Centre de ressources numériques sur la Lorraine

» Catégorie : Agriculture


De la vigne de Thiaucourt-Regniéville

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Créée il y a plus de vingt ans, l’association La Côte des Caures entend redynamiser la vigne à Thiaucourt-Regniéville, située à mi-chemin entre les Côtes de Meuse et les Côtes de Moselle. 0,25 hectare de pieds de vigne a ainsi été planté à la sortie de Thiaucourt en direction de Pont-à-Mousson sur un terrain plat, puis un autre de la même superficie il y a quelques années derrière le cimetière américain sur un terrain en pente exposé plein Sud.

Chaque année, la vigne de Thiaucourt produit un millier de litres de Pinot noir et de Chardonnay. L’association aimerait bien réussir à attirer un vigneron professionnel dans la commune.

Rappelons qu’avant la crise du phylloxera, il y a un siècle, le vin de Thiaucourt était très renommé, il aurait même été servi à bord du Titanic. L’idée est à présent de lui redonner ses lettres de noblesse.

Inauguration de la première épicerie Vosges Terroir à Epinal

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La toute première épicerie Vosges Terroir a dernièrement été inaugurée à Epinal. Située près de la gare, 2 Avenue Dutac, elle est implantée au sein de la boutique Papilles Insolites, elle-même labellisée par la Chambre d’agriculture des Vosges. 80 produits mettent à l’honneur la gastronomie, le patrimoine culinaire et le savoir-faire des Vosges. Des fromages de montagne, des miels de sapin ou encore des viandes fumées sont à déguster. Les références présentées ont une couleur et une saveur typique de la contrée, voire même une connotation innovante à l’image du travail délicat du safranier ou du trufficulteur.

logo Vosges Terroir

GFA Mutuel des Côtes de Toul : le Groupe BLE Lorraine soutient l’installation de nouveaux vignerons dans le Toulois

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L’assemblée pré-constitutive du Groupement Foncier Agricole (GFA) Mutuel des Côtes de Toul s’est déroulée devant une salle comble le samedi 12 décembre 2015 au Complexe des Triboulottes à Bruley. Il s’agissait de l’ultime étape avant la constitution de la société à proprement parlé au printemps 2016. L’élan de générosité et la participation de 153 souscripteurs, parmi lesquels M. Thomas RIBOULET, Président du Groupe BLE Lorraine, a permis de récolter 179 000 euros. Ce capital servira à acquérir et à aménager du foncier pour installer deux nouveaux viticulteurs dans la zone d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) des Côtes de Toul.

réunion GFA Côtes de Toul

Le Groupe BLE Lorraine soutient l’installation de nouveaux vignerons dans le Toulois (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Les nouveaux exploitants se partageront prochainement 5,5 hectares divisés en plusieurs parcelles situées sur le ban des communes de Domgermain, Charmes, Mont-le-Vignoble, Blénod-lès-Toul et Bulligny, afin de produire du vin de manière biologique.

Lancé il y a deux ans, le GFA Mutuel des Côtes de Toul s’inscrit dans le cadre du plan Côte à Côte Vignoble 2020 qui vise à reconvertir des anciennes friches en vignoble. Rappelons que la zone AOC recouvre une superficie de 600 hectares sur huit communes. Mais seulement près d’une centaine est exploitée. Le morcellement des parcelles et la multitude des propriétaires freinent le développement du vignoble et l’installation de jeunes vignerons. La zone AOC comprend en effet environ 6 400 parcelles de 5,3 ares en moyenne qui appartiennent à 2 000 propriétaires différents.

Par l’intermédiaire de son Président, le Groupe BLE Lorraine contribue donc au renouveau et à la renaissance du vignoble lorrain en étant un acteur des Côtes de Toul.

28ème Exposition européenne d’aviculture à Metz

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Après les Terres de Jim en septembre, l’agglomération messine s’apprête à vivre un second grand rendez-vous agricole le week-end prochain. En effet, la 28ème Exposition européenne d’aviculture se déroulera les 13, 14 et 15 novembre 2015 au Parc des expositions de Metz Métropole. Près de 40 000 animaux (poules, pigeons, lapins, cobayes, etc.) et 6 000 exposants de 25 pays européens différents, dont 65 % d’Allemands, sont attendus. Le public pourra également admirer 3 000 oiseaux exotiques.

Exposition européenne aviculture Metz 2015

Les retombées économiques de cet évènement, véritable coupe du monde du genre qui a lieu tous les trois ans, s’annoncent très importantes. Toutes les chambres d’hôtel de l’agglomération messine sont réservées par exemple depuis des mois.

