Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Développement durable


Metz : une plateforme géothermique pédagogique à l’ENIM

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Un puits de 99 mètres de profondeur a été foré devant l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM). Les ateliers de l’établissement concentrent les équipements de cette plateforme géothermique verticale. Sept sondes sont reliées à un ordinateur qui enregistre les données 24 h sur 24 pour les vingt prochaines années. Un système de pompe à chaleur, qui se veut pédagogique, fait entrer de l’eau froide dans le sol par des tuyaux. Celle-ci en ressort avec cinq ou six degrés Celsius supplémentaires après avoir récupérer la chaleur du sol. L’installation, qui a représenté un investissement de 100 000 euros, permet de chauffer trois pièces de l’établissement messin. A noter que la pompe à chaleur a un coefficient de performance de 4. Autrement dit, pour 1 KW d’énergie électrique insufflé, 3 KW d’énergie thermique sont produits.

Recyclage des bouteilles plastiques à l’Intermarché de Bitche

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A Bitche, il est désormais possible de recycler ses bouteilles plastiques vides à l’Intermarché de la cité fortifiée. Chaque bouteille rapporte deux cents. Inspiré du modèle allemande de la Pfand (consigne), le système vise à inciter les habitants à trier leurs déchets. Ces derniers peuvent même ramener des bouteilles trouvées dans la rue. Il s’agit d’un geste éco-citoyen qui permet de mettre en place un cercle vertueux : protection de l’environnement, responsabilisation de la population, bons d’achats et création d’emplois (développement, production et maintenance des machines qui récupèrent et compressent les bouteilles plastiques).

L’enseigne bitchoise entend récupérer 600 000 bouteilles par an, ce qui lui permettrait de distribuer entre 12 000 et 15 000 euros de bons d’achats. En France, seulement 30 % des bouteilles plastiques sont recyclées. En Allemagne, elles le sont quasiment toutes.

Pfand

Nouvelle usine de méthanisation à Sarreguemines

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Le Syndicat des Déchets Ménagers de Moselle-Est (SYDEME) investi trois millions d’euros dans la construction d’une usine de méthanisation des déchets verts sur le site de Folpersviller à Sarreguemines. D’une capacité de traitement de 12 000 tonnes par an, cette dernière permettra d’injecter du biogaz dans les réseaux.

L’idée est de valoriser les déchets verts de l’ensemble de la Moselle-Est et de la Sarre, afin d’en tirer un revenu. Le dispositif technique mis en place avec Methavos 1, un brevet unique déposé par le SYDEME, permettra de vendre du gaz qui sera injecté dans le réseau de Grdf. Le syndicat devrait bénéficier d’une recette de 700 000 euros par an.

Les travaux ont commencé. Le montage est programmé début janvier et la mise en service de l’équipement pour le mois d’avril 2015.

Véloroute Charles le Téméraire : une nouvelle passerelle sur la Moselle à Metz

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Une passerelle a dernièrement été posée au-dessus de la Moselle, à l’entrée du Nouveau Port de Metz, afin de relier les communes de Metz et de La Maxe. Elle permet de boucler l’itinéraire de la Véloroute Charles le Téméraire dans l’agglomération. Jusque-là, les cyclistes devaient en effet traverser le port via des routes très fréquentées, notamment par les camions de céréaliers.

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La nouvelle passerelle a été posée au-dessus de la Moselle (Crédits photo : Marc DE METZ pour le Groupe BLE Lorraine)

L’ouvrage est composée de trois sections de 5,5 tonnes et de 22 mètres chacune. Le chantier, qui a débuté en avril, s’est déroulé en plusieurs étapes. Les berges ont d’abord été aménagées. Des micro-pieux de 12 à 16 mètres y ont été plantés pour soutenir la passerelle. Une semelle a ensuite été posée par-dessus, avant que les piles de pont et les culées ne soient réalisées.

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Le pont permet désormais de sécuriser la Véloroute entre Metz et La Maxe via le Nouveau Port de Metz (Crédits photo : Marc DE METZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Le pont flambant neuf ne pourra être emprunté qu’à pied ou à vélo. Deux kilomètres de pistes cyclables ont par ailleurs été aménagées depuis le pont mixte. Le tronçon Metz-La Maxe de la Véloroute Charles le Téméraire a représenté un investissement de 1,3 million d’euros.

