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» Catégorie : Découverte


Quand le FC Metz s’appelait le FV Metz et jouait en Allemagne

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Lorsque la guerre fut déclarée en septembre 1939, le FC Metz était déjà bien ancré dans le paysage footballistique français. Le club, qui était devenu professionnel en 1932, évoluait dans un Stade Saint-Symphorien qui avait alors une capacité de 10 000 places. Les Grenats s’étaient attirés la sympathie de nombreux Français après leur défaire injuste deux buts à un contre l’Olympique de Marseille le 8 mai 1938 en finale de la Coupe de France au Parc des Princes. Auparavant, les Lorrains avaient éliminé Reims (5-0), Roubaix (2-1), Cannes (3-0) et Fives (1-0). La rencontre face à Marseille fut marquée par d’improbables erreurs d’arbitrage. Alors qu’un pénalty flagrant leur avait été refusé, les Grenats perdirent le match sur une frappe qui n’avait jamais franchi la ligne.

FV Metz

Le FC Metz a évolué dans le championnat allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale

Un an plus tard, le FC Metz voyait partir plusieurs de ses meilleurs joueurs, à l’image de Flucklinger, Hibst ou encore Marchal, tous incorporés au 162ème Régiment d’Infanterie de Metz et expédiés à Laval. Durant la drôle de guerre et jusqu’en mai 1940, les Messins ne disputèrent que des séries de matchs plus ou moins amicaux contre des formations des armées françaises et britanniques au cours de la « saison sportive de guerre » 1939-1940. La Wehrmacht fit ensuite son entrée à Metz le 17 juin 1940. Le 29 juin, une antenne de la Gestapo y était créée. Le 1er juillet 1940, la Moselle était de nouveau annexée à l’Allemagne.  

Très attachés aux symboles, les Nazis rebaptisèrent le FC Metz en FV Metz (Fussball Verain Metz) qui fut intégré à la Gauliga Westmark. Ce championnat était composé de plusieurs équipes de Sarre et du Palatinat. Le club perdit parallèlement son statut professionnel, interdit sous le IIIème Reich. En raison des défections, des appelés, des morts et des exilés, la Fédération allemande de football envoya une sélection de joueurs de chaque club pour renforcer l’effectif messin. Le championnat allemand fonctionnait à l’époque par play-offs. Les vainqueurs de chaque ligue régionale se retrouvaient à Berlin pour disputer le titre de champion de la Deutsche Meisterschaft. En Gauliga Westmark, le FV Metz termina trois fois de suite second à la surprise générale derrière Kaiserslautern (1942 et 1943) et Sarrebruck (1944). En 1941, les Grenats atteignirent les huitièmes de finale de la Coupe d’Allemagne. Ils furent éliminés par le 1. SV Jena trois à zéro.

Alors que l’armée allemande commençait à battre en retraite, Raymond Herlory, historique président messin, redressa le club. Suite au pillage du siège, à l’inondation du stade et à la destruction de plusieurs ponts, les dirigeants grenats décidèrent de ne pas participer à la saison 1945-1946. Des joueurs rescapés valides comme Bep Bakhuys et Gaby Braun acceptèrent de rechausser les crampons gratuitement. Si bien que le FC Metz retrouva officiellement et solennellement la compétition en Coupe de France le 7 janvier 1945 sur la pelouse de Blénod-lès-Pont-à-Mousson. L’Est Républicain écrivait à propos de l’évènement : « Après une longue et pénible séparation, notre Moselle revient à nous, puisque le FC Metz foulera dimanche prochain la pelouse du Stade des Fonderies. Rencontre symbolique, nous précise la Fédération. Oui, certes, mais pour nous Lorrains, c’est encore bien davantage. C’est le renouveau définitif de notre fraternité avec notre voisine et sœur, notre bonne ville de Metz, dont on a voulu en vain nous séparer. »

Pour le grand retour des Messins en Division 1 la saison suivante, la Fédération Française de Football pris des mesures exceptionnelles. En plus donc de réintégrer d’office la Division 1, le FC Metz se maintiendrait quel que son classement au cours des trois prochaines saisons. Par ailleurs, tous les joueurs sous contrat en 1940 avec Metz devaient regagner les bords de la Moselle. Bien que logiquement en difficulté en championnat, les Grenats offrirent néanmoins au Havre leur privilège de non-relégation par solidarité. Ce geste de grande classe est à la base de l’amitié toujours présente entre les deux clubs. 17èmes, les Messins furent au final sauvés de justesse. Le FC Metz fut « exhibé » partout en France jusqu’en 1950. C’est d’ailleurs du reste le seul club à pouvoir arborer la Croix de Lorraine sur son maillot.

