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» Catégorie : Agriculture


Elevage avicole : 15 000 poules pondeuses bio à Levoncourt dans la Meuse

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Déjà tournée vers les céréales, la vache allaitante et le mouton, l’EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) De Bane, situé à Levoncourt, en Meuse, a dernièrement diversifié ses activités en accueillant près de 15 000 poules pondeuses bio de variété Babcock. Ces volailles sont reconnues pour leur rusticité, leur productivité, leur mobilité et leur sociabilité. Longue de 124 mètres, la structure est devenue de fait le plus grand poulailler de poules pondeuses biologiques de Lorraine. Elle a représenté un investissement de 850 000 euros.

poules pondeuses

 Avec près de 15 000 poules pondeuses, l’élevage de Levoncourt, en Meuse, est désormais le plus grand poulailler biologique de Lorraine (Crédits photo : Wikipédia)

Le nouvel élevage de poules pondeuses bio doit respecter un cahier des charges très strict. Les volailles sont par exemple séparées dans six parcs de 2 500 mètres carrés chacun, ce qui équivaut à six poules au mètre carré à l’intérieur. Elles bénéficient également de six hectares de pâtures et d’une zone intermédiaire qui leur permet d’éviter la pluie et les fortes chaleurs. Les poules peuvent sortir et rentrée à leur guise dans la journée. Arrivées en Lorraine à l’âge de 18 semaines, elles doivent quitter l’exploitation à 66 semaines pour être vendues comme poules de chair. Durant cet intervalle, chacune d’entre elles devrait pondre 286 œufs en moyenne. Plus de 14 000 œufs, destinés exclusivement aux grandes surfaces, doivent ainsi être récoltés quotidiennement. Afin de faciliter la tâche des exploitants, la structure a été automatisée au maximum de la collecte des œufs à leur conditionnement. L’isolation du bâtiment a par ailleurs été renforcée, afin de limiter les dépenses énergétiques.

L’élevage se fournit auprès d’une usine d’alimentation biologique pour bétail et volailles implantée à Roville-devant-Bayon, en Meurthe-et-Moselle. Celle-ci est elle-même approvisionnée par la production fourragère biologique du Grand Est.

A noter enfin que la filière avicole meusienne est composée de 42 éleveurs, toutes productions confondues, dont une vingtaine d’unités de production importantes. Avec 9 000 volailles, l’exploitation de Deuxnouds-devant-Beauzee, situé à une vingtaine de kilomètres de Levonvourt, constitue le second élevage de poules pondeuses de grande dimension du département. La Meuse est également le premier producteur lorrain de poulets de chair.

Du vin de jonquille dans les Vosges

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Réputées pour leurs vins de fruits et de fleurs et leur fameux vin bleu, les Vosges ont dernièrement ajouté une nouvelle variété à leurs palettes, la jonquille.

jonquilles

Du vin est produit à partir de jonquilles dans les Vosges (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Fêtée en grande pompe il y a quelques jours à Gérardmer et déjà préparée en sirop, la jonquille est également désormais utilisée pour faire du vin au pressoir des Truches, à Rochesson. Contrairement à une idée répandue, seule la partie verte de la jonquille est toxique, pas la fleur. Les 1 000 bouteilles de la première cuvée de vin de jonquille ont été commercialisées en 2014. Le goût a beaucoup plus. Cela ressemble au vin de pissenlit, avec une note de miel et un peu plus d’amertume. Le vin de jonquille constitue un bon assemblage sucré amer.

Afin que l’élixir exhale tout son arôme, il faut cueillir la fleur quand le pollen est à point, c’est-à-dire au printemps. Les cueilleurs vosgiens coupent juste au-dessous de la corolle de manière à laisser sur la plante la partie renflée qui contient les graines. La jonquille peut ainsi se reproduire. 400 fleurs sont nécessaires pour faire dix litres de vin, soit 32 000 fleurs pour 800 litres. Celles-ci sont mélangées à du sucre avant la fermentation.

La cuvée 2015 devrait être disponible à la vente sur les marchés vosgiens dans trois mois. Il est néanmoins conseillé de conserver le vin de jonquille quelques mois avant de le consommer. Il peut être servi à l’apéritif ou accompagner avec justesse un dessert et un foie gras. Il peut également servir à déglacer les magrets de canard.

