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Bras de fer entre Total et Dieuze pour la création de 80 emplois

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Il n’y a pas si longtemps, Dieuze vivait de son tissu industriel et notamment de la chimie. A cette époque, l’usine Atochem, qui appartient au groupe pétrolier Total, employait plus de 700 personnes, ouvriers, administratifs et ingénieurs, non loin du centre-ville. Mais l’usine fut fermée au tournant des années 1990 et 2000. Aujourd’hui, le site n’est plus qu’une ville fantôme. Un épais grillage tente de dissimuler ces hectares à l’abandon, faits de bâtiments et de friches à dépolluer. Retia, filiale de Total, en assure la gestion.

Touchée en 2011 par le départ du 13ème Régiment de Dragons Parachutistes dans le cadre des iniques et odieuses restructurations militaires, la Ville de Dieuze entend récupérer le site à l’euro symbolique pour entamer son redressement industriel et économique. Dans cette optique, elle compte le rétrocéder au même prix à HET, entreprise allemande spécialisée dans les caoutchoucs. Les Allemands seraient prêts à investir trois millions d’euros pour démarrer la production à l’été 2014 et auraient déjà signés les premiers contrats commerciaux. 80 emplois devraient être créés au cours des trois prochaines années.

Or, même si un accord garantissant la fin des travaux de réhabilitation pour juin 2014 aurait été trouvé grâce à l’arbitrage de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), Retia ne souhaite pas céder le site. Total déclare simplement que le chantier est toujours en cours. Le pétrolier redoute en réalité d’éventuelles poursuites dans le cas où il aurait manqué à son obligation de dépollution. Le conseil municipal de Dieuze s’est pourtant engagé à ne pas se retourner contre Total le cas échéant. Il lui a même proposé un bail précaire d’occupation, afin de se donner le temps de construire un bâtiment pour abriter HET. La Ville serait également prête à redécouper le site pour que seuls les hectares déjà dépollués ne soient exploités. Mais Total et Retia ne veulent rien savoir.

Rappelons que le groupe pétrolier est à l’origine de la suppression de centaines d’emplois à Dieuze et du départ de plus de 150 familles avec plus de 300 enfants. La commune du Saulnois se bat depuis une dizaine d’années pour récupérer et reconvertir le site industriel. Si la situation n’est pas rapidement débloquée, HET devra s’installer ailleurs, au risque de perdre ses marchés en cours.

(Source : RL du 12/12/2013)

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Un commentaire

  1. Groupe BLE Lorraine

    5 février, 2014 à 21:24

    Après des mois de discussions, le groupe Total, propriétaire de Retia, a finalement accepté au dernier moment de céder 10 hectares non pollués de sa friche de Dieuze pour permettre l’installation de l’entreprise allemande HET Elastomertechnik. Spécialisée dans la fabrication de produits élastiques réalisés en matériau recyclable, cette dernière va enfin pouvoir y implanter une unité de fabrication et créer 80 emplois.

    Depuis des mois, les élus locaux faisaient pression sur les autorités et le groupe Total pour libérer une partie de cette friche de 54 hectares polluée par l’ancienne activité chimique. A tel point que la direction d’HET avait fixé un ultimatum. Si aucune solution n’était trouvée au soir du 31 janvier, elle irait voir ailleurs.

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