Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Culture et patrimoine


Du chardon de Lorraine

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Symbole de la Lorraine, le chardon lorrain (Onopordum acanthium) est une grande plante épineuse commune des terrains calcaires. Egalement appelé Onopordon à feuilles d’acanthe ou chardon aux ânes, il peut atteindre jusqu’à deux mètre de hauteur. Ses fleurs pourpres s’épanouissent de juin à septembre.

Blason Nancy

L’origine de ce symbole est angevine. C’est en effet René Ier de Naples qui l’a introduit en Lorraine, où il fut par la suite adopté. René II de Lorraine y ajouta la devise Non inultus premor ou Ne toquès mi, je poins (« Ne me touche pas, je pique « plus généralement traduit par « Qui s’y frotte, s’y pique », après la Bataille de Nancy et la victoire lorraine sur les troupes de Charles le Téméraire. Cette expression fait ainsi tout autant référence aux épines du chardon et qu’aux épées des seigneurs lorrains.

De nos jours, le chardon et la devise figurent toujours sur le blason de la Ville de Nancy et le logo de l’AS Nancy Lorraine. Le chardon sert également d’emblème au Parc Naturel Régional de Lorraine. Il conclut enfin le refrain de l’Hymne de la Lorraine.

Chardon lorrain

De l’Excuse des bouchers lorrains

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Le boucher ne tient pas le bon rôle dans la légende de Saint-Nicolas, lui qui découpât les trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs pour en faire du petit salé. On comprend dès lors que l’image de la profession ne soit pas très glorieuse dans un pays qui a fait de l’évêque de Myre son Saint patron.

Afin d’expier ce qui est toujours considéré comme le péché originel de la profession, les membres de l’Académie gourmande des Chaircuitiers confectionnent depuis 2012 une « Excuse » particulière. Cette spécialité charcutière originale et savoureuse, qui varie chaque année, n’est mise en vente que pendant une courte période, du 6 décembre au 3 janvier précisément cette saison. La qualité de ce produit est un gage de réconciliation.

L’Excuse 2015 est une ainsi une bavaroise de foie gras enfermant une mosaïque de carottes glacées, de pistaches et de ris de veau, posée sur un biscuit de céréales. L’ensemble est surmonté d’un nappage à la griottine avec une tuile de polenta et de céréales, avec en guise de décoration un pic portant une griotte pour rappeler la crosse de Saint-Nicolas.

L’Académie a choisi de reprendre le terme de « Chaircuitiers », corporation médiévale qui était habilitée « à préparer et à vendre de la chair de pourceau, soit crue, soit cuite, soit apprêtée en cervelas, saucisses, boudins et à préparer et vendre les langues de bœuf et de mouton ». 

Origines des alérions lorrains

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Un alérion est un aiglon ou un petit aigle fantastique sans bec ni serre utilisé en héraldique. Il est souvent représenté montrant l’estomac, le vol étendu, mais souvent abaissé. Cette appellation dériverait du mot latin aquilario, diminutif d’aquila, désignant l’aigle.

Blason lorrain

Trois alérions figurent sur le blason de la Lorraine. En héraldique, celui-ci est décrit de la manière suivante : « d’or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d’argent, posés dans le sens de la bande ».

Les alérions lorrains sont symboliques à plus d’un titre. Ils renvoient explicitement à Godefroy de Bouillon, parent lointain des Ducs de Lorraine, qui fut couronné Roi de Jérusalem lors de la première croisade. Selon la légende, celui-ci aurait réussi à embrocher d’une seule flèche trois alérions en vol lors de la prise de la ville. En adoptant les trois alérions comme emblème, les Ducs de Lorraine voulaient affirmer leur affiliation à Godefroy de Bouillon et légitimer l’origine divine de leur pouvoir. La Maison de Lorraine a d’autant plus adopté cet animal légendaire que le mot « alérion » est l’anagramme de Loreina, dénomination latine de la Lorraine.

