Accueil Actualité Urbanisme à Metz : Que faire des bâtiments de Bonsecours ?

Urbanisme à Metz : Que faire des bâtiments de Bonsecours ?

4 min lues
3
0
5

Les bâtiments de l’hôpital Bonsecours occupent deux hectares de choix dans la géographie messine. Ils seront abandonnés à l’automne par le CHR de Metz-Thionville au profit du nouvel hôpital de Mercy. Le CHR a tablé sur les recettes de la vente de ces bâtiments pour financer en partie la nouvelle infrastructure.

D’autres installations périphériques se situent dans le quartier Sainte-Thérèse, comme par exemple la direction générale et l’école d’infirmières. 10 opérateurs se sont d’ailleurs déclarés intéressés par l’immeuble de cette dernière, ce qui pourrait rapporter jusqu’à 6 millions d’euros.

Reste le navire amiral de l’hôpital qui est constitué d’un enchevêtrement de bâtiments historiques et d’éléments plus modernes ajoutés au fil des décennies. A la fois contemporain par certaines façades, vieillissant et sans arrêt remis à niveau, l’ensemble est presque fatalement destiné à être détruit. Le projet de vente s’est fondé sur une estimation des Domaines à 13 millions d’euros. Un montant relativement indicatif compte-tenu de la complexité des travaux à réaliser et de la dépollution. On y arrive en appliquant aux 55 000 mètres carrés de surface à construire un prix de l’ordre de 230 euros du mètre carré.

En raison de la crise qui s’éternise, les promoteurs sont moins nombreux qu’on n’aurait pu l’imaginer il y a encore deux ans. Et pas forcément pour la somme prévue. Il leur faut en effet acquérir, démolir, inscrire leur projet dans le plan d’urbanisme local au cœur d’un quartier préservé et réaliser les aménagements rapidement en raison des contraintes de rentabilité. C’est pourquoi la ville, qui avait pensé un temps rester en marge de l’opération, a prévu de s’impliquer dans la démarche. Non pas en achetant Bonsecours comme cela a pu être dit, mais en faisant porter ce projet par l’Etablissement Public Foncier de Lorraine en se fixant pour objectif d’arriver au prix estimé par les Domaines.

Trois phases, en partie simultanées de 6 mois chacune, devraient être nécessaires pour déterminer le programme urbain, choisir l’urbaniste et élaborer le projet-bilan avant le lancement opérationnel.

(Source : La Semaine, mai 2012)

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Groupe BLE Lorraine
Charger d'autres écrits dans Actualité

3 Commentaires

  1. bloggerslorrainsengages

    9 juin, 2012 à 0:07

    Le paysage médical hospitalier messin va bientôt être profondément modifié. L’hôpital Bonsecours (CHR Metz-Thionville) s’apprête à déménager à Mercy, tout comme l’hôpital-maternité de Metz, sur les hauts de Sainte-Croix, vers l’hôpital femme-mère-enfant (CHR Metz-Thionville).

    L’hôpital Robert Schuman (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/01/04/lhopital-robert-schuman-de-metz-dans-les-temps/), construit par les Hôpitaux privés de Metz à Lauvallières, accueillera quant à lui la totalité des activités de l’hôpital Saint-André et une partie de celles des hôpitaux Belle-Isle et Sainte-Blandine. Près de 600 places de stationnement seront disponibles à Schuman.

    Seuls l’hôpital d’instruction des armées Legouest et l’hôpital-clinique privé Claude-Bernard demeureront dans leur configurations actuelles.

  2. bloggerslorrainsengages

    25 novembre, 2012 à 15:21

    L’origine de Notre-Dame de Bon-Secours remonte à un don de Nicolas Rollin, chanoine de Saint-Thiébault, en 1691. Les locaux étaient alors situés le long de la Rue de Chambière. C’est en 1919 que l’hôpital Bonsecours déménagea en Nouvelle-Ville, avant de s’agrandir à partir de 1959 pour occuper une surface de 40 000 mètres carrés.

  3. Groupe BLE Lorraine

    31 août, 2016 à 18:55

    L’Etablissement Public Foncier de Lorraine (EPFL) a engagé la déconstruction de l’Hôpital Bonsecours de Metz en 2013. Les travaux de précurage, de désamiantage et de curage, préliminaires à la démolition effective de l’ensemble, sont terminés. La démolition proprement dite de l’ancien hôpital vient donc dernièrement de démarrer. Elle devrait durer un peu plus d’un an. Afin de limiter les nuisances sonores, une immense voile en caoutchouc a été suspendue pour contenir les gravats et les poussières. Neuf immeubles du site sont en train d’être grignotés par les mâchoires d’acier d’une croqueuse. Seul le bâtiment historique sera préservé. L’opération, d’un montant de 4,7 millions d’euros, doit faire la place nette pour le nouveau centre résidentiel du quartier Sainte-Thérèse de Metz.

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Construction d’un nouveau campus universitaire dentaire et pharmacie à Nancy-Brabois

Après la signature d’un contrat pour bâtir un Pôle scientifique à Metz-Technopôle, l’Unive…