Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Economie


Importante commande de la SNCF pour Tata Steel à Hayange

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L’usine Tata Steel de Hayange, qui emploie 450 salariés, a dernièrement décroché un important contrat de la part de SNCF Réseaux. Le site lorrain, dernier à produire des rails encore en France, se taille la part du lion dans cette commande de 750 000 tonnes à un milliard d’euros qui profite aussi à Voestalpine, ArcelorMittal et Lucchini. Avec ce marché, les carnets de commande de Tata Steel Hayange sont remplis jusqu’à neuf ans. De quoi offrir une belle perspective au site, dont les rails français représentent 30 à 40 % de la production annuelle.

Rappelons que Tata Steel Hayange a misé sur le haut de gamme. Moyennant près de 50 millions d’euros d’investissements entre 2010 et 2013, le site s’est spécialisé dans les rails de grande longueur (108 mètres). Ses produits sont réputés parmi les plus résistants et les plus performants au monde.

TATA-Steel logo

Expansion de Gaïatrend à Rohrbach-lès-Bitche et à Henriville

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Gaïatrend, qui produit 250 000 flacons de liquides pour cigarettes électroniques par jour, s’est dernièrement étendu sur 3 000 mètres carrés supplémentaires à Rohrbach-lès-Bitche, après avoir fait l’acquisition d’un ancien magasin de meubles.

L’entreprise, qui disposait déjà de près de 4 000 mètres carrés dans la commune, y installera prochainement un laboratoire et des lignes de production d’où sortiront d’ici la fin du mois d’octobre huit millions d’unités par an. Ces équipements représentent respectivement un investissement de 780 000 euros et de 3,1 millions d’euros. Une nouvelle machine de 500 000 euros destinée aux grands volumes a également été acquise, afin d’automatiser davantage la production. 

Le site de Rohrbach-lès-Bitche emploie actuellement 130 personnes, dont 90 en production sur deux postes, ce qui fait de la société le second employeur privé du Bitcherland.

Le développement de Gaïatrend se poursuit aussi du côté de Henriville, près de Freyming-Merlebach, où l’entreprise a racheté les locaux du fabricant de pièces métalliques pour l’automobile Voit, qui avait fermé ses portes 2013. Une usine de production de cigarettes électroniques et une zone de stockage devraient être aménagées dans les 10 000 mètres carrés de hangars qui s’étendent sur ce site de 4,5 hectares à la sortie de l’autoroute A4. L’opération, qui représente un investissement de 4,2 millions d’euros, devrait créer une cinquantaine d’emplois.

Rappelons enfin que Gaïatrend a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 45 millions d’euros en 2014.

logo Gaïatrend

A la recherche de pétrole à Chaouilley, près de la Colline de Sion

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Un forage est en cours depuis la fin du mois d’août à Chaouilley, au pied de la Colline de Sion. TERRE, petite entreprise de forages d’eau, se diversifie dans le pétrole. La société entend retrouver à partir de 250 mètres de profondeur la nappe de Forcelles-Saint-Gorgon. Jusqu’à l’abandon du dernier exploitant en 1998, cette dernière a livré plus de 13 000 tonnes de pétrole, soit 100 000 barils en 17 ans, ce que produit à peu de choses près l’Arabie Saoudite en dix minutes. Rappelons que le secteur a compté jusqu’à seize forages par le passé.

pompe Jack

A noter enfin que TERRE a obtenu un permis exploratoire sur 20 km². Si le sondage venait à confirmer la présence d’hydrocarbures, l’entreprise demanderait alors la concession d’exploitation. Elle s’est par ailleurs d’ores et déjà engagée à en pas recourir à la technique de fracturation hydraulique, interdite en France. 

Nancy : d’une communauté urbaine à une métropole ?

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La Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN) devrait obtenir le statut de métropole courant 2016. 14 agglomérations, dont notamment Paris, Lyon, Aix-Marseille, Lille, Montpellier ou encore Strasbourg sont aujourd’hui considérées comme des métropoles.

La CUGN regroupe actuellement vingt communes et compte plus de 260 000 habitants. Pour devenir une métropole, toute agglomération doit posséder au minimum 400 000 habitants situés dans une aire urbaine de plus de 650 000 habitants. Jusqu’à présent, seul Brest, avec à peine 206 000 habitants, a fait exception à cette règle. La future métropole nancéienne pourrait s’étendre jusqu’à Toul, Pont-à-Mousson et Lunéville.