Des ventes d’animaux seront enfin organisées au cours de la manifestation. Une vingtaine d’ordinateurs sera ainsi dévolue pour enregistrer les transactions.

Plus de 100 000 visiteurs aux Terres de Jim sur l’ancienne BA 128 de Metz-Frescaty

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Plus de 100 000 personnes se sont pressées de vendredi à dimanche aux Terres de Jim sur l’ancienne Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty.

Terres de Jim 2015 Metz-Frescaty

Organisée pour la première fois en Lorraine par les Jeunes Agriculteurs de la  Moselle, la 62ème édition de la manifestation, véritable fête de l’agriculture, a proposé de nombreuses animations sur 40 des 150 hectares de l’ancienne base militaire : grande roue, course de moissonneuses-batteuses et de tracteurs géants, spectacles équestres, balades en calèche, poneys, pyramide de légumes, grand labyrinthe de maïs de 10 000 mètres carrés, petit train touristique, montgolfière et même démonstrations de drones. Un gigantesque épi de blé végétalisé avait par ailleurs été aménagé. Chacun de ses épillets symbolisait l’une des grandes cultures lorraines, à savoir le blé, l’orge, le maïs et le colza du semis à la transformation en pain, bière, etc. 600 animaux, veaux, vaches, cochons, moutons, chevaux, coqs, ont également été présentés au public.

La manifestation constitue le plus grand évènement agricole de plein air de France voire d’Europe. Elle sert de cadre aux finales des différentes épreuves de labour.

Cœur de Massif : fromage au lait de vache vosgienne

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Un nouveau fromage est actuellement en préparation dans la cave d’affinage de la ferme « Au petit gravier » à Saulxures-sur-Moselotte dans les Vosges. Baptisé « Cœur de Massif », celui-ci devrait présenter une pâte souple et fruitée. Mais il sera avant tout le premier fromage élaboré à base de lait de vaches vosgiennes.

Le projet, qui a commencé il y a deux ans, vise à promouvoir et à développer la race vosgienne dans le massif. Les producteurs entendent par la suite présenter un dossier d’inscription à l’Indication Géographique Protégée (IGP) et un autre pour obtenir l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC).

logo race bovine vosgienne

Vosges : un coq pour un pommier à Xertigny

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Depuis dix ans, la ferme de Rasey, propriété de la famille Moine, utilise autant de coqs que de pommiers pour traiter son verger à Xertigny, au Sud d’Epinal. 400 coqs cou-nu gambadent ainsi au pied des 400 arbres plantés sur 2,5 hectares. Cette race originaire de Transylvanie raffole en effet des pucerons et des chenilles qui montent forcément par le tronc pour atteindre le feuillage et les fruits. Cette idée toute simple, pleine de bon sens, évite de recourir à des pesticides pour traiter les pommiers.

Les exploitants en retirent un jus de pomme premium qui a déjà été médaillé dix fois en France. Les pommes affichent par ailleurs un taux de patuline, toxine produite par des parasites ou des moisissures à l’intérieur du fruit, 32 fois en dessous des normes autorisées.

Les coqs se nourrissent exclusivement d’insectes, de petits pois et de blé. Ils ratissent également l’herbe entre les pommiers, entre lesquels il est impossible d’accéder avec un tracteur. Ils mangent enfin les pommes tombées au sol qui ne sont jamais ramassées.

Des producteurs de plantes Bleu Vert Vosges

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Huiles essentielles, produits cosmétiques, bonbons, tisanes, confitures, etc. Les richesses de la nature sont exploitées depuis longtemps dans les Vosges. Des cultivateurs vosgiens d’arnica, de brimbelles, de cranberry ou encore de plantes aromatiques ont même créé il y a trente ans le label Bleu Vert Vosges. Ce dernier certifie la qualité des produits et la méthode de production via un cahier des charges très pointu.

logo Bleu Vert Vosges

Les cultivateurs ont constatés que les petits fruits des Vosges, qui poussent sur des sols difficiles et sous des conditions climatiques parfois rudes, étaient plus stressés et donc plus forts en antioxydants que ceux produits dans d’autres contrées. C’est également le cas de l’arnica, emblématique fleur dorée du massif, dont la récolte a été très bonne cette année. Plus de dix tonnes de plantes entières, exploitées par les laboratoires, et 300 kilos de fleurs, pour les particuliers, ont ainsi été récoltés. Les Vosges concentrent à elles seules 80 % de la production française d’arnica. Les Jardins de Bernadette, situés au Haut du Tôt, cultivent cette fleur, aussi appelée or des montagnes. Une fois séchées, les herbes jaunes baignent une vingtaine de jours dans de l’huile de sésame, un principe ancestral, avant d’être filtrées pour devenir, par exemple, de l’huile de massage. L’exploitation travaille avec les Laboratoires Boiron ou Weleda pour la fabrication de produits pharmaceutiques et cosmétiques. Les propriétaires envisagent d’agrandir leur exploitation d’ici la fin de l’année, afin de pouvoir distiller eux-mêmes les plantes. Plus de 1 200 pieds de lavande ont déjà été plantés dans cette optique. L’idée est en effet de concevoir des produits cosmétiques naturels, des sirops à base d’huile essentielle ou encore des baumes.

