Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Culture et patrimoine


De la vigne de Thiaucourt-Regniéville

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Créée il y a plus de vingt ans, l’association La Côte des Caures entend redynamiser la vigne à Thiaucourt-Regniéville, située à mi-chemin entre les Côtes de Meuse et les Côtes de Moselle. 0,25 hectare de pieds de vigne a ainsi été planté à la sortie de Thiaucourt en direction de Pont-à-Mousson sur un terrain plat, puis un autre de la même superficie il y a quelques années derrière le cimetière américain sur un terrain en pente exposé plein Sud.

Chaque année, la vigne de Thiaucourt produit un millier de litres de Pinot noir et de Chardonnay. L’association aimerait bien réussir à attirer un vigneron professionnel dans la commune.

Rappelons qu’avant la crise du phylloxera, il y a un siècle, le vin de Thiaucourt était très renommé, il aurait même été servi à bord du Titanic. L’idée est à présent de lui redonner ses lettres de noblesse.

Réhabilitation du puits Sainte-Marthe à Stiring-Wendel

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Parallèlement à la création d’un nouvel espace culturel à la Coulée verte, la commune de Stiring-Wendel va réhabiliter l’ancien puits de mine Sainte-Marthe, afin d’en faire un espace d’exposition et d’accueil de manifestations.

Puits Sainte-Marthe Stiring-Wendel

Le puits Sainte-Marthe de Stiring-Wendel (Crédits photos : A. Bourgeois)

Classé aux Monuments Historiques, le puits Sainte-Marthe est l’un des derniers chevalements houillers maçonnés de Lorraine et de France. Il a été bâti entre 1849 et 1852 pour servir à extraire le charbon.

Rappelons que les recherches de charbon dans le sous-sol du bassin furent relancées après la création de la Compagnie des Mines de Schœneck. Lors des travaux de prospection, une veine de charbon fut bien trouvée à Stiring-Wendel, mais ce fut de l’eau qui en jaillit avant tout. Les moyens techniques de l’époque ne permettaient en effet pas de contenir le flux. Si bien que le puits Sainte-Marthe fut utilisé dans un premier temps comme réservoir d’eau pour l’usine sidérurgique, avant d’alimenter la commune jusqu’au début des années 1950. Il fut ensuite abandonné.

Le chantier, d’un montant de 250 000 euros, permettra de préserver ce témoin de l’histoire industrielle de la ville.

Jeunes talents de Lorraine et de Sarre à la septième édition de Metz en MusiK

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Dans le cadre des Journées franco-allemandes, sept étudiants du Master franco-allemand de l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) Etudes Supérieures de Management (ESM) de l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’Université de Lorraine à Metz organisent ce vendredi 29 janvier 2016 la septième édition de Metz en MusiK de 18 heures à minuit à la Salle Koltès du Théâtre du Saulcy. Cette année, le concert part à la découverte de jeunes talents de Lorraine et de Sarre issus d’univers musicaux variés. Cyrielle Gaonac’h responsable communication du projet, a répondu à nos questions pour nous faire partager sa passion de la musique et sa réflexion sur nos deux cultures.

Photo équipe Metz Musik ajustée

L’équipe organisatrice du concert franco-allemand (Crédits photo : Metz en MusiK)

Groupe BLE Lorraine : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le concert Metz en MusiK ?

Cyrielle Gaonac’h : « Depuis 2011, les étudiants du Master Affaires Internationales et Management Franco-Allemand sont chargés de réaliser des projets autour des thématiques telles que l’art, la musique, le cinéma ainsi que les spécialités régionales qui visent à promouvoir la culture franco-allemande.

Convaincus de notre rôle à jouer dans la dynamique franco-allemande, surtout dans une région frontalière comme la nôtre, nous souhaitons relever encore une fois le défi de l’organisation de festivités, s’articulant autour de la date clé de la journée franco-allemande du 22 janvier 2016. Ces projets, qui font partie intégrante de notre cursus, constituent pour nous une expérience de terrain intéressante, utile au développement de nos facultés managériales et organisationnelles.

