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Un centre de recherche public sur l’acier à Florange ?

Lors de sa dernière opération de communication en Lorraine, le président de la république française a annoncé la création, à Florange, d’une « plateforme publique de recherche pour la sidérurgie lorraine ». Ce centre de recherche sur l’acier sera doté de « 20 à 50 millions d’euros » sur la base d’appel à projets. On notera au passage le flou de l’enveloppe promise et l’écart entre les deux bornes de l’intervalle. La structure va s’appuyer sur l’IRT M2P (Institut de Recherche Technologique Métallurgie, Matériaux et Procédés). Elle s’ajoutera également au Pacte Lorrain sous la forme d’un avenant. Il s’agira donc en quelque sorte d’un pendant public et indépendant du centre de recherche et de développement d’ArcelorMittal à Maizières-lès-Metz.

François Hollande a été accueilli par les huées et les sifflets de dizaines de salariés d’ArcelorMittal, qui considèrent comme une trahison de sa part la fermeture des hauts-fourneaux. Bien entendu, la plupart des médias ont baissé, voire coupé le son des vidéos diffusées, afin que les gens ne les entendent pas. Et après la France a le culot de critiquer la Corée du Nord !

27 septembre, 2013 à 21:58


4 Commentaires pour “Un centre de recherche public sur l’acier à Florange ?”


  1. CrapaudVert57 écrit:

    Un signal bizarre adressé aux entreprises qui ont déjà manifestement bien du mal à considérer qu’il faut en leur sein donner une meilleure place aux études et recherches. Si l’Etat finance des centres publics dans les mêmes domaines, à quoi bon développer la R&D privée. Il me semblait pourtant que le dernier diagnostic de la Commission Européenne avait pourtant pointé la faiblesse de ce dernier secteur en France. Mérite explications …

  2. Groupe BLE Lorraine écrit:

    La plateforme publique de recherche dans les domaines de la sidérurgie et de la métallurgie devrait provisoirement s’installer dans les locaux de l’ancien centre d’appels de Fameck, avant de se rapprocher des Grands Bureaux, siège d’ArcelorMittal à Florange. Elle associera les entreprises-clés du secteur en Lorraine, dont PAM SA, CMI, Derichebourg, Ascométal et ArcelorMittal, ainsi que l’IRT M2P, le CNRS, le CEA Tech, l’Université de Lorraine et le Conseil d’orientation en métallurgie. Le recyclage sera l’un des axes forts de la structure, notamment ce qui concerne l’optimisation de la ferraille et des alliages complexes. L’idée étant de mettre en place une économie circulaire. La réduction de l’empreinte carbone et les poudres pour impression 3D constitueront d’autres domaines de recherches.

    Le centre disposera de 20 millions d’euros, afin de financer les premiers investissements, les locaux, les machines et les embauches de chercheurs, puis de 30 millions d’euros supplémentaires pour monter et finaliser des projets avec des partenaires privés. La structure devra être autonome financièrement d’ici 5 ans.

  3. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Le magasin général de l’ancienne usine sidérurgique d’Uckange fermée en 1991 accueillera le centre de recherche public promis par François Hollande. Annoncée dans la Vallée de la Fensch après la fermeture des hauts-fourneaux de Hayange, cette plateforme de recherche et de développement industriel, baptisée Métafensch, pourrait être opérationnelle dès la fin de l’année 2015. Elle sera le pendant d’Arcelor Research à Maizières-lès-Metz.

    Les travaux de réhabilitation des « grands magasins » de l’ancienne usine devraient débuter dès le mois de novembre sur le site symbolique de l’ancien haut-fourneau U4 à Uckange. Ils représentent un investissement de 2,2 millions d’euros. Le centre de recherche et de développement devrait ensuite disposer d’un budget de 20 à 50 millions d’euros sur quatre ans en fonction des projets menés. Huit à dix thèmes de recherches très pointus auraient déjà été identifiés dans le domaine de la valorisation des métaux.

  4. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Pour la troisième fois en trois ans, François Hollande s’est rendu dans la Vallée de la Fensch, ce haut-lieu de la sidérurgie marqué par l’extinction de ses hauts-fourneaux en avril 2013, mais dont le chef de l’Etat français avait promis d’assurer l’avenir industriel.

    Depuis trois ans, le dossier est uniquement géré sur le plan de la communication par l’Elysée. Ses partisans essayent de trouver à tout prix une porte de sortie : un centre de recherche, 30 CDI, etc. Ce n’est plus seulement une trahison mais un manque de respect vis-à-vis du monde ouvrier, des salariés de Florange et de la Lorraine.

    La fermeture des hauts-fourneaux a entraîné un génocide social dans la vallée de la Fensch. Au-delà de ces politiques dévastatrices, la commune symbole de Hayange, là où se situent les hauts-fourneaux, est passé sous la coupe du Front National. La décomposition des promesses du Parti Socialiste constitue le terreau du FN. Sarkozy et Hollande se sont prosternés devant Mittal.


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