A noter que les métropoles ont la compétence du logement, des transports, de la culture, des équipements sportifs, du tourisme, de la gestion de l’eau et des déchets, ou encore des services d’incendie et de secours. Elles sont également amenées à récupérer certaines compétences propres au département sur le territoire qu’elles englobent, en particulier l’aide sociale, la gestion de certaines routes et les collèges.

logo CUGN Grand Nancy

Inauguration du nouveau siège social de FM Logistic à Phalsbourg

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Fleuron de l’économie sud-mosellane, FM Logistic a dernièrement inauguré son nouveau siège dans la zone industrielle de la Maison Rouge à Phalsbourg. Le bâtiment moderne, d’une superficie de 6 000 mètres carrés, accueille les activités administratives des entités du groupe FM. Il a été agrandi de 2 000 mètres carrés. Les travaux, qui ont duré deux ans, ont été réalisés par des entreprises locales. Labellisé Bâtiment Basse Consommation (BBC), le siège vient compléter un site rénové et agrémenté d’aménagements paysagers spectaculaires.

Acteur international incontournable de la logistique, FM Group est resté une entreprise familiale indépendante qui emploie tout de même 19 500 personnes à travers le monde et qui a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros.

New_logo_FM_logistic

Tracip, référence de l’investigation numérique

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Implanté à Messein, près de Nancy, Tracip (Traces, indices et preuves) est le premier laboratoire d’investigation numérique en France pour les grands groupes et la justice. L’entreprise travaille sur les affaires judiciaires les plus retentissantes depuis plus de dix ans. Elle est régulièrement sollicitée par les juges d’instruction de Metz et de Nancy.

artificial-intelligence

Créée en 1994, Tracip était spécialisé à l’origine dans la récupération de données informatiques. La société a depuis étendu son champ d’action. Les disques durs abîmés, portables, téléphones et autres GPS sont décortiqués et analysés dans sa salle blanche. Tracip, qui emploie 17 personnes, a réalisé un chiffre d’affaires de trois millions d’euros en 2014.  

L’entreprise lorraine a par ailleurs conçu le premier laboratoire mobile d’investigation numérique. Présenté en 2012 au Salon Eurosatory à Paris, ce véhicule unique au monde de dix mètres carrés, baptisé Mobil IT, est un véritable concentré de technologie. D’une valeur supérieure à 600 000 euros, l’engin permet de réaliser les mêmes opérations de récupération de données que le laboratoire de Messein. Une mini-salle blanche y a été aménagée avec une hotte à flux laminaire, c’est-à-dire anti-poussière. Ce laboratoire mobile peut ainsi faire gagner un temps précieux en analyse aux enquêteurs.

En partenariat avec le LORIA (Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications), Tracip devrait lancer dans les prochaines semaines une start-up destinée à créer une nouvelle génération d’anti-virus. Baptisé 3CIN, le projet vise ainsi à monter un Centre civil de sécurité informatique et d’investigation numérique. Puissante structure créée en 2010 dans l’agglomération nancéienne, le LORIA est un laboratoire de haute sécurité unique en Europe qui étudie et traque les virus informatiques. Connecté au black net, le LORIA a été le premier laboratoire à s’intéresser à la recherche des pédophiles en collaboration avec la gendarmerie.

logo Tracip

Emploi en Lorraine : des besoins en compétence difficiles à pourvoir

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Malgré la hausse continue du chômage, à tous les niveaux de compétences et dans tous les secteurs, les chefs d’entreprise lorrains ont du mal à trouver les ressources humaines nécessaires à leur développement. La faute à une inadaptation de la plupart des cursus de formation aux besoins des entreprises.

Le Luxembourg joue également le rôle d’un aspirateur de talents pour la Lorraine. Celle-ci ne peut ainsi pas retenir des apprentis qui sont 40 % mieux payés, impôts déduits, de l’autre côté de la frontière. Ce phénomène touche tous les niveaux de compétences, de l’ouvrier à l’ingénieur. Or le maintien des compétences permet de sauver des emplois.

Il n’est donc pas étonnant de constater que les services professionnels et les activités scientifiques et techniques représentent seulement 4,7 % de l’emploi salarié total lorrain, contre 7,1 % en moyenne en France. Seul le Sillon Lorrain arrive à concentrer ce type d’emplois, nécessaire à la redynamisation de l’économie, et seul Nancy arrive à dépasser la moyenne française avec 7,5 %.

La Lorraine peine enfin à attirer les talents hautement qualifiés nécessaires aux développements futurs et à retenir ceux qu’elle forme.

