» Catégorie : Culture et patrimoine
Tradition des Saints de Glace
Commentaires » 0Selon des croyances européennes qui remontent au Haut Moyen-âge, les fameux Saints de Glace, Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais, fêtés les 11, 12 et 13 mai, sont censés apporter les toutes dernières gelées de l’hiver.
Saint Mamert introduit la fête des Rogations (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/17/procession-ancestrale-a-grosbliederstroff/) à partir de 470, afin de mettre fin à une série de calamités naturelles. A cette occasion, les agriculteurs se retrouvaient et récitaient au cours de processions paroissiales des prières pour protéger les cultures durant ces jours critiques. Le patronage de ces saints ne se révélant pas toujours favorable, ils ont fini par incarner le retour du froid.
Le changement dans le calendrier date de 1960. L’Eglise catholique romaine a en effet décidé de remplacer les saints associés aux inquiétudes agricoles, que le Vatican assimilait à une réminiscence de paganisme, par d’autres saints qui n’avaient aucun lien avec ces croyances populaires, à savoir Sainte Estelle, Saint Achille et Sainte Rolande.
Si le phénomène est difficilement vérifiable, beaucoup de jardiniers lorrains attendent ce dernier cap pour effectuer certains travaux.
Arts en stock à Metz
Commentaires » 0Baptisé « Arts en stock », le premier marché des arts et de la création s’est dernièrement déroulé sur la Place de la République à Metz. L’idée de la Ville et des galeristes messins est d’offrir à une centaine de peintres, sculpteurs et plasticiens une exposition à ciel ouvert. Professionnels et amateurs se côtoient. Il suffit d’être créateur pour bénéficier d’un stand gratuit sous un petit chapiteau blanc. Ce n’est donc pas étonnant que les demandes de participation aient excédé les places disponibles. Les artistes souhaitent d’ailleurs que la manifestation soit reconduite tous les ans.
L’Arbre de Mai
Commentaires » 0Il s’agit d’un jeune arbre ou d’un rameau que les jeunes gens installaient contre le mur du domicile des jeunes filles à marier dans la nuit du 30 avril au 1er mai pour les honorer.
En remerciement, pour « arroser » leur mai, les filles offraient gâteaux et boissons.
La fontaine était également ornée d’un jeune arbre pour, selon la tradition orale, s’assurer qu’elle coule toute l’année.
Un langage était autrefois associé à l’essence de l’arbre. Par exemple, le charme symbolisait une fille charmante, l’aulne une belle fille, l’hêtre un amour profond, le sapin une fille volage ou bêcheuse et le cerisier une fille facile. L’usage du hêtre se généralisa par la suite.
Cette nuit était également mise à profit pour se défouler et effectuer un charivari : vacarme sous les fenêtres des personnes grincheuses et déplacement des objets les plus divers (pots de fleur, volets, portique, banc, matériel agricole, pile de bois…). A chacun le lendemain de récupérer son bien !
Enfin, la Hiérogamie (ou accouplement) du Prince et de la Belle de Mai constituait le point culminant des Fêtes du Printemps. Elle était gage de fécondité de l’Eté victorieux. L’Erection de l’Arbre de Mai et les diverses Danses des Rubans font de même partie des plus belles manifestations de nos folklores régionaux européens.
Musée virtuel de la photographie aérienne à Chambley
Commentaires » 0L’entreprise « L’Europe vu du ciel » a dernièrement créé un web-musée, c’est-à-dire une salle d’exposition virtuelle depuis la base aérienne de Chambley, où s’envolent tous les deux ans les montgolfières du Mondial Air Ballons. Plus de 30 000 photos de la Lorraine sont présentées. Cette véritable encyclopédie photographique en ligne permet aujourd’hui de préserver ce patrimoine vieux de 150 ans.
