Accueil Culture et patrimoine La Forêt de la Reine, sanctuaire naturel légendaire de Lorraine

La Forêt de la Reine, sanctuaire naturel légendaire de Lorraine

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Non loin des Côtes de Meuse et du Toulois, plus de 5 000 hectares de futaies plantées sur un sol gorgé d’eau abritent une quarantaine d’étangs et de mares tourbeuses. Cet océan de verdure, classé Natura 2000, constitue un véritable paradis pour de nombreux oiseaux migrateurs. 5 000 grues y séjournent ainsi l’hiver. Certaines se sont mêmes installées à l’année.

Forêt de la Reine

Panorama sur la Forêt de la Reine, avec au premier plan le village de Boucq dominé par son château et son église (Crédits photo : François BERNARDIN) 

Cette langue de terre marécageuse s’étire au Sud de la Plaine de la Woëvre, entre Meuse et Meurthe-Moselle. Créés par des moines au Moyen-âge pour servir à la pisciculture, les étangs alimentaient en poisson la population vivant autour des abbayes. Ils appartiennent aujourd’hui à des propriétaires privés et sont régulièrement vidangés, le plus souvent à l’automne, avant d’être remis en eau. En lisière de forêt, des prairies humides complètent un panorama ponctué de mares et d’écosystèmes très fragiles.

Selon la légende, le nom de la Forêt de la Reine proviendrait de la présence de Brunehaut, Reine d’Austrasie, ou de sa grande rivale Frédégonde, Reine de Neustrie. Situé à l’écart des principales voies de communication, ce vieux massif forestier giboyeux s’étend sur une quinzaine de communes. 40 % de son territoire fait partie du Parc Naturel Régional de Lorraine. La forêt s’enracine dans la glaise d’un sol argileux imperméable qui a longtemps été réputé pour être infesté de moustiques. Cet univers convient parfaitement au chêne pédonculé, qui apprécie l’humidité ambiante, et dont les troncs, parfois multiséculaires, servent de refuge au pic mar ou au gobemouche à collier. Au pied de l’épaisse végétation, sous la fougère des marais, le sous-bois regorge d’amphibiens. Salamandres, tritons crêtés ou encore rainettes vertes y prospèrent. Chaque printemps, lors de la grande migration annuelle, des milliers de grenouilles et de crapauds convergent vers les étangs pour se reproduire. Le Parc a mis en place des passages à proximité des plans d’eau pour éviter que de nombreux amphibiens ne se fassent écraser. Le filet tendu le long de la chaussée a permis d’en attraper plus de 5 000 pour ensuite les déposer de l’autre côté.

(Source : RL du 17/08/2015)

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