A noter enfin que Ferry Ier de Lorraine (1143-1206) fut le premier prince de la Maison de Lorraine à arborer l’écu aux alérions.

Ferry Ier

Nancy privé de Saint-Nicolas

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Le maire de Nancy, Laurent Hénart, et le préfet de Meurthe-et-Moselle, Philippe Mahé, ont dernièrement décidé d’annuler les courses, le feu d’artifice, ainsi que le défilé de la Saint-Nicolas, qui devaient respectivement se dérouler le 29 novembre, le 4 décembre et le 5 décembre. L’année dernière, ces trois manifestations phares des festivités de la Saint-Nicolas dans la cité ducale avaient rassemblé dix mille, trente mille et cent cinquante mille personnes.

Festivités Saint-Nicolas Nancy 2015

Les autorités invoquent des raisons de sécurité lié à l’état d’urgence, qui a été prolongé jusqu’au 26 février 2016, consécutif aux attentats du 13 novembre en région parisienne, pour motiver leur décision. Les autres animations et spectacles de rue prévus à Nancy pour la Saint-Nicolas sont néanmoins maintenus. Par exemple, les compagnies qui devaient défiler dans les rues du centre-ville resteront statiques et seront visible sur certaines places de Nancy.

Le Groupe BLE Lorraine condamne cette décision qui ne fait que donner raison aux terroristes et renier nos traditions et fêtes populaires. Le risque sera en effet tout aussi grand, voire même peut-être davantage l’année prochaine une fois que l’état d’urgence sera révolu. En suivant cette logique, il faudrait alors fermer les centres commerciaux à la veille des courses de Noël et vider les enceintes sportives de tous leurs supporteurs. D’aucun ne voit ici qu’un prétexte pour le maire de Nancy de réaliser des économies substantielles sur le dos des Lorrains, petits et grands.

Excepté les feux d’artifice, les festivités de la Saint-Nicolas dans les autres villes de Lorraine ont été confirmées. A Saint-Nicolas-de-Port par exemple, le défilé et la traditionnelle procession aux flambeaux auront bien lieu. De quoi exalter une nouvelle fois le sentiment lorrain, au plus profond de la nuit. A Metz, un village de Saint-Nicolas sera monté Place de la Comédie. Il offrira une multitude de stands, d’activités, de manèges et de points de restauration. Le dimanche 6 décembre, la parade de chars déambulera pendant près d’une heure dans le centre-ville, après que le Saint-Patron de la Lorraine et des Lorrains ne soit apparu au balcon de l’Opéra-théâtre.

L’article défini dans le Parler Lorrain

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L’une des caractéristiques emblématiques du Parler Lorrain est de faire souvent précéder le nom ou le prénom par l’article défini. Ainsi, on ne doit pas dire « Bosmaher » mais « le Bosmaher », « Riboulet » mais « le Riboulet », « Goeuriot » mais « le Goeuriot ». De même pour « le François », « le Nicolas », « le Jean-Paul », « l’Aurélie », « la Nadège », « la Marie », etc.

Mais d’où provient cette particularité pittoresque ?

Chacun sait que lorsque l’occupé adopte la langue de l’occupant, il la transforme pour l’adapter à la sienne. Ainsi, le français possède un article défini alors que le latin n’en possédait pas. En latin, la fonction des mots était indiquée par sa déclinaison et non par sa position dans la phrase comme en français. Cependant, l’article défini « le », « la » est bien d’origine latine. Il dérive du « ille » et du « illa » latins qui ne jouaient pas le rôle d’articles mais d’adjectifs ou de pronoms démonstratifs ayant pour fonction de désigner une personne ou de rappeler une personne dont on venait de parler. Lors de l’évolution linguistique, le roman a réduit « ille » et « illa » à « le » et « la » et leur a fait perdre leur valeur de démonstratif pour les transformer en simples articles.

