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De la pépinière royale du Ban-Saint-Martin

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Le Ban-Saint-Martin se situe sur l’emplacement d’une ancienne pépinière royale. Afin de pallier l’insuffisance de production de bois, à l’époque où celui-ci était utilisé pour la construction, le chauffage et l’industrie, un arrêt du Conseil du Roi de 1720 avait ordonné la plantation d’arbres le long des routes. Pour faire face à la demande, il avait été décidé d’installer dans chaque Généralité une pépinière. A Metz, celle-ci fut dans un premier temps implantée sur l’Île Chambière. Mais comme ce terrain s’apprêtait à accueillir le polygone de l’Ecole royale d’artillerie, elle fut transférée en 1781 au Ban-Saint-Martin, sur un terrain appartenant à l’abbaye Saint-Clément. De 7 hectares environ, celui-ci pouvait être loué pour 600 livres. On y produisait des arbres forestiers. Cette pépinière pouvait recevoir 100 000 pieds d’arbres de diverses essences disposés en quinconce.

En 1789, la révolution mit fin à cette exploitation. Les biens ecclésiastiques furent mis à la disposition de la Nation. La pépinière devînt Bien National et fut laissée à l’abandon. Le Conseil général décida quelques décennies plus tard d’en prendre la charge. Les arbres furent alors distribués gratuitement pour effectuer les plantations dans les fortifications autour de Metz, mais aussi pour les promenades publiques. Même si pour insuffler une nouvelle dynamique à son exploitation alors négligée, le Muséum d’histoire naturelle avait adressé en son temps 30 kg de graines d’arbres forestiers, rien ne permit véritablement de donner une seconde prospérité à la pépinière royale.

En 1835, un contentieux sur la propriété des terrains entre l’Etat et le Conseil général enterra définitivement les différents projets touchant à la pépinière et la totalité des arbres fut vendue. Les terrains furent dès lors dévolus à la culture maraîchère, activité qui a longtemps fait la réputation du Ban-Saint-Martin et de Devant-les-Ponts. Le secteur s’est depuis urbanisé, si bien qu’aujourd’hui, à la place des arbres, ce sont des habitations qui ont poussé.

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