Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Economie


Noël, c’est maintenant ou jamais

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Alors que Dominique Gros, maire de Metz, recevait une délégation d’agents de l’INSEE afin de leur faire découvrir et apprécier la ville en vue de leur éventuelle transfert, ne serait-il pas judicieux que la municipalité lorraine, en partenariat avec la puissante fédération des commerçants et les autres collectivités, lance une opération markéting d’envergure dans les stations de métro et les gares parisiennes par exemple, dans le but de promouvoir les marchés de Noël de Metz, qui ouvrent déjà fin novembre ? Assurément si. 

Même si la volonté du maire de Metz de vouloir changer l’image de la ville est louable, en essayant de convaincre les agents franciliens des atouts et des attraits indéniables de la cité, il pourrait faire coup double. Car c’est maintenant qu’il faut informer les gens et les visiteurs potentiels des merveilles de Metz en habits de lumière. C’est en ce moment que peuvent se décider l’envie de partir, de passer un week-end ou plusieurs jours dans la ville, qui rappelons-le n’est plus qu’à 82 minutes de Paris grâce au TGV. Une opération conjointe avec Nancy, comme il devrait s’en faire prochainement, s’avèrerait même d’une grande utilité. La cité ducale y pourrait mettre en avant son propre marché de Noël, mais surtout la liesse et toute la ferveur populaire autour du défilé de la Saint-Nicolas, encore plus grandiose qu’à Metz. Car, encore une fois, le nerf de la guerre, c’est l’argent, mais aussi la communication ! 

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Lancement d’un Technoparc à Porcelette

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Le site de l’ancien puits De Vernejoul à Porcelette près de Saint-Avold en Moselle accueillera au printemps prochain la première implantation de ce nouvel équipement de pointe, tourné vers les technologies de demain et plus particulièrement dans les domaines de plasturgie et de la chimie. Il s’agit en effet de la mise en place d’un centre de contrôle non destructif des matériaux composites tels que la fibre de carbone, très employés dans l’aéronautique. L’avancée technologique consistera à effectuer des contrôles, obligatoires pour les pièces d’avion, sans casser le matériau La réhabilitation des vieux bâtiments de briques rouges est actuellement en cours. Le Pôle de plasturgie de l’Est et l’Institut de soudure seront les pilotes de ce projet qui constituera le fer de lance du tout jeune Technoparc du pays narborien, tombant à point nommé depuis l’annonce de suppressions massives d’emploi dans la chimie.

Après l’Ecoparc de Norroy-le-Veneur et le prochain lancement du Technopole 2 de Metz, ce nouvel exemple démontre la capacité de la Lorraine à se reconvertir dans des pôles technologiques d’excellence, garants de l’image de marque et de la compétitivité. La Lorraine semble donc s’engagée dans la voie de l’intelligence et de la prospérité, celle là même qui suivirent déjà les Länders allemands de Bade-Wurtemberg et de Bavière, aujourd’hui les régions les plus riches et dynamiques d’Europe. 

Michelin en passe de tenir ses engagements à Toul

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Dès l’annone en décembre dernier de la fermeture début 2009 du site Kléber à Toul, le groupe Michelin s’était engagé à créer 900 emplois d’ici 2012 dans le bassin afin d’en compenser la destruction de 826. Le groupe avait par ailleurs indiqué que la restructuration de son usine de Toul avoisinerait les 130 millions d’euros. Ce montant tient compte, entre autres, du financement du plan social et des coûts de ré-industrialisation du site et de revitalisation du bassin environnant. Dans ce cadre, Michelin a ainsi présenté l’installation d’un centre d’appels sur le site sur une surface totale de 1000 mètres carrée.  L’activité de celui-ci pourrait débuter dès février 2009 avec la création de 150 emploie. Une extension à 250 personnes est même prévue d’ici début 2011.

Ce projet d’implantation est porté par la société Acticall, l’un des cinq plus importants opérateurs de centre de relations clients. Acticall dispose de huit sites en France et compte près de 2500 collaborateurs.

En septembre dernier, Michelin avait déjà annoncé que Sita, filiale de GDF-Suez spécialisée dans la gestion des déchets, allait investit 25 à 30 millions d’euros pour réaménager une autre partie du site. Sita prévoit d’y installer un centre de recyclage qui devrait déboucher sur une embauche directe de près de 150 salariés.

Les mines comme source d’énergie

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Les anciennes  cités minières du bassin houiller de Lorraine croient dur comme fer à leur reconversion dans la géothermie, tant pour redorer leur image que pour se redynamiser. L’idée est simple : utiliser l’eau des mines ennoyées depuis leur fermeture pour alimenter des centrales géothermiques.