Une question cependant : pourquoi la langue française n’a-t-elle pas généralisé l’usage de cet article devant les noms et les prénoms comme le fit si ingénieusement le Lorrain ? Il en découle tout naturellement que le Parler Lorrain est beaucoup plus logique et beaucoup plus rationnel, donc mille fois supérieur, au français courant. Ce dont les Lorrains n’ont jamais douté !

Une seconde interprétation abonde dans ce sens. En latin, « ille » ou « illa » pouvaient posséder une valeur de majesté. C’est-à-dire qu’ils connotaient la grandeur d’un personnage. La distance spatiale exprimée par le démonstratif était alors remplacée par une distance morale ou sociale. Ainsi « Bosmaher ille » ne signifie pas « ce Bosmaher » mais « ce fameux Bosmaher ». Il en découle tout naturellement que si le Lorrain fait précéder le nom ou le prénom des autres Lorrains de « le » ou « la », loin d’être signe de patois régional, de basse rusticité, ou de triviale familiarité, c’est tout simplement pour laisser entendre que toutes les Lorraines et tous les Lorrains sont gens de très haute qualité ! Ce dont les Lorrains n’ont jamais douté !

Jean-Paul BOSMAHER, professeur de lettres à la retraite et écrivain pour le Groupe BLE Lorraine.

M. BOSMAHER est l’auteur de plusieurs ouvrages de références sur la Lorraine, dont notamment le Parler Lorrain paru en 2014 aux Editions du Quotidien.

Economie en Lorraine : le Groupe BLE Lorraine soutient le projet Au Père Fouettard à Saint-Nicolas-de-Port

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Le projet Au Père Fouettard a franchi samedi dernier un jalon supplémentaire dans sa réalisation. Il entre désormais dans sa phase concrète.

L’assemblée générale, convoquée au Musée de la brasserie de Saint-Nicolas-de-Port, a rassemblé une bonne partie des généreux sociétaires de la future microbrasserie, qui proposera également un service de restauration avec des produits du terroir lorrain. Ian McLAUGHLIN, Chef de Projet, a présenté aux côtés du Comité de pilotage, l’état d’avancement les prochaines étapes à réaliser. 129 000 euros ont d’ores et déjà été récoltés grâce aux souscriptions émises, sans compte les différentes bourses obtenues dans divers concours d’entrepreneuriat et les subventions accordées, notamment par la Ville de Saint-Nicolas-de-Port. De nouvelles personnes ont par ailleurs encore manifesté leur intérêt à participer financièrement au projet.

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Raphaël TARON, Ian McLAUGHLIN et Thomas RIBOULET : le Groupe BLE Lorraine soutient le projet Au Père Fouettard (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Des membres du Groupe BLE Lorraine font partie des sociétaires fondateurs de l’établissement, dont M. Thomas RIBOULET, Président du Groupe BLE Lorraine, et M. Raphaël TARON, Chef de Projet. Ils ont au total apporté plusieurs milliers d’euros pour soutenir cette initiative locale qui doit permettre à la cité portoise de renouer avec une production brassicole. Par l’action de ses membres, le Groupe BLE Lorraine participe concrètement au développement économique et social de notre région.

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Présentation de l’avancement du projet devant les sociétaires (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

La microbrasserie-pub-restaurant sera aménagée dans un ancien bâtiment industriel de 450 mètres carrés situé à proximité du Musée de la Brasserie. La salle de restauration aura une capacité de cent couverts. Une seconde salle de cinquante places permettra d’organiser des évènements familiaux, professionnels et associatifs. La microbrasserie, d’une capacité de 600 litres, produira des bières artisanales de qualité et accueillera des ateliers de formations. L’ensemble représente un investissement de près de 550 000 euros.

