs travaillent pour cela sur la modélisation et sur la programmation. 

Metz encore touché par des restructurations !

Commentaires » 1

Dix suppressions sont prévues dans les écoles messines à la rentrée prochaine. Les menaces pèsent sur trois maternelles, à savoir Pommier-rose (Sablon), Jean Morette (Nouvelle ville) et La Volière (La Patrotte), qui seraient amputées d’un poste, ainsi que sur les écoles élémentaires Van Gogh (Magny), Jean de la Fontaine (La Grange-au-Bois), Maurice Barrès et Erckmann-Chatrian (Borny) et Jean Moulin (La Patrotte). 

La perspective de classes surchargées est par ailleurs alarmante, puisqu’en maternelle, les effectifs par classe passeraient à vingt-neuf au Pommier-rose et à trente à Jean-Morette. Inimaginable quand on sait que la moyenne européenne est de … 15 élèves par classe ! 

Avec des effectifs scolaires stables à la rentrée 2010-2011, la ville de Metz s’estime une nouvelle fois particulièrement lésée et arbitrairement ébranlée par les restructurations scolaires. 

Ces restructurations opérées par le gouvernement français affectent par ailleurs des quartiers concentrant déjà de fortes difficultés sociales comme Borny, La Patrotte et les Hannaux-Barral. 

Rappelons que Metz a voté une motion, restée pour l’heure lettre morte, afin de demander à l’inspecteur d’académie de revoir sa copie. 

La décision de Paris va enfin et en effet complètement à contre-courant des efforts réalisés à Metz dans l’accompagnement scolaire et le développement de l’accueil périscolaire. 

Reconstruction de lycées : Bains-les-Bains aussi

Commentaires » 2

Comme les établissements de Montigny-lès-Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/06/restructuration-et-extension-du-lycee-professionnel-de-montigny-les-metz/) et de Jarny (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/04/13/reconstruction-du-lycee-jean-zay-de-jarny/), le lycée de Bains-les-Bains, dans les Vosges, devrait subir un important lifting, moyennant un investissement de 37 millions d’euros.   

Restructuration et extension du lycée professionnel de Montigny-lès-Metz

Commentaires » 2

Implanté à Montigny-lès-Metz, le lycée des métiers du bâtiment et des travaux publics va complètement être réorganisé. Le chantier va ainsi permettre de changer complètement l’image de l’établissement et la physionomie du quartier en y apportant une modernité colorée. Les travaux visent également à regrouper la vie des lycéens autour de la cour centrale. A noter que la construction d’un nouveau restaurant scolaire et d’un gymnase flambant neuf est prévue. 

Nancy : ARTEM prend forme

Commentaires » 2

Le projet de la nouvelle Ecole Supérieure d’Art de Nancy a dernièrement été dévoilé. Cette dernière constituera la porte d’entrée du futur campus ARTEM, plus grand chantier actuel de la cité ducale. Les responsables ont ainsi opté pour la création d’un immense patio. Tout a été pensé pour faciliter le travail, puisque chaque espace communique avec son voisin. L’objectif est de mettre en relation toutes les activités, les options et les disciplines enseignées dans l’école. Sur les 88 dossiers proposés par les architectes, c’est un projet autrichien qui a été retenu car il présente justement l’avantage d’être fonctionnel, transversal et relativement discret pour passer les années sans vieillir. 

La philosophie de la nouvelle Ecole Supérieure d’Art résume à elle seule l’esprit du futur campus ARTEM, qui devrait accueillir plus de 4 000 étudiants à l’horizon 2015. 

Rappelons que ce nouveau campus, situé sur le site des anciennes casernes Molitor, regroupera à terme les Beaux-arts, l’école des Mines et l’Institut Commercial de Nancy (ICN).  Chaque lieu d’enseignement sera en lien étroit avec l’autre dans une démarche de transversalité et interdisciplinaire. Une galerie lumineuse reliera les écoles entre elles le long de la rue Blandan. Elle recueillera les eaux de pluie pour alimenter les jardins intérieurs. Elle donnera par ailleurs au quartier sa nouvelle teinte bleue et rose sur une structure métallique. 

ARTEM se conçoit comme un  héritage ou un hommage à l’esprit de l’Ecole de Nancy, qui a incarné au début du XXème siècle le premier mélange des arts, des sciences et de l’industrie.

A noter enfin que l’école des Mines est quant à elle déjà sortie de terre. Elle devrait ouvrir pour la rentrée universitaire 2012. L’école des Arts devrait lui emboîter le pas deux ans plus tard.

1...8910111213