Le projet « Metz en MusiK » s’inscrit donc dans cette dimension et célèbrera le 52ème anniversaire du Traité de l’Amitié franco-allemand (Traité de l’Elysée signé le 22 janvier 1963) en réunissant des artistes venant de l’espace franco-allemand au cours d’une même soirée. »

Metz en MusiK_Affiche ajustée

Pourquoi avez-vous décidé cette année de mettre en avant des artistes de Lorraine et de Sarre ?

C.G. : « Cette année, nous avons décidé de nous distinguer des deux éditions précédentes, qui étaient plus spécialisées sur le rock, en axant notre concert sur la découverte de jeunes talents franco-allemands. Il nous a en effet semblé important de pouvoir mettre en avant des groupes ou des jeunes chanteurs qui n’avaient pas forcément l’occasion de se faire connaître en dehors de leur ville. Nous avons néanmoins décidé de nous concentrer sur les deux régions frontalières de Lorraine et de Sarre, parce que nous considérons que ces deux régions, bien que situées dans deux pays différents, ont beaucoup de points communs, particulièrement au niveau culturel. Nous pensons donc que les artistes de ces deux régions frontalières ont beaucoup à s’apporter. Un tel évènement étudiant peut par ailleurs aider Metz à s’inscrire un peu plus dans la culture étudiante franco-allemande. »

La Lorraine et la Sarre partagent-elle ainsi une même culture musicale ?

C.G. : « En effet, la Lorraine et la Sarre ne sont pas des régions fondamentalement différentes au niveau culturel. Il y a bien sûr des spécificités propres à chaque région, chaque pays. Cependant, dans une région transfrontalière comme celle-ci, les cultures se mélangent. Au travers de cet évènement, nous voulons avant tout montrer que par-delà les frontières, la musique réunit les gens de tout âge et de toute nationalité. »

Les groupes à l’affiche pour cette septième édition nous réservent-ils quelques surprises ?

C.G. : « Oui effectivement, les artistes que nous avons sélectionnés vous réservent quelques surprises ! En particulier Melvin Hein, jeune chanteur allemand que nous avons tout particulièrement retenu comme étant l’artiste « original » de notre soirée. Ce jeune homme a un univers bien à lui et nous souhaitons à travers ce concert l’encourager à cultiver son originalité. Avec les autres groupes, vous pourrez découvrir de nouvelles sonorités, pop-rock pour les uns, blues-folk pour les autres … Une occasion de passer une très bonne soirée ! »

Informations

7ème édition du concert Metz en Musik

Vendredi 29 janvier 2016 de 18 heures à minuit

Salle Koltès – Théâtre du Saulcy à Metz

Groupes et artistes présents :

The One Day Fly (Rhénanie-Palatinat)

Melvin Hein (Sarre)

Don’t Bullshit the Rocco (Lorraine)

Niclas Laux (Sarre)

Riots of Colours (Bade-Wurtemberg)

Entrées : 5 euros en prévente et 7 euros sur place.

Recette traditionnelle du pâté lorrain

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Le pâté lorrain est une spécialité culinaire originaire de Baccarat en Lorraine. Il s’agit de la plus ancienne recette réputée lorraine. Celle-ci est décrite sous l’appellation de « petits pâtés lorrains » dans le plus vieux livre de cuisine rédigé en français en 1392, à savoir Le Viandier de Guillaume Tirel, plus connu sous le nom de Taillevent. Le pâté lorrain se compose principalement d’échine de porc et de noix de veau entourés d’une pâte feuilletée. Son goût inimitable provient de la marinade de la viande, préalable à la cuisson et faite de vin, d’échalotes, de persil, de thym et de laurier. Il est généralement servi en hors d’œuvre et accompagné d’une légère salade verte.

pâté lorrain 1

Le pâté lorrain, spécialité emblématique de notre région (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Recette pour 6 à 8 personnes

Ingrédients :

Dans un souci de qualité, nous avons sélectionné une très bonne viande, une viande de boucherie ou de ferme, qui ne fera pas d’eau à la cuisson et ne détrempera votre pâté comme une vieille soupe.