Forbach : Schaeffer Industrie placé en liquidation judiciaire

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Le Tribunal de commerce de Sarreguemines a dernièrement prononcé la mise en liquidation judiciaire de Schaeffer Industrie, fabricant de pièces mécano-soudées de grandes dimensions. Un délai exceptionnel de deux mois a été accordé à cette société emblématique de Forbach, afin d’honorer les dernières commandes et de trouver un éventuel repreneur. Mais si aucun investisseur ne se manifeste d’ici le 30 octobre, la cinquantaine de salariés de l’entreprise sera licenciée. Une vingtaine avait déjà dû être remerciée au début de l’été.

Schaeffer Industrie subit de plein fouet l’effondrement du marché de l’exploitation minière depuis 2013. Jusqu’en 2012, la société vendait chaque année 220 pelles de grande dimension à Liebherr, son principal client. A cette époque, 150 personnes, dont 50 intérimaires, travaillaient dans les ateliers. Depuis janvier, seules 50 pelles ont été vendues. Si bien que le chiffre d’affaires réalisé avec Liebherr est de passé de 15 millions d’euros à 4 millions d’euros en à peine trois ans. La plupart des entreprises de ce secteur d’activité sont en train de disparaître.

Afin de renflouer la trésorerie de la société, l’agglomération de Forbach avait racheté l’ensemble du patrimoine immobilier de Schaeffer Industrie pour un montant de 900 000 euros en juillet 2014. L’usine, les bâtiments et les 16 000 mètres carrés de terrains situés sur la zone de l’Europe de Forbach ont ensuite été reloués à l’industriel via un crédit-bail et des indemnités mensuelles de 7 535 euros. Un soutien qui n’a malheureusement pas suffi à éviter le placement en redressement judiciaire ordonné en mars 2015.

La récente mise en liquidation judiciaire devrait sans doute mettre fin à une aventure familiale de trois générations d’entrepreneurs. A noter qu’en 88 ans d’existence, Schaeffer Industrie n’a pas connu un seul jour de grève. Compte-tenu de leur savoir-faire, de leurs qualifications et de la bonne réputation de l’entreprise, les ouvriers licenciés devraient a priori retrouver facilement du travail. Plusieurs grands groupes industriels présents dans la région ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt.

Schaeffer Industrie s’était développé grâce à l’activité minière. A la fermeture des puits du Bassin houiller, la société avait su rebondir dans d’autres secteurs d’activité en produisant des pièces hors normes, avant que le marché ne s’effondre.

Du mythe de la pierre d’Euville en Meuse

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Depuis l’année dernière, une exposition magistrale raconte la fabuleuse aventure industrielle de la pierre d’Euville dans des anciens ateliers réhabilités.

Situé non loin de Commercy, le Hameau des Carrières est le théâtre d’un paysage surprenant. Des portiques imposants repeints en bleu ou en jaune, des rails incrustés dans le sol, ainsi quelques petits pylônes ayant un jour porté des câbles électriques témoignent de l’activité industrielle qui régnait ici jusque dans les années 1960. Au milieu du XIXème siècle, près de 3 000 hommes s’activaient en ces lieux. Il ne reste aujourd’hui plus qu’une petite équipe de carriers. Il faut dire que la pierre d’Euville est difficile et onéreuse à exploiter. Très dure, il faut en effet enlever le découvert pour l’extraire.

carrières Euville

Les carrières d’Euville en 1899 (Crédits photo : Adolphus PEPPER)

La pierre d’Euville est exploitée à ciel ouvert depuis le Moyen-âge. Les premières galeries d’extraction ont été ouvertes en 1907. Creusées à même la falaise, certaines d’entre elles impressionnent toujours les visiteurs. A l’époque, 700 carriers travaillaient sur vingt chantiers différents répartis sur un kilomètre de front de taille. La végétation en a recouvert depuis les sommets.

Matériau noble, la pierre d’Euville a servi dans de nombreux chantiers, à l’image de l’édification du Château de Commercy, de la réalisation de la Place Stanislas à Nancy ou encore plus tard lors de la construction du Canal de la Marne au Rhin et de la ligne de chemin de fer entre Paris et Strasbourg. En pleine révolution industrielle, l’expansion économique permise par ces deux nouvelles voies de communication amena la pierre d’Euville jusqu’à la capitale française. Plus de 739 895 mètres cubes du matériau furent ainsi acheminés à Paris entre 1853 et 1890. La pierre fut utilisée pour bâtir le Paris haussmannien au tournant du XXème siècle, le soubassement de l’hôtel de ville encore le Pont Neuf. Le prestige de ces réalisations a contribué à forger le mythe de la pierre d’Euville. L’intense exploitation industrielle des carrières vît apparaitre les premières cités ouvrières de Lorraine pour attirer et retenir sur place la main d’œuvre.

