» Catégorie : Agriculture
Des jardins ouvriers
Commentaires » 3Qu’on les appelle jardins familiaux, jardins ouvriers, jardins urbains ou périurbains, ils répondent à une double nécessité : celle du plaisir de cultiver son petit bout de terre et celle économique d’y faire pousser des légumes authentiques qu’on n’aura pas à acheter.
Avec la nouvelle pauvreté, le bon peuple lorrain revient aux pratiques des prolétaires d’il y a cinquante ans. A l’époque, les patrons des mines accordaient une petite maison avec un lopin de terre à leurs ouvriers. Quand ils revenaient des entrailles de la terre, ces derniers allaient travailler dans leur jardin.
Entre tendance et nécessité (Crédits photo : François-Xavier de Villemagne)
Aujourd’hui, des raisons socioéconomiques et culturelles expliquent le retour à la terre des urbains, en particulier dans les pays développés. Il y a les bourgeois écolos qui veulent cultiver leurs salades, leurs radis et des herbes aromatiques parce que c’est tendance. Il y a également les gens qui veulent savoir ce qu’ils mangent et d’où cela vient. Il y a enfin de plus en plus de classes moyennes qui cultivent leur jardin pour faire des économies. Si bien que des jardins verticaux et des pots fleurissent sur les terrasses de nos villes et qu’une agriculture vivrière s’y développe à la périphérie. Vous remarquerez d’ailleurs que nos abeilles, en voie de disparition, préfèrent désormais mieux la pollution urbaine que les pesticides des campagnes qu’elles fuient comme la peste.
Faire pousser ses herbes condimentaires, la sauge, la coriandre ou encore le persil plat, qui coûtent trop cher et qu’on ne trouve pas partout, est un bon début et se justifie économiquement. D’autant plus qu’on peut les cultiver sur son balcon ou sur le rebord de sa fenêtre.
Pour le renouveau de la mirabelle en Moselle !
Commentaires » 0La production de mirabelles de Lorraine est aujourd’hui assurée pour un tiers chacun par les départements de la Meuse, qui fut la première à la relancer, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges.
Verger de mirabelliers dans le Pays Messin (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)
En Moselle, les producteurs se font rares, surtout depuis la fin de la coopérative de Woippy qui a longtemps prospéré dans les années 1970 et 1980. Le travail battait alors son plein au moment des fraises (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/26/woippy-sous-un-nouvel-angle/) et des mirabelles. C’était l’époque où les hommes rentraient de l’usine et donnaient un coup de main à leurs femmes dans les vergers. Les fraises se vendaient dans le monde entier. Ces temps-là sont révolus.
En effet, la Moselle est le seul département lorrain à ne pas s’être engagé dans la reconquête de la mirabelle. De fait, la production mosellane du fruit d’or, qui symbolise si fortement la Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/08/01/la-mirabelle-reste-le-fruit-dor-lorrain-par-excellence/), est quasi confidentielle. Il n’existe plus de coopérative qui fédère les arboriculteurs. Quelques irréductibles continuent en écoulant eux-mêmes leur production sur les marchés, dans des circuits courts, ou en choisissant de développer un débouché à part, comme c’est le cas de la famille Maucourt, du côté de Marieulles, près de Verny. Elle ne produit que la variété de Nancy, la mirabelle de Metz étant presque tombée en désuétude. Mis à part dans les jardins de particuliers, on ne trouve d’ailleurs plus cette variété que dans le verger du centre d’expérimentation fruitière de l’AREFE (Association Régionale d’Expérimentation Fruitière de l’Est) à Hattonville (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/09/18/200-000-mirabelliers-en-lorraine/). Il faut dire qu’autour de Metz, l’urbanisation et le développement de zones d’activités ont pris le pas sur les hectares de vergers.
Etat de l’agriculture en Lorraine
Commentaires » 2Avec moins de 13 000 exploitations recensées, la Lorraine a perdu près de 4 000 exploitations en un peu plus de 10 ans. Mais la moitié de celles qui ont disparues étaient de très petite taille. Si bien que la totalité des terres est restée en exploitation par le jeu des regroupements et des agrandissements. La taille moyenne des exploitations lorraines est en effet désormais de 92 hectares, contre 65 en France. La Lorraine a ainsi conservé tout son potentiel de production, alors que la superficie agricole utilisée a baissé de 3 % dans l’hexagone.
La Lorraine a pris le virage jaune (Crédits photo : Wikipédia)
Sur cette même échelle de temps, l’agriculture lorraine a perdu 2 000 emplois. Il s’agissait néanmoins pour l’essentiel d’emplois familiaux sans statut. Une augmentation du salariat et une hausse générale du niveau de qualification sont également constatées. La dernière résulte des nouvelles dispositions environnementales qui nécessitent des connaissances plus pointues.
