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Une bataille oubliée : Warcq, 1336

Il n’y a pas de plus grand bonheur pour le bibliophile, que de s’installer dans un fauteuil confortable, une tasse de thé à portée de main, et de tourner les pages d’un livre ancien. C’est précisément à ce bonheur indescriptible que je m’adonnais en feuilletant, par une fin d’après-midi, le second tome de la Notice de la Lorraine, ouvrage d’érudition composé par Dom Augustin Calmet, abbé de Senones au XVIIIème siècle et qui donne quelques informations historiques et géographiques sur presque toutes les localités de notre région. Mes yeux parcouraient donc, distraits, les pages du précieux volume lorsqu’ils se sont arrêtés sur l’article concernant le petit village de Warcq. Voici, en substance, ce que j’y ai lu :

« Warc. – Warc, village du diocèse de Verdun […]. Warc est assez célèbre dans l’histoire du Verdunois. Vers l’an 1336, Philippe de Florenges, seigneur de Buzy, s’étant opposé à un accommodement qui avait été fait entre les bourgeois de Verdun et leur évêque Henri d’Apremont fut insulté par un bourgeois de la ville. Philippe de Florenges, pour s’en venger, tua le bourgeois dans le faubourg même de Verdun. Les parents du mort assemblèrent leurs amis, et les bourgeois en armes allèrent brûler le bourg de Buzy, la veille de la fête de saint Pierre de l’an 1336. Les amis et les partisans de Philippe de Florenges ayant aussi pris les armes, se mirent en embuscade près du pont de Warc et tuèrent presque tous les bourgeois de Verdun qui revenaient de Buzy chargés de butin. »

bataille

Ainsi, Warcq, petit village de la Woëvre situé aux portes d’Etain, aurait été le théâtre d’une de ces batailles qui, à l’époque médiévale, ensanglantaient si souvent la campagne une fois les beaux jours revenus. Mais une bataille qui semble quand même avoir marqué l’histoire puisque, quatre siècle après les faits, elle retient encore l’attention du savant bénédictin Dom Calmet. L’article venait de piquer ma curiosité. Il me fallait en savoir plus. Pourquoi cette rixe sanglante a-t-elle eu lieu ? Comment s’est déroulé le combat ? Quels furent également la postérité et l’impact de cette bataille oubliée ? Répondre à ces questions nécessitait d’aller plus loin dans la bibliographie, de se rendre dans les dépôts d’archives et jusque sur le terrain. C’est ce que j’ai fait, avec passion et détermination. Les lignes qui suivent ne sont qu’un modeste compte-rendu de toutes ces recherches.

Examen des sources et de la bibliographie

Lorsqu’on parcourt les ouvrages traitant de la bataille de Warcq, on est vite déçu. Aucun livre, aucune étude n’est en effet directement consacré à cet événement. La rixe se trouve simplement évoquée dans quelques rares monographies. Le premier historien à en faire explicitement mention est Richard de Wassebourg, chanoine de la cathédrale de Verdun au XVIème siècle. Dans sa volumineuse chronique intitulée Antiquitez de la Gaule Belgique, Wassebourg détaille le déroulement de la rixe de Warcq, en précisant que celle-ci aurait pour origine l’assassinat d’un bourgeois de Verdun par Philippe de Florange, alors seigneur de Buzy. Au XVIIIème siècle, Nicolas Roussel publie une Histoire ecclésiastique et civile de Verdun dans laquelle il évoque à son tour la bataille de Warcq, sans toutefois être plus prolixe que Wassebourg. Un peu plus d’un siècle plus tard, Louis Clouët revient sur la rixe de Warcq dans son importante Histoire de Verdun. Dans cet ouvrage, l’historien relate en détail les origines du conflit qui opposa les bourgeois de Verdun au seigneur de Buzy tout en citant un document exceptionnel : une lettre qu’aurait rédigée un rescapé Verdunois au lendemain de la bataille … Dans son Dictionnaire des communes de la Meuse, Henri Lemoine évoque lui aussi la rixe médiévale lorsqu’il traite de la commune de Warcq. Mais l’article demeure laconique. Il ne fait que reprendre, dans les grandes lignes, ce qu’ont écrit les prédécesseurs. Le dernier historien à avoir traité de la bataille de 1336 est Charles Aimond. Dans sa remarquable étude portant sur les relations de la France et du Verdunois au Moyen-âge, l’auteur revient sur la lettre anonyme citée par L. Clouët et explique la postérité immédiate du combat. 