(Source : RL du 05/08/2015)

Reconversion de la BA 128 de Metz-Frescaty : des projets qui capotent

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Les 380 hectares de terrain et les 170 000 mètres carrés de bâti de l’ancienne Base Aérienne 128 (BA 128) de Metz-Frescaty, fermée en août 2012 suite aux iniques et odieuses restructurations militaires de 2008, ont été cédés à l’euro symbolique à la Communauté d’Agglomération de Metz Métropole. Plusieurs projets qui avaient été initiés ou envisagés pour reconvertir ce vaste ensemble qui s’étend les communes d’Augny, de Marly et de Moulins-lès-Metz ont déjà capotés.

BA 128 Metz-Frescaty

La reconversion de la BA 128 de Metz-Frescaty reste toujours aussi floue (Crédits image : Google Maps)

Le plus emblématique d’entre eux est sans doute l’installation de la société Ecomouv’ qui a viré au scandale politique et écologique. Chargé de collecter la redevance poids lourds, le consortium était pourtant sur la base depuis deux ans et employait deux cents personnes. Auparavant, le patron du concept Oxylane, village sportif organisé autour d’un magasin Décathlon, annonçait renoncer à s’implanter sur l’ancien camp de Tournebride, juste à côté de la BA 128. Les projets de restaurant étoilé gastronomique dans l’ancienne résidence du général, d’école vétérinaire et de parc d’attractions du cascadeur Rémy Julienne sont également tombés aux oubliettes. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce dernier nous fait le coup, lui qui entendait dans un premier temps s’installer à Bataville …

Même constat concernant le projet de centrale photovoltaïque messine de l’Usine d’Electricité de Metz (UEM) qui n’a pas été retenu par le ministère français de l’écologie pour des critères de rentabilité scandaleux. Celui-ci a en effet privilégié seize dossiers tous situés au Sud de la Loire, alors qu’en Allemagne les fermes photovoltaïque pullulent ! L’UEM comptait même construire une centrale de douze mégawatts équipée d’un capteur permettant de suivre la course du Soleil. La structure devait être installée sur un terrain en friche de la partie Nord de la base peu exploitable pour d’autres projets en raison de la dépollution pyrotechnique à réaliser.

Au final, l’agrobiopole, qui sonne très bien d’un point de vue marketing et politique, est le projet qui est à l’heure actuelle le plus avancé pour reconvertir la BA 128. L’idée est ici de dédier 70 hectares à de la culture maraîchère biologique et à de l’élevage respectueux du bien-être animal. La production réalisée serait transformée et commercialisée sur place en favorisant les circuits courts. Cet agrobiopole, a priori relativement simple à mettre en place, a également le mérite de répondre aux besoins des consommateurs, très demandeurs en produits locaux, et à ceux de la restauration collective en manque de filières courtes. Les études réalisées ont par ailleurs révélé l’absence de pollution liée à l’activité de la base militaire et la bonne qualité de la terre. Une terre argilo-sableuse qui serait ainsi adaptée au maraîchage et à la culture de carottes.

L’agrobiopole, qui est amené à devenir un lieu de rencontre entre producteurs et consommateurs, devrait en outre comporter une sorte de pépinière d’entreprises agricoles sur trois hectares de terres et de serres. En partenariat avec le lycée agricole de Courcelles-Chaussy, des parcelles seront ainsi mises à dispositions des jeunes sortant de l’école pendant deux à trois ans, afin qu’ils aient le temps de développer leur clientèle et de trouver un terrain définitif, si possible sur les coteaux de Scy-Chazelle, où le département envisage de réhabiliter 60 hectares de friches. Un pôle apicole pourrait également voir le jour avec de la production sur place. Quelques hectares de plantes mellifères pourraient alors être plantés. En attendant, la coopérative apicole du Pays Messin s’installera dans un bâtiment existant de la base. Un atelier de volailles pourrait enfin être créé en 2016. Des contacts avancés ont en effet été noués avec une grande marque d’œufs qui travaille dans le respect du bien-être animal. Les poules seraient élevées en plein air et pourraient gambader entre sapins et arbres fruitiers dans la mesure où l’idée est de développer à terme l’agroforesterie.

