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Romantisme au Parc Simon à Augny

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Après cinq années d’études, deux ans de travaux et 1,1 million d’euros d’investissement, le Parc Simon a dernièrement été inauguré à Augny, au Sud de Metz.

Ce parc, de 24 hectares à l’origine, était très connu jusqu’à la Première Guerre Mondiale, avant de tomber dans l’oubli. Le domaine a été acquis un peu avant 1800 par Louis Simon. Deux de ses descendants, banquiers à Metz, le transformèrent dans les années 1840 en un parc de style romantique d’une grande qualité de dessin. Le tracé de l’étang et les plantations ont été réalisés jusqu’en 1875. Ces dernières ont abouti à une collection botanique exceptionnelle, avec environ 300 espèces ou variétés. La commune d’Augny a acquis en 2006 douze des 21 hectares du Collège Mazenod, suite au départ des derniers Pères Oblats en 2002.

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Ambiance romantique au Parc Simon de Augny (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Le domaine, cerné de murs et de grands arbres, forme un ensemble cohérent. Les terrains communaux comprennent les bâtiments du château et le grand parc attenant composé de prairies, d’une pièce d’eau avec son pavillon et de bosquets. Les neuf autres hectares au Nord sont constitués d’une parcelle de culture et vergers.

Le Parc Simon est aujourd’hui un endroit surprenant, dépaysant et méconnu de l’agglomération de Metz. Il abonde de richesses, de diversités et de mystères. Ses 1,2 km d’allées principales en courbe, son déversoir et sa passerelle voûtée qui donne sur une petite île évoquent les parcs romantiques du XIXème siècle. Les lieux abritent 800 arbustes et 150 arbres plantés, dont un remarquable séquoia et un magnifique chicot du Canada avec des feuilles pouvant atteindre un mètre de long. Les couleurs chatoyantes de la lisière emmènent les visiteurs au Japon grâce à un magnifique cryptomeria au feuillage changeant selon la saison.

Ces trésors ont valu au Parc Simon d’être inscrit sur la liste indicative des sites naturels français à classer. Cette inscription vise à protéger le parc pour le transmettre aux générations futures avec ses richesses écologiques, patrimoniales, historiques et culturelles. L’objectif est avant tout de conserver les caractéristiques du site, l’esprit des lieux et de les préserver de toutes atteintes préjudiciables. Les essences extrêmement rares, à l’image du chêne de Turner, inscrit à l’inventaire de la Société dendrologique allemande de 1910, rappellent la haute valeur patrimoniale du parc. Ce dernier renferme également deux hêtres tortillards issus d’un semis des hêtres tortillards de la forêt de Rémilly appelés « Jolis Fous ». Agés respectivement de 140 et 160 ans environ, ils sont actuellement les deux plus rares et les deux plus beaux exemplaires de Rémillyensis connus dans le monde. A tel point que l’un d’entre eux a été labellisé « Arbre remarquable de France » par l’association A.R.B.R.E.S. (Arbres Remarquables, Bilan, Recherches, Etudes et Sauvegarde). Rappelons qu’il existe une vingtaine de hêtres tortillards en Lorraine.

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Un commentaire

  1. Groupe BLE Lorraine

    12 mars, 2022 à 19:58

    Le ruisseau de la Ramotte a disparu en partie dans les années 1950 quand la piste de la Base Aérienne 128 de Metz-Frescaty a été agrandie pour atteindre 2,4 km. Le cours d’eau avait en effet été enterré dans une canalisation sur une longueur de 617 mètres. Le Parc Simon d’Augny avait en parallèle été amputé d’une partie. Depuis la fermeture de la base aérienne en 2012, le parc retrouve petit à petit son aspect d’origine. 135 ares y ont été réintégrés et le lit de la Ramotte a été redessiné pour canaliser ses eaux. Des pistes cyclables et pédestres ont par ailleurs été aménagées et des centaines d’arbres et d’arbustes ont été plantés, notamment des érables, cèdres, châtaigniers, saules, bouleaux et peupliers. Le vieux mur en plaques de ciment qui gâchait le paysage a été détruit.

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