Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Culture et patrimoine


De la table volante du Château de Lunéville

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Le Château de Lunéville disposait au XVIIIème siècle d’une table volante. Ce mécanisme permettait de faire monter, depuis les caves où se situaient les cuisines du château, un plateau mobile de forme ovale sur lequel les domestiques plaçaient les plats des différents services rythmant le repas. Le plateau ainsi chargé montait ensuite grâce aux poulies et aux contrepoids pour apparaître comme par enchantement au centre d’un anneau fixe, autour duquel prenaient place au niveau supérieur les convives du Duc et de la Duchesse de Lorraine. L’intimité, une notion nouvelle au début du siècle des Lumières, était ainsi préservée avec la mise à distance des servants. Il faut dire que 80 officiers et domestiques (chefs de cuisine, rôtisseurs, pâtissiers, chefs d’office, échanson, etc.) s’affairaient chaque jour dans la ruche bourdonnante des cuisines ducales pour alimenter près de 150 personnes ayant « bouche à cour », selon l’expression consacrée à l’époque.

table volante Lunéville

Reconstitution numérique de la table volante de Lunéville (Crédits image : Château des Lumières de Lunéville / Artefacto)

La table volante du Château de Lunéville fut l’une des toutes premières en Europe. Cette innovation mécanique a eu un effet retentissant dans les différentes cours européennes pendant toute la première moitié du XVIIIème siècle. Elle faisait partie de la mise en scène de la salle à manger privée du Château de Lunéville, telle que son inspiratrice, la Duchesse Elisabeth-Charlotte (1676-1744), épouse du Duc Léopold de Lorraine (1679-1729) et experte dans l’art subtil et délicat de recevoir, l’avait voulue vers 1720. Malheureusement, le château, pionnier en la matière, a perdu presque toutes traces de ce système ingénieux.

Le Carré lorrain, nouvelle spécialité de Darnieulles

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L’Atelier du biscuit d’Isabelle Tournier, situé à Darnieulles, dans les Vosges, continue d’innover. Fin 2015, il a créé une nouvelle pâtisserie. Baptisée Carré lorrain, celle-ci s’est vue décernée le label Vosges Terroir. Il s’agit en réalité d’un florentin revisité, un caramel mou mélangé à de la confiture à la mirabelle maison, des mirabelles séchées, des amandes effilées, du beurre de baratte et de la crème crue. L’ensemble est coulé sur une pâte sucrée à la vanille, avant d’être découpé en carré et d’être emballé individuellement.

Carré lorrain

Le Carré lorrain, nouvelle spécialité sucrée de Lorraine (Crédits photo : L’Atelier du biscuit)

Fabrique artisanale de biscuits lorrains sucrés et salés, L’Atelier du biscuit s’approvisionne chez des producteurs locaux de qualité.

Rénovation urbaine à la Cité du Wiesberg de Forbach

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Le Sud de la Cité du Wiesberg, à Forbach, s’apprête à être métamorphosé. La Société Nationale Immobilière (SNI) Sainte-Barbe s’est en effet dernièrement engagée dans un programme de réhabilitation de 198 logements qui représente un investissement de 6,7 millions d’euros. Celui-ci porte sur 33 immeubles de six logements chacun.

Un montant de 33 700 euros sera attribué à chaque logement, afin notamment de renforcer l’isolation thermique. Le système de chauffage collectif sera par exemple remplacé par des chaudières à gaz individuelles. Les loggias extérieures, également appelées séchoirs, seront fermées. Des celliers pourront y être créés. La rénovation concerne aussi une remise aux normes électriques et la réfection des colonnes de gaz. Des balcons suspendus seront par ailleurs créés. Les portes de garages seront de même remplacées, les halls d’entrée seront repeints et l’installation de réception télévisuelle sera refaite.

A noter que l’architecture Emile Aillaud qui caractérise la Cité du Wiesberg, classée patrimoine du XXème siècle, sera préservée. Les façades des immeubles arboreront prochainement du rouge brique, du gris, du bleu foncé et un peu de violet.

