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Réintroduction de lynx en Allemagne et dans les Vosges du Nord

Une vingtaine de lynx, une espèce qui a quasiment disparu d’Europe occidentale, notamment en raison du braconnage au XIXème siècle, sera réintroduite à partir de mars dans les forêts du Palatinat, en Allemagne, et donc dans les Vosges du Nord attenantes. D’ici six ans, 45 prédateurs, aussi solitaires que discrets, devraient peupler un vaste territoire de 30 000 km² qui inclut le Bitcherland.

Lynx

Le Lynx s’apprête à faire son grand retour dans les Vosges du Nord (Crédits photo : Martin Mecnarowski)

L’opération représente un investissement total de 2,75 millions d’euros. Elle est en partie financée par l’Union Européenne et menée par la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat avec le soutien du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord.

Les lynx qui seront relâchés dans les forêts du Palatinat et des Vosges du Nord seront au préalable capturés dans les Carpates ou dans le Jura suisse. Ils seront ensuite mis en quarantaine plusieurs semaines pour être vaccinés et équipés d’un collier GPS et d’une puce électronique. L’idée est de pouvoir les géolocaliser en temps réel. Chaque lynx devrait s’approprier un territoire de 100 à 400 km².

Rappelons que le lynx avait déjà été réintroduit dans les Vosges dans les années 1980 avec un faible succès. Il ne resterait en effet plus qu’un seul individu en liberté. Au total, près de 8 000 lynx vivraient encore en Europe, principalement en Europe de l’Est et en Scandinavie. Longtemps considéré comme une espèce nuisible et chassé pour sa précieuse fourrure, ce grand prédateur avait progressivement disparu de nos contrées. Après le loup, il signe donc lui aussi son retour en Lorraine.

8 février, 2016 à 23:41


Un commentaire pour “Réintroduction de lynx en Allemagne et dans les Vosges du Nord”


  1. Franck écrit:

    C’est une très bonne nouvelle!
    Mais je lui conseillerais plutôt de rester du coté allemand si il ne veut pas finir comme son cousin vosgien.
    Ce pose aussi le problème des passages pour la faune aux nombres trop insuffisants (autoroutes, chemins de fer, voies naviguables,…) pour permettre la connexion avec d’autres noyaux de populations et ainsi éviter un isolement avec risque de consanguinité.


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