A ces documents de première importance, il convient d’ajouter quelques chartes et quelques chroniques anciennes. La chronique de Saint-Vanne, rédigée en latin par les moines de la célèbre abbaye verdunoise, atteste en effet de l’événement qui s’est déroulé à Warcq en 1336. Celle-ci note en effet :

Anno Domini 1336 : Combusserunt cives villam de Buzey, et in redditu, ad pontem de Way, multi fuerunt occisi et vulnerati a Barrensibus.

En dehors de ces rares papiers et parchemins, il n’existe pas, à notre connaissance, de document plus précis qui fasse explicitement mention de la bataille du pont de Warcq. C’est donc à partir de ces textes que nous allons relater la terrible bataille.

Premiers échauffements

Il est très difficile, compte-tenu du peu de sources dont nous disposons, de retracer les origines exactes de la bataille de Warcq. Toutefois, les rares documents qui nous sont parvenus laissent à penser que celles-ci sont assez anciennes. Dès les années 1310 en effet, le seigneur de Buzy, Robert de Florange, semble avoir eu quelques démêlés avec les bourgeois de Verdun. Ces derniers avaient-ils usurpé des droits seigneuriaux, en confisquant le revenu d’une terre, d’un four ou d’un moulin banal ? Impossible à dire. Mais toujours est-il que Robert de Florange va subitement grever d’impôt l’ensemble des biens que les Verdunois possèdent sur sa seigneurie. Première rixe, premiers échauffements, qui ne seront apaisés qu’en 1312. Cette année-là en effet, les Verdunois furent contraints d’aller déposer, à Amel, la somme de deux cents livres petits tournois, afin de dédommager le seigneur de Buzy qui, de son côté, supprimait les impôts sur ses sujets Verdunois.

La somme, conséquente, va bien sûr enrichir le prestige des Florange. Mais elle ne va pas pour autant calmer le jeu. Dans les décennies 1310 et 1320, les bourgeois de Verdun continuent à accaparer de plus en plus de droits, généralement aux dépens de leur évêque. Ils placent leur argent dans le Verdunois et les seigneuries voisinent, n’hésitent pas à acheter des droits seigneuriaux tels que des bénéfices de moulins, de pressoirs. Ces droits, les bourgeois doivent tout de même les partager avec l’ancienne noblesse, ce qui entraîne évidemment quelques heurts.

Au printemps 1336, les tensions resurgissent entre les citains de Verdun et le seigneur de Buzy, qui est alors un certain Philippe de Florange. Un débat fait alors rage pour savoir qui, des bourgeois ou de l’évêque, doit nommer les juges de la cité. Philippe de Florange était-il invité à prendre part à ce débat ? D’après le texte de Dom Calmet, reproduit au début de l’article, le chevalier aurait assassiné un bourgeois de Verdun dans les faubourgs de la ville. Pourquoi ? Comment ? Il nous est impossible de répondre clairement à cette question. Mais toujours est-il que l’événement va mettre le feu aux poudres. Un tel acte ne pouvait en effet qu’entraîner des représailles de la part de la commune de Verdun. Philippe de Florange s’attendait certainement à une « vengeance ». Richard de Wassebourg note, sans jamais citer ses sources, que les Verdunois n’ont jamais caché leur intention d’aller se venger du seigneur de Buzy. Peut-on, de là, en conclure que Philippe de Florange a été mis au courant des desseins des Verdunois, qu’il aurait convoqué le ban et l’arrière-ban, afin de mettre un terme à l’arrogance des bourgeois ? C’est en tout cas dans ces conditions, certes un peu troubles, mais particulièrement tendues, que survînt la bataille de Warcq.