Le musée virtuel présente également l’histoire de la photographie aérienne avec une salle des portraits des pionniers, une salle des matériels et un hangar qui répertorie les machines volantes qui ont servi à la production de ces nombreux clichés. Une part importante de l’histoire de la photographie aérienne s’est d’ailleurs jouée en Lorraine lors de la Première Guerre mondiale (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/06/17/la-lorraine-terre-daventures-et-daeronautique/). Les pages électroniques déjà disponibles permettent de mesurer les progrès réalisés depuis les premiers clichés pris en 1858.
Le web-musée devrait encore se développer. La société est en effet convaincue que des trésors dorment dans des armoires. L’objectif est d’inciter les gens à communiquer et de publier d’autres documents.
A noter enfin qu’une exposition réelle se tient sur l’aérodrome de Chambley Planet’Air tous les jours de 14h à 17h.
Dans le passé, il y a eu une source inépuisable d’innovations. « Se priver du passé, c’est se priver de futures bonnes idées ».
Ben expose au Château de Malbrouck
Commentaires » 0Le Château de Malbourck, en Moselle, offre à Ben sa plus grande exposition. Une exposition décalée par rapport au lieu.
Agé de 76 ans, Benjamin Vautier, dit Ben, est à la fois un artiste qu’il fallait oser et une valeur sûre. C’est lui qui fut le plus remarqué lors de l’exposition Chefs-d’œuvre ? au Centre Pompidou-Metz (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t615-premiers-elements-de-reponse-pour-chefs-doeuvre).
Jusqu’au 2 septembre 2012, il présente une exposition exceptionnelle de 300 œuvres choisies et placées par ses soins. Il a baptisé son exposition « être ». Il en est d’ailleurs le commissaire. Il s’agit d’un véritable parcours à travers les méandres de la réflexion d’un homme fantasque à l’œuvre atypique qui a le sens de l’exigence et qui sait parfaitement donner corps au fouillis de ses pensées.
A noter enfin que la seconde exposition de la saison du château, qui se déroulera de septembre à fin novembre, sera consacrée à Claude Weisbuch.
La renaissance de l’Amos, la bière de Metz
Commentaires » 0En 1868, le jeune brasseur Gustave Amos installa sa brasserie à Metz-centre, avant de déménager dans le quartier du Sablon. Un siècle plus tard, la marque messine était livrée jusqu’à Paris, Marseille, en Espagne et même aux Etats-Unis, faisant ainsi connaître au monde entier la porte des Allemands, représentée sur l’étiquette. Au début des années 1970, la bière comptait 150 dépositaires et plus de 3 800 points de vente. L’aventure familiale se termina en 1993, alors que l’usine employait encore une centaine de salariés, qui furent tous reclassés. Certains rejoignirent la brasserie Licorne de Saverne pour y perpétuer la tradition Amos. Si bien que la fabrication, même si elle devint confidentielle, ne s’est jamais arrêtée.
La Bière de Metz est de retour (Crédits photo : pinkgron.nl)
Aujourd’hui, le consommateur cherche de plus en plus à s’identifier à une bière, si possible locale. La brasserie de Saverne, qui appartient au géant allemand Karslberg, souhaite remettre en goût du jour l’Amos qui a moussé à Metz pendant 125 ans (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/27/pour-un-grand-musee-de-la-biere-a-metz/). L’industriel estime en effet qu’il y a à nouveau une place sur le marché pour cette bière à forte identité, très importante aux yeux des Lorrains. Il a donc fait appel à des agences spécialisées, afin de relooker la marque et de la rajeunir.
En 2011, 10 000 hectolitres d’Amos ont été produits, essentiellement en fûts, ce qui représente 3 à 4 % de la production de la brasserie de Saverne.
Tradition du Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne
Commentaires » 0A Villey-Saint-Etienne (54), petit village paisible et préservé qui surplombe la vallée de la Moselle et son superbe écrin de verdure, la tradition du Vin de Pâques se perpétue encore et toujours.