Le bailleur social espère clôturer cette première tranche pour octobre 2016. Une seconde campagne de travaux similaires est en effet envisagée pour 198 autres logements du Wiesberg après 2016.

Des tournures du Parler Lorrain : « Tu veux le journal pour toi lire ? »

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Dans le domaine linguistique, on aurait tendance à supposer que les emprunts appartiennent toujours au domaine lexical. C’est une erreur : de nombreux emprunts appartiennent au domaine syntaxique. En ce qui nous concerne, de nombreuses tournures de Parler Lorrain sont en effet directement empruntées à la syntaxe germanique.

Ainsi le très lorrain « attendre après », qui se substitue au simple « attendre » du français courant, est un emprunt direct au « warten auf » allemand. Illustration à la campagne :

− La Marie : Le camion du boulanger est passé ? Je ne l’ai pas entendu corner ?

− La Paulette : T’es complètement beulou ou quoi ? Tu ne vois pas que j’attends après ?

Autre exemple très fréquent qui se retrouve notamment en Moselle, où l’on ne dit pas « il y a dix ans » mais « il y a dix ans en arrière ». Il s’agit d’une reprise du « zehn Jahren zurück » allemand. Illustration :

− La Paulette : C’est quand même étonnant que le boulanger fasse sa tournée des villages avec un 4X4 qui a un pare-choc pour chasser les éléphants ?

− La Marie : Surtout qu’il y a dix ans en arrière, il la faisait avec un combi Volkswagen qui remontait à l’époque où il jouait au gugusse déguisé en hippie !

Troisième exemple : l’emploi du pronom personnel à la forme forte accompagné du verbe à l’infinitif en fin de phrase, tels que  « moi picoler », « nous manger », « toi beugner », qui sont repris du « um … zu », suivi de l’infinitif, germanique. Illustration :

− Le Jojo : J’ai la pépie : je boirai la mer et les poissons ! Allez, la Marie, apporte-moi voir la topette de mirabelle pour moi picoler !

− La Marie (qui vient juste d’adhérer au MLF) : On n’a pas le temps, sacré tauré ! Je viens juste de préparer des patates en brôlotte pour nous manger ! Mais t’auras pas de pain : je viens de queuter le boulanger ! Et arrête de faire le peut ou je vais chercher la grande pêlotte pour toi beugner !

La Paulette, la Marie et le Jojo sont des personnages hautement imaginaires, quoique tout particulièrement bien imités. Je ne voudrais froisser aucun Lorrain en particulier !

Jean-Paul BOSMAHER, professeur de lettres à la retraite et écrivain pour le Groupe BLE Lorraine.

M. BOSMAHER est l’auteur de plusieurs ouvrages de références sur la Lorraine, dont notamment le Parler Lorrain paru en 2014 aux Editions du Quotidien.

C’est Noël au Groupe BLE Lorraine !

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Images de Noël au siège (Crédits photos : Groupe BLE Lorraine)

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La Féerie de glace Disney à Metz en images

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Découvrez notre reportage photos sur la Féerie de glace Disney à Metz (Crédits photos : Groupe BLE Lorraine).

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La magie de Noël à Metz en images

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Découvrez notre reportage photos aux Marchés de Noël de Metz 2015 (Crédits photos : Groupe BLE Lorraine).

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La Grande Roue installée Place d’Armes face à la Cathédrale Saint-Etienne

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Manège et tour en bois des commerçants Place Saint-Louis

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Marché de Noël de tradition Place Saint-Louis

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La crèche de la cathédrale

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La cathédrale assiégée depuis le Sentier des Lanternes

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Féerie de lumière magique au Sentier des Lanternes

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Boules de Noël contemporaines de Meisenthal exposées à l’Hôtel du Département de la Moselle

Kévin GŒURIOT : une plume fidèle à la Lorraine

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Dans une interview exclusive accordée au Groupe BLE Lorraine, auquel il contribue via des études historiques et des contes, Kévin Gœuriot, tout juste Lauréat du Prix des Conseils départementaux de Lorraine pour son sixième livre intitulé Quand la Lorraine sera française, revient sur le rattachement de la Lorraine à la France qui l’a inspiré. Un épisode de notre histoire qui trouve une résonance particulière à la veille de la dissolution de la Lorraine au sein de l’ACAL.