Les représailles des Verdunois

Ayant vraisemblablement perdu un des leurs, les bourgeois de Verdun décident donc de se venger et de porter un coup rude à Philippe de Florange. Ces bourgeois, qui sont à l’origine, de simples artisans, des commerçants, voire des fonctionnaires au service de la cité, ne sont bien sûr pas entraînés au métier de la guerre. De fait, on peut supposer que les citains vont prendre parti de livrer une guerre de gast (l’expression donnera naissance au mot dégât), guerre qui consiste à détruire les unités de productions, affaiblir en somme les revenus de l’ennemi en dévastant ses champs et ses moulins.

Le jeudi 27 juin au matin, les citains de Verdun ayant convoqué leurs hommes, se dirigent vers Buzy. On sait, d’après la lettre citée par Clouët, que les bourgeois marchaient accompagnés de la bannière royale. Cette précision, apparemment anodine, a en fait son importance car elle permet de supposer que le roi de France lui même (ou tout au moins son représentant mandaté à Verdun), avait reconnu quelque fondement dans l’expédition que les Verdunois entendaient mener contre Philippe de Florange. Afin de ménager leurs forces et leur capacité d’action, les communaux ne se dirigent pas jusque Buzy, mais font une étape, peut-être aux environs du petit village de Herméville. De son côté, Philippe de Florange, qui s’attendait à des représailles, avait probablement déjà convoqué le ban et l’arrière-ban. Des espions et des éclaireurs suivaient certainement de loin la progression des Verdunois.

Le vendredi 28 juin au matin, très tôt, les citains quittent leur campement de la veille et se dirigent sur Buzy. Ils franchissent l’Orne à Warcq, seul endroit où ils peuvent le faire à pieds secs et sans éveiller trop de soupçons. Il est encore tôt le matin quand les Verdunois entrent sur le ban de Buzy. Les villages d’Aucourt, de Lanhères ou même de Parfondrupt étant plus éloignés de leur point de chute, on peut supposer que ce sont surtout les localités de Buzy et de Darmont qui ont fait les frais de l’expédition verdunoise. Il faut imaginer la scène : des galops d’une maison à l’autre, des torches qui volent dans les champs, des animaux qui errent dans les pâtures et dont les Verdunois se saisissent. Toutes les sources consultées évoquent en effet un important butin : veaux, vaches, chevaux, charrettes, sacs de farine, provisions, etc.

Le guet-apens

Désireux de retourner à Verdun avant la nuit, les citains rebroussent donc chemin en début d’après-midi. Ils reprennent la route de Conflans à Etain. A Warcq, alors qu’ils s’apprêtent à reprendre le pont qui enjambe l’Orne, ils rencontrent le prévôt d’Etain et ses hommes. Ceux-ci, fidèles vassaux du Comte de Bar, viennent à la rencontre des citains. Ils leur promettent de les escorter, peut-être jusque Verdun et les félicitent pour leur action. En réalité, leur rôle consistait vraisemblablement à barrer la route derrière le pont et à empêcher un retour vers l’Orne. Pour comprendre le trajet qu’empruntent les Verdunois, il faut se rendre sur place. A Warcq, une fois l’Orne franchie, on se trouve face à une route qui part, en longeant le petit ruisseau d’Eix, entre deux collines. C’est certainement par cette route, qui mène aujourd’hui à Herméville que les Verdunois comptaient retourner à Verdun. Or, de part et d’autre de la route, sur le revers de deux collines et probablement dissimulés par une forêt encore abondante à l’époque, Philippe de Florange y avait massé ses troupes, en attendant le passage de ses ennemis. Le piège a dû fonctionner à merveille. Pris en tenaille par les hommes du seigneur de Buzy, bloqués à l’arrière par les Barrois qui leur interdisent tout retour vers le pont de l’Orne, les communaux n’ont d’autre choix que de se battre ou de fuir vers l’Ouest. La confusion et l’inexpérience des Verdunois d’une part, l’habileté et la force de frappe d’une charge de cavalerie d’autre part, ont dû donner lieu à un véritable massacre, et il y a fort à parier que derrière le terme de « déconfiture » employé dans la lettre anonyme, se cache une réalité beaucoup plus tragique. Débandade générale du côté des Verdunois, charge à la lance qui finit en « presse » ou « mêlée » pour les gens de Philippe de Florange, le combat apparaissait d’emblée comme inégal.