(Source : So Foot, 01/07/2015)

Du Vosgien de la Montagne dans le Pays des Deux Sarres

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Le Pays des Deux Sarres est le seul endroit en Moselle où le Vosgien de la Montagne était parlé. Cette langue régionale avait de belles sonorités musicales. Malheureusement, ce patrimoine immatériel a quasiment disparu. Aujourd’hui, il n’en reste plus que des mots et des expressions, à l’image de pelmousse, appellation de la compote de pommes.

Le mystère du Pont des fées de Remiremont

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Selon la légende, les fées l’auraient érigé en une nuit, d’où son nom. Le Pont des fées, situé dans le Massif du Fossard, dans les Vosges, près de Remiremont, est aussi rudimentaire que monumental. Sept mètres de haut, treize de large et trente de long, mais aucune arche ni le moindre ruisseau en-dessous. De pont, il n’en a en réalité que le nom. Son usage et son origine restent en effet un mystère pour les archéologues.

Pont des Fées

Le Pont des fées reste une énigme pour les archéologues (Crédits photo : Grandmou)

Le Pont des fées constitue un passage entre le Massif du Fossard et celui du Saint-Mont. Mais dans les « fées », il faudrait plutôt y voir des hêtres, ou fayes en latin. Le Pont des fayes apparaît en effet pour la première fois sur une carte topographique du XVIIIème siècle. Mais de quand date-t-il et à quoi pouvait-il bien servir ? Les blocs de granit rendent impossible toute prospection au radar. Un livre édité en 1848 fait état de la démolition d’un second pont des fées, afin de construire la prison de Remiremont. Des fouilles archéologiques menées sur le Saint-Mont dans les années 1980 ont permis d’émettre plusieurs hypothèses. Une récente campagne a quant à elle mis au jour de nouveaux éléments.

Le Saint-Mont est un site archéologique de premier ordre. Le panorama sur le Massif du Fossard, sur la Moselle, la Moselotte et la Cleurie est exceptionnel. Son origine remonte à 620 après J.-C. Saint Amé et Saint Romary y fondèrent en 640 une abbaye. L’abbé Romary, qui venait de Metz, est d’ailleurs à l’origine du nom de Remiremont. Ce monastère mérovingien était réservé à 84 moniales qui se relayaient toute la journée pour que jamais ne cessent leurs prières. Il faut également savoir que Charlemagne est venu au Saint-Mont. L’abbaye était aussi une résidence princière. La dernière campagne de fouilles a permis de dégager des cuves maçonnées et juxtaposées, appelées formae. Spécifiques aux monastères mérovingiens, ces structures funéraires rarissimes étaient destinées à accueillir les dépouilles des 84 moniales. Il s’agit sans doute du plus grand site du genre en Europe. A noter qu’il est toujours possible d’observer sur le Saint-Mont les chapelles Sainte-Marguerite et Sainte-Claire datant respectivement du XI-XIIIème siècles et du XVème siècle.

Certains ont avancé que les deux ponts constituaient des postes d’observation et de défense d’une forteresse romaine. Cela dit, les traces de castrum retrouvées correspondraient plutôt à une fortification rudimentaire et communautaire édifiée par la population vivant en contrebas pour se protéger des invasions barbares au IVème et au Vème siècles après J-C. Or, les deux ponts auraient favorisé l’accès au site. Ils seraient ainsi liés à la vie sainte du Mont. Ils n’auraient pas servi de points de passage au VIIème siècle à l’évêque de Metz, Saint Arnoult, en ermitage sur le Mont Fossard, pour rendre visite à Saint Romary, mais plutôt aux pèlerinages qui se sont développés vers le IXème siècle, lorsque les religieuses ont quitté le Saint-Mont pour s’installer à Remiremont. Quoi qu’il en soit, ce type d’édifications n’a été retrouvé nulle part ailleurs.