Groupe BLE Lorraine : Tout d’abord, félicitations Kévin pour ce Prix qui vient couronner votre  travail. Pouvez-vous nous raconter plus en détails la genèse de votre roman historique ?

Kévin Gœuriot : « Merci beaucoup pour vos compliments, qui me vont droit au cœur ! Il est vrai que le roman qui a été couronné à Bar-le-Duc, vendredi dernier [11 décembre 2015, N.d.l.r.], est le fruit d’un long travail d’écriture. En fait, l’idée de consacrer un roman historique au rattachement de la Lorraine et du Barrois à la France a germé dans mon esprit il y a une dizaine d’années, lorsque j’étais étudiant en histoire, à Nancy. Tout petit déjà, j’avais été frappé par un dessin de Jean Morette, sous lequel on lisait : le 23 février 1766, le bon duc Stanislas meurt. Le lendemain, la Lorraine était française. Cette petite phrase avait suffi à piquer ma curiosité. Je me demandais en effet comment la mort d’un monarque dont le nom, à cette époque, ne m’évoquait guère que la place qui porte aujourd’hui son nom, pouvait signer, pour les Lorrains, la fin de leur indépendance.

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Kévin Gœuriot feuilletant son roman : « Les Lorrains peuvent être fiers d’être les héritiers d’un passé à la fois glorieux et douloureux » (Crédits photo : Kévin Gœuriot)

Du coup, je me suis renseigné. A force de lectures, j’ai compris, d’une part, que le rattachement de la Lorraine à la France ne s’était pas fait d’un coup, en 1766, mais qu’il était le fruit d’un long processus, entamé dès le Moyen-âge. L’annexion des Trois-Evêchés en 1552, l’occupation des duchés et leur cession par François III en 1737 sont autant d’événements intéressants. Mais spontanément, c’est vers Stanislas que je me suis tourné. Peut-être aussi parce que, bien qu’étant le moins lorrain de nos ducs, il en reste le mieux connu des Lorrains …

La phase de recherche a donc duré quelques années. Puis, après avoir élaboré un plan (maintes fois remanié d’ailleurs), je suis passé à la phase d’écriture, qui a duré un peu plus d’un an. Je tenais à faire alterner les chapitres qui évoquent la famille Collin, à Bauzemont, avec les lettres, fictives, de Jean-Baptiste Durival, frère du célèbre Nicolas, qui nous a laissé une fidèle description de l’ambiance qui régnait à Lunéville, dans les années 1760 … L’idée était avant tout de plonger le lecteur dans une ambiance. Pour cela, je n’ai pas hésité à émailler les dialogues des paysans de quelques mots patois, expliqués dans un lexique, en fin d’ouvrage.

Le manuscrit, lu et corrigé par mon épouse, a ensuite été proposé aux éditeurs en février dernier. Il a très vite intéressé et en avril 2015, il était disponible en librairie. Une petite fierté, qui tombait à point pour célébrer le prochain 250ème anniversaire du rattachement des duchés de Lorraine et de Bar à la France … »

Groupe BLE Lorraine : Qu’est-ce qui a selon vous convaincu le jury de vous attribuer ce Prix ?

KG : « Je ne sais pas trop, il faudrait demander aux membres de ce jury [rires]. Mais je dois avouer que Monsieur Vetsch, conseiller départemental de la Moselle, m’a confié, en me remettant le prix, qu’il avait ouvert mon roman un soir d’octobre et qu’il n’avait pas pu aller se coucher avant d’en avoir achevé la lecture. Un joli compliment, auquel s’ajoutent les remarques des autres membres du jury. Ces derniers ont salué l’ambiance décrite, les mots patois, l’humour aussi, notamment pendant la veillée, qui est décrite dans le chapitre XIX.