La Lorraine a de même résolument amorcé le virage des circuits courts de commercialisation, avec notamment la vente directe. Ces derniers concernent aujourd’hui plus de 13 % des exploitations.
A noter enfin que si la polyculture-élevage domine en Meuse, en Moselle et dans les Vosges, les grandes cultures se développent davantage en Meurthe-et-Moselle. L’élevage laitier spécialisé se concentre plutôt dans les Vosges et le flanc Est lorrain. Le sillon mosellan reste quant à lui sous-exploité, alors qu’il pourrait accueillir une agriculture péri-urbaine au plus proche de la concentration de population et des foyers de consommation.
Le robot qui trait les vaches
Commentaires » 2Un couple d’éleveurs-céréaliers installé à Frécourt, près de Servigny-lès-Raville, en Moselle, a investi 150 000 euros en octobre 2011 dans un système de traite robotisée.
Les vaches sont désormais traites à la demande, environ 3,1 fois par jour, même la nuit. Elles produisent donc plus de lait. Mais, si le robot détecte que la traite est inutile, la vache passe son chemin. Sans aucune intervention humaine, un rayon laser définit la distance exacte entre les trayons et les pis. Les mamelles sont ensuite automatiquement brossées et désinfectées à la vapeur.
Après les usines, les robots entrent désormais dans les fermes. En route vers les exploitations agricoles technologiques déshumanisées du futur, en passant par la Lorraine.
Du soja du Saulnois
Commentaires » 0La société Heng Sieng, basée à Dieuze, dans le Pays du Saulnois, est le plus grand producteur de pousses de soja de France. Chaque jour, 30 à 32 tonnes de soja sortent de ses chaînes de production. Leader sous la marque Sojalor en termes de volume, sa production se fait hors-sol et ses graines viennent toutes de Chine. La société a traversé la crise de la bactérie e-coli et comptait embaucher fin 2011.
Premier salon de l’agriculture en Lorraine
Commentaires » 2Un salon agricole sera organisé l’automne prochain à Metz-Expo les 25, 26 et 27 octobre 2012. Une première en Lorraine.
Vaches vosgiennes (Crédits photo : refugedusotre.com)
Le salon sera la vitrine de l’agriculture lorraine. Il mettra en avant la diversité des territoires et des filières agricoles avec au moins 300 exposants qui se répartiront dans les trois grandes halles. La nouvelle configuration du parc des expositions de Metz, avec ses 20 000 mètres carrés, permet désormais d’organiser une telle manifestation.
Baptisé Agrimax, le salon devrait progressivement s’ouvrir au secteur agricole de la Grande Région. Il sera complémentaire du salon des industries agroalimentaires du Grand Est, organisé tous les deux ans (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/05/limportance-de-la-filiere-agroalimentaire-en-lorraine/). Dédié aux professionnels, Agrimax sera en revanche également ouvert au grand public.
Des Rocky dans la vallée du Rupt de Mad
Commentaires » 0Au cœur de la vallée du Rupt de Mad se trouve l’un des très rares élevages de Rocky Mountain Horse de France, une race de chevaux typique des Appalaches dans le Kentucky aux États-Unis. Pas très haute, de 1,45 m à 1,62 m au garrot, mais d’une beauté pure avec une robe rare (chocolat, champagne, gruello ou abricot), c’est la seule race, avec l’Islandais, à posséder une allure naturelle supplémentaire, le tölt (ou gait) où le cheval a toujours au moins un pied au sol. Une singularité qui, combinée à un rythme cardiaque très bas, en fait un cheval de randonnée d’une endurance tout à fait exceptionnelle. A ces qualités naturelles s’ajoute un excellent mental, ce qui en fait un cheval idéal également pour la famille.
Aujourd’hui, 14 Rocky, en partie importés des Etats-Unis, galopent sur quelques hectares à Jaulny, dont l’un des 6 étalons reconnus en France.
De la viande lorraine et des producteurs locaux
Commentaires » 1Une convention de partenariat a dernièrement été signée entre des éleveurs lorrains et le centre Leclerc de Fameck, en Moselle. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la démarche « Mon voisin producteur », qui vise à vendre, dans les magasins Leclerc, de la viande d’origine lorraine. Un volume de 40 bovins par semaine est visé dans un premier temps avec un objectif de 10 à 20 000 têtes par an. A noter également que 10 agneaux sont déjà livrés par semaine. Les produits porteront le label « Mangeons Mosellan », délivré par le CG 57.
