Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Découverte


De la Guerre des Rustauds

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Parmi les événements oubliés de l’Histoire de la Lorraine, on trouve, au détour de quelques livres, la Guerre des Rustauds. Le déroulement de ce conflit prouve que l’antagonisme entre Lorrains et Alsaciens ne date pas d’hier, quoiqu’il soit devenu aujourd’hui, heureusement, beaucoup plus pacifique.

En 1525, une armée de paysans alsaciens protestants fut écrasée par l’armée du Duc Antoine de Lorraine lors de la Bataille de Saverne. Terrible et sanglante, cette guerre fit au total plus de 20 000 morts. Héraut du catholicisme, le Duc Antoine nous est resté connu avec le surnom d’Antoine le Bon.

Rustauds

Les Armées Lorraines écrasèrent la révolte paysanne alsacienne à Saverne en 1525 (Gravure de Gabriel Salmon illustrant le livre de Nicolas Volcyre de Sérouville sur la Bataille contre les Rustauds)

Au début du XVIème siècle, la Réforme, initiée par le prédicateur Martin Luther, modifie profondément le Saint-Empire, dont la Lorraine fait partie jusqu’au Traité de Nuremberg en 1555. Remettant en cause certains dogmes de l’Eglise et le pouvoir spirituel du Pape, la Réforme est soutenue par certains princes et violemment combattus par d’autres.

Si la Réforme n’a pas, initialement, d’objectif de transformation sociale, très vite, des prédicateurs radicaux comme Zwingli en Suisse ou l’anabaptiste Thomas Müntzer prônent une évolution de l’ensemble de la société. La volonté de transformation radicale voire révolutionnaire est immédiatement perçue comme une menace par les princes. Friedrich Engels en fait d’ailleurs l’ancêtre de la révolution communiste dans son ouvrage La Guerre des paysans en Allemagne.

Un peu partout dans le Saint-Empire, des troupes de paysans s’assemblent et se rebellent sous l’influence de leaders comme Erasme Gerber en Alsace. Dans certaines régions, ces révoltes aboutissent à une prise du pouvoir comme à Munster, dans le Nord de l’Allemagne, où pendant une année, des prédicateurs anabaptistes font régner une dictature cruelle et mégalomane qui se termine par la chute de la ville et la mise à mort de ses chefs.

Cependant, en mai 1525, à la Bataille de Frankenhausen, la majeure partie des troupes paysannes du centre du Saint-Empire est battue par les princes catholiques. Pour la Lorraine, le danger est pourtant toujours bien présent, puisqu’en Alsace, aux marches de l’Empire, une armée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes s’apprête à marcher sur le Duché.

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Warhol Underground au Centre Pompidou-Metz

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En 1964, Andy Warhol créa un immense atelier collectif, la fameuse Silver factory, pour continuer à peindre et pour créer de nouvelles formes d’art. Un vent de liberté soufflait alors sur le New York underground, sur fond d’opposition à la guerre du Vietnam, d’excès, d’overdose et de zones d’ombre. Le Pop Art n’est en effet que la partie immergée du travail de Warhol qui présente en réalité une tonalité plus sombre.

expo Warhol CPM

Jusqu’au 23 septembre 2015, le Centre Pompidou-Metz propose une exposition exceptionnelle qui revisite les œuvres de l’artiste. La Silver Factory a d’ailleurs été reproduite pour l’occasion avec ses murs en aluminium et les portraits d’Andy Warhol, Lou Reed, Nico, etc. Leurs voix et leur musique résonnent d’ailleurs dans les salles. L’artiste messin Joachim Biehler réalise parallèlement tout au long de l’exposition sa performance intitulée 10 Andys. Il fait ainsi revivre Warhol sur un canapé rouge au milieu de la pièce avec sa perruque platine.

Recette originale de la Glace Plombières

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Une belle recette lorraine de saison ! Qui se souvient des vacherins d’antan à la Glace Plombières, aux fraises ou aux framboises. Des cornets de glace du dimanche à la sortie de la messe ?

