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Pacte Lorraine : un bilan maigre éloigné des attentes

Lancé officiellement le 17 septembre 2013 par Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine, et Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre, le Pacte Lorraine devait mobiliser 300 millions d’euros d’investissements pour générer 1,6 milliard d’euros supplémentaires par effet de levier. L’objectif était de créer 16 000 emplois.

En 2014, 266 demandes de subventions ont été enregistrées, mobilisant 49 millions d’euros de la Région Lorraine et près de 44 millions d’euros de l’Etat français. En 2015, 97 dossiers ont été présentés, mobilisant 31,3 millions d’euros du Conseil Régional de Lorraine et 21,4 millions d’euros de l’Etat français. Au total, 145,7 millions d’euros ont été engagés pour soutenir 363 projets qui représentent 385,7 millions d’euros de coûts directs. L’effet de levier du Pacte Lorraine est donc de 1 pour 2,6. Ce taux faible s’explique par de nombreux projets qui se relèvent être des plans d’actions et non des investissements. Seuls 78 d’entre eux se sont en effet avérés être des investissements industriels.

En 2014, ces projets ont permis de créer 2 136 emplois. En 2015, 961 emplois supplémentaires ont été créés et 1 519 maintenus. Nous sommes donc très loin des 16 000 créations annoncées comme nous le craignions.

Noyé dans la future ACAL et lesté d’un bilan peu flatteur, le Pacte Lorraine aura donc certainement du mal a terminé dignement son existence.

16 décembre, 2015 à 23:03


Un commentaire pour “Pacte Lorraine : un bilan maigre éloigné des attentes”


  1. CV57 écrit:

    Une information bien triste pour l’avenir de l’économie régionale. Certes un effet de levier de 5 pour 1 était certainement une utopie destinée aux plus crédules. Certes, la mise en oeuvre du PACTE est probablement passée au second rang des priorités des deux signataires institutionnels au second semestre, dans les turbulences de la réforme des régions. Mais peut on croire vraiment que la situation s’améliore en 2016 ? Les deux signataires ne sont plus, le groupe de travail du CESEL qui suivait d’un regard extérieur probablement aussi.


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