(Source : RL du 21/08/2014)

Magie et mystère de l’Etang de Lachaussée

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Vaste territoire marécageux, la Plaine de la Woëvre a longtemps repoussé. Cette langue de terre argilo-marneuse qui borde les Côtes de Meuse ne semblait en effet guère propice à l’occupation humaine. D’autant plus que selon la légende, elle était le repère de la Vouivre. Cette créature des marais, mi-femme, mi-serpent, cyclope à l’œil de diamant, serait à l’origine de la dénomination de cette plaine humide qui a su préserver l’atmosphère enchanteresse de la myriade d’étangs qui la compose.

Etang Lachaussée

La réserve naturelle de l’Etang de Lachaussée est reconnue à l’échelle internationale (Crédits photo : Lal.sacienne)

L’implantation des moines de Saint-Benoît-en-Woëvre autour du XIème siècle bouleversa pourtant profondément la physionomie des lieux. Bâtisseurs et jardiniers, ces derniers entreprirent alors de domestiquer les milieux humides à des fins matérielles. Les cisterciens ne consomment en effet pas de viande et ne dérogent pas aux périodes de carême. Si bien que la pisciculture s’imposa rapidement comme une alternative particulièrement adaptée au terroir lorrain. Lorsqu’ils rachetèrent l’Etang de Lachaussée, créé en 1273 par le Comte Thiébaut II de Bar, les moines l’aménagèrent en bassin de production. Le site remplit d’ailleurs toujours sa fonction aujourd’hui, sous la houlette de l’Association des Paralysés de France (APF). Propriétaire de ce domaine de 360 hectares situé dans la partie occidentale du Parc Naturel Régional de Lorraine, depuis qu’en 1978 le Comte De Wangen lui en a fait don, l’APF transforme et commercialise le produit de sa pêche.

La vidange précède chaque année la grande pêche d’automne. Cinquante tonnes de poissons, surtout des carpes, sont ramassées dans les filets. La tradition du cycle des assecs contribue également à fidéliser plus de deux cents oiseaux migrateurs friands de ce formidable garde-manger à ciel ouvert qu’offrent les vasières mises à nu entre octobre et mars. L’élégante grue cendrée fréquente ainsi assidûment les lieux. Des migrateurs occasionnels comme les harles ou la buse pattue, qui fuient les grandes vagues de froid au Nord, ou des migrateurs habitués aux lieux comme la cigogne blanche ou noire et la grande aigrette blanche, y font aussi étape.

Bercés par le clapotis, cipres et massettes dessinent les berges et constituent le dernier refuge du butor étoilé, dont le chant caverneux évoque celui d’une corne de brume. Les prairies humides qui bordent l’étang constituent en outre le refuge du busard des roseaux et du balbuzard pêcheur. Riches en invertébrés, notamment de libellules, les vasières accueillent de très nombreuses espèces d’oiseaux. La réserve abrite tout autant d’espèces d’amphibiens, à l’image de la rainette verte ou du triton crêté, ainsi qu’une flore exceptionnelle. Quatre cents espèces végétales, dont onze protégées, y sont en effet recensées. Il est par exemple possible d’y observer la grande douve, belle renoncule à fleur jaune de plus d’un mètre, le séneçon des marées, des roselières ou encore le faux nénuphar qui ondule sur l’eau. L’hiver, les vases exondées deviennent le terrain de prospection de la laîche de Bohème, un minipapyrus qui prospère à la charnière de la rive et de l’étendue plate des limons gorgés d’humidité.

Plusieurs conventions ont été signées, afin de préserver ce site naturel exceptionnel, notamment avec le milieu agricole. L’idée est en effet de limiter l’emprise des grandes cultures en favorisant le maintien des prairies humides qui sont au cœur de cet écosystème sensible. La réserve naturelle de l’Etang de Lachaussée est reconnue d’importance internationale depuis 1991 par la Convention de Ramsar. Elle est également inscrite à l’inventaire Natura 2000. Trois sentiers pédestres balisés et équipés d’observatoires, d’un ensemble de panneaux pédagogiques, d’une table d’orientation et d’une longue-vue panoramique ont été aménagés pour découvrir le site.

(Source : RL du 23/07/2015)

Des essences rares du Parc municipal de Freyming-Merlebach

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Né il y a dix ans de l’imagination des jardiniers de la ville, le Parc municipal de Freyming-Merlebach abrite des essences et des fleurs uniques dans la région. Cet ancien schistier transformé en jardin se situe non loin du centre-ville de Merlebach. On peut y admirer un Ginko Biloba ou arbre aux 40 écus, des tulipiers, un sequoia, ainsi que différents pins et sapins. Certaines essences sont très rares, à l’image du pied de rhubarbe du Brésil qui donne des feuilles de deux mètres de diamètre, ou encore de pousses de papyrus.