La Glace Plombières y était à l’honneur sur nos tables de fêtes. Puis elle s’est un peu perdue dans la jungle des « saveurs » industrielles.

glace Plombieres

Glace Plombières servie avec meringues nature et chantilly au siphon. On peut également y ajouter des cerises au Kirsch ou un coulis de fruits rouges (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ)

Origine

C’est à la fin d’un souper qu’apparaît le nom de Plombières sur la nappe : une crème glacée parfumée au Kirsch et aux fruits confits ou une glace à base de lait d’amandes et de crème fouettée. Mais quelle est l’origine de ce dessert qui aurait été servi à Napoléon III et à la Cour à Plombières en 1858 lors de la réception occulte de Cavour ? On sait plus sûrement qu’en 1798 un glacier-confiseur du nom de Tortoni, appartenant à la Maison créée par Velloni à Paris, à l’angle du Boulevard des Italiens et de la Rue Taitbout, servait de la glace dite « Plombières ». Il s’agissait d’un entremets glacé aux œufs et fruits confits, formé dans un moule en plomb. Voilà le fin mot de l’histoire teintée d’antériorité.

L’appellation figure également dans Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac. En revanche, il est établi qu’en 1882, un pâtissier de Plombières-les-Bains, dans les Vosges, M. Philippe, produisit une « Glace Plombières » qui se distingua vite par la macération des fruits confits dans du Kirsch, ce qui lui donna un goût original et incomparable !

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Des obus en chocolat de Verdun

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Plus ancienne confiserie de France, la Maison Braquier de Verdun produit des obus en chocolat qui explosent. Remplis de dragées, jusqu’à 400 grammes pour les plus gros, ils libèrent leur contenu après une légère détonation.

http://www.dailymotion.com/video/xw7oca

Cette idée insolite vient d’un élu verdunois qui souhaitait offrir en 1870 une gourmandise aux généraux de l’époque.

Fabrication artisanale de bonbons des Vosges biologiques à la Confiserie Gérômoise

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Ouverte depuis la fin de l’année dernière, la Confiserie Gérômoise, installée à Gérardmer, dans les Hautes-Vosges, produit de manière artisanale des bonbons traditionnels biologiques aux bourgeons de sapin, aux brimbelles sauvages, à la framboise, aux fruits rouges ou encore au miel de montagne et de plaine, ainsi que des gommes et des pâtes de fruit sans colorants ni arômes ajoutés.

confiserie gérômoise

La Confiserie Gérômoise est ouverte depuis la fin de l’année dernière (Crédits photo : Confiserie Gérômoise)

La confiserie privilégie des produits naturels locaux de qualité, à l’image d’huiles essentielles, issus des fermes voisines. Les bonbons sont commercialisés dans boîtes à l’ancienne.

confiserie gérômoise bonbons

La Confiserie Gérômoise fabrique des bonbons artisanaux des Vosges (Crédits photo : Confiserie Gérômoise)

La Confiserie Gérômoise est le fruit de la passion de deux frères, l’un pâtissier de formation, l’autre directeur informatique, qui ont tout plaqué pour réaliser leur rêve.

A noter que l’établissement organise des visites guidées des ateliers de fabrication. La mise en chauffe des ingrédients jusqu’à 140 °C est réalisée par un artisan confiseur. Ceux-ci sont ensuite incorporés en plusieurs étapes. Le glaçage final, également appelé givrage, permet d’assurer une finition parfaite tout en donnant aux bonbons leur goût inimitable.

Autour des feux de la Saint-Jean en Lorraine

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La Saint Jean-Baptiste est certainement l’une des fêtes les plus curieuses du calendrier lorrain. Car elle revêt, dans nos contrées, une ferveur toute particulière. Un étonnant résidu de paganisme, à peine teinté de religion …

Située, comme par magie, à proximité du jour le plus long de l’année, la Saint Jean-Baptiste, que l’on se contente souvent d’appeler Saint Jean, voire Saint Jean d’été, est l’occasion d’allumer, dans toute la Lorraine, d’immenses brasiers que la culture populaire désigne encore sous le nom patois de « bûles ». La tradition est d’ailleurs bien ancrée. On la trouve mentionnée dès le XVIème siècle et elle continue d’être populaire auprès des communautés villageoises, depuis l’Argonne jusqu’aux Vosges. Mais au fait, d’où vient cette tradition ? Et pourquoi, à Sierck-les-Bains et dans quelques lieux des Vosges, les gens ne font-ils pas comme tout le monde ?