A ma décharge, je dois dire que le jury n’avait reçu qu’une quinzaine de livres. Mais je ne sais pas combien de romans. En outre, c’est mon éditrice qui a eu l’idée de soumettre le roman au concours. Du coup, quand la nouvelle que le prix m’était attribué est tombée, j’étais assez surpris … »

Groupe BLE Lorraine : Au 1er janvier 2016, fusionnée avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne, la Lorraine disparaîtra en tant qu’entité administrative et politique. Quelle analogie pouvez-vous établir en tant qu’historien entre la situation que nous vivons actuellement et 1766, année du rattachement de la Lorraine à la France ?

KG : « La nouvelle carte des régions est une chose qui interroge en effet. Mais je me suis toujours efforcé d’être optimiste. Si l’on regarde le passé, la Lorraine n’a fait qu’évoluer, au fil des siècles, dans ses limites et frontières. A tel point que dans notre région, la frontière doit moins être considérée comme une ligne que comme un espace à part entière, avec toute sa profondeur et son épaisseur … En outre, l’unité lorraine est largement discutable et un Lorrain du Pays de Bitche a assez peu à voir, en définitive, avec un Lorrain de Bar, de l’Argonne ou des Hautes-Vosges. Pendant des siècles, l’unité lorraine n’a tenu que parce que les Lorrains adhéraient à certaines valeurs, au premier rang desquelles figuraient la religion et la famille ducale. Aujourd’hui, les Lorrains se retrouvent dans d’autres valeurs. Ils sont fiers de leur patrimoine, de leur gastronomie, de leur histoire aussi, de laquelle ils ont hérité une identité complexe et quelques complexes identitaires.

L’analogie que l’on peut établir entre 1766 et la période actuelle est donc difficile à dresser. Elle forcerait l’historien à mentir ou à déformer une réalité. Nos ancêtres percevaient les choses d’une autre manière que nous ne les percevons. Les médias, la vie politique, n’existaient quasiment pas en 1766 ! La vie elle-même était rythmée par les saisons et non par les élections, les séries télévisées et le calendrier scolaire … Du coup, la comparaison entre les deux périodes me paraît hasardeuse. Surtout qu’il ne faut pas oublier qu’entre temps, une partie de la Lorraine s’est retrouvée par deux fois annexée à l’Allemagne, créant ainsi un véritable traumatisme qui, d’une certaine manière, ajoute encore un peu plus de complexité au débat …

Malgré tout, je voudrais attirer votre attention sur les commémorations du rattachement de la Lorraine à la France. Un opuscule signé du Baron Guerrier de Dumast nous indique qu’en 1866, le centenaire de cette commémoration s’était fait en grande pompe, avec un long défilé de costumes historiques. En 1976, la commémoration a donné lieu à quelques productions littéraires originales, mais la plupart du temps orientées. J’ignore si en février prochain, la mort de Stanislas et la réunion de la Lorraine à la France seront commémorés. Une exposition se prépare au Musée Lorrain de Nancy. Mais le centenaire de la Bataille de Verdun risque de polariser le devoir de mémoire. Ce qui est regrettable à mon avis. Car les Lorrains devraient mieux connaître l’histoire de leur région. Elle n’est pas incompatible avec la « grande histoire » qu’on nous inculque à l’école. Elle est tout simplement complémentaire. Tout Lorrain devrait, à mon avis, avoir entendu parler de René II, de Stanislas et du Saillant de Saint-Mihiel. Tout comme les Bretons devraient entendre parler de la Duchesse Anne ou les Alsaciens de Maître Erwin de Steinbach et des Princes de Rohan … Mais ça, c’est un autre débat … »

Groupe BLE Lorraine : Dans quel état d’esprit étaient les Lorrains à cette époque ? Quels en furent les conséquences directes et concrètes pour eux et leur pays ?

