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La conteneurisation des ordures débarque à Metz

Quinze ans après tout le monde, Metz-Métropole va enfin passer à la collecte mécanisée des ordures. Montigny-lès-Metz est la première commune à sortir de l’âge de pierre. Chaque foyer recevra gratuitement ses conteneurs, un pour le tri sélectif, un autre pour les déchets traditionnels. Près de trois semaines seront nécessaires pour distribuer les 7 000 bacs de la commune. Cela dit, à Montigny-lès-Metz, 20 % des foyers ne pourront pas avoir de bac. En effet, tout le monde ne dispose pas d’une cour, d’un jardin ou d’un local pour stocker les conteneurs. Ces habitants pourront néanmoins déposer leurs poubelles sur des points de regroupement ou dans des points d’apport volontaire enterrés. Une soixantaine de lieux de collecte seront ainsi aménagés à Montigny.

Il faudra plusieurs semaines pour roder le dispositif. La conteneurisation permet d’améliorer les conditions de travail des agents. Ces derniers n’auront plus à manipuler des sacs parfois lourds et pouvant contenir des objets tranchants. Ils n’auront qu’à faire rouler les conteneurs vers le camion, équipé d’un système de levage mécanique.

Après Montigny-lès-Metz, les communes de Woippy, Nouilly, Saint-Privat-la-Montagne et certains quartiers de Metz seront à leur tour équipées. Tous frais confondus, cette première phase de déploiement coûte déjà 10 millions d’euros.

30 janvier, 2013 à 20:30


Un commentaire pour “La conteneurisation des ordures débarque à Metz”


  1. Groupe BLE Lorraine écrit:

    14 323 tonnes de matériaux à recycler sortent chaque année du centre de valorisation des déchets de Haganis, situé Avenue de Blida à Metz.

    Une fois collectés, les sacs de matériaux recyclables sont stockés au centre dans un grand hangar avant de faire l’objet d’un premier tri. Il s’agit d’écarter les cartons les plus volumineux qui partent dans une filière de recyclage spécifique. Les sacs transparents sont ensuite ouverts mécaniquement par une machine et isolés. C’est en effet tous le paradoxe de ces sacs : ils servent à rassembler les matériaux recyclables mais ne sont eux-mêmes pas recyclables. Une aberration qui disparaîtra avec la conteneurisation, puisqu’il n’y aura plus de sac. Les matériaux passent ensuite dans une série de machines automatisées de tri qui séparent les bouteilles en plastique, le papier journal ou encore les boîtes en acier. Cela dit, 80 % du tri se fait manuellement par une trentaine d’opérateurs répartis en deux équipes. Ces derniers sont chargés de séparer les différents matériaux : papier, bouteilles colorées, bouteilles de lait, briques, aluminium, carton, etc. Chaque matériau a sa propre filière de recyclage. Les déchets sont répartis dans différentes alvéoles avant de passer dans un immense compacteur qui forme des balles de 200 à 400 kg prêtes à être livrées auprès des différents repreneurs, essentiellement lorrains. Les matériaux pourront alors entamer leur seconde vie. Le papier redevient du papier, les bouteilles de plastique transparentes sont transformées en fibres vestimentaires et les bouteilles colorées deviennent des produits pour l’industrie. Tout ce qui n’est pas recyclable est transporté vers l’incinérateur. Les bennes qui arrivent sur le site déchargent les ordures qui tombent directement dans une immense fosse de stockage de 4 300 mètres carrés. Les déchets y restent plusieurs jours pour être mélangés, afin d’obtenir un combustible homogène avant d’être incinérés. Ils sont brûlés dans deux fours dont la température avoisine les 1 000°C. A la manière d’une immense chaudière, la combustion des ordures chauffe un circuit d’eau qui produit de la vapeur. Cette vapeur est livrée directement à la centrale de l’Usine d’Electricité de Metz (UEM) de Chambière à 325°C et à dix bars de pression, par l’intermédiaire d’une canalisation souterraine de 400 mètres de long. L’UEM transforme ensuite cette vapeur en électricité et en chauffage urbain. La combustion des déchets permet de chauffer l’équivalent de 5 000 logements. Haganis valorise aussi les cendres. 13 566 tonnes de mâchefers sont ainsi affinées et vendues pour servir de remblais et de sous-couches routières. Les fumées sont quant à elles dépolluées par injection de bicarbonate de sodium et de coke de lignite. Elles passent ensuite dans deux filtres à manches avant de sortir par les cheminées, à 36 mètres de hauteur. 100 000 tonnes de déchets sont incinérées et valorisées chaque année sur le site.


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