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Maintien des deux plateaux de chirurgie cardiaque de Metz

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En 2008, le Schéma Interrégional d’Organisation Sanitaire (SIOS) de l’Est prévoyait la fermeture de l’un des deux plateaux de chirurgie cardiaque messins (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/05/13/chirurgie-cardiaque-un-etablissement-de-trop-a-metz/) : celui de l’hôpital de Mercy, propriété du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Metz-Thionville ou celui de l’hôpital-clinique Claude Bernard de Metz, qui appartient au groupe privé Médi-partenaires. Le document, qui estimait que « le regroupement de ces deux structures à faible activité [était] la proposition la plus intéressante pour répondre à la fois aux besoins et conforter sur un même site une équipe avec des moyens humains et techniques », laissait augurer un conflit public-privé entre les deux établissements. C’est ce qui se passa d’ailleurs pendant de longs mois, surtout en coulisses, dans une ambiance particulièrement électrique. L’affaire Roux (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1046-fermeture-du-service-de-chirurgie-cardiaque-de-metz-restons-vigilants), qui a entraîné la fermeture administrative du service de chirurgie cardiaque du CHR, puis sa réouverture adossé au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nancy, n’a fait qu’envenimer la situation et la rivalité Nancy-Metz. A tel point qu’il fut un temps envisagé de faire cohabiter les deux services sur un site unique à l’hôpital de Mercy.

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Metz devrait conserver ses deux plateaux de chirurgie cardiaque

Depuis la donne a changé. Les conclusions de la commission d’experts chargée de préparer le SIOS 2013-2018 préconisent en effet le maintien de tous les centres de chirurgie cardiaque existants dans le Grand Est. Cette recommandation doit néanmoins être confirmée à l’automne par la publication du nouveau SIOS. En attendant, la décision semble être à la fois motivée par des considérations politiques et médicales. Il faut dire que l’activité des deux services est plus importante aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2008, au moment de la rédaction du premier SIOS. A l’époque, aucun des deux services messins ne dépassait le seuil minimum des 400 patients par an. Aujourd’hui, ils sont tous les deux au-dessus, preuve d’un vrai besoin et d’une confiance toute relative à accorder aux prévisions.

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Un commentaire

  1. MOREAU

    25 septembre, 2013 à 20:42

    Metz a du Coeur Vous avez raison… L’ARS, en la personne de son Directeur, a pour objectif d’aider le CHU de Nancy au détriment de tous les autres centres hospitaliers de Lorraine, et ce, indépendemment de la demande locale de soins, et de la qualité des services rendus par le CHU.

    Metz a du Coeur Le Dr Grall, directeur d’ARS a réussi, grâce à son traitement choc des « irradiés d’Epinal », à mettre cet hôpital sous la tutelle du CHU. Grâce à son opération « surmortalité en chirurgie cardiaque au CHR de Metz », monté de toutes pièces, il ambitionnait de faire disparaître la chirurgie cardiaque hospitalière de Metz, en dirigeant les patients vers Nancy. Un contrat tri-partite de retour à l’équilibre financier du CHU de Nancy, a déjà été signé avec l’ANAP (organisme ministériel chargé de re-financer les hôpitaux dans le cadre d’un contrat), la veille de la suspension de l’activité du service de chirurgie cardiaque du CHR de Metz, en octobre 2010! Grâce à vous tous, à votre résistance, et aux 10000 signatures recueillies contre cette action, le Dr Grall, directeur de l’ARS Lorraine a décidé de créer une CHT dont la première pierre était le pôle de chirurgie cardiaque Nancy-Metz sous l’autorité unique du Pr Villemot, qui a pu ainsi être reconduit trois ans dans ses fonctions, alors qu’il devait partir à la retraite. Le résultat médical et financier est aujourd’hui consternant, et le CHU de Nancy est à la veille d’un scandale politico-financier, dû en grande partie au coût exorbitant du nouveau centre de cardiologie épinglé plusieurs fois par la Cour Régionale des comptes. Compte tenu du niveau de la faculté de Nancy, classée dans les dernière de France, on est en droit de se demander pourquoi le ministère de la santé veut sauver le « soldat » Nancy.

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