En effet, l’exploitation de la chaleur du sous-sol offre un potentiel énergétique considérable, dans la mesure où la température de la Terre augmente en profondeur de trois degrés Celsius tous les cents mètres. D’un point de vue économique, cette reconversion des anciennes mines de charbon est plus que pertinente, puisqu’elle ne fait pas intervenir des coûts de forage,  grâce au labyrinthe de galeries souterraines. Surtout quand on sait que ces coûts peuvent s’élever jusqu’à 150 000 euros tous les cents mètres. Mais l’entreprise ne s’avère pas si aisée. En effet, en Lorraine, 86% des mines ont vue leurs puits être rebouchés à l’arrêt de leur activité. De même, le potentiel de faisabilité dépend très largement des galeries. En outre, il est absolument nécessaire que l’eau ait retrouvé sa température naturelle. Ce processus demande parfois vingt ans, compte tenu de la température de la mine. Enfin, une centrale géothermique ne peut actuellement alimenter que des zones à proximité immédiate, dans la mesure où la dépréciation de chaleur atteint parfois les deux degrés Celsius par kilomètre d’acheminement.

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Exclusivité : l’autre projet de l’A 32

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Après le refus du Républicain Lorrain et de l’Est Républicain de publier ses travaux et sa thèse sur la saturation des grands axes de transports européens en Lorraine en 2005, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, Lorrain d’origine et ancien étudiant en Urbanisme Habitat Aménagement à l’université de Perpignan s’est confié en exclusivité au Groupe BLE Lorraine sur son projet de tracé alternatif de l’A32 et son système de péage poids lourds calqué sur le modèle allemand, applicable au réseau d’autoroutes et de voies rapides de Lorraine.

L’idée est simple, mais encore fallait-il y penser. Selon, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, le projet d’une nouvelle autoroute, l’A32,  n’est pas idiot, à condition de réaliser un autre tracé que celui proposé par l’Etat français, qui lui, est véritablement aberrant. Dans son mémoire de Master I intitulé « La Lorraine et la saturation des grands corridors européens, étude prospective à 30 ans », ce jeune Lorrain projetait donc un dédoublement total de l’A31 partant de Beaune jusqu’à Luxembourg, contrairement à la réalisation d’un simple doublon entre Toul et le Grand Duché. Dans la mesure où pour ce dernier, la mise en place d’un véritable itinéraire de délestage serait quasi-impossible. Pour cela, il se basait sur le vieux projet d’autoroute entre la jonction avec l’A39 à Poligny dans le Jura et Besançon.  Ainsi ce tronçon franc-comtois constituerait le Sud du tracé de la future A32. Cet axe remonterait ensuite vers Vesoul et desservirait enfin Remiremont, Epinal et Nancy en empruntant le tracé actuel de la nationale 57 déjà à deux fois deux voies. Cette dernière passerait par conséquent aux normes autoroutières.  L’aménagement des routes départementales 913 et 955 permettrait à cette autre A32 de relier la cité ducale à Metz, de réaliser un grand contournement Est de Nancy et un véritable périphérique autour de l’agglomération messine par la construction de sa partie Ouest. D’ailleurs, la RD 955 mise à deux fois deux voies entre Metz et le carrefour du Cheval Blanc à Solgne, le tout en interconnexion avec la rocade Sud, sera prochainement inaugurée.  Le seul problème réside cependant dans la traversée des côtes de Moselle. Un tel franchissement occasionnerait un impact paysager énorme, à quelques pas du Parc naturel régional de Lorraine. La solution serait donc la réalisation d’un tunnel. Le coût d’un tel ouvrage pourrait être compensé par les économies faites sur la partie Sud du tracé que nous avons décrit, notamment au niveau de la RN 57, déjà de gabarit autoroutier entre Nancy et la cité des images. D’ailleurs Jean Kiffer, le maire d’Amnéville-les-Thermes, préconiserait également cette liaison via un tunnel. Il faudrait par contre construire un nouveau tronçon entre Metz et le Luxembourg ajoute Pierre-Hugues Bourlon-Demange. Celui-ci s’effectuerait par l’Ouest, poursuit l’ancien étudiant. De cette manière, la desserte du Nord Meusien serait facilitée. Cette partie Nord de l’A32 desservirait en outre Longwy via Villerupt avant de rattraper Esch-sur-Alzette et l’A4 luxembourgeoise, conduisant ainsi directement à la capitale du Grand Duché. Un contournement Ouest de Thionville de manière à constituer là aussi un véritable périphérique pourrait enfin s’avérer être un excellent complément.