En conclusion, nous ne pouvons que constater que pendant qu’à Toulouse ils sont en train de créer le Hollywood français sur leur ancienne base aérienne, à Metz, on songe à élever des poules sur la BA 128. Si bien qu’après avoir lamentablement échoué à éviter la perte d’autant de militaires puis à obtenir des compensations acceptables au regard du préjudice subi, les élus de l’agglomération messine manquent toujours autant d’ambition, aussi bien pour faire respecter le rôle et le statut de Metz comme capitale de région, que pour envisager une reconversion à haute valeur ajoutée de l’ancienne BA 128.

L’Alsace empêche la Lorraine de planter des vignes par peur de la concurrence

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Une dizaine de maraîchers biologiques lorrains ont dernièrement planté des pieds de vigne illégaux à Amance, en Meurthe-et-Moselle, afin de protester contre une réglementation qui leur interdit de développer une activité viticole.

vignoble Marieulles-Vézon

L’Alsace fait tout pour freiner la renaissance du vignoble lorrain (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)  

Le Comité de bassin viticole Alsace-Est a ainsi décidé, sans consultation des principaux intéressés, de limiter l’expansion des vignes hors AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) pour protéger le vignoble alsacien d’une éventuelle concurrence de la Lorraine. En effet, les Alsaciens ne souhaitent pas étendre leur vignoble. Cette décision, qui favorise la production alsacienne, permet de stabiliser et de maîtriser le marché au détriment du développement du vignoble lorrain.

Un grand nombre d’exploitants lorrains ne sont donc pas autorisés à planter alors même que la législation européenne permet une augmentation de la surface viticole d’environ 1 % en France. Les Lorrains sont ainsi régulièrement confrontés aux refus du Comité de bassin viticole Alsace-Est. Cet organisme, qui regroupe les deux régions, décide de l’orientation de la production. Si bien qu’au final, les maraîchers partent planter leurs vignes dans d’autres régions ou pays.

Du cimetière anabaptiste de Gosselming dans le Pays de Sarrebourg

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La commune de Gosselming, dans le Pays de Sarrebourg, abrite un petit cimetière anabaptiste. D’à peine trois ares, celui-ci regroupe une quinzaine de tombes et remonte à 1874.

cimetière anabaptiste Gosselming

Le cimetière anabaptiste de Gosselming (Crédits photo : Wikipédia)

Catherine Hirschy Nafziger, jeune épouse de 25 ans décédée en couches, fut la première défunte à y être inhumée. Elle avait d’abord été enterrée dans le cimetière de Gosselming. Mais comme elle était anabaptiste, cela avait créé des histoires dans le village. Une plainte avait même été déposée et le sous-préfet de l’époque avait convoqué le père, Jean Hirschy, meunier et paysan à Gosselming, afin de trouver une solution. Comme ce dernier désirait entretenir une relation pacifique avec les gens du village, il demanda l’autorisation d’ouvrir son propre cimetière sur l’un de ses terrains. Après l’avoir obtenue, il fit monter des murs. C’est comme cela que le cimetière fut créé. Cette première tombe est toujours visible et le cimetière anabaptiste mennonite de Gosselming continue à accueillir des sépultures. Il s’agit d’ailleurs du seul encore utilisé dans la région. Il en existe pourtant d’autres, comme à Buhl-Lorraine, où le dernier défunt y a été enterré il y a cinquante ans, ou encore à Rhodes, à Haraucourt-sur-Seille et à Repaix. Les cimetières anabaptistes mennonites de Xouaxange et de Lafrimbolle ont quant à eux été abandonnés. Celui de Gosselming est parfaitement entretenu par les familles de cette communauté religieuse, qui vit aujourd’hui dans un triangle composé des communes de Berthelming, Rhodes et Sarrebourg.

Extension du vignoble à Vic-sur-Seille

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Rémi Gauthier, jeune viticulteur, a dernièrement planté 7 200 pieds de vigne en provenance de Haute-Saône dans une parcelle d’un hectare à Vic-sur-Seille. Le terrain était autrefois une prairie peuplée de moutons. L’exploitant, qui loue déjà des vignes sur une soixantaine d’ares sur les coteaux de la cité natale de Georges de La Tour, a décidé de se lancer dans le vin bio, qui contraint à un travail plus manuel.

En attendant de décrocher l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) Vins de Moselle, les premiers raisins de cette nouvelle vigne, constituée en grande partie de pinot rouge, de pinot blanc et d’auxerrois, seront récoltés d’ici trois ans.

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