La Communauté de Communes du Pays de Commercy a investi un million d’euros il y a quelques années pour rénover deux bâtiments de la grande carrière. Outre l’exposition, ceux-ci abritent des portiques et des scies géantes qui ont largement servi.

Plus de 100 000 visiteurs aux Terres de Jim sur l’ancienne BA 128 de Metz-Frescaty

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Plus de 100 000 personnes se sont pressées de vendredi à dimanche aux Terres de Jim sur l’ancienne Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty.

Terres de Jim 2015 Metz-Frescaty

Organisée pour la première fois en Lorraine par les Jeunes Agriculteurs de la  Moselle, la 62ème édition de la manifestation, véritable fête de l’agriculture, a proposé de nombreuses animations sur 40 des 150 hectares de l’ancienne base militaire : grande roue, course de moissonneuses-batteuses et de tracteurs géants, spectacles équestres, balades en calèche, poneys, pyramide de légumes, grand labyrinthe de maïs de 10 000 mètres carrés, petit train touristique, montgolfière et même démonstrations de drones. Un gigantesque épi de blé végétalisé avait par ailleurs été aménagé. Chacun de ses épillets symbolisait l’une des grandes cultures lorraines, à savoir le blé, l’orge, le maïs et le colza du semis à la transformation en pain, bière, etc. 600 animaux, veaux, vaches, cochons, moutons, chevaux, coqs, ont également été présentés au public.

La manifestation constitue le plus grand évènement agricole de plein air de France voire d’Europe. Elle sert de cadre aux finales des différentes épreuves de labour.

Smart : le retour aux 39 heures plébiscité à 56,1 % par les salariés

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Afin d’améliorer sa compétitivité, l’usine Smart de Hambach a dernièrement consulté ses salariés sur un retour progressif aux 39 heures d’ici 2020. 56,1 % du personnel a dit oui, envoyant ainsi un signal au groupe Daimler.

Au total, 752 salariés ont voté, confirmant le taux de participation de 93,3 %. 421 d’entre eux, soit 56,1 %, se ont prononcés favorablement pour la mise en œuvre du Pacte 2020 et 329 contre, soit 43,9 %. A noter que les opérateurs de la chaîne de montage se sont exprimés à 61 % contre le projet, alors que 74 % des employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres ont dit oui. Cette consultation s’inscrit dans le cadre des Négociations annuelles Obligatoires (NAO) ouvertes en juin.

Rappelons que la direction a prévu un retour progressif à 39 heures de travail hebdomadaire. Celui-ci passera de 35 à 37 heures à compter du 1er octobre prochain, puis de 37 à 39 heures en 2016, 2017 et 2018, avant de revenir à 37 heures en 2019 puis à 35 heures en 2020. En contrepartie, Smart France a annoncé une augmentation salariale de 120 euros brut par mois, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 1 000 euros versée en deux fois sur deux ans. 50 intérimaires devraient également être embauchés en CDI entre octobre 2015 et fin 2017.

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Alsapan investit cinq millions d’euros dans son usine de Boulay-Moselle

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Entreprise familiale créée en 1972, Alsapan est leader dans la fabrication industrielle de meubles en panneaux de particules. La société fabrique trois types de produits, à savoir des parquets stratifiés pour les revêtements de sol, des plans de travail de cuisine sur mesure, ainsi que des meubles en kit. C’est dans ces derniers que le site de Boulay-Moselle est spécialisé. L’usine mosellane a été reprise en 2007 par Alsapan. Il s’agit de l’ancienne unité de production de meubles Welle qui était en grande difficulté financière.

Afin de relancer le site lorrain, qui emploie 150 personnes, Alsapan a décidé d’investir cinq millions d’euros dans une nouvelle ligne automatique capable de recouvrir à 360° les panneaux bruts d’un film imprégné et décoratif. L’outil, qui remplacera une ligne de calandrage, permettra de réduire les opérations de fabrication. Cet investissement contribue à pérenniser l’usine lorraine. Une dizaine de personnes supplémentaires devrait même être embauchée d’ici le printemps 2016.

A noter enfin qu’Alsapan emploie 800 salariés. L’entreprise, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 215 millions d’euros en 2014, dont un quart à l’exportation, fournit l’ensemble des magasins de distribution de bricolage et de mobilier. Les enseignes Leroy-Merlin, Conforama et Ikea constituent d’ailleurs 70 % de son chiffre d’affaires.

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