Cette première du centre Leclerc de Fameck devrait prochainement s’étendre aux 80 grandes surfaces de l’enseigne en Lorraine et en Alsace. Jusqu’à présent, seules 64 exploitations de Lorraine commercialisaient leurs produits directement en grandes et moyennes surfaces.
Outre l’origine de la viande, la réussite de l’opération tient aussi à la qualité des produits. La Lorraine est une terre d’élevage et entend le rester. Les circuits courts y ont le vent en poupe. Ils prennent en compte l’environnement et permettent aux clients de s’identifier au produit.
En Lorraine, 1 041 exploitations sur 7 900, soit 13 %, écoulent tout ou partie de leurs produits hors des réseaux coopératifs ou commerciaux traditionnels. Le contrat signé dernièrement devrait bien entendu augmenter la proportion. Il est en tout cas favorable aux éleveurs qui ont obtenu un prix supérieur à la cotation du marché.
Du lait de la Voie Lactée à Eschwiller
Commentaires » 0La route qui mène au Domaine de la Voie Lactée, en direction de Volmunster, est un véritable plaisir pour les yeux. Une fois passé le chef lieu de canton, c’est un paysage de verdure qui s’étend à perte de vue, un cadre où l’on peut apprécier les dénivelés boisés, l’abrupt des parois et des vallons au fond desquels serpente un ruisseau.

Le Domaine de la Voie Lactée à Eschwiller (Crédits photo : marie-zen.skyrock.com)
C’est dans cet écrin naturel préservé du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord, labellisé « Réserve mondiale de la biosphère » par l’UNESCO (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/05/04/lorraine-un-territoire-trois-parcs-naturels/), que se trouve l’un des plus grands élevages de Haflingers en Europe. Rappelons que le Haflinger est un élégant et robuste cheval qui s’adapte à toutes les disciplines équestres et à tous les travaux. L’exploitation, qui s’étend sur près de 120 hectares de prairies et de cultures, a été créée en 1989. Elle possède plus de 130 chevaux, dont 40 juments et trois étalons de race pure. Elle respecte un cahier des charges très strict qui repose sur les principes de l’agriculture biodynamique et sur le bien-être des chevaux.
Cet élevage de grande renommée, qui a une audience internationale auprès des professionnels, notamment auprès de l’Académie de voltige de Deauville, est aussi le premier lactarium de lait de jument naturel de France. Durant les mois d’été, les poulains, après leur première croissance, sont sevrés. La lactation se poursuit et le lait est prélevé cinq fois par jour pendant deux à trois mois dans le plus grand respect des juments. Cette production, qui s’élève à 3 500 litres, est ensuite analysée et en partie conditionnée. Elle est immédiatement cryoprécipitée, afin de pouvoir être commercialisée par correspondance dans des emballages réfrigérés.
Le lait de jument est d’une rare pureté biologique. Il est riche en omégas 3, 6 et 9. Ses vertus sont reconnues depuis la nuit des temps. Adjuvant nutritionnel, il est efficace contre le stress, la fatigue et aide l’organisme à supporter les traitements lourds liés à certaines maladies, comme par exemple lors de chimiothérapies.
Du safran de Lorraine
Commentaires » 0La culture de l’or rouge s’étend en Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/06/le-nouvel-or-rouge-de-la-lorraine/). Entre vignes et mirabelliers, l’épice la plus chère du monde s’est fait une place sous le ciel de Meuse, à Heudicourt-sous-les-Côtes.
En effet, 7 500 bulbes de crocus sativus sont cultivés sur une plantation de 250 mètres carrés, en rotation sur un terrain de 10 ares. Une production pour l’heure confidentielle, mais plutôt prometteuse, car il faut 150 grammes de fleurs pour tirer un gramme de safran. Les fleurs bleues violacées permettent de récolter le précieux pistil rouge. Le prix de cette épice s’explique notamment par la difficulté de la récolte. Le cours du safran se situe aux alentours de 30 000 euros/kg.
Le safran de Meuse est conditionné en petits sacs d’un tiers de gramme vendu 9 euros. Il est avant tout destiné à des professionnels de la restauration auprès desquels sa réputation grandit au fil des récoltes.
Sans répondre à tous les critères de l’agriculture biologique, la production de la safranière lorraine n’utilise ni engrais, ni herbicide. Il faut dire qu’entre les côtes de Meuse et le lac de Madine, le safran bénéficie d’un microclimat qui le protège des fortes gelées.


















