Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Développement durable


Un site minier Est-mosellan reconverti en ferme photovoltaïque

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Deux investisseurs sarrois, KPM Sun et Greencells, se sont associés pour implanter une ferme photovoltaïque d’une puissance de 12 mégawatts sur un terril surplombant l’ancien carreau de mine De Wendel et le Musée des mineurs de Petite-Rosselle.

51 000 modules photovoltaïques de 165 cm par 90 seront installés sur un terrain de 28 hectares à cheval sur les bans de Forbach et de Petite-Rosselle. Le chantier doit démarrer au plus tard en 2015. L’idée du programme est de parvenir à une production d’électricité de 14,3 millions de kilowatts/heure par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 5 500 foyers de quatre personnes. Quatre employés travailleront sur la ferme photovoltaïque une fois aménagée. Sa maintenance nécessitera par ailleurs l’intervention d’entreprises locales extérieures.

Initié en 2010, ce projet avait été mis en sommeil en raison du changement de législation sur la production d’électricité solaire. Les deux communes qui l’accueilleront devraient bénéficier de retombées économiques et financières issues de l’exploitation, mais aussi de la location des terrains dont elles sont propriétaires.

Une étude a enfin montré que Forbach bénéficie d’un ensoleillement de 992 heures par an pour une utilisation pleine charge des panneaux photovoltaïques.

Dépollution innovante par les plantes dans le Toulois

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Francheville, petit village de 350 âmes du Toulois, expérimente depuis juin dernier une station d’épuration biologique innovante. Constituée d’une série de rectangles en béton alignés sur le sol sur une surface de 250 mètres carrés, elle accueille une biodiversité végétale qui filtre les eaux usées des habitants de la commune.

Si l’exploitation des propriétés épuratives et oxygénantes des macrophytes, c’est-à-dire des plantes aquatiques, pour dégrader la pollution des eaux résiduaires n’est pas nouvelle, le système utilisé à Francheville est inédit. Breveté par la société Aquatrium, il étonne par son originalité et sa facilité d’intégration en milieu rural. Il se base pour cela sur un réceptacle artificiel pour optimiser la mission épurative des racines des végétaux. L’innovation réside dans son aspect hors sol. Dans chaque chenal profond de 60 cm, les plantes sont en effet placées en pot sur un caillebotis situé à 10 cm sous la ligne d’eau, ce qui facilite la décantation et favorise la stabilisation des boues stockées. Une trentaine de plantes participent aussi bien à la décantation qu’à l’oxygénation de l’eau. On retrouve par exemple des carex, des menthes aquatiques, des cressons, des lysimaques, des sagittaires, des pesses d’eau ou encore des renoncules.

En résumé, le système imaginé par Aquatrium est un jardin d’eau, où la pollution est traitée en flux continu par le réseau des racines en suspension. Le procédé se démarque ainsi des stations biologiques classiques qui assainissent par rhizofiltration grâce à la plantation de phragmites sur un support sableux. Baptisé « Racinepur », ce procédé réduit considérablement l’emprise foncière d’une unité d’épuration. Le couvert végétal limite par ailleurs les nuisances olfactives. L’eau rejetée dans le milieu naturel est épurée à 60 %. Le dispositif évite enfin d’extraire des tonnes de sables et de granulats au fonds des vallées pour constituer le substrat nécessaire aux plantes à rhizomes.

Non loin de Francheville, la mairie de Lay-Saint-Remy a également été séduite par ce concept qui reste plus que compétitif par rapport au lagunage ou aux stations à roseaux. Il représente un investissement de 220 000 euros environ pour une commune de 450 habitants.

(Source : RL du 12/11/2013)

Géothermie vs déchets nucléaires à Bure

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Selon une étude du cabinet suisse Geowatt, spécialisé dans la géothermie, commandée par le CLIS (Comité Local d’Information et de Suivi), le sous-sol de Bure présenterait un potentiel géothermique indéniable qui pourrait compromettre les plans diaboliques de l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs), porteur du projet de centre d’enfouissement des pires déchets que l’homme n’ait jamais produits.

Chargée de trouver un site pour son cimetière nucléaire profond, l’agence d’Etat doit respecter les critères édictés par l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), comme par exemple celui d’éviter les « zones pouvant présenter un intérêt exceptionnel en termes de ressources souterraines ». L’ANDRA a au contraire toujours minimisé le potentiel meusien. C’est la raison pour laquelle six associations l’ont assignée fin avril au TGI (Tribunal de Grande Instance) de Nanterre pour « dissimulation délibérée de l’intérêt de la ressource géothermique du site », dans le but de faciliter la réalisation et l’acceptabilité du projet. Selon les experts de Geowatt, il est possible « d’obtenir des débits du même ordre de grandeur que ceux obtenus en région parisienne », soit entre 100 et 400 m3/h. A tel point que les ressources géothermiques des environs de Bure « peuvent être exploitées économiquement ». On est donc loin des 5 m3/h évoqués par l’ANDRA. Pour ses opposants, il s’agirait donc d’un « énième mensonge » de l’agence.