Projet Syndièse BtS : Inauguration de la plateforme de prétraitement de biomasse à Bure-Saudron

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La plateforme interdépartementale de prétraitement de biomasse d’origine forestière de Bure-Saudron, située à cheval entre la Meuse et la Haute-Marne, a été inaugurée en octobre dernier. L’unité constitue la première phase du programme Syndièse, qui vise à construire d’ici 2018 un démonstrateur préindustriel de biocarburants de seconde génération grâce à la technologie Biomass to Liquid (BtL).

Ce démonstrateur, qui devrait disposer d’une capacité de traitement de dix tonnes de biomasse par heure, sera alimenté essentiellement en biomasse lignocellulosique, c’est-à-dire avec du bois, de la paille ou encore des résidus verts, soit autant d’éléments qui n’entrent pas dans l’alimentation humaine. Il faut savoir que la biomasse végétale est composée de la biomasse lignocellulosique, de la biomasse riche en sucre et en amidon (betterave, canne à sucre, blé, maïs, etc.), ainsi que de la biomasse oléagineuse (colza, soja, tournesol, etc.).

L’enjeu est d’intégrer une chaîne de procédés complète sur un seul site industriel et de valider la viabilité économique de cette filière. Il s’agit par ailleurs de répondre aux normes européennes qui dicteront de recourir à au moins 2,5 % d’énergie issue de biocarburants de seconde et de troisième génération dans les transports en 2020, afin de réduire les émissions de gaz à effets de serre.

Ce projet unique au monde vise à transformer la biomasse en gaz de synthèse (Biomass to Syngaz, ou BtS). Baptisé Syndièse BtS, il est porté depuis 2009 par le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) en collaboration avec Air Liquide. L’industriel intervient notamment pour ce qui concerne la technologie de gazéification et de combustion de la biomasse, à l’aide d’un brûleur à oxygène.

Cette première phase du projet Syndièse BtS a représenté un investissement de 24 millions d’euros. 250 millions d’euros devraient au total être injectés pour financer l’ensemble du projet.

A noter enfin que la plateforme de Bure-Saudron, d’une superficie de près de 30 hectares, emploie trois experts en charge du bon fonctionnement de l’installation.

Uckange : la Tour des Tilleuls vidée et déménagée avant sa démolition

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Trois ans après l’incendie qui l’a condamnée en juillet 2011, la Tour du 17, Avenue des Tilleuls à Uckange, est en cours de déménagement. Les agents de Valo’ y mènent une opération de débarras et de tri des déchets d’une ampleur unique en France.

Il faut dire que l’immeuble avait été évacué précipitamment par tous ses occupants. 195 logements, 32 caves et 105 boxes sont ainsi à vider au total. Tout ce qui était en état a été offert à diverses associations. L’Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré (USEP) de Fameck a par exemple récupéré cinquante vélos et la Croix-Rouge du linge et de la vaisselle.

Le déménagement devrait être terminé d’ici le début de l’année prochaine. Il restera alors à désamianter puis à démolir l’édifice, d’ici 2016, qui était devenu le symbole de la délinquance urbaine et des trafics en tout genre.

(Source : RL du 26/11/2014)

Forbach, ville test pour la chaudière à hydrogène et à pile à combustible

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Ancien bastion du charbon lorrain, Forbach est en passe de devenir le laboratoire du chauffage du futur et plus particulièrement de celui à hydrogène, réputé plus écologique et économique.