Feux Saint-Jean roue enflammée Contz-lès-Bains

Roue enflammée lançée depuis le sommet du Stromberg à Contz-lès-Bains pour la Fête de la Saint-Jean (Crédits photo : Thomgege)

Comprendre les origines des feux de la Saint-Jean, c’est remonter, en quelque sorte, au plus profond de nos origines. Bien avant la naissance du Christ, les Celtes avaient déjà coutume de célébrer le solstice d’été en allumant de grands feux. Ces immenses brasiers, qu’ils dédiaient aux dieux de la lumière et de la fertilité, étaient censés illuminer la nuit la plus courte de l’année. Certaines sources affirment qu’une fois que le bûcher était consumé, on le divisait en deux tas de braises entre lesquels on faisait défiler le troupeau de la communauté. Ce rite, païen par excellence, était censé protéger les animaux. Il semblerait qu’il ait été pratiqué en Lorraine jusqu’à des périodes relativement récentes.

Autrefois appelée « Litha », la fête du solstice, que la tradition germano-scandinave continue de désigner sous le nom de « Midsommar » (littéralement, « milieu de l’été ») était considérée comme l’apothéose du règne de la nature. D’après Bède le Vénérable, auteur médiéval d’un ouvrage intitulé De temporum ratione, cette fête était propice à l’amour, à la guérison et à la protection.

Avec ses bûchers, ses danses et ses rites païens, la fête du solstice s’est très vite attirée la méfiance de l’Eglise. Dès les premiers siècles du christianisme, prêtres et évêques tentèrent de faire interdire l’ensemble des cultes en rapport avec le Soleil et le cycle des saisons. En vain, car les peuples paysans (à noter d’ailleurs que « paganus », en latin, signifie aussi bien paysan que païen) continuèrent de célébrer, à leur manière, le jour le plus long de l’année …

Face à ce constat d’échec, l’Eglise s’appliqua alors à christianiser la fête, en choisissant de célébrer, chaque 24 juin, la Saint Jean-Baptiste. Le choix n’est pas anodin. Jean-Baptiste était le cousin du Christ. C’est lui qui l’aurait baptisé, dans les eaux du Jourdain, et l’aurait désigné comme étant l’incarnation de Dieu sur Terre. Emprisonné, il fut finalement décapité sur les ordres du roi Hérode, afin de satisfaire Salomé qui, en récompense d’une danse qu’elle venait d’exécuter devant le monarque, avait précisément demandé la tête de Jean-Baptiste …

En tant que cousin du Christ et dernier prophète à avoir annoncé sa venue, Jean-Baptiste occupe une place de choix dans la tradition catholique. Il est celui qui a baptisé Jésus, celui qui l’a annoncé et établi dans son ministère. Pour toutes ces raisons, on a choisi de le fêter à une date symbolique, étonnamment placé aux antipodes de Noël, qui, est-il besoin de le rappeler, célèbre la naissance du Christ. L’Eglise médiévale pensait alors que le charisme et la personnalité de Jean-Baptiste suffiraient à effacer, peu à peu, les vieux rites païens. Il n’en fut rien.

Car les bûles de la Saint-Jean continuent de flamber, chaque 24 juin, dans toutes les contrées d’Occident. En Lorraine notamment, elles font l’objet d’une incroyable popularité, peut-être parce qu’elles sont aussi l’occasion de réunir le village, la famille. Même à Metz, on dressait autrefois un imposant bûcher, sur la place de l’Esplanade. Les jeunes gens avaient l’habitude de s’y retrouver et d’y danser toute la nuit. Et d’y brûler quelques chats !

