Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Agriculture


Filière céréalière en Lorraine

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La filière céréalière lorraine emploie près de 15 000 personnes, dont 6 000 exploitants agricoles, soit l’équivalent de l’industrie automobile dans la région. Environ 35 millions de tonnes de céréales sont produites chaque année. Grâce à sa vieille tradition de polyculture-élevagela Lorraine échappe pour le moment à la crise de ce secteur. Elle peut également s’appuyer sur un maillage d’exploitations bien réparties, un tissu coopératif solide et la présence à Metz du premier port fluvial céréalier de France.

La recherche du génome pour sauver la vache vosgienne ?

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La Lorraine a pour la première fois de son histoire accueilli cette année le concours national de la race limousine. Cette dernière revient pourtant de loin. L’animal avait en effet quasiment disparu il y a à peine 40 ans. Mais à force de sélection génétique et d’abnégation, quelques éleveurs sont parvenus à améliorer les qualités intrinsèques de cette race à viande rustique, la sauvant ainsi de l’extinction. La Chambre d’Agriculture des Vosges entend suivre la même voie pour donner un avenir à la vache vosgienne. 60 000 euros vont être engagés dans un programme de recherche sur le génotype de l’espèce, afin d’améliorer sa productivité laitière.

La recherche du génome pour sauver la vache vosgienne ? dans Actualité vache-vosgienne

La vache vosgienne pourrait être sauvée par son génome (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Il y avait en 1914 environ 125 000 vaches vosgiennes. Dans les années 1970-1980, il n’en restait moins de 1 000. De nos jours, on en récence près de 12 000, dont 3 000 femelles. La vosgienne semble tout juste sauvée de l’extension.

La France est le pays qui possède la plus grande diversité de bovins. 45 espèces différentes y sont recensées, dont 16 sont aujourd’hui en voie de disparition. Il ne reste par exemple que 135 béarnaises en race pure, 171 froments de Léon et moins d’une cinquantaine de bordelaises. Toutes ces espèces domestiques rustiques ont décliné pour des raisons économiques. Sous les coups des nouvelles réglementations européennes en matière d’élevage et du désengagement de l’Etat français dans les programmes de soutien, les investisseurs ont en effet misé sur les races bovines les plus rentables comme la prim’holstein, la charolaise ou encore la montbéliarde. Le processus s’est encore accéléré avec l’arrivée de la génomique dans les étables. Et avec lui, c’est toute l’âme de nos campagnes qui disparaît.

(Source : RL du 29/09/13)

Nouvelle unité de méthanisation à Amanvillers

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Les projets de méthanisation se multiplient en Lorraine. Une importante unité est par exemple en construction à Amanvillers. La production devrait commencer en janvier 2014.

Le chantier se situe à 2 km de la première habitation, sur une exploitation agricole de 800 hectares essentiellement céréalière. La future usine, d’une superficie de deux hectares, devrait produire à terme 1 000 kWh grâce à un moteur de cogénération alimenté par le biogaz. Il s’agit sans doute de l’une des plus importantes installations privées de ce type dans la région. La structure, qui a représenté un investissement de 3,7 millions d’euros, devrait être amortie en sept ans. Une perspective d’autant plus séduisante pour les propriétaires qui ont passé un contrat d’achat d’énergie avec EDF qui porte lui sur 15 ans. Ces derniers tablent d’ailleurs sur un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros par an. Le niveau de rentabilité de l’installation est en réalité étroitement lié aux types d’intrants utilisés. Dans le cas présent, il s’agira de maïs d’ensilage, de résidus de silo récupérés au port de Metz et de lisier. Les exploitants devraient en outre récupérer un digestat qui pourra être utilisé comme engrais.

A noter enfin que la France comporte une centaine d’unités de méthanisation, contre plus de 9 000 en Allemagne. Celle-ci dispose donc d’une marge de manœuvre considérable pour diversifier ses exploitations, tant elle fait figure de puissance agricole en Europe.

(Source : RL du 06/10/2013)

Séchage de foin solaire à Ottonville

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En matière d’énergies renouvelables, les agriculteurs lorrains font figures de pionniers. A Mignéville, dans le Lunévillois, l’un d’entre eux a créé avec succès une usine de méthanisation des effluents générés par son cheptel bovin. A Ottonville, dans le Pays de Nied, en Moselle, un éleveur de vaches limousines sèche 200 tonnes de fourrage par an grâce aux 2 400 mètres carrés de panneaux photovoltaïques installés sur le toit de sa ferme.