400 g d’échine de porc coupés en petits morceaux

400 g de veau coupés en petits morceaux

Une bouteille de Riesling 

800 g de pâte feuilletée

3 échalotes

1 gousse d’ail

Persil

1 clou de girofle

3 feuilles de laurier frais coupées en trois

1 œuf pour la farce, un autre pour dorer

Une cuillerée à soupe de fond de veau déshydraté (si votre viande n’est pas fermière)

Sel de Guérande (de préférence), poivre et muscade.

pâté lorrain 2

Bien doré, le pâté lorrain a un goût inimitable (Crédits photo : Andrée VALENCE-LODWITZ pour le Groupe BLE Lorraine)

Préparation :

Emincer les échalotes, le persil, l’ail et le clou de girofle.

Ajouter le laurier, le sel et le poivre.

Mettre la viande et le vin. Baigner le tout en marinade et laisser reposer au moins 12 heures.

Préchauffer le four à 200°C.

Etaler la pâte, en deux parties pour un pâté : le fond plus large et le dessus.

Egoutter la viande dans une passoire. Retirer les feuilles de laurier et le clou de girofle.

Ajouter la cuillère de fond de veau et l’œuf battu. Mélanger.

Poser la pâte du fond sur une plaque ou un moule à pâte étroit et long, puis une feuille de papier sulfurisé.

Piquer le fond là où vous allez mettre la viande au milieu. Ne pas piquer les bords tout autour.

Mettre votre viande sur une hauteur de 3 cm environ.

Remonter les bords tout autour en les soudant à l’œuf.

Poser le couvercle qui doit porter sur les bords remontés. En effet, durant la cuisson, cela gonfle et peut s’ouvrir. Le coller à l’œuf. Ne pas oublier les cheminées pour évacuer la vapeur.

Faire des dessins à la fourchette sur le dessus et dorer à l’œuf.

Enfourner à 200°C pendant 30 minutes, puis à 180°C pendant encore un quart d’heure.

Servir chaud.

Andrée VALENCE-LODWITZ, auteur du blog de recettes de cuisine La Table lorraine d’Amélie pour le Groupe BLE Lorraine.

Parler Lorrain : Attends-voir !

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Le Lorrain aurait plutôt tendance à mettre le verbe « voir » à toutes les sauces. Passe encore qu’il s’exclame à tout bout de champ : « Regarde-voir ! », jusque-là, tout est logique ! Mais l’on comprend moins qu’il ordonne « Ecoute-voir ! » car il est plutôt malaisé d’observer avec les oreilles ! Et encore moins « Goûte-voir ! » car il n’est pas évident de contempler avec la langue ! Ne parlons même pas de « Sens-voir ! » : comment voulez vous observer avec le nez ? Passons sur les « Essaie-voir ! », « Attends-voir ! », « Amène-voir ! », « Passe-moi voir ! », et toutes ces formulations insolites qui tendraient à nous faire croire que les yeux sont propices à tous les usages, à condition bien sûr de les avoir en face des trous !

En réalité, il s’agit là d’un total contresens sur la signification du verbe « voir ». Et d’ailleurs, il ne s’agit pas d’un verbe mais d’un adverbe. Nous avons ici affaire au « voire » de l’ancien français, dérivé du latin « vera », pluriel de « verus », signifiant « bien » ou « vrai », que l’on retrouve aujourd’hui dans l’expression adverbiale « voire même ». En ce qui nous concerne, « Regarde-voir ! » ne signifie donc pas : « Regarde pour voir ! » mais « Regarde bien ! ». Ceci posé, tout est logique : dans les injonctions  « Ecoute-voir ! », « Goûte-voir ! », « Sens-voir ! » de même que « Attends-voir ! « Essaie-voir ! » ou « Amène-voir ! », « voir » n’est qu’une simple forme d’insistance destinée à attirer l’attention d’une personne sur un acte à accomplir.

Par ailleurs, cet adverbe joue aussi un double rôle qui explique sa durable popularité. D’une part, il s’agit d’un mot qui prend la forme d’une ponctuation émotive identique à celle d’un point d’exclamation. D’autre part, il s’agit d’une atténuation de l’injonction. Là où les expressions « Attends ! » ou « Essaie ! » pourraient paraître brutales et contrevenir aux règles les plus élémentaires de la courtoisie, le petit mot « voir » introduit opportunément une once de politesse et de délicatesse. Le même résultat sémantique est d’ailleurs obtenu par l’euphémisme « un peu » dans « Attends un peu ! » ou « Essaie un peu ! ».