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Fouilles archéologiques : découverte d’une sépulture de cheval à Woippy

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Dans le cadre de fouilles préventives précédent la construction de 109 logements dans le quartier Bellevue à Woippy, huit sépultures datant du Vème siècle après Jésus-Christ, dont une contenant un cheval, ont dernièrement été mises au jour.

Elles se situaient le long de la voie romaine reliant Divodurum Mediomatricorum (Metz) à Augusta Treverorum (Trèves). Il était en effet courant d’inhumer les morts et d’élever des monuments funéraires visibles de la route, afin d’afficher sa position sociale sur un site facile d’accès. Des squelettes humains et divers objets, à l’image de flacons en verre, de poteries et de vaisselles en céramique ont été retrouvés. Un cheval entier dans une position fœtale a également été exhumé avec une coupe en offrande à proximité de la tête. Il devait accompagner son cavalier dans la mort. Les boucles de ceintures et les différents récipients destinés à contenir des offrandes liquides (lait, vin, parfum, etc.) attestent d’un personnage de haut rang. Mais il ne s’agissait pas d’un guerrier, dans la mesure où aucune arme n’a été retrouvée. Fréquent chez les Celtes, ce type de sépulture chevaline constitue une découverte exceptionnelle qui devrait contribuer à mieux connaître cette période charnière entre la fin de l’Antiquité et le début du Moyen-âge en Lorraine.

Non loin de là, des vestiges d’habitat remontant à l’âge du fer (800 à 700 ans av. J.-C.) ont par ailleurs été mis à jour. Il s’agit de trous d’une cinquantaine de centimètres de diamètre qui devaient contenir des poteaux en bois destinés à soutenir des maisons ou des greniers. Les poteaux étaient reliés par des cloisons en terre crue ou par un système de clayonnage, technique traditionnelle de tressage du bois. Les archéologues ont enfin retrouvé au même endroit des parcellaires gallo-romains. Ces fossés peu profonds qui pouvaient s’étendre sur plusieurs dizaines de mètres servaient à délimiter les terres agricoles tout en assurant leur drainage.

(Source : RL du 06/06/2015)

Plus importante collection de Lilas Lemoine au monde au Jardin botanique du Montet à Villers-lès-Nancy

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Le Jardin botanique du Montet, à Villers-lès-Nancy, possède la plus importante collection de  Lilas Lemoine au monde.

Lemoine Firmament

Le Lilas Firmament fait partie de l’importante collection Lemoine du Jardin botanique du Montet (Crédits photo : Patrice GREFF pour le Groupe BLE Lorraine)

Au XIXème siècle, Nancy était un grand centre horticole. La Société Centrale d’Horticulture y fut notamment fondée en 1877. De nombreux horticulteurs nancéiens restent par ailleurs connus dans le monde entier, à l’image de François-Félix Crousse et de Victor Lemoine qui se distinguèrent par leur créativité et leurs importants travaux d’hybridation. Victor Lemoine créa son établissement en 1849. Le succès et la renommée de la Maison Lemoine s’exporta jusqu’en Angleterre et aux Etats-Unis. Avec son fils Emile et plus modestement avec son petit-fils, Victor Lemoine développa des centaines de nouvelles variétés horticoles.

Sur les 214 lilas de la collection Lemoine présentés au Montet, de nombreuses variétés ont été retrouvées aux Etats-Unis, au Canada et en Russie.

Les jeunes et l’histoire lorraine : une longue histoire !

