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Précarité dans les quartiers de Lorraine

Selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), 175 000 personnes vivent dans 85 quartiers « prioritaires » en Lorraine. Il s’agit de concentrations urbaines éprouvées par la pauvreté et les difficultés sociales. Leur importance démographique est très variable dans nos villes. Elle va par exemple de 3 % à Sarrebourg à 65 % dans l’agglomération de Farébersviller. La faiblesse des revenus est le premier critère qui caractérise ces populations. Leur revenu médian par unité de consommation s’établit à 10 400 euros annuels, contre 17 600 euros en moyenne en Lorraine et 18 400 en France. Cet écart est l’un des plus importants de l’Hexagone, signe d’une grande fragilité de ces quartiers. Tous souffrent des mêmes maux : mal logement, situations précaires, bas niveau de formation, chômage, etc. On y retrouve également une proportion plus élevée de « grands ménages », avec plus de six personnes qui vivent dans le même logement, ainsi que des familles monoparentales, le plus souvent des mères isolées.

Précarité dans les quartiers de Lorraine dans Actualité barre-immeuble-metz-borny

Barre d’immeuble à Metz-Borny

Cela dit, tous ces quartiers n’éprouvent pas le même degré de difficultés. La prise en compte de plusieurs critères a permis de créer six classes homogènes, allant de quartiers « relativement favorisés » à ceux cumulant les problèmes. Treize zones figurent dans le premier groupe en Lorraine, dont les cités Marc Sangnier à Montigny-lès-Metz, Belle Roche à Forbach, Brechelberg-Fatima à Creutzwald, Saint-Charles, la Chiers et Gouraincourt à Longwy ou encore la Cité Colline à Saint-Avold. Il s’agit pour la plupart de petits quartiers qui comprennent entre 700 et 2 200 habitants, avec des revenus en progression très proches de ceux observés dans l’ensemble de l’unité urbaine.

Le dernier groupe regroupe en revanche des zones de grande précarité, à l’image de la Cité Arc-en-Ciel à Forbach, des Hauts-de-Blémont/Borny, du Chemin de la Moselle et de Barral à Metz, ou encore de la Cité Lorraine à Sarrebourg et de la Cité de la Forêt à Sarreguemines. Les revenus par unité de consommation y sont très faibles. Ils atteignent en moyenne 40 % du revenu moyen des Lorrains. Ils sont de 3 200 euros par an à la Cité de la Forêt, cité la plus pauvre de Lorraine. Bordée par les arbres du Buchholz et possédant de nombreux espaces verts, celle-ci compte 78 logements collectifs, 16 logements individuels et les deux anciennes tours des douanes, aujourd’hui complètement délabrées. La Ville a décidé d’en racheter une, vidée de ses occupants, pour la raser en vue de reconstruire un habitat plus digne. L’autre appartient à une dizaine de propriétaires privés.

21 août, 2013 à 15:07


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