Rien d’étonnant donc qu’il trouve des équivalents et remplisse la même fonction dans des langues voisines. L’allemand utilisera « mal » (une fois), abréviation de « einmal », par exemple dans « Guck mal » signifiant justement « Regarde-voir ! » et notre cousin belge obtiendra le même résultat avec « Regarde une fois ! ». Ce qui pose un autre problème. En effet, si votre ami belge vous propose cordialement de « venir boire une bière une fois », n’escomptez pas vous en tirer à moins d’une bonne vingtaine de belles « chopes » !

Le célèbre « voir » n’est donc pas une nouvelle ineptie dans le Parler Lorrain, il témoigne une fois de plus du sens du travail bien fait et du grand savoir vivre des Lorrains !

Jean-Paul BOSMAHER, professeur de lettres à la retraite et écrivain pour le Groupe BLE Lorraine.

M. BOSMAHER est l’auteur de plusieurs ouvrages de références sur la Lorraine, dont notamment le Parler Lorrain paru en 2014 aux Editions du Quotidien.

Un nouvel espace culturel pour Stiring-Wendel

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La commune de Stiring-Wendel, en Moselle-Est, va se doter d’un nouvel équipement culturel, afin de remplacer l’espace actuel Rémy Botz. Inauguré en 1985, ce dernier présente en effet de nombreux défauts. Implanté au centre-ville, il dispose par exemple de peu de places de stationnement. Il souffre également de problèmes d’infiltrations et de chauffage.

Le nouveau complexe, qui aura un toit en partie végétalisé, sera construit à la Coulée verte, près du terrain de football synthétique, à l’emplacement du boulodrome qui sera déplacé. Il aura une capacité d’accueil maximale de 900 personnes dans la grande salle qui comportera des gradins rétractables offrant 400 sièges. La scène, fixe, sera plus spacieuse et ouverte sur l’extérieur grâce aux grandes baies vitrées qui entoureront le bâtiment. Elle donnera sur un amphithéâtre, comparable à celui déjà existant sur le site. Le nouvel équipement abritera également un espace plus petit avec un bar pour accueillir notamment des assemblées générales. Les usagers et les spectateurs bénéficieront par ailleurs d’une centaine de places de stationnement le long de la voie ferrée, près du mini-golf, et autant sur le parking du stade à côté de la salle omnisports. Un parking vert d’une vingtaine de places supplémentaires sera aussi aménagé aux abords de la salle. Il permettra à l’eau de s’infiltrer et d’alimenter les nappes phréatiques au lieu de stagner en surface.

Le nouvel équipement représente un investissement de 3,5 millions d’euros. Un autre million est également prévu pour réaliser les abords. Les travaux doivent commencer en mai pour se terminer fin 2017.

Le combat de René II rappelé lors de la Fête de la Lorraine et des Lorrains

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Comme il le fait maintenant depuis plusieurs années, le Parti Lorrain (PL) a ravivé samedi dernier à Nancy le 5 janvier, Fête nationale de la Lorraine.

Marquée par la fusion contestée de la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne et par le contexte lié à l’état d’urgence, la quatrième édition de la Fête de la Lorraine et des Lorrains a permis de rappeler la vie et l’œuvre du Duc de Lorraine René II et le déroulement de la Bataille de Nancy. Kévin GOEURIOT, historien de la Lorraine, membre de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine (SHAL) et récent lauréat du Prix des Conseils départementaux de Lorraine pour son roman historique Quand la Lorraine sera française, a ainsi accepté l’invitation du PL pour donner une conférence au caveau de la Brasserie Excelsior de Nancy. Il a notamment pu rappeler que le vainqueur de Charles le Téméraire était également un souverain amoureux des arts et des lettres soucieux du bien-être de son peuple.