De la sève de bouleau pour se soigner en Lorraine

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Dans la famille des sèves comestibles il y a celle de l’érable, très sucrée. Mais il y a aussi celle de bouleau. Dans les Vosges, le Jardin de Berchigranges, situé à Granges-sur-Vologne, a récemment innové avec son bar à sève de bouleau. Un concept insolite unique en Lorraine et en France.

bouleau

La sève de bouleau possède de nombreuses vertus (Crédits photo : Arnoldius, Wikipédia)

Plusieurs préparations y sont servies comme le jus pur et frais extrait de l’arbre le matin même, ainsi que le « Berchiboul » avec une note de sirop de sève de bouleau ou encore le « Berchigrog » agrémenté de sève fraiche et de miel de Berchigranges.

En Lorraine, la sève de bouleau est récoltée, notamment dans les Vosges et en Meuse, avec chaudière et chalumeau, comme pour la sève d’érable au Canada. La sève de bouleau a un goût d’eau minérale légèrement sucrée très agréable. Le sirop obtenu par évaporation présente quant à lui une note épicée sur un mélange caramel assez boisé.

Remède naturel purifiant, la sève de bouleau a de nombreuses qualités pour l’organisme. Elle a par exemple une action diurétique et combat les rhumatismes. Elle élimine également les toxines et le cholestérol. Appliquée sur l’épiderme, elle peut aussi soulager certaines brûlures externes et apaiser certaines maladies de la peau. La sève de bouleau a par ailleurs une action fortifiante puisqu’elle contient  des minéraux essentiels comme le calcium, le magnésium, le potassium et le sodium. Elle contient aussi du cuivre, du fer, du manganèse, du zinc, du phosphore, du silicium, du sélénium, du cobalt, du chrome, du lithium et de l’or. Son pouvoir de reminéralisation du corps est favorisé par la présence d’acides aminés, d’enzymes, de flavonoïdes, d’hormones végétales ou encore d’antioxydants. Afin d’être bénéfique en éliminant en profondeur les différentes toxines assimilées par l’organisme, une cure de sève de bouleau doit durer trois semaines. Elle consiste à boire un verre chaque matin à jeun. A noter que la sève doit être conservée à une température inférieure à 4°C pour retarder la fermentation.

L’usage de la sève de bouleau remonte à la nuit des temps. En Lorraine, la tradition d’en consommer s’est transmise essentiellement dans les monastères et les abbayes. De grands médecins du Moyen-âge et de la Renaissance ont en vanté les vertus dans leurs traités de plantes et de médecines. Le bouleau était alors appelé arbre de la sagesse.

Du vin bleu des Vosges

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Sa robe est bleue, d’un bleu profond. Le célèbre vin des Vosges est unique. Les vignes dont il provient poussent principalement sur les coteaux de La Neuveville-sous-Montfort, paisible village de 174 habitants dans la plaine. Elles constituent le seul véritable vignoble vosgien. Un vignoble de cinq hectares, bien loin des 40 hectares du début du XXème siècle. Le phylloxera est en effet malheureusement passé par là. Le vignoble vosgien n’a jamais été totalement reconstitué. Quelques milliers de litres de Vin bleu et de Gris fruité sont aujourd’hui produits.

vignoble Vosges La Neuveville-sous-Montfort

Le vignoble vosgien à La Neuveville-sous-Montfort (Crédits photo : Ank2, Wikipédia)

L’or pour le whisky lorrain !

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De l’orge à malt, des eaux de qualité. En Lorraine, tous les ingrédients sont réunis pour faire du whisky. Et du bon. Notre pays bénéficie par ailleurs d’un climat adapté au vieillissement des eaux-de-vie. Les chocs thermiques ont en effet tendance à accélérer le vieillissement. A tel point que le whisky d’un producteur distillateur de Rozelieures, dans le Lunévillois, a dernièrement décroché la Médaille d’Or au salon de l’agriculture de Paris. Il faut dire qu’il s’agit d’un whisky unique, produit, réalisé et vieilli en Lorraine.

whisky lorrain

Agriculture : de la ferme expérimentale de Saint-Hilaire-en-Woëvre

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Nichée en pleine campagne, au milieu des cultures, la ferme expérimentale de Saint-Hilaire-en-Woëvre, située à quelques kilomètres de Mars-la-Tour, est la seule et unique exploitation du genre en Lorraine. Elle rayonne sur tout le Grand Est. Autour des bâtiments, ses 130 hectares de surfaces agricoles sont destinés à la mise en œuvre de procédés innovants et toujours plus performants.

Projet Syndièse BtS : Inauguration de la plateforme de prétraitement de biomasse à Bure-Saudron

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La plateforme interdépartementale de prétraitement de biomasse d’origine forestière de Bure-Saudron, située à cheval entre la Meuse et la Haute-Marne, a été inaugurée en octobre dernier. L’unité constitue la première phase du programme Syndièse, qui vise à construire d’ici 2018 un démonstrateur préindustriel de biocarburants de seconde génération grâce à la technologie Biomass to Liquid (BtL).

