Accueil Actualité Quelle valeur pour le bac aujourd’hui en Lorraine ?

Quelle valeur pour le bac aujourd’hui en Lorraine ?

4 min lues
0
0
88

Après la polémique des professeurs de l’académie d’Orléans-Tours invités à noter sur 24 au lieu de 20 les copies du baccalauréat, le syndicat Sud Education Lorraine a dernièrement fait mention des pressions hiérarchiques exercées sur les correcteurs de l’académie Nancy-Metz, afin qu’ils « augmentent leurs moyennes ». Pour le syndicat, la manœuvre vise à « montrer que tout va bien » dans un contexte où « établissements, académies et pays de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) sont mis en concurrence ». « Cette supercherie masque mal la dégradation des conditions d’apprentissage, conséquence des nombreuses suppressions de postes et aggravée par la réforme des lycées » (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/f78-education-en-lorraine).

Par exemple, selon Sud Education Lorraine, en Sciences de la Vie et de Terre (SVT) et en physique-chimie, « l’inspection demande aux correcteurs de saisir leurs notes toutes les dix copies. Dès que le correcteur indique une moyenne inférieure à l’objectif académique, l’inspecteur lui envoie un message pour qu’il revoie sa correction ». En français et en histoire-géographie, « il est demandé qu’aucun correcteur ne soit en dessous de l’objectif académique, quelle que soit la qualité de son lot de copies ». Si bien que même si cette année les copies d’histoire-géographie sont moins bonnes que celles de l’an dernier, les notes resteront globalement les mêmes. « En réunion dite d’harmonisation, les correcteurs dont la moyenne est trop basse doivent rester en présence de l’inspecteur pour remonter les notes des copies les plus faibles ».

Selon certains professeurs, ces pratiques ont toujours existé. Cette harmonisation et ce nivellement vers le bas posent néanmoins la question de la valeur réelle du baccalauréat aujourd’hui en Lorraine. Quelle légitimité et quelle crédibilité doit-on encore lui accorder ? En tout état de cause, il est désormais clair que la sélection ne se fait plus comme jadis par le baccalauréat, mais bien lors des concours d’entrée des écoles. Ce système, beaucoup plus hypocrite quant à l’espoir qu’il peut susciter pour certains élèves en termes d’orientation, a également l’inconvénient de dévaloriser encore davantage les métiers manuels.

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Groupe BLE Lorraine
Charger d'autres écrits dans Actualité

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Arkema investit six millions d’euros à Carling dans de nouveaux pilotes procédés acryliques

Arkema a dernièrement inauguré trois nouveaux pilotes procédés acryliques sur son site de …