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Retour sur le désengagement du Conseil Général de la Moselle du financement du Centre des Congrès de Metz

Il y a quelques semaines, le Conseil Général de la Moselle annonçait par la voix de son président, Patrick Weiten, qu’il se retirait du financement du futur Centre des Congrès de Metz. Le département n’apportera donc pas les 10 millions d’euros promis sur les 70 millions d’euros nécessaires au projet. Le tour de table était pourtant bouclé avec 30 millions d’euros provenant de la Communauté d’Agglomération de Metz-Métropole, 22,5 millions d’euros de la Ville de Metz, 5 millions d’euros de l’Etat français dans le cadre des compensations des iniques et odieuses restructurations militaires et 2,5 millions d’euros de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Moselle.

En raison de la baisse des dotations de l’Etat français et de l’augmentation des dépenses de solidarité, le président du CG 57 affirmait devoir « dégager 32 à 34 millions d’euros » dans le budget 2015 de la collectivité. Partant de ce constat, l’élu préfère désormais privilégier la rénovation de la tribune Sud du Stade Saint-Symphorien, dont la budgétisation avoisinerait les 35 millions d’euros. Il faut dire que, comme le Groupe BLE Lorraine, Patrick Weiten n’a toujours pas digéré l’abandon du maire de Metz dans la course à l’organisation de l’Euro 2016 de football, alors que Paris daignait octroyer une enveloppe non négligeable aux villes candidates pour rénover leur stade. Même si à l’époque le FC Metz était en National pour la première fois de son histoire, l’opportunité était belle. Aujourd’hui, alors que le club à la Croix de Lorraine est de retour en Ligue 1, Dominique Gros se découvre soudain une passion pour le sport de haut niveau …

Toujours est-il que l’équipe pluridisciplinaire qui se verra confier la réalisation du futur Centre des Congrès messin, s’il voit le jour, devrait être désignée en octobre au terme d’une procédure appelée « dialogue compétitif ». Les travaux pourraient alors débuter fin 2015-début 2016 pour une livraison de l’équipement à l’horizon 2017. Rappelons que l’infrastructure était initialement censée être achevée pour l’ouverture du Centre Pompidou-Metz, afin d’en tirer profit.

Le retrait du Conseil Général de la Moselle abaisse de fait l’enveloppe globale du projet à 60 millions d’euros. Par conséquent, il a été demandé aux équipes d’architectes présélectionnées de revoir leur copie comme l’autorise le cadre du dialogue compétitif, contrairement à la procédure d’appel d’offres qui ne permet pas d’échanger avec les candidats. Le Département resterait néanmoins toujours redevable d’une participation de cinq millions d’euros inscrite dans le Contrat de Redynamisation du Site de Défense de Metz. Le document avait été signé, en son temps, par l’ancien président du CG 57, Philippe Leroy. Par ailleurs, deux bonnes nouvelles sont arrivées concernant le financement du projet : la Caisse des Dépôts et Consignations s’est engagée à prêter à taux bas et le Conseil Régional de Lorraine apportera un million d’euros.

Le Groupe BLE Lorraine réaffirme que les deux projets, à savoir le Centre des Congrès de Metz et l’agrandissement du Stade Saint-Symphorien, doivent se faire car ils sont tous deux des éléments indispensables de l’attractivité de la capitale de la Lorraine. Le Centre des Congrès doit en effet apporter 15 millions d’euros par an de retombées économiques. Enfin, le sport de haut niveau constitue lui aussi une vitrine et un vecteur important de croissance économique, comme nous l’avons déjà démontré.

14 septembre, 2014 à 11:27


2 Commentaires pour “Retour sur le désengagement du Conseil Général de la Moselle du financement du Centre des Congrès de Metz”


  1. Renad écrit:

    Quelle hypocrisie quand nos « élus » énumèrent les contributeurs au financement de grands projets décidés sans aucune consultation spécifique du citoyen!Placer côte à côte, l’état, la Région, la Communauté Urbaine, le Conseil Général, et la Ville n’est qu’une parodie guignolesque puisque ce consortium s’appelle tout simplement le contribuable. Ce dernier en a marre et ne veut plus de ces dépenses somptuaires ne servant que le paraître des politiques et non le bien-être de la collectivité.

  2. CV57 écrit:

    Mais qu’on arrête en effet de croire que l’augmentation de la dépense publique crée forcément de la richesse, sans en faire moindrement la démonstration sensée effective. Elle crée surtout de l’impôt supplémentaire pour les ménages comme pour les acteurs économiques, et de l’endettement qui devra bien être remboursé, quel que soit celui qui « participe » et leur nombre ne change rien au résultat. Secondairement, elle permet hélas souvent à qq uns de gonfler leur rente de situation.


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