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Metz : le Proxis coûte trop cher !

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Metz a tout faux en matière de transports. Après s’être volontaire plantée sur le choix du Mettis (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/04/25/mettis-de-lart-de-faire-le-bon-choix/) entre autres pour des raisons politiques et de timing avec les prochaines élections municipales, voilà que la communauté d’agglomération nous avoue s’être foutue dedans au sujet du Proxis.

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Le Proxis coûte plus cher que prévu

Ce service de transport à la demande devait initialement permettre à Metz-Métropole de faire des économies. Proxis devait en effet coûter 700 000 euros par an. On en est finalement à 1,9 millions d’euros. Soit un dépassement budgétaire de près de 270 % !!! La communauté d’agglomération a donc décidé de faire des économies en baissant le niveau de service le 22 avril.

Avant que Proxis ne soit mis en place (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/11/11/cest-la-fin-des-tcrm-a-metz/), toutes les communes de l’agglomération étaient desservies par des lignes régulières avec des horaires fixes. De nombreux bus circulaient alors à vide, notamment dans les bourgs les plus éloignés du centre-ville de Metz. Metz-Métropole et Keolis ont donc imaginé un service de transport sur réservation. Désormais, seuls les bus réservés circulent. Dans les communes desservies par Proxis, la communauté d’agglomération a choisi de proposer un départ toutes les demi-heures, avec une réservation possible jusqu’à une heure avant le départ. Metz-Métropole et Keolis pensaient que le service serait utilisé par environ 600 personnes. Partant de cette prévision, Proxis devait en effet coûter près de 700 000 euros par an. Sauf qu’avec la possibilité de réserver un transport vers Metz toutes les demi-heures, l’offre Proxis était particulièrement intéressante. A tel point que beaucoup d’usagers ont profité et abusé du système. Certains faisaient leur réservation pendant les heures creuses, afin de faire le voyage en taxi. Lorsqu’il n’y avait qu’une seule réservation, un taxi était en effet affrété pour assurer le transport. Le voyageur ne payait alors que le prix d’un ticket de bus, soit 1,25 euros. La course du taxi était quant à elle facturée à la collectivité ! Voilà pourquoi Proxis coûte aujourd’hui 1,9 millions d’euros.

Depuis le 22 avril, les départs se font toutes les heures. Le nombre de trajets potentiels est ainsi divisé par deux. Par ailleurs, les réservations ne peuvent désormais se faire que deux heures à l’avance, ce qui laisse 60 minutes de plus à l’exploitant du réseau pour trouver une solution moins coûteuse que le taxi. Mais ces mesures ne permettront pas d’atteindre les économies escomptées. Elles permettront tout au plus de réduire la facture à 1,2 millions d’euros.

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11 Commentaires

  1. Crapaud Vert57

    27 avril, 2013 à 4:45

    Bonjour,

    Pour ce qui concerne « Proxis », puis je me permettre d’indiquer que le calendrier du projet était juste un peu surprenant ? Afficher (voir le début de l’article) que l’objectif était de faire des économies dans des secteurs non desservis par le Mettis, en plein travaux d’infrastructure, voila qui est plutôt une communication bizarre.

    Ensuite, en multipliant la fréquence potentielle des dessertes, on n’a fait que révéler une demande diffuse qui ne s’exprimait pas jusqu’ici (ou qui n’avait pas été vraiment bien été étudiée, faute de données): rien de bien extraordinaire. C’est évidemment la difficulté du transport à la demande. Et ce n’est pas de la part des « usagers » (qui sont des clients) une utilisation « abusive » du dispositif. La balle est dans le camp de l’ingénierie du dispositif.

    Pour ce que j’en connais, la communication sur le projet en direction de la population, complètement descendante, n’a pas permis de mettre au bon niveau d’évidence le besoin d’ajustements avant la mise en oeuvre. Le recul à postériori sur les ambitions du projet sera d’autant plus douloureux.

    Enfin, il semble aussi que ce dossier suggère une meilleure synergie au quotidien entre l’autorité organisatrice du service de transport et les acteurs locaux, dont les petits projets au quotidien influent évidemment sur la faisabilité économique de ces évolutions de dessertes.

    Cordialement.

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