Viessmann et GrDF pour les chaudières, ainsi que Panasonic pour la pile à combustible, sont en effet en train d’expérimenter depuis un mois leurs prototypes dans des appartements et des équipements publics ne dépassant pas 120 mètres carrés dans la cité du Bassin houiller. Deux chaudières à hydrogène ont été installées à la crèche Arc-en-ciel, dans le quartier du Wiesberg, et dans le logement communal du concierge de l’école de musique et de la salle de gymnastique. Une autre chaudière équipera fin octobre deux logements situés Rue des Alouettes. Ces prototypes disposent également d’une pile à combustible, élément indispensable à la transformation du gaz naturel en hydrogène, qui, mélangé à l’air, produit de la chaleur et de l’électricité. La pile fonctionne pendant vingt heures en continu. A l’heure actuelle, la chaudière est capable de produire de la chaleur pour alimenter un radiateur (750 watts à l’heure) et de l’électricité pour quelques lampes (1 kilowatt à l’heure). Par conséquent, un complément au gaz naturel s’avère encore nécessaire pour suppléer la technologie à l’hydrogène. Viessmann mise néanmoins sur une économie de 20 % sur les factures de gaz et d’électricité à la crèche du Wiesberg et dans le logement du concierge. L’idée est ensuite que l’expérimentation menée à Forbach débouche sur une production en série de chaudières à pile à combustible et une commercialisation. Il faut aujourd’hui compter entre 10 000 et 15 000 euros pour une telle installation. Mais les économies à moyen terme doivent rapidement permettre d’amortir l’investissement.

Forbach n’a pas été choisi par hasard par les industriels pour mener ce test. La ville est déjà à la pointe dans ce domaine. Elle abrite en effet un Pôle de compétences Alphea hydrogène. Des ingénieurs travaillent depuis plusieurs années sur ce gaz et ses applications.

Cela dit, cette technologie innovante n’est pas autorisée à l’heure actuelle en France. L’idée de ce test est donc aussi de faire évoluer la législation. L’expérimentation, qui doit durer jusqu’en 2015 à Forbach, représente un investissement de près de 200 000 euros pour les collectivités territoriales.

(Source : RL du 12/10/2014 et du 17/10/2014)

Rénovation urbaine terminée dans le quartier du Wenheck à Saint-Avold

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Commencée en 2011, la rénovation urbaine du quartier du Wenheck, à Saint-Avold, touche à sa fin. Six millions d’euros ont été investis dans cette opération d’envergure par la Société Nationale Immobilière (SNI) Sainte-Barbe pour améliorer le cadre de vie des habitants de la cité naborienne, construite en 1956 pour accueillir des militaires canadiens.

222 logements ont été réhabilités, afin de réduire de 30 % leur consommation d’énergie et de réaliser une importante économie de chauffage urbain. L’isolation thermique extérieure des murs, de la toiture et des planchers bas, ainsi que le remplacement des menuiseries extérieures PVC (polyvinyl chloride ou polychlorure de vinyle) ont pour cela été réalisés. 22 logements, situés en rez-de-chaussée, ont également été rendus accessibles aux personnes à mobilité réduite grâce à l’aménagement de rampes d’accès.

La partie la plus spectaculaire de la rénovation urbaine du Wenheck reste néanmoins la démolition de 86 logements, afin de casser les barres. Des entrées entières ont disparu de manière à ouvrir de l’espace dans le quartier. Par ailleurs, les façades des bâtiments affichent désormais des couleurs plus joyeuses. Des arbustes ont de même été plantés. Des allées piétonnes et des aires de stockage pour les ordures ménagères ont enfin été créées.

Une chaufferie bois pour Freyming-Merlebach

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Après sept mois de travaux, la nouvelle chaufferie bois Dalkia de Freyming-Merlebach a dernièrement été inaugurée.

L’équipement flambant neuf, qui a représenté un investissement de 2,7 millions d’euros, consommera près de 9 000 tonnes de produit brut par an pour alimenter les 16 km du réseau de chaleur de la cité du Bassin houiller. Le bois est acheminé vers le système d’alimentation hydraulique de la chaudière, avant d’être séché puis enflammé. Les fumées issues de la combustion permettent de réchauffer de l’eau. Cette dernière est alors envoyée dans le réseau de chaleur. 6 000 équivalents-logements sont désormais alimentés par cette nouvelle centrale, en chauffage et en eau chaude sanitaire.

Tout comme celle de Forbach, la chaufferie de Freyming-Merlebach est approvisionnée dans un rayon de 50 km autour de la ville par de la plaquette forestière, c’est-à-dire du broyat de bois issu de l’exploitation forestière ou de l’entretien des ornements en zone urbaine ou périurbaine. Afin de diminuer le coût d’acheminement, la majeure partie des livraisons provient d’une plateforme de préparation située à Creutzwald. Au final, la nouvelle chaufferie devrait permettre de réduire la facture des particuliers de près de 10 %.

logo Dalkia

Une usine de méthanisation en projet à Sarraltroff

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Le producteur d’énergie renouvelable Vol-V mène actuellement un projet de construction d’une centrale de méthanisation à Sarraltroff sous l’égide de la Communauté de Communes de Sarrebourg Moselle-sud (CCSMS).

