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Le Château de Lunéville retrouve ses lumières

Plus de dix ans après le terrible incendie qui l’a en grande partie dévasté, le Château des Lumières de Lunéville se reconstruit et revit petit à petit.

Le 2 janvier 2003, les flammes jetaient une lueur rouge dans la nuit et éclairaient les murs de l’intérieur. Une fois le sinistre maîtrisé, la population ne pouvait que constater l’ampleur du désastre. Les toits s’étaient effondrés, les étages n’existaient plus. Le musée et sa collection avaient presqu’entièrement brûlé. Le Versailles lorrain n’était plus qu’un tas de cendres.

Château Lunéville jardins

Le Château de Lunéville renaît de ses cendres (Crédits photo : Wikipédia)

Depuis, l’édifice a retrouvé ses toits d’ardoises. Sa cour a repris une fière allure et sa chapelle baroque resplendit à nouveau. La rénovation de la partie possédée par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle a représenté un investissement de 28,2 millions d’euros. L’escalier, les salles voûtées, le vestibule, la salle des gardes et la salle de la livrée ont retrouvé en partie leur lustre d’antan. Néanmoins, le réaménagement des boiseries qui se trouvaient à l’origine dans certaines salles était hors de prix. La restauration de la partie du château qui appartient à l’Etat français est également moins avancée, faute de financements.

D’ici 2016, le chantier s’attaquera au réaménagement de l’intérieur du corps central et des communs Nord qui n’ont pas brûlé, moyennant respectivement un investissement d’un et de dix millions d’euros. Les communs abriteront une galerie consacrée à l’histoire du château, une autre aux Arts et Métiers, ainsi qu’un espace d’exposition temporaire. Le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), établissement d’enseignement supérieur parisien, a lancé en 2013 quatre formations en alternance en rapport avec le patrimoine au château. Par ailleurs, comme le Musée des Arts et Métiers, riche de 80 000 pièces, ne peut en exposer que 2 500, il en présentera une partie et organisera des expositions à Lunéville. Le laboratoire Histoire des Techno-sciences en Société (HT2S) mènera de même des projets de recherche au château. Il s’agit en réalité d’un véritable retour aux sources pour ce conservatoire du CNAM fondé par l’Abbé Grégoire, originaire de Vého, dans le Lunévillois.

A noter enfin que 200 000 personnes ont visité le Château de Lunéville en 2012. Ils n’étaient que 60 000 en 2002. Il a donc quand même fallu attendre que l’édifice ne crame une énième fois pour s’en préoccuper …

2 mai, 2014 à 11:56


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