Du recyclage en Lorraine

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Selon la société Eco-Emballages, la Lorraine se situait en 2012 à la 15ème place des régions françaises qui recyclent le plus d’emballages ménagers. 50,5 kg de ces derniers sont recyclés par an et par habitant chez nous. Notre province perd deux places par rapport au précédent classement, alors que les Lorrains ont amélioré leur performance de 1,2 %.

Les 119 152 tonnes d’emballages ménagers recyclés en 2012 en Lorraine se décomposent de la manière suivante : 75 057 tonnes de verre (+ 0,17 % par rapport à 2011), 9 050 tonnes de plastique (+ 0,02 %), 10 758 tonnes d’acier (+ 7 %), 800 tonnes d’aluminium (+ 22 %) et 23 487 tonnes de papiers et cartons (+ 2 %).

82 collectivités territoriales lorraines, regroupant 2 368 communes, adhéraient l’année dernière au dispositif de tri d’Eco-Emballages. Chaque tonne triée et recyclée est payée à la collectivité correspondante. En 2012, Eco-Emballages a reversé 20 millions d’euros aux collectivités lorraines, soit une augmentation de 2,9 % par rapport à 2011.

Du recyclage en Lorraine dans Actualité logo-eco-embalages

Nouvelle unité de méthanisation à Amanvillers

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Les projets de méthanisation se multiplient en Lorraine. Une importante unité est par exemple en construction à Amanvillers. La production devrait commencer en janvier 2014.

Le chantier se situe à 2 km de la première habitation, sur une exploitation agricole de 800 hectares essentiellement céréalière. La future usine, d’une superficie de deux hectares, devrait produire à terme 1 000 kWh grâce à un moteur de cogénération alimenté par le biogaz. Il s’agit sans doute de l’une des plus importantes installations privées de ce type dans la région. La structure, qui a représenté un investissement de 3,7 millions d’euros, devrait être amortie en sept ans. Une perspective d’autant plus séduisante pour les propriétaires qui ont passé un contrat d’achat d’énergie avec EDF qui porte lui sur 15 ans. Ces derniers tablent d’ailleurs sur un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros par an. Le niveau de rentabilité de l’installation est en réalité étroitement lié aux types d’intrants utilisés. Dans le cas présent, il s’agira de maïs d’ensilage, de résidus de silo récupérés au port de Metz et de lisier. Les exploitants devraient en outre récupérer un digestat qui pourra être utilisé comme engrais.

A noter enfin que la France comporte une centaine d’unités de méthanisation, contre plus de 9 000 en Allemagne. Celle-ci dispose donc d’une marge de manœuvre considérable pour diversifier ses exploitations, tant elle fait figure de puissance agricole en Europe.

(Source : RL du 06/10/2013)

La révolution verte de Moyeuvre-Grande

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Finie l’image grise et triste des mines. Depuis une quinzaine d’années déjà, la ville de Moyeuvre-Grande est entrée dans une nouvelle phase axée sur le développement durable et la qualité environnementale. La commune s’est ainsi efforcée d’effacer les stigmates post-sidérurgiques et ses nombreuses friches, non sans difficulté. Mais le résultat est là. En effet, peu de communes ont traversé les épreuves qu’à connu la ville avec les inondations ou encore les affaissements miniers. A Moyeuvre-Grande, le développement durable est une nécessité, pas un effet de mode. La commune a réalisée de nombreux efforts qui lui ont permis de décrocher trois fleurs au concours de fleurissement depuis 10 ans. De même, la ville regorge d’une incroyable biodiversité avec de nombreux papillons, des coquelicots, des orchidées sauvages ainsi qu’une grande variété de pivoines. Moyeuvre-Grande est une ville verte, mais personne ne le sait ! Outre l’accent mis sur l’environnement, la commune a également menée une impressionnante campagne de rénovation urbaine. Et à chaque chantier la population a été associée aux réflexions et aux décisions. Il faut dire qu’à Moyeuvre les projets ne manquent pas et c’est tant mieux. Le dernier en date n’est ni plus ni moins la réalisation d’un éco-quartier de 120 parcelles et 160 logements, « L’écrin forestier », dans lequel 30 % de la surface sera destinée aux espaces verts. Il y aura même un verger pédagogique, un bassin de récupération d’eau, un boulodrome ainsi qu’une dizaine de parcelles réservées pour des maisons en bois. Chacune des 120 parcelles sera en outre dotée de deux arbres fruitiers. Reste enfin pour Moyeuvre-Grande à combler un péché mignon propre à toute la Lorraine, celui du manque de communication.

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