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Du pressoir de Nouilly

Le pressoir à bascule monumental, appelé « le Chaucu » en patois local, est avec les maisons vigneronnes typiques, l’un des derniers vestiges de la tradition viticole de Nouilly, près de Metz. Aujourd’hui mis en sommeil, il est ouvert aux visiteurs. Il se trouve dans l’ancien cellier, devenu depuis bâtiment communal.

Le pressoir de Nouilly fait 12 mètres de long et pèse près de 20 tonnes. Il a été rénové en 1991. La bâtisse édifiée tout autour est en fait une ancienne maison vigneronne typique, avec sa longue travée principale et sa cave voûtée. Des demeures encore nombreuses dans le vieux village qui témoignent du riche passé viticole de la commune. Car si de nos jours seules deux petites vignes poussent encore sur des parcelles privées, au début du siècle dernier, le domaine de Nouilly s’étendait sur 52 hectares. On y trouvait des cépages pour la plupart anciens, à l’image du Printanier, du Chardonnay ou du Baco noir, pourvoyeur des plus forts rendements. C’était l’un des plus grands vignobles du Pays Messin. Le pressoir a fonctionné jusqu’en 1940 environ. Il en reste d’ailleurs plusieurs dans le village.

A l’époque, les vendanges tardives, réalisées à la mi-octobre, n’arrivaient pas à faire vivre tous les exploitants. Les gens vivaient chichement. En général, ils avaient une vigne, quelques poules et parfois du bétail.

Au gré des guerres et du phylloxéra qui a décimé les vignes, les vendanges se sont amenuisées et les récoltes ont fini par disparaître. Aujourd’hui, les coteaux ont laissé la place aux cultures céréalières, aux élevages et aux lotissements en construction. Mais les lieudits de la commune ont gardé leurs appellations d’origine, à l’instar de « Devant-le-Chaucu » et de « Vignes-aux-Champs ».

2 août, 2013 à 18:34


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