Faire la paix et expier les fautes

Rapidement, la nouvelle de la rixe de Warcq arrive aux oreilles du roi de France. Lorsque celui-ci apprend que la turbulente noblesse lorraine a défait toute une compagnie de bourgeois verdunois et que la bannière royale est tombée aux mains de l’ennemi, il se fait fort de régler l’affaire rapidement. Pour cela, Philippe VI envoie à Verdun deux magistrats. Louis Clouët nous rapporte leurs noms : il s’agirait de Michel de Récourt et de Guillaume de Villiers. Ces maîtres ès droit, juristes de profession, exigent que l’on dépose les armes le 18 juillet 1336 au plus tard. Ces mêmes hommes fixent un autre ultimatum en demandant à ce que les prisonniers soient libérés le 22 juillet de la même année. Ce qui présuppose que ces derniers aient été retenus dans les geôles de Philippe de Florange, au moins jusqu’à cette date.

Parallèlement à ces deux ultimatums, les belligérants sont amenés à nommer chacun deux arbitres, des juges qui vont défendre les intérêts de chaque partie. Ainsi, le Comte de Bar nomme Jacques Poince et Jehan Philippin. Les citains de Verdun confient quant à eux leur défense à Jehan du Morier et Jehan Maupilat. On peut supposer que Philippe de Florange, bien que Lorrain, s’était rangé avec les Barrois.

Les juges convinrent que l’on discuterait, afin de trouver une issue convenable à toute cette affaire. Si d’aventure il restait des points litigieux, on se promettait de les exposer au Comte de Bar. Ce qui va rapidement poser problème car Edouard Ier de Bar est alors en croisade. Il mourût d’ailleurs loin de ses Etats, à Chypre, en 1337. C’est donc à son fils, le Comte Henri IV, que revînt la difficile tâche de juger l’affaire. Les protagonistes vont en profiter et faire durer les choses. Car on ne trouve aucune trace de pacification avant … 1352 ! A cette date en effet, les Florange accordent une charte dans laquelle ils promettent de ne plus lever d’impôt sur les biens verdunois sis au ban de Buzy.

Mais le règlement de l’affaire ne s’arrête pas là. Dans un monde empreint de religion, on exigeait des coupables qu’ils expient leur faute. De leur côté, les Verdunois vont donc être condamnés à ériger, dans les murs de leur cité, une chapelle expiatoire. On ne sait pas, hélas, où cet édifice avait pu être construit (si tant est qu’il l’ait été un jour). Du côté des Barrois et du seigneur de Buzy, la sentence est sensiblement différente. En 1340, les quatre juges arbitres désignés plus haut décident de nommer huit coupables pour aller en pèlerinage. Qui étaient ces huit hommes ? Il y avait certainement Philippe de Florange lui-même, Jehan des Armoises, le prévôt d’Etain ainsi que le bailli de Saint-Mihiel, dont il ne sera d’ailleurs plus question après cette date. Où ces gens sont-ils partis ? Aller en pèlerinage, à cette époque, c’est partir à l’aventure, sur les chemins qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle, à Rome, ou même à Jérusalem. Il est presque certain que c’est vers l’une de ces trois destinations qu’ils se sont rendus. Et peut-être que tous n’en sont pas revenus.

De l’histoire à la légende

L’histoire aurait pu, aurait même dû s’arrêter là. Pourtant, elle trouve sa fin dans un épilogue curieux qui illustre comment la légende s’est vite emparée de l’histoire. Philippe de Florange semble avoir véritablement marqué son époque. Il aurait en effet laissé son nom dans une sorte de conte, une de ces histoires que l’on se racontait jadis, durant les longues veillées d’hiver.