L’unité devrait être implantée sur un terrain en friche de quatre hectares racheté à l’usine Ferco et situé à l’entrée du village. La centrale de méthanisation produira de l’énergie en valorisant les matières organiques du territoire. Ces dernières seront en grande partie approvisionnées par l’agriculture, mais également par l’industrie agroalimentaire et la collectivité (tontes, restes de repas, etc.). Des contrats ont en ce sens été signés avec des exploitants agricoles dans un rayon de 25 km autour du site. 35 000 tonnes de matière devraient être ainsi valorisées pour produire chaque année plus de 1,6 million de mètres cubes de biométhane. Purifié et odorisé, celui-ci sera alors injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel. Le digestat, résidu inodore et riche en fertilisants, sera quant à lui redistribué aux agriculteurs approvisionnant l’unité.

Près de sept millions d’euros seront investis dans cette centrale qui devrait entrer en fonction fin 2017. Entre trois et quatre emplois seront créés sur le site, auxquels s’ajouteront des emplois indirects.

logo Vol V

Concours des villes et villages fleuris en Lorraine : bravo à la promotion 2014 !

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Bitche a dernièrement accueilli la cérémonie de remise du label « Villes et Villages fleuris de Lorraine ». Il faut dire que la cité fortifiée constitue une référence en la matière avec quatre fleurs et une prestigieuse Fleur d’Or au compteur. Les jardiniers de la ville n’utilisent par ailleurs aucun produit phytosanitaire pour l’entretien des espaces verts. La capitale des Vosges du Nord se distingue également par ses récoltes de miel et de pommes de terre au sein de ses massifs de fleurs, ainsi que par la réintroduction du pastoralisme. Des moutons entretiennent en effet les neuf hectares d’herbes qui poussent sur le glacis de la citadelle.

Avec 113 communes labellisées une fleur, 120 deux fleurs, 67 trois fleurs et 11 quatre fleurs, la Lorraine est désormais la quatrième région en France la plus distinguée et chute du podium sur lequel elle était installée depuis plusieurs années.

Palmarès 2014

Obtention de la première fleur

Meurthe-et-Moselle : Azelot, Haucourt-Moulaine et Viterne

Moselle : Bousbach, Loutzviller, Rouhling et Seingbouse

Vosges : Archettes

Obtention de la deuxième fleur

Meurthe-et-Moselle : Gondreville

Moselle : Amnéville-lès-Thermes, Knutange et Vasperviller

Obtention de la troisième fleur

Moselle : Sainte-Marie-aux-Chênes

logo Villes et villages fleuris.svg

Une éco-cité à la croisée des chemins à Distroff

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Inspirée par des expériences allemandes, la municipalité de Distroff, près de Diddenowen (Thionville), porte un projet d’éco-cité avant-gardiste et innovant sur les hauteurs de la ville.

Baptisé « A la Croisée des Chemins », ce dernier prévoit une centaine d’habitations, logements individuels et collectifs confondus, sur 5,6 hectares. Les premières maisons devraient être livrées en octobre. Les futurs habitants sont incités par la municipalité à opter pour des bâtiments passifs, dont la consommation annuelle ne dépasse pas 120 kWh, ce qui représente une facture de chauffage de 250 euros par an pour une maison standard contre 1 400 euros en moyenne. Les structures passives reposent sur une excellente isolation et sur la gestion des flux d’airs entrants et sortants, afin d’équilibrer la température. L’exposition optimale de la maison au Soleil entre également en jeu.

L’éco-cité de Distroff a été pensée dans une démarche globale de respect de la biodiversité. Des chemins périphériques assurant la liaison avec les espaces agricoles seront aménagés, tout comme des parkings végétalisés. Les déplacements doux, c’est-à-dire à pied ou en vélo, seront également privilégiés. Les terrains seront par ailleurs découpés pour assurer la meilleure exposition possible au Soleil. Les eaux pluviales seront enfin collectées par des bassins pour des usages domestiques.

(Source : RL du 08/07/2014)

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