L’installation produit de l’électricité et permet donc de sécher le foin pour les 230 bovins qui broutent sur les 145 hectares de l’exploitation, dont 115 sont en gestion herbagère extensive. Si bien que la ferme est aujourd’hui la plus importante source agricole de production d’énergie solaire en Lorraine. 24 heures sont nécessaires pour sécher une balle de foin de 500 kg. Grâce à ce système original, unique en France, l’agriculteur a pu abandonner l’ensilage de maïs, économiser 1 500 litres de fuel par an et se passer des tonnes de soja d’importation qu’il donnait à son bétail. Il envisage désormais d’élargir son procédé au séchage du bois et de créer une petite unité de méthanisation pour valoriser les 800 tonnes de lisier que produit son cheptel par an. En attendant, il s’est doté d’un atelier de découpe, afin de vendre sa viande en direct et de diversifier son activité.

Des poules pour réduire les déchets dans le Saulnois

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La Communauté de Communes du Saulnois (CCS) entend réduire de 7 % la quantité des déchets produits sur son territoire d’ici 2016. Afin d’y parvenir, l’intercommunalité la plus rurale et la plus vaste de Moselle avec 122 communes s’apprête à distribuer le 20 octobre à Ajoncourt 250 poules pondeuses et composteuses à ses administrés, dans la limite de deux par foyer. En moins d’une semaine, 90 demandes ont été enregistrées.

Des poules pour réduire les déchets dans le Saulnois dans Actualité poules-sussex-saulnois

Des poules de race Sussex seront notamment distribuées aux habitants du Pays du Saulnois

La CCS est la première communauté de communes du Grand Est à se lancer dans une telle opération qui est loin d’être bête. Un foyer de quatre personnes produit en moyenne 230 kg de déchets organiques par an. Parallèlement, une poule peut en consommer jusqu’à 150 kg. Si bien qu’en théorie, la CCS devrait réduire de 28 tonnes par an la production de ses déchets fermentescibles. Chaque volaille de race Sussex ou Leghorn a été achetée 8 euros à une éleveuse de Hautes-Vigneulles, en Moselle-Est. Cet investissement équivaut au coût du traitement des déchets qu’il aurait fallu traiter par ailleurs. La CCS envisage à moyen terme de renouveler son offre pour faire petit à petit des économies.

Les personnes intéressées devront préalablement s’engager par convention à se doter d’un poulailler, à nourrir suffisamment les volailles et à ne manger d’elle que leurs œufs pendant trois ans. En effet, en plus d’être composteuses, les poules choisies peuvent pondre jusqu’à 200 œufs par an !

National Limousin à Nancy

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Le National Limousin, plus important rassemblement d’animaux après le Salon de l’Agriculture de Paris, s’est dernièrement tenu Place Carnot, à Nancy. C’est la première que la cité ducale accueillait un concours national d’une race bovine de prestige. Près de 50 000 visiteurs ont découvert durant trois jours les 400 bovins adultes issus de 170 élevages répartis dans 31 départements français, mais aussi venus du Luxembourg et de Belgique.

En Lorraine, loin de Limoges, siège du Pôle d’excellence de la race, l’animal a vite conquis les étables. De 1 600 vaches mères recensées en 1975 dans le Grand Est, on est en effet passé à plus de 34 000 en 2012. Plus de 700 éleveurs lorrains ont choisi la limousine, dont le cheptel s’équilibre désormais entre vaches laitières et bêtes à viande. Cette race fertile engendre des veaux instinctifs capables de téter au bout d’une heure seulement après leur naissance. Elle nécessite globalement moins de surveillance et de frais vétérinaires et possède des aptitudes bouchères exceptionnelles. Facile à élever, la limousine se prête plutôt bien aux exploitations lorraines qui pratiquent la polyculture-élevage (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/03/02/etat-de-l%E2%80%99agriculture-en-lorraine/).

La chèvre de Lorraine enfin reconnue

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Au terme de cinq ans de combat, le ministère français de l’agriculture a dernièrement et officiellement reconnu la chèvre de Lorraine comme une race à part entière. La réhabilitation de cette petite chèvre rustique, dont le pelage blanc moucheté de gris et le poil qu’on ne peut pas qualifier de ras font la spécificité, est le fruit de la persévérance d’une association créée en 2007. « Les Amis des chèvres de Lorraine » ont sauvé in extremis cette race qui était sur le point de disparaitre, réduite seulement à quelques dizaines d’individus.