Ce démonstrateur, qui devrait disposer d’une capacité de traitement de dix tonnes de biomasse par heure, sera alimenté essentiellement en biomasse lignocellulosique, c’est-à-dire avec du bois, de la paille ou encore des résidus verts, soit autant d’éléments qui n’entrent pas dans l’alimentation humaine. Il faut savoir que la biomasse végétale est composée de la biomasse lignocellulosique, de la biomasse riche en sucre et en amidon (betterave, canne à sucre, blé, maïs, etc.), ainsi que de la biomasse oléagineuse (colza, soja, tournesol, etc.).

L’enjeu est d’intégrer une chaîne de procédés complète sur un seul site industriel et de valider la viabilité économique de cette filière. Il s’agit par ailleurs de répondre aux normes européennes qui dicteront de recourir à au moins 2,5 % d’énergie issue de biocarburants de seconde et de troisième génération dans les transports en 2020, afin de réduire les émissions de gaz à effets de serre.

Ce projet unique au monde vise à transformer la biomasse en gaz de synthèse (Biomass to Syngaz, ou BtS). Baptisé Syndièse BtS, il est porté depuis 2009 par le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) en collaboration avec Air Liquide. L’industriel intervient notamment pour ce qui concerne la technologie de gazéification et de combustion de la biomasse, à l’aide d’un brûleur à oxygène.

Cette première phase du projet Syndièse BtS a représenté un investissement de 24 millions d’euros. 250 millions d’euros devraient au total être injectés pour financer l’ensemble du projet.

A noter enfin que la plateforme de Bure-Saudron, d’une superficie de près de 30 hectares, emploie trois experts en charge du bon fonctionnement de l’installation.

Massif du Donon : des pommiers pour rassasier les cerfs et protéger la forêt

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Le cerf est un animal de plaine. Les hardes qui vivent en altitude dans les forêts du Massif du Donon ne trouvent donc pas forcément les ressources qui composent normalement leur alimentation faite de fruits et d’herbe. Leur régime est d’ailleurs constitué à 80 % de cette dernière. Si bien que pour se nourrir, les cerfs ont tendance à descendre dans les vallées, causant notamment de sérieux dégâts dans les parcelles des sylviculteurs et dans les domaines agricoles.

Afin que les animaux restent dans la forêt, l’ONF (Office National des Forêts) a dégagé plusieurs dizaines d’hectares de bois pour créer des prairies herbeuses. Certaines parcelles ont également été éclaircies de manière à laisser entrer la lumière et permettre à la végétation de se développer au sol. Les chasseurs ont parallèlement planté 130 pommiers sur les 17 000 hectares du massif. Une opération inédite en Lorraine. Le nombre de ces pommiers a été volontairement restreint. En effet, l’idée n’est pas de créer des vergers mais d’orienter les hardes vers un espace où elles peuvent se nourrir, afin de préserver la forêt. Sans cela, les cerfs causent trop de dommages aux arbres en arrachant leurs écorces et en consommant les jeunes pousses, notamment de sapin, dont ils raffolent, ce qui met en péril le renouvellement des essences.

A noter enfin que les chasseurs doivent prélever au minimum 440 animaux par an pour réguler les populations de cerfs dans le Massif du Donon.

(Source : RL du 27/11/2014)

La Rose Verdun retrouve ses lettres de noblesse

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L’Ecole d’Horticulture de Roville-aux-Chênes, dans les Vosges, a dernièrement ressuscité la Rose Verdun. Cette dernière a été créée au lendemain de la Première Guerre mondiale par les frères Barbier, rosiéristes orléanais, avant de tomber dans l’oubli.

Le rosier Verdun est un petit rosier de 80 cm qui résiste aux conditions météorologiques difficiles. Il produit des bouquets de 15 à 30 fleurs de couleur rouge foncé-rose.

L’établissement vosgien a réussi à le faire revivre, à récréer des greffons et à relancer une culture. La rose devrait à présent pouvoir refleurir les parterres lorrains et les tombes des soldats morts à cause de la France durant la Grande Guerre dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Bataille de Verdun en 2016.

Une usine de méthanisation en projet à Sarraltroff

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Le producteur d’énergie renouvelable Vol-V mène actuellement un projet de construction d’une centrale de méthanisation à Sarraltroff sous l’égide de la Communauté de Communes de Sarrebourg Moselle-sud (CCSMS).

