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Petite histoire de la Pépinière à Nancy

Des allées ombragées, des arbres centenaires, des macaques de Java à l’espace animalier, des pelouses moelleuses sur lesquelles il n’est nullement interdit de se prélasser l’été, des spectacles au Théâtre de marionnettes, des concerts à l’auditorium, etc. Bienvenue à la  Pépinière, véritable poumon vert de 21 hectares que Stanislas Leszczynski a laissé en héritage aux Nancéiens.

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Le Parc de la Pépinière à Nancy (Crédits photo : Wikipédia)

La cité ducale compte de nombreux espaces dédiés à la nature, plus précisément 10 parcs, 14 jardins et 25 squares ou promenades. Les 242 hectares d’espaces verts publics et les 80 hectares de jardins privés représentent un cinquième de la superficie de la ville. La Pépinières reste néanmoins la référence verte des Nancéiens. Cet immense parc public invite à la promenade et à la détente en plein centre-ville.

La Pépinière est née de la volonté de Stanislas Leszczynski, roi de Pologne chassé de son trône par le Tsar Pierre Ier après la Bataille de Poltava, en 1709, mais qui, à la faveur du mariage de sa fille Marie Leszczynska avec le roi de France Louis XV, devînt Duc de Lorraine et de Bar en 1737. Afin de plaire à son gendre, il lui offrit aussitôt un champ d’exercice militaire situé le long des remparts de la Ville Vieille. Quelques années plus tard, Louis XV se décida enfin à le faire clôturer, avant de le transformer en 1765 en une pépinière royale. Il fallait en effet de plus en plus d’arbres pour les planter le long des routes ou dans les rues de la ville. Si bien que la Pépinière devînt rapidement un fournisseur important. En 1772, les seize carrés de culture du parc comptaient près de 36 000 ormes, 30 000 frênes, 10 000 tilleuls, 7 000 marronniers et 4 000 noyers. Amoureux de la nature, Stanislas décida d’ouvrir cette pépinière royale au public. En 1831, face à la concurrence des pépinières privées et alors que la plantation le long des routes s’achevait, le parc fut cédé à la Ville de Nancy, qui apportera divers aménagements. Un jardin à l’anglaise fut ainsi créé sur les remblais au pied des anciens remparts en 1877.

Témoins de cette histoire, deux majestueux platanes à feuilles d’érable de 42 mètres de haut et de 45 d’envergure, âgés de 260 ans et situés dans le jardin voisin du Palais du Gouvernement, ont dernièrement été labellisés « arbres remarquables de France », liste qui ne compte que 300 sujets. L’imposant hêtre pourpre, qui a lui aussi été labellisé en juin dernier, est quant à lui âgé de 130 ans. Il n’en demeure pas moins le symbole de la Pépinière. Le parc renferme aujourd’hui 1 732 arbres. Un océan de verdure qui mène le promeneur de l’if d’Irlande au cèdre bleu de l’Atlas en passant par le pin de l’Himalaya, le tulipier de Virginie, l’épicéa du Colorado, le noisetier de Byzance, le sapin de Vancouver, le cryptomeria du Japon et l’orme de Sibérie. Un vaste programme de régénération est en cours, afin d’enrichir le parc en essences nouvelles.

Au pied des arbres, les prairies fleuries mettent un soupçon de fantaisie avec leurs espèces sauvages qui attirent les insectes, pendant que le temps s’écoule paisiblement à l’horloge florale …

6 novembre, 2013 à 22:42


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