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Histoire du chêne de Bois-le-Prêtre

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Boucherie dans la boucherie de 1914-1918, la Bataille du Bois-le-Prêtre a servi de théâtre d’expérimentations des gaz asphyxiants et des jets de pétrole enflammé. De septembre 1914 à juillet 1915, environ 15 000 hommes sont tombés de part et d’autres des lignes et près de 50 000 ont été blessés.

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Blason de Fey-en-Haye

La forêt domaniale du Bois-le-Prêtre a été réduite à néant par les 130 offensives et les bombardements. A tel point que les Allemands l’ont surnommé le « le bois des veuves ». Ultime témoin végétal de l’atrocité des combats, un seul arbre a résisté, un chêne. Situé sur la ligne de front, il a été mitraillé et décapité en 1915. Criblé d’éclats d’obus, de balles, de ferraille et de plomb, son tronc de sept mètres de haut se niche aujourd’hui en l’église commémorative de Fey-en-Haye, près de Pont-à-Mousson. Le chêne représente un symbole important pour cette commune entièrement rasée pendant la guerre et reconstruite 800 mètres plus loin avec les matériaux des maisons en ruine. Une partie de la forêt a également été replantée, une autre a été protégée et classée. En juin 2005, le chêne du Bois-le-Prêtre, abîmé par le temps et les touristes, a été coupé et mis à sécher pendant un mois dans un hangar à Norroy-le-Veneur. Il fut ensuite acheminé à Vesoul dans un centre de restauration des œuvres d’art et conservé six mois dans une enveloppe azotée. En juin 2007, l’arbre, consolidé, est devenu une relique. Installé dans l’église de Fey-en-Haye, il constitue le témoignage éternel de la folie des hommes.

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2 Commentaires

  1. Groupe BLE Lorraine

    27 avril, 2014 à 19:35

    Dans la forêt du Bois-le-Prêtre, non loin du monument inauguré en 1923 par Raymond Poincaré pour ne pas oublier les terribles combats de tranchées de la Croix des Carmes, se dresse un hêtre centenaire. Un arbre rescapé de la boucherie.

    C’est là, sur cette crête qui offre une vue imprenable vers Nancy et Metz, qu’au lendemain de la guerre les forestiers ont décidé de figer en l’état trois hectares. Queues de cochons, tranchées, sapes, etc. tout est resté entre les sentiers historiques qui ont été créés. Au détour d’un trou d’obus, le hêtre majestueux déploie ses branches. Ce n’est peut-être pas le plus beau des arbres. Mais il porte la mémoire des combats et constitue un vibrant hommage végétal à la Grande Guerre.

    Sur ce sol calcaire des hauteurs de Pont-à-Mousson poussaient autrefois du hêtre en majorité, du chêne aussi, ainsi que de l’érable sycomore et champêtre. Trois ans d’obus ont transformé le lieu en paysage lunaire.

    Déjà centenaire, le hêtre, comme quelques autres en cette forêt, n’a pas voulu mourir. Comme il avait de la place, il a déployé sa ramure. Sa forme torturée résulte du sol bouleversé par les bombardements et la présence probable de molécules provenant d’armes chimiques.

  2. Groupe BLE Lorraine

    14 septembre, 2014 à 14:49

    Le Prix du public a dernièrement été attribué dans le cadre du concours de l’Arbre de l’année, organisé par la revue Terre Sauvage et l’Office National des Forêts (ONF). Les votes sur le site internet ont été clôturés le 31 août. Désigné pour représenter la Lorraine, le hêtre du Bois-le-Prêtre, situé sur les hauteurs de Pont-à-Mousson, a terminé à la troisième place du classement avec 1 721 votes. Il était le seul parmi les concurrents à avoir poussé sur les ruines d’un champ de bataille, à quelques mètres des tranchées et des sapes creusées par les combattants des deux camps au cours de la Première Guerre mondiale.

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