De nombreux nénuphars agrémentent les bassins du parc, dont l’un ressemble à s’y méprendre à celui des Nymphéas peintes par Claude Monnet. Les nénuphars protègent du Soleil les carpes Koï et les autres poissons. Ils constituent également le terrain de jeu des deux couples de cygnes, l’un blanc, l’autre noir, qui nagent dans ces labyrinthes de verdure. Le Parc abrite également des pigeons de collection, des oies et des paons.

A noter enfin que plusieurs structures de jeux et des balançoires ont été installées. Elles sont toutes accessibles aux enfants handicapés.

Des producteurs de plantes Bleu Vert Vosges

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Huiles essentielles, produits cosmétiques, bonbons, tisanes, confitures, etc. Les richesses de la nature sont exploitées depuis longtemps dans les Vosges. Des cultivateurs vosgiens d’arnica, de brimbelles, de cranberry ou encore de plantes aromatiques ont même créé il y a trente ans le label Bleu Vert Vosges. Ce dernier certifie la qualité des produits et la méthode de production via un cahier des charges très pointu.

logo Bleu Vert Vosges

Les cultivateurs ont constatés que les petits fruits des Vosges, qui poussent sur des sols difficiles et sous des conditions climatiques parfois rudes, étaient plus stressés et donc plus forts en antioxydants que ceux produits dans d’autres contrées. C’est également le cas de l’arnica, emblématique fleur dorée du massif, dont la récolte a été très bonne cette année. Plus de dix tonnes de plantes entières, exploitées par les laboratoires, et 300 kilos de fleurs, pour les particuliers, ont ainsi été récoltés. Les Vosges concentrent à elles seules 80 % de la production française d’arnica. Les Jardins de Bernadette, situés au Haut du Tôt, cultivent cette fleur, aussi appelée or des montagnes. Une fois séchées, les herbes jaunes baignent une vingtaine de jours dans de l’huile de sésame, un principe ancestral, avant d’être filtrées pour devenir, par exemple, de l’huile de massage. L’exploitation travaille avec les Laboratoires Boiron ou Weleda pour la fabrication de produits pharmaceutiques et cosmétiques. Les propriétaires envisagent d’agrandir leur exploitation d’ici la fin de l’année, afin de pouvoir distiller eux-mêmes les plantes. Plus de 1 200 pieds de lavande ont déjà été plantés dans cette optique. L’idée est en effet de concevoir des produits cosmétiques naturels, des sirops à base d’huile essentielle ou encore des baumes.

(Source : RL du 05/08/2015)

Des boîtes à livres à Metz et en Lorraine

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Les boîtes à livres ont fait leur apparition dans plusieurs communes de Lorraine comme à Nancy fin 2013 avec le fameux Arbres aux Livres de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) de Lillebonne. Le phénomène a également gagné Aube, Amnéville-les-Thermes et Rémilly en Pays Messin, ainsi que Villerupt et Saint-Pancré dans le Pays-Haut. A Metz, la première boîte à livre a été installée à Metz-Plage cette année. Dix autres devraient prochainement suivre, dont une posée Place de la Comédie et une autre à la Porte des Allemands. Chacune de ses boîtes peut contenir environ 80 livres. Les Bibliothèques-médiathèques de Metz assurent un stock minimum de livres dans chaque boîte installée.

Ces différentes initiatives reposent sur l’échange, la curiosité et la découverte. L’idée est en effet de prendre, de feuilleter et de lire un livre sur place ou chez soi. S’il est apprécié, celui-ci peut même être conservé ou simplement remis dans la boîte. Chacun peut y prendre et y déposer des livres. Les boîtes à livres sont parfois habillées en fonction du lieu dans lequel elles se trouvent. 

Recette de la tarte aux myrtilles des Hautes-Vosges

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En Lorraine, deux fruits sont particulièrement emblématiques de notre belle région : la mirabelle, fruit d’or de l’été, et la « brimbelle », ou myrtille pour le reste du monde. Dans les Hautes-Vosges, la cueillette bat son plein. Chacun a son coin favori pour satisfaire ses envies de tartes, de gâteaux, de glaces ou de confitures et en garder un peu pour l’hiver au congélateur. La ville de Bruyères en a d’ailleurs aussi sa fête et sa Miss. C’est dire l’importance de ce fruit pour nous, Vosgiens de la montagne.