Vin de Pâques à Villey-Saint-Etienne (Crédits photo : commune de Villey-Saint-Etienne)
C’est à la mairie, ancienne propriété des chanoines que le Goniche, c’est-à-dire l’habitant de Villey-Saint-Etienne, a coutume d’appeler « la grosse maison », que se déroule chaque dimanche pascal, comme un pèlerinage, cette tradition. Sur les coups de 11 heures, les habitants quittent leurs logements munis d’une bouteille vide pour la remplir de vin rouge, aux frais de la municipalité.
Cette tradition, qui dure depuis près de quatre siècles, est l’héritage d’un ancien maire du village. Soucieux d’acheter son salut, le sieur Davignon avait en effet décidé, en 1631, de léguer aux paroissiens 160 litres de vin le jour de Pâques. La coutume est entrée en vigueur trois ans plus tard. Une « vigne de Pâques » était même spécialement dédiée à l’événement, mais elle ne résista pas à la percée du canal de la Marne au Rhin.
Depuis ces temps reculés, quelques évolutions sont apparues. Ainsi, à cause de la révolution française, ce n’est plus l’Eglise qui assure le service, mais la municipalité. Et depuis la Grande guerre, la ration a été limitée à un litre de breuvage par famille.
De nos jours, 400 litres tirés des Côtes de Toul sont distribués. Pendant que les enfants vont chercher leurs chocolats dans les jardins de la mairie, les adultes prennent leur bouteille.
A noter cependant que cette tradition est uniquement réservée aux habitants du village.
Investissements et embauches à la cristallerie Saint-Louis
Commentaires » 0La cristallerie Saint-Louis a atteint des sommets en 2011. Le chiffre d’affaire de la manufacture basée à Saint-Louis-lès-Bitche a en effet progressé de 25 % par rapport à l’exercice précédent. L’entreprise occupe désormais une belle place dans l’industrie du luxe.
Si les produits d’arts de la table restent majoritaires dans la production, le luminaire se développe de plus en plus. Il représente d’ailleurs aujourd’hui près du tiers de l’activité.
Si l’Europe reste le principal marché de la cristallerie lorraine, celle-ci s’impose de plus en plus aux Etats-Unis et en Asie. L’entreprise peut en effet compter sur le réseau mondial de boutiques Hermès, sa maison mère.
A Saint-Louis-lès-Bitche, ce dynamise se traduit par la poursuite des investissements. Après les 5 millions d’euros pour un four à bassin en 2010 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/07/19/investissement-chez-les-cristalleries-saint-louis/), entre 2,5 et 3 millions d’euros serviront cette année à se doter de nouveaux outils et à réaliser divers aménagements. De même, de nouvelles embauches devraient intervenir. 15 personnes avaient été recrutées en 2011. Rappelons que la cristallerie emploie plus de 250 salariés.
Défenses des langues de Lorraine : le Parti Lorrain, de Metz à Perpignan !
Commentaires » 1Le Parti Lorrain a largement contribué à la journée interrégionale en faveur des langues régionales de France qui s’est tenue le samedi 31 mars 2012 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/03/27/manifestation-pour-la-defense-des-langues-de-lorraine/). Ses membres et ses sympathisants, auréolés de leur magnifique bannière alérionée, ont en effet participé à deux manifestations qui se déroulaient en parallèle, à Metz et à Perpignan. Ces rassemblements avaient pour objectif de faire reconnaître les langues régionales et leur diversité, source de richesses culturelles.
Manifestation pour la défense des langues de Lorraine à Metz (Crédits photo : Pascal Brocard, Le Républicain Lorrain)
Soucieux de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine et de la culture de la Lorraine, le Parti Lorrain est venu défendre le Lothringer Platt (Franciques mosellan, luxembourgeois et rhénan), ainsi que le Lorrain roman (voir : http://parti-lorrain.e-monsite.com/pages/projets-et-actions/langues-de-lorraine.html). Un cortège d’une centaine de personnes, unies derrière la banderole « Nos langues, nos cultures, un droit, une loi, a ainsi traversé, drapeaux lorrains au vent, les rues de la bonne ville de Metz. A Perpignan, plusieurs Lorrains ont également arboré fièrement notre drapeau et participé au lipdub géant organisé par les Catalans.