La chèvre de Lorraine enfin reconnue dans Actualité chevres-de-lorraine

Chèvres de Lorraine dans les Vosges (Crédits photo : Association des Amis des chèvres de Lorraine)

L’association recense aujourd’hui une soixantaine d’éleveurs de chèvres de Lorraine dans la région. Leur nombre de cesse désormais de croître. Les deux tiers de la race sont répartis en Lorraine, le reste dans des zones limitrophes, dont la Belgique. Cette discrète présence caprine regagne donc petit à petit du terrain dans les jardins et les vergers lorrains. La chèvre participe en effet au défrichage des coteaux et des parcelles mises à disposition par des villageois ou de lointains héritiers qui n’ont plus le temps ni le goût d’entretenir ces bouts de terrains pentus et barrés de murets.

Agriculture : revenir aux sources avec le semis direct sous couvert végétal

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Agriculteur dans la Meuse, Philippe Lemey exploite 250 hectares de céréales à Aulnois-en-Perthois en utilisant une méthode qui rompt avec l’idéologie productiviste et machiniste qui règne en France.

Il a complètement changé sa façon de travailler en 2004 en se lançant dans le semis direct sous couvert végétal, une technique agricole importée d’Amérique du Sud, où les terres ne sont pas très fertiles. Pendant cinq ans, il a accepté de perdre entre 20 et 30 % de son chiffre d’affaires. Mais aujourd’hui, il dépasse les rendements d’avant 2004 et pourrait presque vivre de son métier sans aucune aide européenne.

Agriculture : revenir aux sources avec le semis direct sous couvert végétal dans Actualité semis-direct

En effet, le semis direct sous couvert végétal lui a permis depuis de réaliser d’importantes économies. Il est désormais capable de gérer tout seul son exploitation, alors qu’avant il devait faire appel à au moins une personne pour s’occuper d’une surface plus petite. Il a par ailleurs considérablement réduit sa facture énergétique. Il consomme ainsi six fois moins de litres de fioul par hectare que ses collègues. Ses tracteurs ont par conséquent une durée de vie plus longue, aux alentours de 40 ans, contre 8 ans pour ceux des autres exploitants.

En fait, il ne travaille pas sa terre. Il sème la récolte avec un semoir importé du Brésil qui dépose la graine dans le sol, puis rebouche la terre après son passage. Cet outil ne laisse quasiment aucune trace. A la différence du labour, il ne perturbe pas la microfaune et la microflore souterraines. En surface, Philippe Lemey cultive une dizaine de plantes, à l’image du sarrasin et du trèfle d’Alexandrie couplées avec de la paille. Ce mélange donne un parfait équilibre azote-carbone. En se dégradant, il nourrit les sols. En quelques années, le pourcentage de terre noire de ses champs est passé de 1,2 % à 3,5 %. Le sol de son exploitation devient naturellement de plus en plus riche en matière organique, ce qui augmente sa fertilité sans avoir recours à des engrais chimiques.

Cette méthode de production protège aussi davantage ses récoltes des aléas climatiques. Le couvert végétal sert d’isolant. Si bien que ses cultures sont moins impactées que celles de ses voisins en cas de froid ou de forte chaleur. Le sol de son exploitation a plus de réserves d’eau. Ses céréales sont en outre moins attaquées par certains parasites et maladies puisqu’il diversifie ses cultures. Par exemple, pour le blé, il plante huit variétés différentes sur la même parcelle. Cela désoriente les insectes et limite l’impact d’une maladie sur la récolte entière.

Enfin, l’agriculture meusien n’utilise pas d’insecticides. « A long terme, c’est un mauvais calcul ». Par exemple, en pulvérisant de l’anti-limace, il tuerait les limaces mais aussi leur prédateur, un scarabée noir. Par conséquent, le nombre de limaces augmenterait au fil des ans et il serait obligé d’acheter toujours plus de produit. Les champs de Philippe Lemey sont également devenus des îlots de survie pour les vers de terre anéciques. Ces derniers, qui ne peuvent pas se développer dans les sols labourés, creusent des galeries verticales dans le sol qui drainent et oxygènent la terre. C’est un cercle vertueux. Plus le sol est riche, plus ces vers prospèrent et plus ils le bonifient.