L’établissement complétera dès l’année prochaine l’offre touristique de Saint-Nicolas-de-Port et dynamisera le tissu économique local. Le statut de Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) a été adopté. Le capital social de l’entreprise est variable, afin de permettre la libre adhésion des sociétaires et de garantir la solidité et l’indépendance de la société. Une partie des bénéfices sera distribuée aux sociétaires après une période d’activité de cinq ans. Ces derniers verront également leur nom inscrit sur un mur de l’établissement.

La revanche du Vosges Cola

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Le Vosges Cola a fait son retour depuis quelques années sur le marché. Près de 40 000 bouteilles de 33 cl sont vendues par an en Lorraine, notamment dans les boutiques de produits du terroir. Une belle revanche.

La boisson est produite par les Brasseurs de Lorraine uniquement avec des ingrédients 100 % naturels et sans caféine. Implantés à Pont-à-Mousson, ces derniers sont devenus la plus grande brasserie artisanale de Lorraine avec une variété de douze bières et une production annuelle de 3 000 hectolitres, soit 500 000 bouteilles. Cela dit, un brasseur produit avant tout du gaz carbonique par la fermentation de la petite levure de la bière. Il est donc capable d’élaborer tout un panaché de boissons pétillantes avec ou sans alcool. C’est la raison pour laquelle qu’en plus de Vosges Cola, les Brasseurs de Lorraine fabriquent également le Lorraine Cola, la limonade Loulou et le Lorraine Cola mirabelle.

La Féerie de glace Disney aux Marchés de Noël de Metz 2015

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Les Marchés de Noël de Metz 2015 accueilleront du 21 novembre 2015 au 17 janvier 2016 la Féerie de glace Disney, une œuvre éphémère unique au monde.

Un chapiteau de 1 500 mètres carrés sera installé sur la Place de la République. Il abritera 150 statues de glace de personnages issus des univers Disney et Marvel, à l’image de Mickey Mouse, Ratatouille, Némo, Buzz l’éclair, Blanche Neige, Jack Sparrow, Iron Man et Hulk, ainsi que 25 scènes des plus beaux films Disney. L’ensemble sera en permanence maintenu en-dessous de – 6° C.

Féérie glace Metz

Féerie de glace aux Marchés de Noël de Metz (Crédits photo : Disney, www.sculpturesdeglace.fr)

500 tonnes de glaces seront nécessaires aux trente sculpteurs internationaux qui viendront spécialement du Canada, de Russie ou encore de Finlande pour réaliser cette œuvre magistrale et exceptionnelle. Le parcours familial, d’une durée d’1h30 environ, sillonnera entre les personnages et les décors de glace.

Les enfants pourront même monter jusqu’au balcon du célèbre Château de la Belle au Bois Dormant, sculpture monumentale de sept mètres de haut et de 60 tonnes de glace. Ils pourront s’y faire photographier avant de redescendre en glissant sur un toboggan de 25 mètres de long.

A noter enfin qu’un Ice Bar sera également aménagé. Histoire de siroter quelques boissons dans une ambiance igloo.

Une bataille oubliée : Warcq, 1336

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Il n’y a pas de plus grand bonheur pour le bibliophile, que de s’installer dans un fauteuil confortable, une tasse de thé à portée de main, et de tourner les pages d’un livre ancien. C’est précisément à ce bonheur indescriptible que je m’adonnais en feuilletant, par une fin d’après-midi, le second tome de la Notice de la Lorraine, ouvrage d’érudition composé par Dom Augustin Calmet, abbé de Senones au XVIIIème siècle et qui donne quelques informations historiques et géographiques sur presque toutes les localités de notre région. Mes yeux parcouraient donc, distraits, les pages du précieux volume lorsqu’ils se sont arrêtés sur l’article concernant le petit village de Warcq. Voici, en substance, ce que j’y ai lu :