conférence KG René II Nancy

Kévin GOEURIOT a retracé l’épopée du Duc de Lorraine René II (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Le Président du Parti Lorrain, M. Thomas RIBOULET, a également présenté ses vœux à l’assemblée, invitant les Lorrains à ne surtout pas baisser les bras et à faire preuve de courage et d’abnégation en cette période troublée. La fusion de la Lorraine n’est pas définitive. « Ce n’est pas pour toujours », comme cela est écrit sur la Colline de Sion. La Lorraine a une histoire glorieuse. Elle continuera d’exister tant qu’elle sera dans le cœur et l’esprit des Lorrains. Le Parti Lorrain fera tout pour que notre région historique et culturelle redevienne une entité politique et administrative à part entière.

gerbe 5 janvier 2016

Dépôt de gerbe Place Saint-Epvre (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Les cérémonies du 5 janvier 2016 se sont enfin clôturées par le traditionnel dépôt de gerbe au pied de la statue équestre de René II, Place Saint-Epvre.

Quatrième édition de la Fête de la Lorraine et des Lorrains

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Après le succès des trois premières éditions, marquées notamment par la prestation de la compagnie de l’Alérion Médiéval en 2014, qui avait transporté les visiteurs dans l’ambiance de la Bataille de Nancy grâce à différentes manœuvres de piquiers et des démonstrations de combats à l’épée et de tirs d’arquebuses, la Fête de la Lorraine et des Lorrains revient ce samedi 16 janvier 2016. Organisées par le Parti Lorrain (PL), les cérémonies débuteront à 15h00 au caveau de la Brasserie Excelsior de Nancy.

René II ajusté

Le Duc de Lorraine René II à la bataille

Quelques jours après la disparition officielle de la Lorraine en tant qu’entité administrative et politique suite à la fusion avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne, les cérémonies commémoratives du 5 janvier revêtiront cette année encore un caractère particulier. A cette occasion, le Parti Lorrain a invité Kévin GOEURIOT. Historien de la Lorraine, membre de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine (SHAL), contributeur du Groupe BLE Lorraine et auteur de plusieurs ouvrages, Kévin GOEURIOT est le récent lauréat du Prix des Conseils départementaux de Lorraine pour son roman historique Quand la Lorraine sera française. Il donnera à partir de 15 heures une conférence sur le Duc de Lorraine René II, vainqueur de Charles le Téméraire lors de la fameuse Bataille de Nancy le 5 janvier 1477. René II était également un souverain amoureux des arts et des lettres soucieux du bien-être de son peuple. S’en suivra une séance de dédicace de son livre par M. GOEURIOT.

Auparavant, le Président du Parti Lorrain, M. Thomas RIBOULET, présentera ses vœux à l’assemblée. Ensuite, à 17 heures, une gerbe commémorative sera déposée au pied de la statue équestre de René II, Place Saint-Epvre.

Rappelons que la Fête de la Lorraine et des Lorrains, qui se déroule depuis plus de 500 ans, est l’une des plus anciennes fêtes nationales du monde. Elle commémore avec émotion la victoire des Lorrains sur les Bourguignons lors de la Bataille de Nancy. Ce succès assura pendant des décennies l’indépendance et la prospérité de la Lorraine en Europe. Quelques années plus tard, René II fit élever à Saint-Nicolas-de-Port un édifice imposant pour exprimer sa reconnaissance au Saint Patron de la Lorraine. Il décida également d’organiser chaque année un défilé dans les rues de Nancy, afin de commémorer la Victoire Lorraine. Pour rappeler à tous la défaite du Téméraire, la Ville de Nancy adopta comme emblème le chardon et comme devise « non inultus premor », c’est-à-dire « nul ne s’y frotte », ou « qui s’y frotte s’y pique ». Bien plus tard, la France fit interdire cette « Fête nationale lorraine », comme tout ce qui pouvait rappeler le souvenir d’un Etat indépendant et puissant. Face à la répression, les Lorrains célébrèrent leur fête en cachette sous le couvert de la Fête des Rois Mages, mais cela ne l’empêcha pas de tomber dans l’oubli au fil du temps.

Depuis plusieurs années, le Parti Lorrain a ressuscité la Fête de la Lorraine et des Lorrains de manière festive et populaire.