KG : «  Il est toujours très difficile de savoir ce que pensait une société, il y a quelques siècles de cela. Pour autant, on peut s’en faire une idée assez précise grâce aux lettres, documents et témoignages laissés par quelques personnages, généralement les plus instruits. Ils ne sont donc pas toujours représentatifs. On sait par exemple, grâce aux écrits des frères Durival ou à ceux de Dom Calmet, que les Lorrains se méfiaient assez du changement de nationalité. Ils étaient très attachés à la famille ducale et lorsque François III quitta la Lorraine en 1737, nombre de ses portraits furent lacérés en place publique … Ce qui n’empêcha pas les mêmes Lorrains d’aller prier pour le repos de l’âme de ce duc, au mois d’août 1765. Stanislas, qui avait hérité de la Lorraine entre-temps, en fut d’ailleurs assez irrité et semble s’être montré jaloux de l’attachement que les Lorrains continuaient à manifester à leur ancien duc. De même, on sait que l’intendant Antoine-Martin Chaumont de la Galaizière, qui exerçait la réalité du pouvoir et prenait ses ordres à Versailles, s’était attiré l’inimitié des Lorrains en recourant aux corvées et en les accablant d’impôts. La grogne était donc bien présente. Et on a presque peine à comprendre comment les mêmes Lorrains adhèrent, deux générations plus tard, aux idéaux de la révolution … Certainement que l’esprit lorrain s’est révolté, en 1789, contre les injustices plus que contre l’Etat lui-même.

Pour ce qui est du peuple, on ne sait pas vraiment ce qu’il pensait. Mais il est certains que les laboureurs de Lorraine, en 1765-66, se posaient des questions. Ils craignaient certainement qu’une fois devenus français, ils soient accablés de nouveaux impôts et considérés comme des pions sur un échiquier. Ou que le pouvoir central (pour ne pas dire centralisé) fasse moins de cas de leur sort que ne le faisaient les ducs. Craintes justifiées d’ailleurs car la France, une fois la Lorraine entrée dans son giron, va se montrer assez ingrate. Savez-vous par exemple que le mobilier du Château de Lunéville va être dispersé dans toute l’Europe et que le château sera lui-même transformé en caserne de gendarmerie, dès l’automne 1766 ?

Quant à connaître les conséquences du rattachement de la Lorraine à la France, elles sont multiples. Mais j’insiste : la réunion de la province au royaume de France s’est faite sur le long terme. En outre, en 1766, toute la Lorraine n’est pas non plus française puisque les miettes issues de l’empire que sont alors la Principauté de Salm et le Comté de Créhange gardent encore un semblant d’indépendance. De plus, les deux annexions vont amputer une nouvelle fois la Lorraine d’une partie de son territoire et d’une conquête de la province, la France va devoir se lancer, en 1914 et en 1940, dans une reconquête …

Et oui, qui a dit que l’histoire de la Lorraine était simple ? [rires] Les Lorrains peuvent être fiers d’être les héritiers d’un passé à la fois glorieux et douloureux, et dans lequel est née l’idée de paix, en la personne de Robert Schuman. Evidemment, il s’en trouvera toujours pour regretter le temps de l’indépendance et de la Lorraine ducale. Mais la Lorraine, quoiqu’on en dise, est bel est bien française. Elle a d’ailleurs payé, dans son histoire, un tel tribut à la France (tribut humain, économique et moral) qu’elle ne peut mépriser les liens qui l’unissent à la France.

Mon roman n’est pas un pamphlet politique. Son titre est volontairement impertinent. Mais son contenu est tout autre. Il mène le lecteur au cœur d’une période cruciale de l’histoire lorraine, en lui faisant vivre les semailles, les moissons et les veillées d’autrefois d’une part et, d’autre part, l’ambiance léthargique qui devait régner à la cour de Lunéville, dans les années 1760. Le livre qui vient d’être couronné, je l’ai d’abord voulu comme une ode à la Lorraine, à sa personnalité, à son histoire et à son identité. Aussi, comme je le note dans le texte, si chacun de nous entretient dans son cœur, une idée assez noble de ce que peut et doit être la Lorraine, il n’y a pas de crainte à avoir. La Lorraine vivra comme elle a toujours vécu et les chardons continueront de pousser le long de nos chemins. Et les alérions continueront de voler sur nos bannières. Et brimbelles et mirabelles continueront de s’étaler sur nos délicieuses tartes !

