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Interview du Président : Pourquoi je suis candidat aux élections régionales

Dans une interview exclusive, le Président du Groupe BLE Lorraine, M. Thomas RIBOULET, revient sur les raisons de son engagement sur la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ». Avec la défense de la Lorraine et de la démocratie comme fil conducteur.

Président, vous tête de liste en Meurthe-et-Moselle de la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ». Pourquoi avoir choisi de vous présenter à ces élections ?

Thomas RIBOULET : Je suis profondément attaché à la Lorraine, ce beau pays d’entre deux, pourtant si méconnu. J’ai envie de le faire connaître. Mais au 1er janvier 2016, la Lorraine disparaitra en tant qu’entité administrative. Cette décision nous a été imposée sans concertation et sans consultation, au mépris du Code des collectivités locales et d’un traité international, à savoir la Charte européenne de l’autonomie locale qui a été ratifiée et signée par la France en 2007. Dans un incroyable déni de démocratie accepté et organisé par pratiquement tous les responsables politiques.

TR Lorraine

Thomas RIBOULET, Tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! » (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

L’ACAL, cette méga-région qui n’aucun sens historique, culturel, économique ou géographique, aura de lourdes conséquences sur notre quotidien. Elle va en effet impacter non seulement les compétences des conseils régionaux (lycées, formation professionnelle, transports, etc.), mais également les différentes agences régionales d’éducation, de santé, de culture, d’économie, de l’environnement, tout comme les comités et les ligues de sports. Un tel monstre administratif complément déconnecté des réalités va voir ses coûts de fonctionnement et de structure littéralement exploser. Rien que l’étude pour savoir si le logiciel de paie utilisé par la Région Champagne-Ardenne est compatible avec celui utilisé par la Région Lorraine coûte plus d’un million d’euros ! Imaginez alors s’il faut faire des modifications pour l’adapter ou en acheter un autre ! Et ce n’est qu’un exemple parmi des dizaines et des dizaines d’autres !

Je n’ai pas envie que la Lorraine fusionne avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne et je n’ai pas non plus envie de devoir payer encore plus d’impôts pour ça ! C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de m’engager sur la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ». Pour refuser ce Diktat et défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de citoyenneté dans lesquelles je me retrouve. Je tiens à préciser que je suis inscris sur la liste au titre de Président du Parti Lorrain et non du Groupe BLE Lorraine. Il s’agit de deux choses différentes.

Justement, la liste sur laquelle vous figurez est portée par plusieurs mouvements régionalistes, dont notamment le Parti Lorrain. Quelle est la différence entre le Parti Lorrain et le Groupe BLE Lorraine ?

TR : Elle est de taille. Ce sont deux structures résolument différentes qui ont chacune des statuts, des objectifs et des missions différentes. Le Parti Lorrain est, comme son nom l’indique, un parti politique. Le Groupe BLE Lorraine est un média numérique et un think tank indépendant des éditeurs de presse et des banques. Nous nous réservons par conséquent le droit et la liberté de relayer des informations et des sujets concernant le Parti Lorrain, comme le font d’ailleurs d’autres médias. Mais nous ne sommes en aucun cas affilié ou au service du Parti Lorrain et encore moins contrôlé par celui-ci.

Que propose votre liste ?

TR : C’est simple, le démantèlement pierre après pierre de l’ACAL. Il ne s’agit pas d’un repli sur soi, bien au contraire. Cette liste constitue d’ailleurs la preuve que nous pouvons travailler ensemble en bonne intelligence et en synergie sans pour autant fusionner.  Nous bâtirons sur les cendres de l’ACAL un Conseil Unique de Lorraine. Notre région doit être forte, proche des Lorrains, efficiente et respectueuse du contribuable et de la démocratie. Alors que les zones rurales sont les grandes oubliées de l’ACAL, nous voulons apporter une attention particulière au développement et à la redynamisation de la Meuse, des Vosges et des anciens bassins industriels. Nous officialiserons dans les territoires concernés les langues régionales, à l’image du Lothringer Platt par exemple en Moselle-Est et généraliserons l’offre d’enseignement bilingue à parité horaire. Le Droit Local doit par ailleurs être modernisé et préservé. Nous créerons les conditions juridiques pour que ses bienfaits soient étendus à l’ensemble de la Lorraine. Le nivellement doit se faire par le haut ! Nous renforcerons parallèlement la coopération transfrontalière avec le Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat et la Wallonie. Nous soutiendrons nos entreprises à investir dans la recherche-développement pour faire de la Lorraine une région high-tech, à la pointe des matériaux de demain et créatrice d’emplois à forte valeur ajoutée. Enfin, Nous nous opposons catégoriquement à l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, imposé lui aussi sans aucune concertation des habitants. La Lorraine n’est pas une poubelle. C’est pourquoi nous mènerons une politique soucieuse du cadre de vie et de l’environnement, en favorisant notamment les circuits courts.

3 décembre, 2015 à 0:30


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