« Warc. – Warc, village du diocèse de Verdun […]. Warc est assez célèbre dans l’histoire du Verdunois. Vers l’an 1336, Philippe de Florenges, seigneur de Buzy, s’étant opposé à un accommodement qui avait été fait entre les bourgeois de Verdun et leur évêque Henri d’Apremont fut insulté par un bourgeois de la ville. Philippe de Florenges, pour s’en venger, tua le bourgeois dans le faubourg même de Verdun. Les parents du mort assemblèrent leurs amis, et les bourgeois en armes allèrent brûler le bourg de Buzy, la veille de la fête de saint Pierre de l’an 1336. Les amis et les partisans de Philippe de Florenges ayant aussi pris les armes, se mirent en embuscade près du pont de Warc et tuèrent presque tous les bourgeois de Verdun qui revenaient de Buzy chargés de butin. »

bataille

Ainsi, Warcq, petit village de la Woëvre situé aux portes d’Etain, aurait été le théâtre d’une de ces batailles qui, à l’époque médiévale, ensanglantaient si souvent la campagne une fois les beaux jours revenus. Mais une bataille qui semble quand même avoir marqué l’histoire puisque, quatre siècle après les faits, elle retient encore l’attention du savant bénédictin Dom Calmet. L’article venait de piquer ma curiosité. Il me fallait en savoir plus. Pourquoi cette rixe sanglante a-t-elle eu lieu ? Comment s’est déroulé le combat ? Quels furent également la postérité et l’impact de cette bataille oubliée ? Répondre à ces questions nécessitait d’aller plus loin dans la bibliographie, de se rendre dans les dépôts d’archives et jusque sur le terrain. C’est ce que j’ai fait, avec passion et détermination. Les lignes qui suivent ne sont qu’un modeste compte-rendu de toutes ces recherches.

Examen des sources et de la bibliographie

Lorsqu’on parcourt les ouvrages traitant de la bataille de Warcq, on est vite déçu. Aucun livre, aucune étude n’est en effet directement consacré à cet événement. La rixe se trouve simplement évoquée dans quelques rares monographies. Le premier historien à en faire explicitement mention est Richard de Wassebourg, chanoine de la cathédrale de Verdun au XVIème siècle. Dans sa volumineuse chronique intitulée Antiquitez de la Gaule Belgique, Wassebourg détaille le déroulement de la rixe de Warcq, en précisant que celle-ci aurait pour origine l’assassinat d’un bourgeois de Verdun par Philippe de Florange, alors seigneur de Buzy. Au XVIIIème siècle, Nicolas Roussel publie une Histoire ecclésiastique et civile de Verdun dans laquelle il évoque à son tour la bataille de Warcq, sans toutefois être plus prolixe que Wassebourg. Un peu plus d’un siècle plus tard, Louis Clouët revient sur la rixe de Warcq dans son importante Histoire de Verdun. Dans cet ouvrage, l’historien relate en détail les origines du conflit qui opposa les bourgeois de Verdun au seigneur de Buzy tout en citant un document exceptionnel : une lettre qu’aurait rédigée un rescapé Verdunois au lendemain de la bataille … Dans son Dictionnaire des communes de la Meuse, Henri Lemoine évoque lui aussi la rixe médiévale lorsqu’il traite de la commune de Warcq. Mais l’article demeure laconique. Il ne fait que reprendre, dans les grandes lignes, ce qu’ont écrit les prédécesseurs. Le dernier historien à avoir traité de la bataille de 1336 est Charles Aimond. Dans sa remarquable étude portant sur les relations de la France et du Verdunois au Moyen-âge, l’auteur revient sur la lettre anonyme citée par L. Clouët et explique la postérité immédiate du combat. 

A ces documents de première importance, il convient d’ajouter quelques chartes et quelques chroniques anciennes. La chronique de Saint-Vanne, rédigée en latin par les moines de la célèbre abbaye verdunoise, atteste en effet de l’événement qui s’est déroulé à Warcq en 1336. Celle-ci note en effet :

Anno Domini 1336 : Combusserunt cives villam de Buzey, et in redditu, ad pontem de Way, multi fuerunt occisi et vulnerati a Barrensibus.