Le Groupe BLE Lorraine adresse toutes ses félicitations à Kévin Gœuriot pour son Prix et le remercie pour le temps qu’il nous a accordé pour répondre à nos questions.

Quand la Lorraine sera française, roman historique autour de la mort de Stanislas, par Kévin Gœuriot, Editions du Quotidien, 18 euros.

GFA Mutuel des Côtes de Toul : le Groupe BLE Lorraine soutient l’installation de nouveaux vignerons dans le Toulois

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L’assemblée pré-constitutive du Groupement Foncier Agricole (GFA) Mutuel des Côtes de Toul s’est déroulée devant une salle comble le samedi 12 décembre 2015 au Complexe des Triboulottes à Bruley. Il s’agissait de l’ultime étape avant la constitution de la société à proprement parlé au printemps 2016. L’élan de générosité et la participation de 153 souscripteurs, parmi lesquels M. Thomas RIBOULET, Président du Groupe BLE Lorraine, a permis de récolter 179 000 euros. Ce capital servira à acquérir et à aménager du foncier pour installer deux nouveaux viticulteurs dans la zone d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) des Côtes de Toul.

réunion GFA Côtes de Toul

Le Groupe BLE Lorraine soutient l’installation de nouveaux vignerons dans le Toulois (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Les nouveaux exploitants se partageront prochainement 5,5 hectares divisés en plusieurs parcelles situées sur le ban des communes de Domgermain, Charmes, Mont-le-Vignoble, Blénod-lès-Toul et Bulligny, afin de produire du vin de manière biologique.

Lancé il y a deux ans, le GFA Mutuel des Côtes de Toul s’inscrit dans le cadre du plan Côte à Côte Vignoble 2020 qui vise à reconvertir des anciennes friches en vignoble. Rappelons que la zone AOC recouvre une superficie de 600 hectares sur huit communes. Mais seulement près d’une centaine est exploitée. Le morcellement des parcelles et la multitude des propriétaires freinent le développement du vignoble et l’installation de jeunes vignerons. La zone AOC comprend en effet environ 6 400 parcelles de 5,3 ares en moyenne qui appartiennent à 2 000 propriétaires différents.

Par l’intermédiaire de son Président, le Groupe BLE Lorraine contribue donc au renouveau et à la renaissance du vignoble lorrain en étant un acteur des Côtes de Toul.

Foudroyée, la Chapelle de Vrémy sera restaurée

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La foudre s’est abattue sur la Chapelle de Vrémy, en Pays Messin, le 7 juillet dernier, en début d’après-midi. Le clocher de l’édifice, construit en 1832, s’était alors enflammé. L’ensemble a été sérieusement endommagé. La charpente et la couverture en bois du clocher sont tombées au-dessus de la nef, fragilisant tout l’édifice par de nombreuses fissures. Le risque d’effondrement a contraint le maire à prendre un arrêté de péril imminent pour interdire l’accès du public à la chapelle.

Chapelle Vremy

La Chapelle de Vrémy devrait prochainement retrouver son aspect originel (Crédits photo : Aimelaime)

Depuis la fin de l’été, les experts et les différents corps de métiers se sont déplacés. Ils ont chiffré à 274 016 euros la restauration du monument. Cette dernière sera financée sans subvention, la commune ayant récemment reçu 185 000 euros de provision de l’assurance. Le reste devrait être pris en charge par Vrémy. Des citoyens et des habitants se sont également mobilisés en apportant de l’argent.