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Le nouvel espoir écolo

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Les énergies renouvelables ont véritablement le vent en poupe en Lorraine. Ces dernières constituent autant un pari sur l’avenir qu’un moyen de diffuser enfin une nouvelle image, celle d’une Lorraine tournée vers le développement durable et les nouvelles technologies. Après la mise en service de plusieurs importants champs d’éoliennes en Meuse et sur le Plateau lorrain et l’utilisation de la géothermie dans les Vosges et récemment à Fameck pour le chauffage d’un parc de 84 appartements, voici deux nouveaux exemples qui viennent conforter le virage de la Lorraine dans les énergies renouvelables, à savoir la construction d’une centrale photovoltaïque à Nancy et d’un éco-quartier sur les coteaux de  la Seille à Metz.

 

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Le renouveau du vignoble lorrain

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Après avoir bien failli disparaître au début du XXème siècle, le vignoble lorrain aborde depuis quelques années un spectaculaire redressement. A son paroxysme, ce vignoble, aujourd’hui l’un des plus petits de France, avec une superficie d’environ 180 hectares, compta jusqu’à 48 000 hectares de vignes en production. La Moselle, par exemple, était une des régions les plus viticoles, dépassant même la Champagne. Le contraste actuel est saisissant. Mais le déclin est maintenant bien enrayé. 

La Lorraine possède une riche tradition viticole, séculaire, qui remonte à l’Antiquité romaine. La vigne, dont la plantation fut autorisée en Lorraine par l’empereur Probus en 283 après J-C fut chanté par le poète latin Ausone, décrivant toute la beauté de sa présence sur les rives de la Moselle. Les Ducs de Lorraine ainsi que les Evêques de Toul, Metz et Verdun entretinrent cette tradition viticole. Mais la concurrence des vins des régions du Sud et de l’Ouest de la France, les ravages des guerres de 1870 et de 1914 vinrent amorcer le déclin de ce vignoble jusque-là prospère. La perte des débouchés du marché allemand et surtout la crise du phylloxéra, maladie de la vigne, réduisirent presqu’à néant les dizaines de milliers d’hectares du vignoble lorrain. L’industrialisation de la vallée de la Moselle constitua pendant longtemps un frein à une renaissance des coteaux, les mines et les aciéries offrant de meilleurs salaires que celui de manouvrier agricole payé à la tâche, dans une activité fortement saisonnière. Depuis la fin des années 1980, on note cependant une reprise de la tradition viticole lorraine, comme en témoigne l’extension et la création de parcelles mais aussi et surtout l’installation de nouveaux viticulteurs. On dénombre actuellement une centaine de producteurs en activité, sans compter les dizaines de vignerons passionnés, présents un peu partout en Lorraine. 

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Moselle Développement : du concret pour quand ?

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Afin d’attirer des grands projets et des investisseurs étrangers des pays riches et industrialisés comme des pays émergents, le Conseil général de la Moselle implante depuis quelques années des agences de prospection, véritables vitrines des infrastructures et du savoir-faire mosellan. La dernière en date est de celle de Beijing, ouverte depuis quelques mois seulement. L’agence chinoise vient ainsi compléter et renforcer la présence mosellane en Asie, un après l’inauguration d’une antenne au Japon et avant peut-être une future implantation en Inde fin 2009.

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Lancement d’un parc nouvelle génération aux portes de Metz

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Au chapitre des bonnes nouvelles, relativement rares en Lorraine par les temps qui courent, signalons tout de même le lancement officiel de L’Ecoparc Val Euromoselle à Norroy-le-Veneur au Nord de Metz. Ce parc tourné résolument vers le développement durable et la qualité environnementale concentrera aussi bien des activités technologiques (bureaux de recherche, laboratoires, instituts de formation) que commerciales (hôtels, restaurants, négoce) et de loisirs. Rien n’a été laissé au hasard dans la configuration du site : voies piétonnes, pistes cyclables, agrémentation ornementales végétales et mise en valeur des vestiges archéologiques. Le tout afin de créer un cadre de vie et travail exceptionnel, au pied des côtes de Moselle, sur près de 80 hectares dont 34 seulement cessibles aux entreprises. Ainsi, l’installation de sociétés et de laboratoires sur l’Ecoparc ne pourra que conforter et renforcer leur image en matière d’écologie et de respect de l’environnement. Ce parc d’activité lorrain de nouvelle génération reflète avec force les nouvelles pistes de développement par la Lorraine, soucieuse de préserver son environnement et sa culture. Voilà qui devrait également contribuer à rompre en partie l’image grise et industrielle d’une province méconnue pourtant résolument décidée à se tourner vers les énergies renouvelables et les nouvelles technologies.

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