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Création d’un laboratoire biologique dans la réserve naturelle des Vallons de Gorze

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La réserve naturelle des Vallons de Gorze s’étend sur une superficie de 160 hectares. Un bout de ce territoire, qui fait également partie de la Forêt domaniale du Graoully, est en train de devenir un véritable laboratoire de la vie l’état sauvage. Les agents de l’Office National des Forêts (ONF) n’interviennent en effet plus pour abattre ou favoriser des arbres. Ils laissent faire la nature. Si bien que les hêtres et les chênes prennent des formes étranges. Les arbres morts restent à l’endroit où ils sont tombés, leurs troncs sont colonisés par des insectes, des champignons et des petits animaux qui y trouvent un refuge. Seul le grand gibier, en particulier les sangliers, y est régulé. Si tel n’était pas le cas, le nombre de bêtes créerait un déséquilibre écologique et causerait de nombreux dégâts dans les champs situés aux alentours.

Forêt Graoully Gorze

Erablaie des pentes froides à éboulis grossiers dans les Vallons de Gorze (Crédits photo : F. SCHWAAB)

Au fur et à mesure que l’on descend doucement vers le fond des vallons, baptisés Parfond Val et Fond Cugnot, la température baisse et la lumière se fait de plus en plus rare. Une végétation de montagne se mêle alors aux essences sylvestres. Des éboulis indiquent que le fond est proche. Large de 10 à 20 mètres, celui-ci bénéficie d’un microclimat nettement plus froid que celui des côtes. L’eau de pluie s’infiltre dans le calcaire, creuse des grottes dans lesquelles vivent des chauves-souris, avant de ressurgir ailleurs. Des araignées, des mollusques et des amphibiens y prospèrent. En étudiant et en observant ces réserves sanctuarisées, les scientifiques comprennent de mieux en mieux comment fonctionne l’écosystème. Ils peuvent également mesurer la diversité de la faune et de la flore qui s’adaptent lorsqu’elles ne sont plus régulées par l’homme.

(Source : RL du 08/08/2015)

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