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On entend souvent dire que les jeunes ne s’intéressent pas à l’histoire. César, Saint Louis, Napoléon et tous les grands personnages qui ont fait l’histoire de France semblent bien loin des préoccupations de nos adolescents. Alors que dire des Ducs de Lorraine René II, Charles III et Stanislas ? Des noms totalement oubliés ? L’histoire régionale a pourtant fait l’objet de nombreuses publications à destination du jeune public. Rapide retour sur cette bibliographie méconnue …

1836 : la première histoire de la Lorraine destinée aux enfants

C’est en 1836 que paraît la première histoire de Lorraine destinée aux enfants. Elle est l’œuvre d’E.- A. Bégin. L’ouvrage, imprimé chez Verronais, à Metz, s’intitule Education Lorraine élémentaire et est sous-titré Histoire des duchés de Lorraine et de Bar, et des Trois-Evêchés. Il fait suite à un premier volume dans lequel l’auteur évoque notamment la géographie de la province. Le livre en lui-même se présente sous la forme d’un petit volume de 152 pages, complété par une carte des anciens duchés ainsi que de cinq planches gravées figurant les portraits (souvent fantaisistes) des Ducs de Lorraine, depuis Gérard d’Alsace jusqu’à Stanislas. L’ouvrage, qui accorde une large place au Haut Moyen-âge note, dans sa préface, que « l’histoire de Lorraine n’a pas encore été mise à la portée de l’enfance ». Bégin explique qu’il veut combler cette lacune mais son livre demeure élitiste et parfois laconique. La Bataille de Nancy, par exemple, tient en seulement cinq lignes. Aucune carte, aucun autre détail ne vient éclairer cet événement majeur de l’histoire régionale.

Histoire Lorraine enfants

L’Education Lorraine élémentaire de Bégin est parue en 1836

1870-1945 : l’histoire lorraine entre instrumentalisation et vulgarisation

Il faut ensuite attendre 1857 et le Précis très sommaire de l’Histoire de Lorraine publié par L. Lallement pour que les jeunes disposent d’une nouvelle somme d’histoire régionale. A la même époque, L. Leupol publie un précis de l’Histoire de Lorraine où le passé de la région est exposé à travers l’émouvant dialogue d’un grand-père et de son petit-fils.

Pendant l’Annexion, les historiens cherchent, au mieux à justifier la nouvelle frontière, au pire, à préparer la jeunesse à l’idée d’une revanche. En 1880, V. Henrion publie une Histoire populaire de la Lorraine qui reprend l’idée du dialogue intergénérationnel tout en précisant que le garçon finira soldat et la jeune fille, sœur de charité … 

Au début du XXème siècle, l’histoire régionale est inscrite aux programmes d’enseignement. J. Perron rédige alors une Petite Histoire de la Lorraine, illustrée et synthétique. En 1920, L. Bouchot publie Vingt-Cinq leçons sur l’Histoire de la Lorraine et du Barrois, joli ouvrage agrémenté de cartes, d’images et de résumés didactiques.

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La micro-brasserie Bon Poison relance la tradition brassicole à Metz

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23 ans après la fermeture de la célèbre brasserie Amos, l’activité brassicole revit à Metz depuis quelques semaines et le lancement de la micro-brasserie Bon Poison. Située Rue du XXème Corps Américain, dans le Quartier Sainte-Thérèse/Nouvelle-Ville, cette dernière propose quatre bières différentes : une blonde au léger parfum floral  et d’agrumes, une brune aux notes de caramel, une noire légère au palais et une ambrée à l’amertume prononcée. Des bières de saison peuvent également être savourées dans la salle de dégustation de l’établissement.

Bon Poison bières

Créée en 1868, la brasserie Amos a fait la réputation de Metz pendant plus de 120 ans en produisant jusqu’à 230 000 hectolitres de bière par an. Rachetée en 1988, elle ferma ses portes en 1992 avant que ses bâtiments ne soient reconvertis en logements.

A noter enfin qu’une autre micro-brasserie implantée à Jury, en Pays Messin, a relancé en 2014 une bière de Metz.

logo Bon Poison

Du cimetière anabaptiste de Gosselming dans le Pays de Sarrebourg

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La commune de Gosselming, dans le Pays de Sarrebourg, abrite un petit cimetière anabaptiste. D’à peine trois ares, celui-ci regroupe une quinzaine de tombes et remonte à 1874.

cimetière anabaptiste Gosselming

Le cimetière anabaptiste de Gosselming (Crédits photo : Wikipédia)