Ce vieux récit, présent dans les traditions orales et l’imaginaire populaire de la Woëvre, est connu sous le titre de « haute chasse de Buzy ». Il narre comment, par un matin de Pâques, Philippe de Florange désobéit à son épouse, à laquelle il avait fait la promesse d’assister à l’office divin, en préférant aller chasser sur les terres de son domaine. Quittant son château de Buzy, Philippe se serait mis à poursuivre un cerf aux bois dorés. Il l’aurait poursuivi tant et tant que, s’étant égaré au plus sombre des forêts, on ne le revit jamais. La légende ajoute seulement que, en souvenir de ce triste épisode, il arrive que l’on entende, chaque nuit de Saint-Jean, le son d’une meute et d’un cor de chasse. Ce serait Philippe de Florange et ses lévriers, perdus dans les profondes et vastes forêts de Woëvre.

La légende peut prêter à sourire. Pourtant, rares sont les récits qui ne soient pas basés sur un fond de vérité. Amateur de chasse, le seigneur de Buzy l’était certainement, comme la plupart des chevaliers de cette époque qui voyaient dans ce passe-temps l’occasion de s’entraîner à la guerre et à l’endurance. Cette course effrénée et sans retour ne peut-elle pas être mise en relation avec le pèlerinage, dont il est question plus haut, et duquel Philippe de Florange ne serait jamais revenu ? Il est très difficile de démêler, dans ce genre de cas, la légende de la réalité. Et même si la légende n’est que pur fantasme, peut-être même forgé par les Verdunois pour discréditer leur vieil ennemi, elle demeure intéressante pour voir un autre aspect de la postérité de la bataille. Intéressante et quelque peu frustrante aussi car en l’absence de document concret, il semble bien que c’est dans les brumes de la Woëvre que se perd à jamais la trace du vainqueur de Warcq.

Bataille méconnue, oubliée même, la rixe de Warcq est pourtant révélatrice des mentalités et des mœurs des médiévaux. A travers les faits, on entre en effet dans la logique du combattant de l’époque. Une logique étrange, qui applique la loi du talion tout en cherchant à expier les fautes. Une logique terriblement dangereuse aussi car à travers les liens étroits de la féodalité, on s’aperçoit que la moindre rixe, le moindre incident, pouvait vite prendre des proportions démesurées.

Quelle que soit l’époque, quels qu’en soient les moyens, la guerre est donc terrible et vaine. Elle sème la mort en laissant derrière elle des veuves éplorées et des dizaines d’orphelins. Car en définitive, à quoi aura servi cette expédition punitive et ce massacre au bord de l’Orne ? Vanité des vanités, la guerre ne serait donc que vanité. On se bat, on pille, on tue. Pour qui ? Pour quoi ?… Trop souvent pour rien ! 

Kévin GOEURIOT, Historien de la Lorraine et professeur d’histoire-géographie, pour le Groupe BLE Lorraine.

18 novembre, 2015 à 23:04


3 Commentaires pour “Une bataille oubliée : Warcq, 1336”


  1. Kévin Goeuriot écrit:

    Article publié pour la première fois en mars 2012, dans la revue Connaissance de la Meuse (n°108).

  2. Senonais écrit:

    Et je me permets d’ajouter une conséquence méconnu de cette bataille. Pour remercier les habitants des villages d’Amel et de Senon de s’être portés en armes au pont de Warcq pour cette journée, le duc de Bar leur laissa en jouissance à perpétuité l’usage d’un bois appelé Embagneux, situé près de l’actuel Etang d’Amel. Cet usage ayant été concédé pour les soldats et leurs descendants, il a toujours cours de nos jours ! Les descendants (sous réserve d’habiter effectivement Amel ou Senon) ont en effet toujours droit à leur affouage aux Embagneux depuis le XIVème siècle…! Survivance d’un privilège ancien et méconnu, mais bien réel et apprécié des bénéficiaires…

  3. Kévin Goeuriot écrit:

    En effet. La franchise accordée sur les Embagneux est évoquée dans l’article complet (où figurent aussi les notes de bas de page et les références bibliographiques), publié dans la revue indiquée ci-dessus. Je serais bien ingrat si je ne remerciais ici M. J.-L. Périquet, qui m’avait alors signalé cette conséquence inattendue de la bataille de Warcq.


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