Tarte aux brimbelles des hts-Vosges (myrtilles)

La tarte aux brimbelles, typique et incontournable dans les Vosges (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ)  

Truffé de vertus et de bienfaits, ce fruit est excellent pour la santé. D’où le dicton : « Quand la brimbelle apparait, le médecin disparaît ». Tout est bon dans cette plante, aussi bien les feuilles que les fruits, pour guérir de nombreux maux.

La tarte est quant à elle incontournable sur les Crêtes et dans chaque ferme auberge. La tarte vosgienne, nature, se déguste sans flan sur les fruits. Sur le versant alsacien, on y ajoute un flan (migaine), qui pour nous gâche toute la saveur vivifiante des myrtilles, même si cela a l’avantage de tenir en place ces petits fruits à la découpe. A chacun son goût, il en faut pour tout le monde.

Pour ma part, la version nature et classique est ma favorite, avec quelques astuces pour avoir une bonne tarte croustillante et pas détrempée.

Recette vosgienne de la tarte aux myrtilles

Pour 6 personnes :

250 g de farine

125 g de beurre

125 g de sucre

1 jaune d’œuf

150 g de biscuits à la cuillerée

400 à 600 g de myrtilles fraîches (indicatif car cela varie beaucoup selon le mûrissement et l’endroit de la cueillette)

Sucre glace

Sel fin

Préparation :

Préparer la pâte brisée en mélangeant la farine, le beurre ramolli, une cuillère à soupe de sucre, le jaune d’œuf, une pincée de sel et deux cuillères à soupe d’eau. Mélanger et pétrir trois minutes puis mettre en boule. Laisser reposer 30 minutes.

Abaisser ensuite la pâte sur 4 ou 5 mm d’épaisseur et garnir un moule à tarte préalablement beurré (s’il est en métal).

Piquez le fond avec une fourchette.

Etaler finement les biscuits écrasés pour absorber l’excédent de jus.

Puis déposer les brimbelles et enfourner pour 25 ou 30 minutes au four à 180°C.

Sortir la tarte du four.

Saupoudrer de sucre et éventuellement de cannelle.

La démouler sur une grille.

Astuces :

Les biscuits écrasés au fond et le sucre ajouté d’une cuillère à café de pectine (Vitpris ou bio) feront gélifier le jus.

Une bonne solution si on a le temps est de précuire la pâte à blanc 10 minutes et de la garnir ensuite.

Ne pas cuire la tarte trop longtemps car les fruits lâcheront encore plus de jus.

Je prépare souvent la tarte sur une pâte sablée, voire même sur une feuilletée si je la mange tout de suite après refroidissement, avant que la pâte ne détrempe.

Je propose également d’autres recettes de tartes aux myrtilles : financière, à la crème d’amande, etc. Dans mon village natal de Granges-sur-Vologne, on fait aussi la tarte sur une pâte à brioche, la Cholande, mais cela sera pour une autre recette.

Andrée VALENCE-LODWITZ, auteur du blog de recettes de cuisine La Table lorraine d’Amélie pour le Groupe BLE Lorraine.

L’Ossuaire de Marville enfin rénové

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Les travaux de rénovation de l’Ossuaire de Marville, en Meuse, ont dernièrement débuté.

Situé dans le cimetière Saint-Hilaire, sur les hauteurs de la commune, l’ossuaire est tout à fait singulier. Toutes les communes doivent disposer d’un ossuaire. C’est inscrit dans le Code des communes. En effet, dès qu’une sépulture est relevée, par exemple à la fin d’une concession, les os doivent être placés dans un ossuaire. Si les premiers ossuaires sont apparus au Moyen-âge, la plupart ont été fermés. Il reste quelques bâtiments, mais très peu sont remplis d’ossements, ils ont été vidés. C’est donc exceptionnel que celui de Marville nous soit parvenu et qu’il ait encore des ossements. Il renfermait d’ailleurs entre 4 000 et 5 000 crânes.

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Entre 4 000 et 5 000 os sont entreposés à l’Ossuaire de Marville (Crédits photo : Tinodela)

Les milliers d’os de l’Ossuaire de Marville ont été disposés avec soin et rigueur contre les murs de ce petit carré de pierre par Constant Motsch, le gardien du cimetière Saint-Hilaire, en 1890.