Catherine Hirschy Nafziger, jeune épouse de 25 ans décédée en couches, fut la première défunte à y être inhumée. Elle avait d’abord été enterrée dans le cimetière de Gosselming. Mais comme elle était anabaptiste, cela avait créé des histoires dans le village. Une plainte avait même été déposée et le sous-préfet de l’époque avait convoqué le père, Jean Hirschy, meunier et paysan à Gosselming, afin de trouver une solution. Comme ce dernier désirait entretenir une relation pacifique avec les gens du village, il demanda l’autorisation d’ouvrir son propre cimetière sur l’un de ses terrains. Après l’avoir obtenue, il fit monter des murs. C’est comme cela que le cimetière fut créé. Cette première tombe est toujours visible et le cimetière anabaptiste mennonite de Gosselming continue à accueillir des sépultures. Il s’agit d’ailleurs du seul encore utilisé dans la région. Il en existe pourtant d’autres, comme à Buhl-Lorraine, où le dernier défunt y a été enterré il y a cinquante ans, ou encore à Rhodes, à Haraucourt-sur-Seille et à Repaix. Les cimetières anabaptistes mennonites de Xouaxange et de Lafrimbolle ont quant à eux été abandonnés. Celui de Gosselming est parfaitement entretenu par les familles de cette communauté religieuse, qui vit aujourd’hui dans un triangle composé des communes de Berthelming, Rhodes et Sarrebourg.

Metz : des moulins du ruisseau de Vallières

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Autrefois, de nombreux moulins à eau bordaient les rives du ruisseau de Vallières.

Le ruisseau de Vallières, qui déboule des Fonds de Quarante à Noisseville, prend forme à Nouilly. Paisible en été, il est capricieux et tumultueux à l’automne. C’est la force de son courant qui permettait, à l’époque, aux moulins de fonctionner.

moulin ruisseau Vallières

Le ruisseau de Vallières près du moulin à roue verticale (Crédits photo : Google Maps)

Le premier édifice du genre se situe à la sortie de Nouilly. Il ne fonctionne plus aujourd’hui. Le bâtiment a été réhabilité en maison d’habitation. Un autre moulin se situe à Vantoux. Il date du XVIIème siècle. Il servait à l’époque à transformer le blé en farine. Sa lourde meule en pierre était entraînée par une roue qui puisait sa force dans le courant du ruisseau de Vallières. Durant les dernières années de son exploitation, une cheminée a remplacé la roue et une machine à vapeur actionnait une forge. Le moulin était utilisé pour fabriquer des clous. Lorsqu’il cessa son activité, ses bâtiments abritèrent une exploitation agricole. Le moulin attend aujourd’hui un nouvel acquéreur dans son écrin de verdure.

A la sortie de Vantoux, le ruisseau poursuit sa route en direction de Vallières. Il se faufile dans les propriétés privées. Dans un dédale de végétation, un canal d’amenée de plusieurs centaines de mètres mène à une écluse manuelle. Dans le temps, les eaux du ruisseau servaient à alimenter une scierie, ainsi qu’un moulin à roue verticale qui existe toujours. Il date de 1426. Il est actuellement en cours de restauration par son propriétaire.

Le ruisseau de Vallières termine son parcours à Saint-Julien-lès-Metz près du Parc de la Tannerie. La commune a également abrité des moulins. La mention d’un premier moulin à farine apparaît dès le XIVème siècle. Il fut ensuite transformé en moulin à papier. Au XVIème siècle, le moulin et son pont furent détruits par le Duc de Guise à l’approche des troupes de Charles Quint. Ils furent reconstruits un siècle plus tard et devinrent la propriété de la Congrégation Notre-Dame de Metz. Les religieuses l’utilisèrent pour fabriquer de la pâte à papier. Le moulin cessa son activité en 1756. Au XIXème siècle, suite à des travaux d’agrandissement, deux moulins auraient fonctionné au même endroit, l’un à grain, l’autre à papier. Ils ont aujourd’hui malheureusement disparu. L’un d’entre eux fut ravagé par un incendie en 1983 et fut rasé l’année suivante.

(Source : RL du 30/11/2014)

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