Cette exploitation d’Aulnois-en-Perthois est, pour le Groupe BLE Lorraine, un modèle du genre qui utilise à bon escient les forces et les ressources de la nature. Ce n’est malheureusement pas à un hasard si, sous la pression des lobbies des industries chimiques et autres, une telle méthode de production ne soit plus diffusée dans le monde agricole français, malgré son efficacité. Pire, le semis direct sous couvert végétal n’est même pas enseigné dans les écoles agricoles.

(Source : RL du 18/08/2013)

Méthanisation et micro-algues dans la Vallée de la Seille

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En Lorraine, il fut un temps où la richesse d’une exploitation agricole se mesurait à la hauteur du tas de fumier qui s’élevait sur l’usoir, cet espace libre entre la rue du village et la ferme. Aujourd’hui, cet amalgame de paille et de déjections animales revient sur le devant de la scène comme outil de lutte contre les gaz à effet de serre. Plus d’une cinquantaine de projets sont actuellement en cours de développement ou l’étude en Lorraine (http://forumdeslorrains.forumactif.com/f231-biomasse), tous encouragés par les nouvelles conditions tarifaires du rachat de l’énergie électrique issue de la biomasse.

Dans ce domaine, le terroir lorrain fait  figure de pionnier avec l’exemple de Mignéville (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/03/14/biogaz-une-initiative-lorraine/). Mais il pourrait aussi décrocher la palme de l’innovation avec le projet Méthaseille. Celui-ci réunit sept paysans de la Vallée de la Seille, près de Nomény, tous en polyculture élevage. Il vise à construire une unité de 500 kW d’ici 2014 sur un site de deux hectares, à proximité du village de Lixières, afin d’assimiler les déchets des sept exploitations et bien plus encore. En effet, Alghodis, une filiale du groupe Fabbri, spécialisé dans les équipements industriels et les énergies renouvelables, entend associer au futur digesteur de Méthaseille une installation de culture de micro-algues sous 2 300 mètres carrés de serres. Baptisée Valoralg, l’idée consiste à recourir au maximum à l’énergie thermique issue du processus de cogénération pour chauffer les serres et l’eau des bassins, tandis que les kWh électriques seront réinjectés sur le réseau. L’entreprise, basée à Morhange en Moselle, a besoin de 16 000 tonnes de matières organiques par an, soit 45 à 50 tonnes par jour, pour alimenter le dispositif. Elle compte avant tout utiliser les déchets des sept exploitations agricoles.

Méthaseille représente un investissement de 3,2 millions d’euros. De son côté, Alghodis a chiffré à 1,2 million d’euros sa future pépinière aquatique promise à la spiruline, une micro-algue qui, une fois séchée, trouve des débouchés dans les cosmétiques ou les compléments alimentaires. Au final, l’association Méthaseille-Valoralg pourrait créer 5 emplois.

Le régime forestier de la Moselle

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En Moselle, la surface boisée est de 27,6 %, soit un peu plus que la moyenne française, ce qui représente 166 450 hectares de forêts (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1231-pour-la-creation-dune-veritable-filiere-bois-en-lorraine). La part de la forêt publique (75,5 %) est plus importante que la part de la forêt privée (24,5 %). Il s’agit d’héritages datant de la révolution française qui a mis à la disposition du public des massifs ayant appartenu à de puissants seigneurs ou encore à des temporels ecclésiastiques. On y retrouve 62,5 % de forêts domaniales gérées par l’Etat français et 37,5 % de forêts communales, alors que dans le reste de la France la forêt appartient avant tout à 4 millions de petits propriétaires privés qui possèdent en moyenne moins de 3 hectares. C’est la raison pour laquelle l’Office National des Forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques, occupe une place à part en Moselle et ce, d’autant plus que certains usages résultant de l’Annexion de 1871 sont toujours en vigueur.