Voir l’évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/474386226081885/.

Créé en janvier 2010, le Parti Lorrain fonde ses idées sur le respect de la démocratie, du progrès et de l’Europe. Par le mot progrès, le PL a la volonté de faire avancer la société dans un idéal humaniste et de développement qui rejette toute forme de racisme et de xénophobie. Il entend impulser une réforme de l’Etat français jacobin vers une structure résolument moderne et fédérale.

Le Parti Lorrain a participé aux dernières élections régionales. Il a recueilli près de 12 000 voix en Lorraine. Auparavant, il avait déposé plusieurs recours juridiques, notamment au Conseil d’Etat, pour faire annuler la fusion de la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne qu’il juge anti-démocratique, incohérente et source de futures gabegies financières. 

Restauration de l’obélisque Sadi Carnot à Nancy

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Les plaques en bronze de l’obélisque Sadi Carnot de Nancy auraient été fondues par les Allemands en 1943. Une autre théorie veut qu’elles aient été démontées, volées et entreposées au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Plus de 70 ans après leur démontage, la Ville de Nancy a fait refaire les quatre plaques en pierre de lave moyennent un investissement de 22 600 euros. La restauration du monument à l’identique aurait nécessité environ un million d’euros. En effet, en plus des fameuses plaques en bronze, l’obélisque n’arbore plus les sculptures ornementales réalisées par Victor Prouvé et Eugène Vallin pour symboliser l’alliance entre la France et la Russie, ainsi que les feuilles d’or qui recouvraient son pyramidion.

obélisque Sadi Carnot Nancy

L’obélisque Sadi Carnot tel qu’il était à l’origine

L’édification de l’obélisque remonte à 1892 lorsque le Grand-duc Constantin de Russie, alors en cure à Contrexéville, rencontra le président français Sadi Carnot à Nancy. Les deux hommes esquissèrent les prémices d’un rapprochement diplomatique entre les deux Etats qui fut matérialisé en 1893 par la signature de l’Alliance franco-russe. Un plus tard, Sadi Carnot était assassiné. Au nom de la Lorraine, la Ville de Nancy décida d’élever un monument pour la paix des peuples. Financé grâce à une souscription publique, à laquelle participèrent 865 communes lorraines et près de 28 000 souscripteurs, l’obélisque fut inauguré en 1896.

Les nouvelles plaques apposées sur le monument rappellent la couleur et la patine du bronze. Elles sont respectivement dédiées à Sadi Carnot et au Grand-duc Constantin de Russie, au rôle que joua Nancy dans les négociations diplomatiques, aux trois départements lorrains de l’époque, la Moselle faisant alors partie de l’Allemagne, et à des chefs-lieux lorrains.

Cinéma : tournage de « A real Vermeer » au Palais de justice de Metz

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Plusieurs scènes du film A real Vermeer, du réalisateur néerlandais Rudolf Van Den Berg, sont tournées cette semaine au Palais de justice de Metz, notamment dans la salle des assises et l’escalier d’honneur.

Elles retracent le procès de 1947 de Han Van Meegeren, brillant faussaire qui réussit à reproduire dans les années 1930 des tableaux de Vermeer (1632-1675) si bien réalisés que certains d’entre eux furent expertisés comme étant des chefs-d’œuvre du maître flamand. Van Meegeren mit six ans pour copier à la perfection la technique de Vermeer. A tel point que même les spécialistes ne savaient plus distinguer les vraies et les fausses toiles. Suite à la vente du tableau intitulé Le Christ et la femme adultère à Hermann Göring en 1943, Van Meegeren fut condamné en 1947 à un an d’emprisonnement. Lors de son procès, le faussaire démontra lui-même à la cour comment il avait dupé le haut dignitaire nazi. Van Meegeren décéda d’une crise cardiaque dans les jours qui suivirent son jugement.

Pour les besoins du film et afin de recréer le décor et l’atmosphère du procès, la salle des assises, située au rez-de-chaussée du Palais de justice de Metz, a été relookée pour rappeler la salle d’audience du Tribunal d’Amsterdam. En effet, il y a près de 70 ans, celle dernière ne disposait pas de micro, d’écran de télévision et d’un box au vitrage blindé pour l’accusé.