En dehors de ces rares papiers et parchemins, il n’existe pas, à notre connaissance, de document plus précis qui fasse explicitement mention de la bataille du pont de Warcq. C’est donc à partir de ces textes que nous allons relater la terrible bataille.

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Fouilles archéologiques : découverte d’une ferme médiévale à Grosbliesderstroff

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Les archéologues de l’Institut National de Recherches Archéologiques (INRAP) ont dernièrement mis au jour le domaine complet d’une ferme médiévale en pierres et à colombages à Grosbliederstroff, près de Sarreguemines.

Commencées il y a plus d’un mois, les fouilles devaient révéler des vestiges détectés lors d’un diagnostic. Cette découverte exceptionnelle complète la précédente campagne de 1998 réalisée au bout du même terrain. Celle-ci avait à l’époque permis de découvrir des traces de cabanes et de silos datant du Moyen-âge. Etant donné sa taille, cette ferme du XII ou du XIIIème siècle, qui s’étend sur près d’un demi-hectare, devait être la seule des environs. Il n’en subsiste aujourd’hui que des pierres et des fondations de deux bâtiments. Le premier, plus grand, devait sans doute abritait l’étable, le second, les habitations. A noter qu’une aire où les paysans devaient certainement battre le blé et d’autres céréales a également été retrouvée.

Une fois terminées, les fouilles laisseront la place à l’aménagement de la zone commerciale de Grosbliederstroff.

Le Groupe BLE Lorraine en force au Salon du Livre de Woippy

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Trois représentants du Groupe BLE Lorraine participent ce week-end en tant qu’auteurs au 13ème Salon du Livre d’Histoire de Woippy, qui se tient dans la Salle Saint Exupéry.

Groupe BLE Lorraine Salon Livre Woippy

Bernard ZAHRA, Thomas RIBOULET et Kévin GOEURIOT du Groupe BLE Lorraine au Salon du Livre d’Histoire de Woippy (Crédits photo : Romuald FALTOT pour le Groupe BLE Lorraine)

Deux mois après le Livre sur la Place à Nancy, Thomas RIBOULET, Président du Groupe BLE Lorraine, vient présenter son second ouvrage baptisé Comment Airbus a révolutionné sa chaîne d’approvisionnements ?. Kévin GOEURIOT, historien et contributeur du Groupe BLE Lorraine, est également présent pour dédicacer son roman historique Quand la Lorraine sera française. Enfin, Bernard ZAHRA, professeur de Droit en classe préparatoire à l’expertise comptable à Metz et contributeur du Groupe BLE Lorraine, est là lui aussi suite à l’édition de son nouveau livre intitulé Le Droit Local d’Alsace-Moselle tel qu’ils le vivent.

Conférence sur Stanislas au Château de Tichémont par Kévin GOEURIOT

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Il est certainement le moins lorrain et peut-être le plus connu de nos ducs. Stanislas Leszczynski, Roi de Pologne deux fois déchu de son trône, hérita des Duchés de Lorraine et de Bar en 1737. Mais à sa mort, ces territoires devaient malheureusement être annexés au royaume de France. Perçu tantôt comme un souverain fantoche au service de la France, comme le fossoyeur de la Lorraine ou encore comme un monarque éclairé et philosophe, Stanislas continue toujours d’alimenter fantasmes et souvenirs. Sa mort et l’annexion de la Lorraine à la France marquent un véritable tournant dans notre histoire.

portrait Stanislas

Kévin GOEURIOT, historien et contributeur du Groupe BLE Lorraine animera une dernière conférence sur ce duc dans la Salle du Donjon du Château de Tichémont ce dimanche 15 novembre 2015 à 15 heures. Il dédicacera ensuite son dernier ouvrage Quand la Lorraine sera française.

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