Ossuaire Marville 2

L’Ossuaire a fait l’objet de travaux de rénovation (Crédits photos : Aimelaime)

Le bâtiment classé et son contenu, cibles de nombreux vols ces dernières années, avaient grand besoin d’être rénovés et sécurisés. A noter que ces travaux de rénovation concernent également la chapelle Saint-Hilaire et l’ancienne maison du gardien. Ils représentent un investissement total de 600 000 euros.

Ian McLaughlin de la microbrasserie Au Père Fouettard : « Faire revivre le patrimoine brassicole de Saint-Nicolas-de-Port »

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Quelques mois après avoir réalisé un sujet sur la microbrasserie-pub-restaurant Au Père Fouettard à Saint-Nicolas-de-Port, nous sommes retournés à la rencontre de Ian McLaughlin, porteur du projet, afin de connaître l’état d’avancement de ce bel exemple de l’économie sociale et solidaire.

Ian, où en est votre projet de bar-brasserie ? Quels jalons ont été franchis depuis février dernier ?

Ian McLauglin : « Le projet avance ! Le local situé en face du Musée de la Brasserie est aux normes. Le nombre de futurs sociétaires progresse et atteint désormais les 125. On travaille également beaucoup sur la communication pour faire connaître ce beau projet. Je me déplace donc sur plusieurs événements comme « La Lorraine est formidable », « La Fête de la Bière à Tourtel », etc.

Ian McLauglin Lac de madine 2

Ian McLaughlin sur le stand de Saint-Nicolas-de-Port au Lac de Madine (Crédits photo : Gilles FRANCOIS)

En plus, j’ai remporté dernièrement le concours Entreprendre 2015, concours récompensant des projets entrepreneuriales, ce qui crédibilise le projet dans son ensemble et surtout le dossier financier. J’ai également gagné un « Fourquet d’argent » (médaille d’argent) lors du Concours National de Bière dans la catégorie « Autres Bières, Amateur » avec une bière noire (Stout) à la framboise.

Autant de bonnes raisons de soutenir Au Père Fouettard ! »

Quelles sont les prochaines étapes de sa réalisation ?

« Nous souhaitons créer la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) en septembre et constituer un capital avec nos sociétaires. Ensuite nous pourrons commencer les travaux pour le local, préparer les commandes de matières premières, installer les cuves et élaborer les premiers litres de bière ! Bien sûr, tout cela prend du temps et de manière réaliste on ne pense pas pouvoir ouvrir avant la Saint Patrick, c’est-à-dire mars 2016. »

Pourquoi avoir choisi de vous implanter à Saint-Nicolas-de-Port ?

« Tout simplement parce qu’à Saint-Nicolas-de-Port il y a le Musée de la Brasserie. Avec ses responsables, nous souhaitons redonner les lettres de noblesses à la brasserie lorraine et faire revivre le patrimoine brassicole de la ville. Nous voulons également répondre à la demande en restauration et en animation. C’est pourquoi il y aura également la possibilité de se restaurer sur place et de déguster des produits locaux (pâtés lorrains, charcuterie, fromages, etc.) car nous voulons soutenir l’économie locale et travailler en circuits courts. Ce sera aussi un lieu d’animations avec des événements autour de la bière, festifs et musicaux »

Avez-vous rencontré des freins, des problèmes ?

« Comme dans tout montage d’entreprises, il existe toujours des freins que ce soit au niveau technique ou administratif. Par exemple, au sujet du local, nous avons du attendre les résultats d’une étude de sept mois. Cela nous a ralenti mais ne nous a pas pour autant découragés. Il faut savoir surmonter ces difficultés et comme m’a dit un très bon ami : le talent seul ne suffit pas, il faut persévérer ! ».

Plus d’informations sur : http://auperefouettard.fr/.

Le Groupe BLE Lorraine remercie Ian McLauglin pour le temps qu’il nous a accordé.

Jardins d’été à Metz

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Un jardin d’été a dernièrement été aménagé sur la Place de la Comédie à Metz. D’une surface de 1 280 mètres carrés, cet écrin de verdure est composé de six espaces qui encerclent le jet d’eau pour former un Soleil. A la fois lieu de rendez-vous, de promenade, de détente, de découverte et de lectures en plein air, le site est ouvert jusqu’au 30 octobre.