Développement de la Maison Bianchi à Maizières-lès-Metz

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Entreprise familiale créée en 1978 à Maizières-lès-Metz, la Maison Bianchi a reçu en mai 2015 le label « Entreprise du patrimoine vivant » qui vise à mettre en avant les filières d’excellence d’artisanat d’art. Sur plus de trois millions de sociétés en France, seules 1 300 environ le possède. Les horlogers joailliers lorrains sont agréés par une trentaine de marques de montres de luxe. Ils sont également créateurs de bijoux, dont une montre à leur nom entièrement conçue dans leurs ateliers depuis 2013 et vendue à partir de 1 500 euros.

Installée dans des nouveaux locaux dix fois plus grands depuis octobre 2013, la manufacture a aménagé un lieu d’exposition qui permet au public de découvrir des dizaines de réalisations, à l’image d’une météorite russe sertie en bijou ou encore d’une horloge monumentale de 1870, dont on peut admirer la mécanique. Les 800 mètres carrés d’ateliers comprennent quant à eux un espace de restauration pour l’horlogerie et un autre dédié à la joaillerie. Un atelier mécanique est en cours de création. La Maison Bianchi a d’ailleurs investi dans une quarantaine de machines-outils, provenant pour la plupart  d’Allemagne et de Suisse. Ces dernières vont être restaurées et adaptées à l’horlogerie.

La Maison Bianchi compte parmi ses clients des particuliers installés en Lorraine et à l’étranger, dont notamment à Londres, Bruxelles et Stockholm, ainsi que des collectivités publiques attirées par le savoir-faire de la manufacture. La commune de Retonfey, en Moselle, devrait par exemple prochainement pouvoir exposer au public son horloge monumentale restaurée. La pièce, assez rare, est équipée d’un angélus mécanique.

logo Maison Bianchi

Petite histoire de Hombourg-Haut

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Le berceau de la commune de Hombourg-Haut se trouve à Hombourg-Bas. Le village s’est développé autour d’un château appartenant au dernier Comte de Hombourg, Hugo de Lunéville-Metz. A sa mort en 1152, le Duc de Lorraine et l’évêque de Metz, Etienne de Bar, convoitèrent le château. Le religieux réussit finalement à s’en emparer pour en faire le siège d’une seigneurie épiscopale. Mais ce fut un autre évêque, Jacques de Lorraine, qui donna à la commune sa grandeur, en faisant notamment élever un château sur une colline voisine, qui était surnommé à l’époque « la guérite du monde » ou « le miroir de beauté ». Il en fit le siège de l’avouerie de Hombourg-Saint-Avold. Jacques de Lorraine fit également ériger une ville-forte, avec de longs remparts. L’actuelle vieille porte monumentale constituait l’entrée principale de la forteresse. Hombourg-Bas fut alors annexé à la nouvelle cité pour ne former qu’une seule entité. Des chanoines s’installèrent parallèlement et firent construire une nouvelle église collégiale à partir de 1300 environ, ainsi qu’un hôpital pour les pauvres.

Hombourg-Haut

La vieille ville médiévale de Hombourg-Haut (Crédits photo : Webmasterhombourg)

Cédée à plusieurs reprises, la ville fut relativement épargnée jusqu’à la Guerre de Trente ans. Mais au cours de ce conflit qui ravagea la Lorraine, les remparts de la ville tombèrent et le château fut démantelé. Hombourg-Haut resta désert pendant une trentaine d’années, avant de devenir un bourg rural. Au XVIIIème siècle, l’industrie redonna son essor à la commune, avec l’installation d’une forge par Charles de Wendel, avant que la famille d’Hausen ne suive, puis les maîtres de forge sarrois Gouvy. Chacun imprima sa marque, laissant des bâtiments remarquables. Sur le blason de la commune, deux alérions d’argent et la crosse épiscopale évoquent Jacques de Lorraine, évêque de Metz et fondateur de la ville.

(Source : RL du 31/07/2015)

blason Hombourg-Haut

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