Outre la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires adoptée par le Conseil de l’Europe en 1999, le Parti Lorrain exige également la création d’une loi qui donnerait une véritable place aux langues régionales dans la vie publique, l’enseignement et les médias. L’enseignement bilingue français/Lothringer Platt, langue parlée depuis plus de 2 200 ans, doit être autorisé. Or aujourd’hui, un tel enseignement est laissé à la totale discrétion de l’administration scolaire qui ignore et dénigre dans l’académie de Nancy-Metz la demande des parents et des communes. La cité fortifiée de Bitche a ainsi essuyé le refus de l’administration centralisatrice française d’ouvrir une classe bilingue.
Le centralisme français, isolé et anachronique en Europe occidentale, souffre en effet de nombreux paradoxes qui lui sont inhérents. La France est par exemple le seul pays francophone unilingue. C’est pourtant le pays d’Europe de l’Ouest qui possède le plus grand nombre de minorités culturelles et linguistiques sur son territoire. Il est quant même étrange que ceux qui estiment normal que l’Etat canadien reconnaisse la spécificité francophone des Acadiens et des Québécois, dont la langue régionale bénéficie d’un statut public officiel, ne tolèrent pas que des droits analogues soient accordés en France aux minorités régionales et assimilent à un repli identitaire une aspiration qu’ils trouvent éminemment digne d’être soutenue Outre-Atlantique. Par ailleurs, les dirigeants français, qui reprochent aux technocrates bruxellois d’imposer leurs décisions à la France, ne voient aucun inconvénient à ce que Paris décide à la place des régions. Enfin, les mêmes, qui critiquent le centralisme de la Commission Européenne, le pratiquent néanmoins sans état d’âme en France.
Le Parti Lorrain œuvre pour mettre le pouvoir décisionnel au cœur des régions et non à 350 km des réalités quotidiennes locales.
Valorisation de l’AOC Moselle
Commentaires » 0L’AOC Moselle a été distingué à plusieurs reprises au Concours général des vins 2012 du Salon de l’Agriculture de Paris, Porte de Versailles. Eve Maurice (Ancy-sur-Moselle) a obtenu deux médailles d’or pour deux rosés, Claude Sontag (Contz-les-Bains) a récolté une médaille d’or pour son pinot gris et une médaille d’argent pour un müller-thurgau, enfin, Bernard Grandidier (Fey) a été récompensé d’une médaille d’or pour son auxerrois. Une première reconnaissance des efforts accomplis par les viticulteurs mosellans, détenteurs de l’AOC depuis novembre 2010 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/11/19/laoc-pour-les-vins-de-moselle-2/).
La Moselle met en valeur ses vins (Crédits photo : Moselle Tourisme)
L’AOC Moselle entre désormais dans une phase active de valorisation de son image. C’est pourquoi il s’est logiquement doté d’une charte graphique, afin de promouvoir et de mettre en valeur la vigne et les coteaux, l’eau, avec la Moselle, et la terre, socle du travail des vignerons depuis l’Antiquité. Un logo donc, mais aussi un verre, puisque le modèle Muse de Guy Degrenne a été retenu après avoir été développé par les viticulteurs eux-mêmes. Le verre devait être polyvalent et convenir aussi bien aux rosés, qu’aux blancs, aux rouges et aux pétillants. Il devait être élégant tout en étant technique, avec une base large pour que le vin respire et un col rétrécit pour faire ressortir les arômes.
Une route des vins de Moselle sera de même prochainement créée. Les premiers panneaux signalétiques seront posés le 23 avril.
Restera alors à encourager l’implantation et l’arrivée de nouveaux vignerons en Moselle, afin de retrouver une superficie viticole digne de ce nom. Comme avant le phylloxera et les guerres.





