Jardin Place Comédie Metz

Le Jardin d’été aménagé Place de la Comédie (Crédits photo : Marc de METZ) 

Un autre jardin, de papier cette fois, aux nuances de noir, de gris et de blanc, est visible à la Porte des Allemands jusqu’au 29 août. Il a été conçu et réalisé par le plasticien messin Tommy Lazlo et l’artiste Benoît Faivre de la compagnie nancéienne La Bande passante. L’idée est de transposer de manière féérique L’Histoire du règne végétal, un corpus de 1 200 planches rédigé à partir de 1772 par le botaniste messin Pierre Joseph Buch’oz. Basé sur la flore du Grand Est, ce fond fait aujourd’hui partie collections des Bibliothèques-Médiathèques de Metz.

Jardin Papier

Jardin de papier sous la Porte des Allemands (Crédits photo : Marc de METZ) 

Reproduites par l’imprimerie municipale sur du papier 300 grammes, ces planches ont été soigneusement découpées au cutter. Elles ont ensuite été mises à la verticale, afin de donner une impression de vie. Des lampes basse tension ont par ailleurs été installées. Grâce à un système motorisé, elles se déplacent lentement le long des plantes de papier, créant ainsi des ombres sur les parois médiévales et donnant l’impression que le peuple végétal est en mouvement. L’ensemble a par ailleurs été complété par une bande son réalisée par Gabriel Fabing à partir d’éléments reproduisant des bruits de végétation.

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Sculpture d’Alain Vuillemet installée aux Grottes de l’Esplanade (Crédits photo : Marc de METZ) 

A noter enfin que les sculptures d’Alain Vuillemet et les immenses toiles choisie par Rémy Le Guillerm agrémentent différents espaces verts de Metz. Ces œuvres sont visibles jusqu’au 20 septembre. Elles s’inscrivent dans l’exposition L’Art dans les Jardins. Renouvelée chaque année depuis 2010, cette dernière présente à travers la ville des œuvres, généralement monumentales, afin d’offrir un nouveau regard sur les jardins et sur l’art. Les sculptures en inox d’Alain Vuillemet, artiste né à Paris en 1947, ont été installées aux Grottes de l’Esplanade et au Jardin Botanique. Le sculpteur, dessinateur et plasticien Rémy Le Guillerm, également commissaire de l’exposition itinérante Les monumentoiles pour la rue, propose quant à lui une vingtaine d’œuvres d’artistes contemporains imprimées sur des bâches de grand format qui ont été déployées le long des murs du Quai des Régates.

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Les monumentoiles pour la rue de Rémy Le Guillerm le long du Quai des Régates (Crédits photo : Marc de METZ) 

Le label EcoJardin pour des jardins de Nancy

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Après le Jardin Paul Verlaine fin 2014, le Parc Sainte-Marie de Nancy a dernièrement également décroché le label EcoJardin. Décerné pour une durée de trois ans renouvelables, celui-ci valorise une gestion écologique des espaces verts.

Parc Sainte-Marie Nancy

Le Parc Sainte-Marie à Nancy a été labellisé EcoJardin (Crédits photo : Patrice GREFF pour le Groupe BLE Lorraine)

La Ville de Nancy abrite dix parcs et quatorze jardins. Elle ambitionne à terme de labelliser l’ensemble de ses espaces verts qui s’étendent sur une superficie de près de 239 hectares. Les jardiniers municipaux n’utilisent d’ailleurs plus de pesticides depuis une dizaine d’années.

Aménagé il y a tout juste dix ans, le Jardin Paul Verlaine, situé au croisement de la rue du même nom et de l’Avenue Boufflers, abrite plus de 7 000 végétaux sur 5 632 mètres carrés. Il s’inspire du Petit Poucet, célèbre conte de Charles Perrault. Ses dalles circulaires évoquent ainsi les cailloux. Ceux-ci conduisent les visiteurs à une esplanade composée de bouleaux symbolisant la forêt, ainsi qu’à une aire de jeux où l’ogre se dessine sur le sol amortissant. Ce jardin linéaire se déploie via une succession de constructions végétales ponctuées par un potager, des plantes vivaces et une allée d’arbres fruitiers et d’ornement.

Deux autres sites labellisés EcoJardin se trouvent en Lorraine. Il s’agit du Parc de la Seille à Metz et du Sentier des Colverts à Cornimont.

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