L’unité devrait être implantée sur un terrain en friche de quatre hectares racheté à l’usine Ferco et situé à l’entrée du village. La centrale de méthanisation produira de l’énergie en valorisant les matières organiques du territoire. Ces dernières seront en grande partie approvisionnées par l’agriculture, mais également par l’industrie agroalimentaire et la collectivité (tontes, restes de repas, etc.). Des contrats ont en ce sens été signés avec des exploitants agricoles dans un rayon de 25 km autour du site. 35 000 tonnes de matière devraient être ainsi valorisées pour produire chaque année plus de 1,6 million de mètres cubes de biométhane. Purifié et odorisé, celui-ci sera alors injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel. Le digestat, résidu inodore et riche en fertilisants, sera quant à lui redistribué aux agriculteurs approvisionnant l’unité.

Près de sept millions d’euros seront investis dans cette centrale qui devrait entrer en fonction fin 2017. Entre trois et quatre emplois seront créés sur le site, auxquels s’ajouteront des emplois indirects.

logo Vol V

De plus en plus de produits lorrains dans les rayons des grandes surfaces

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Toutes les enseignes de la grande distribution mettent désormais en avant les produits lorrains, afin de casser leur réputation de pourvoyeurs de produits formatés issus de la mondialisation. Les consommateurs exigent en effet de plus en plus de proximité et de traçabilité dans leurs achats alimentaires.

L’arrivée des produits lorrains dans les hypermarchés initie également un cercle vertueux. Elle permet ainsi de valoriser l’économie locale, la production locale et l’emploi local. En commercialisant des produits lorrains, les grandes surfaces font vivre les salariés d’entreprises voisines qui pourront à leur tour consommer dans la région. Cela dit, les petits producteurs ont du mal à digérer les marges réalisées sur leur dos.

Le poids des hypermarchés tend par ailleurs à reculer dans le commerce de détail. Ainsi, selon une étude publiée en février dernier par l’institut d’études économiques Xerfi, si les grandes enseignes conserveraient 64 % des ventes de détail, de nombreux clients se reporteraient à présent sur les circuits courts et les boutiques spécialisées du Made in Lorraine.

A noter enfin que l’enquête suivie de l’opération du Groupe BLE Lorraine sur le référencement des produits lorrains dans les enseignes de la grande distribution avait initié le mouvement et une certaine prise de conscience de ces dernières. Notre démarche de sensibilisation en faveur de la promotion des produits du terroir lorrain se trouve par conséquent aujourd’hui couronnée de succès.

Première récolte de canneberge à Olichamp dans les Vosges

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La première récolte de canneberge a commencé à Olichamp, près de Remiremont, dans les Vosges. Les Pépinières de la Demoiselle sont le seul site de production de ce petit fruit bourré d’antioxydants en Lorraine et en France.

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La canneberge est un petit fruit rouge désormais récolté dans les Vosges (Crédits photo : Mariluna, Wikipédia)

98 % de la production mondiale de canneberge, également appelée cranberry en anglais, est réalisée en Amérique du Nord. Le fruit existe pourtant à l’état sauvage en Europe. On le trouve par exemple dans les milieux tourbeux dans les Vosges. Il y a quatre ans, près de 3 000 plants de canneberge ont été plantés à Olichamp, au milieu des six hectares des Pépinières de la Demoiselle. La canneberge s’est depuis parfaitement acclimatée au sol vosgien, acide et drainé. Elle bénéficie ici de conditions idéales. Il ne s’agit pas d’un fruit de bouche mais d’un fruit à transformer, notamment en confitures et en sorbets, dont le goût ressort immédiatement. Les restaurateurs des environs, qui se servent savamment de ce petit fruit, l’ont bien compris.

Près de 60 kg de canneberge de plusieurs dizaines de variétés différentes devraient être récoltés cette année jusqu’à l’hiver. L’idée est d’initier et de promouvoir une production locale et originale. Les Pépinières de la Demoiselle effectuent régulièrement des essais depuis une dizaine d’années sur les petits fruits, dont certains restent inconnus. Elles disposent ainsi de 25 variétés de camérisiers, plantes qui peuvent résister jusqu’à moins de 40 °C et dont les fruits pourraient avoir un bel avenir dans les Vosges à moyen terme. L’amélanchie du Canada et ses grosses baies sucrées et juteuses, l’aronia, ainsi que la framboise noire ou pourpre pourraient également pointer le bout de leur nez dans les jardins vosgiens d’ici quelques années.

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