Suite au sinistre, le clocher a été bâché fin juillet, afin de le mettre hors d’eau. Une entreprise de couverture doit à présent vérifier l’étanchéité du chœur, qui sera également recouvert de bâches le cas échéant. Les travaux de restauration doivent quant à eux commencer en janvier.

Des bières ensorcelées du Val d’Ajol

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Située au Val d’Ajol, dans les Vosges, la microbrasserie artisanale Le Roulier a été créée en avril 2013. Blondes, brunes, ambrées, noires, légères, amères, etc., ses bières sont  facilement reconnaissables à leur étiquette qui présente une sorcière sexy. Il faut dire que la brasseuse, Nadine Fliegel, a toujours concocté des recettes à base de fleurs et de plantes. En deux ans, une cinquantaine de variétés de bières différentes sont ainsi sorties de son laboratoire. La dernière en date, La Yule, est une bière de Noël brune aux malts torréfiés. Inspiré du nom d’un sabbat associé à l’espoir que les peuples germaniques pratiquaient au solstice d’hiver, le précieux breuvage vous réchauffe le cœur par ses saveurs de Noël et de pain d’épices.

A noter que la microbrasserie vosgienne produit environ 500 bouteilles de 50 cl chaque année. Une denrée rare.

logo Brasserie du Roulier

Recette des bouchées à la reine, plat de la Cour de Lorraine

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C’est à la fille du roi Stanislas Leszczynski, Marie, épouse de Louis XV, que l’on doit l’idée de ce petit feuilleté garni de salpicon en sauce, ris de veau, animelles, crêtes de coq et parfois petits légumes en dés, pour reconquérir le cœur et les ardeurs de son mari.

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Bouchées à la reine lorraines (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Cette recette lorraine sublime allie une bouchée feuilletée garnie d’une composition raffinée et d’une onctueuse sauce à la crème.

Recette pour 6 personnes

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 30 minutes

Ingrédients :

- 200 g de champignons de couche

- 1 citron

- 150 g de ris de veau

- 45 g de beurre

- farine

- 75 cl de bouillon de volaille

- 2 blancs de poulet cuits ou du veau cuit en petits cubes, sans coloration

- noix de muscade

- 6 petites quenelles de veau

- 2 jaunes d’œufs

- 10 cl de crème fraîche épaisse

- 6 croûtes en pâte feuilletée

- sel fin et poivre.

Préparation :

Nettoyer les champignons, couper la base du pied terreux et les détailler ensuite en fines lamelles. Les citronner.

Faire cuire le ris de veau à l’eau bouillante salée pendant 10 minutes. L’égoutter, le dépouiller de toutes peaux et filaments nerveux et le couper en petits dés.

Faire fondre le beurre dans une casserole, ajouter 3 cuillerées à soupe rases de farine et faire cuire en remuant pendant 3 minutes.

Mouiller ensuite ce roux blond avec le bouillon et porter à ébullition.

Couper le poulet en petits cubes et les ajouter dans la sauce, ainsi que le ris de veau et les champignons émincés, bien égouttés.

Saler, poivrer et râper un peu de noix de muscade.

Continuer de faire chauffer en remuant sans arrêt.

Incorporer alors les quenelles égouttées et coupées en petits tronçons, remuer délicatement.

Délayer à part les jaunes d’œufs avec la crème fraîche dans un bol, puis verser cette liaison dans la casserole en remuant sans arrêt.

Faire chauffer sans bouillir pour éviter que la sauce tranche, pendant 5 minutes.

Faire chauffer les croûtes précuites dans le four à 180°C, ainsi que les chapeaux.

Lorsqu’elles sont bien chaudes et très sèches, les sortir et les ranger dans un plat de service chaud ou sur des assiettes individuelles.

Les remplir de la garniture en sauce bien copieusement et généreusement.

Poser les chapeaux dessus et servir aussitôt.

Andrée VALENCE-LODWITZ, auteur du blog de recettes de cuisine La Table lorraine d’Amélie pour le Groupe BLE Lorraine.

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