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Découverte de corps de poilus près de Verdun

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Vingt-six corps de poilus ont dernièrement été retrouvés à Fleury-devant-Douaumont, village détruit de la Zone Rouge de Verdun. Sept ont été identifiés grâce à la plaque qu’ils portaient autour du poignet. Un fait rarissime. Cette découverte exceptionnelle de soldats français de la Première Guerre Mondiale est sans doute la plus importante du genre en Meuse depuis 1991 et la mise au jour du corps de l’écrivain Alain Fournier à Saint-Remy-la-Calonne. Ce sont des touristes allemands qui ont donné l’alerte après avoir aperçus des ossements affleurant au sol. Des fouilles ont alors été entamées à l’emplacement d’une ancienne ferme.

Des objets personnels appartenant aux poilus ont par ailleurs été exhumés parmi les ossements brisés, à l’image de portemonnaies en cuir contenant des pièces en argent et une rarissime croix de guerre 1914-1915, dont le module était bien replié sur le ruban, ainsi que des culots de pipes, un briquet, un peigne, une paire de ciseaux, des couteaux de poche, des croix de chapelets, une médaille de communion, un livret militaire et un carnet miraculeusement conservés, une bague, un crayon ou encore deux montres qui affichaient respectivement 11h07 et 11h14, sans doute l’heure approximative du bombardement.

Selon les premiers éléments, le lieu correspondrait à un petit hôpital de front, voire d’une morgue provisoire installée à proximité d’un poste de secours. Les soldats morts sur le champ de bataille auraient été entreposés ici. Aucun armement n’a été retrouvé, juste des équipements personnels. Des obus ont dû tomber sur l’endroit, ensevelissant les dépouilles. Les dates de décès s’échelonnent entre le 28 mars et le 5 avril 1916 et correspondent à la Bataille du Ravin de la Caillette et de l’Etang de Vaux.

Le service des Sépultures militaires devrait prochainement rechercher des éventuels descendants, tandis que les brigades de gendarmerie du lieu de naissance des poilus identifiés vont tenter de retrouver leur famille. Si les descendants ne souhaitent pas récupérer les corps, ces derniers rejoindront la nécropole de Fleury sous une croix blanche. Les restes de ceux qui n’auront pas pu être identifiés seront déposés à l’Ossuaire de Douaumont.

La seule Bataille de Verdun a fait 300 000 morts dans un rayon de 10 km² autour de Fleury-devant-Douaumont. Environ 80 000 Français et alliés ont disparu au combat sur la Zone Rouge de Verdun, contre près de 70 000 Allemands. 60 % d’entre eux ont été réduits en poussières. Il reste donc encore des milliers d’individus enfouis sur le terrain. Les divers travaux d’aménagement du territoire permettent souvent d’en retrouver, quand ce n’est pas la terre qui les recrache directement. Ces découvertes témoignent que les champs de batailles de Verdun restent les seuls et uniques encore vivants et réels de la Grande Guerre dans le monde. Elles témoignent aussi de la violence et de la dureté des combats.

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3 Commentaires

  1. Groupe BLE Lorraine

    10 novembre, 2013 à 23:12

    Les ossements quasiment entiers et les effets personnels d’un soldat allemand mort en 1916 ont été retrouvés sur le chantier d’agrandissement du Mémorial de Verdun, à Fleury-devant-Douaumont.

    Des bottes hautes à lacets, équipement typique des officiers allemands pendant la Première Guerre Mondiale, ont notamment été retrouvées, tout comme un casque, une gourde, des porte-monnaie vidés de leur contenu, un petit couteau de poche, une chaîne sans doute autrefois reliée à une montre à gousset et enfin une plaque non déchiffrable en l’état. Près d’un siècle après avoir été ensevelis, leur conservation dans la terre aurait empêché leur dégradation.

    Le soldat serait vraisemblablement mort à l’été 1916, en juin-juillet ou septembre, lors des combats qui se sont déroulés à Fleury. Si tel est le cas, il appartenait peut-être à la division Alpenkorps, originaire de Bavière. Son corps se trouvait sous les escaliers qui menaient au Mémorial, avant qu’ils ne soient détruits dans le cadre du chantier. Les ossements et les objets retrouvés ont été confiés aux sépultures militaires qui tenteront d’identifier le soldat, avant de le rendre aux services allemands.

    A noter enfin que cet officier allemand a été retrouvé à 500 mètres à peine des corps des 26 soldats français mis au jour en juin dernier.

  2. Groupe BLE Lorraine

    29 janvier, 2014 à 22:46

    Pour la seconde fois depuis son démarrage en novembre dernier, le chantier d’agrandissement du Mémorial de Verdun, situé à Fleury-devant-Douaumont, a dû être interrompu suite à la découverte d’ossements humains. De très nombreuses munitions ont également été retrouvées. Il y un obus tous les dix mètres.

    A cinquante mètres de là, les restes d’un officier allemand avaient été mis au jour. Il faut dire que cet emplacement n’avait pas été touché à l’époque de la construction du Mémorial en 1967. Si bien que des dizaines de grenades sont parfois exhumées chaque jour.

    Avant de tomber sur ces ossements, les ouvriers avaient buté à cinquante centimètres de profondeur sur les rails de l’ancienne gare de Fleury. Elle se trouvait sous le Mémorial. Village détruit et jamais reconstruit, Fleury s’est en effet retrouvé au cœur des combats de la Bataille de Verdun entre juin et septembre 1916. Cette voie de chemin de fer était une Decauville. Ces petites voies de 60 cm faisaient le tour des villages détruits au départ de Verdun.

    La quasi-totalité du squelette d’un soldat et quelques-uns de ses effets personnels ont été sortis de terre. Des gourdes, un ceinturon en parfait état, une montre à gousset plutôt bien conservée, des crayons de papier et des cartouches ont aussi été retrouvés. Le casque de type Adrian, le fragment d’une baïonnette Rosalie et les vestiges de deux chaussures à clous permettent de certifier que le corps était bien celui d’un soldat français, vraisemblablement étendu sur le dos. Dans le même secteur, une petite pelle et un fusil allemand ont également été découverts.

  3. Groupe BLE Lorraine

    2 août, 2016 à 23:57

    Deux passionnés ont localisé l’endroit où sont tombés plusieurs poilus dans une forêt privée à l’Est de Lunéville au début de la Première Guerre mondiale où ont eu lieu de terribles combats.

    Les cinq corps mis au jour sont ceux de militaires tombés le 5 septembre 1914. Le nom d’un soldat, gravé sur une plaque retrouvée, permet de le certifier. Ce poilu, âgé de 27 ans, était originaire de Perpignan et appartenait au 143ème Régiment d’Infanterie. Des morceaux de pantalon garance ont également été retrouvés, tout comme son fusil Lebel, une fiole en verre encore à moitié pleine d’alcool de menthe, une petite Sainte-Vierge, que les poilus glissaient dans une poche, ainsi que des pièces de monnaie, une montre à gousset, une pochette avec une ligne de pêche et un verre de lunette. Les nombreuses douilles dégagées montrent que les soldats français sont restés sur place et se sont battus en face à face avec les Allemands.

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