Le régime forestier de la Moselle dans Agriculture foret-moselle

Le Droit Local touche aussi à la gestion de la forêt en Moselle

Même si le code forestier s’applique intégralement, il subsiste en effet quelques particularités qui visent notamment les communes forestières de Moselle, au niveau des modalités d’exploitation de la forêt. En fait, il s’agit de pratiques allemandes reprises pour l’essentiel dans l’instruction ministérielle du 25 octobre 1894. Il existe ainsi deux types de travaux de coupe : soit les bois sont vendus sur pied, l’exploitation de la coupe étant à la charge de l’acheteur, soit les bois sont abattus et façonnés par le vendeur. Dans « la France de l’intérieur », les ventes de bois sur pied prédominent alors qu’en Moselle, pour des motifs d’ordre historique, l’exploitation de la forêt communale se fait surtout sous la forme de vente de bois abattu et façonné par adjudication publique (avec enchères descendantes), par gré à gré (très rare) ou par appel d’offres. Le conseil municipal pour les forêts communales et l’ONF pour les forêts domaniales sont compétents pour déterminer si l’abattage et le façonnage des bois seront effectués par les propres salariés de la commune, on parle alors d’exploitation en régie, par les propres agents de l’ONF ou par les employés d’une société privée agissant sous le contrôle de l’ONF.

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Rucher intelligent à Gros-Réderching

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Le Centre d’Etudes Techniques Apicoles de Moselle (CETAM) s’est associé au Parc Naturel Régional des Vosges du Nord et à GRT Gaz pour mettre en place un rucher intelligent dans des champs à Gros-Réderching, dans le Bitcherland.

Les fentes qui permettent aux abeilles de pénétrer dans les ruches ont été dotées de plusieurs capteurs électroniques. Des dizaines de portes d’entrée ont été créées. Elles disposent chacune d’une puce. Les entrées et les sorties de chaque abeille sont ainsi comptabilisées.

Le rucher intelligent a été implanté dans le périmètre d’exploitation de GRT Gaz. La centrale d’Obergailbach, point stratégique du flux du gaz européen (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/20/pipeline-au-tour-de-letude-de-faisabilite/), n’est qu’à quelques kilomètres de là. L’entreprise souhaite étudier l’impact de ses travaux de pose de canalisations sur l’environnement et sur la phytosociologie des abeilles. Ces dernières sont en effet de véritables sentinelles écologiques. Cette initiative unique en France devrait également permettre de mesurer l’impact des abeilles sur la qualité des sols et sur l’évolution climatologique.

Les va-et-vient des populations seront observés à la loupe, puisque chaque mouvement sera enregistré sur une clé USB. Des prélèvements seront effectués deux fois par mois. Après analyses, les apiculteurs pourront définir la qualité de l’environnement, le taux de pollution des terres agricoles, la zone de chalandise des abeilles et leur production mellifère.

7 000 arbres plantés autour de Vittel

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Nestlé Waters France a initié en 1992 un programme de protection de ses eaux minérales. L’idée était à l’époque de convaincre les agriculteurs de cohabiter avec les sources naturelles et de remettre en question certaines de leurs pratiques, afin de maintenir la qualité des sources. L’opération « zéro pesticide » fut alors lancée sur plus de 11 000 hectares de zone protégée répartie sur le territoire de onze communes vosgiennes.

Le programme, mené par Agrivair, une filiale du groupe, se poursuit encore aujourd’hui avec la plantation de 7 000 arbres dans la zone de protection qui correspond à l’impluvium des eaux de Vittel, Contrex et Hépar. Celle-ci recueille les eaux de pluies et la fonte des neiges pour alimenter les sources souterraines. Des érables, des merisiers, des noyers et des haies prendront prochainement racine sur les terres d’agriculteurs volontaires. De leur côté, les exploitants pourront d’ici 25 ans valoriser le bois, soit en production de biomasse, soit en bois de chauffage ou encore, pour ce qui est du merisier, en bois d’œuvre. Il s’agit donc d’un partenariat gagnant-gagnant sur le long terme qui se base sur le principe de l’agroforesterie.

Les arbres disposent en effet d’une capacité de dépollution. A l’instar d’un filtre, ils limitent une partie de la lixiviation des nitrates, permettant ainsi de réduire la pollution des nappes phréatiques, ce qui est particulièrement intéressant pour la gestion des zones de captage en eau potable. Par ailleurs, les arbres vont développer un système racinaire qui va s’enfoncer et mobiliser des nutriments au bénéfice du blé.

Pour Nestlé Waters France, l’objectif final est de maintenir l’intégrité des eaux tout en réintroduisant un équilibre naturel. La société encourage par exemple l’élevage de coccinelles pour lutter contre les pucerons.

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