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Un Conservatoire pour protéger la biodiversité de Lorraine

Le Conservatoire des Sites Lorrains, récemment devenu Conservatoire des Espaces Naturels de Lorraine (CENL), ne cesse de prendre de l’ampleur. Il gère aujourd’hui 260 sites naturels protégés, soit environ 5 200 hectares.

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L’Etang du Bischwald fait la fierté du CENL (Crédits photo : La Centre Mosellane)

Créée en 1984, l’association œuvre pour la conservation des richesses biologiques patrimoniales des sites et milieux naturels lorrains.

L’Etang d’Insviller, près d’Albestroff, est la dernière acquisition du Conservatoire. Celui-ci entend y installer une pisciculture biologique. Ce projet constitue une première en Lorraine et pourrait initier une nouvelle filière.

Mais c’est l’Etang du Bischwald, près de Morhange, qui fait la fierté de la structure. Ce site classé Natura 2000 de 258 hectares est un lieu méconnu pourtant riche d’une biodiversité foisonnante. Il constitue une halte migratoire exceptionnelle pour les oiseaux. 207 espèces ont été observées dans la zone humide constituée de l’étang et de ses prairies (2 512 hectares), notamment des grues cendrées, des cygnes, des cigognes blanches et 4 000 canards. Le CENL compte également en faire un étang de production piscicole, afin d’y assurer un suivi scientifique et d’y proposer des animations ornithologiques. Le site sera alors parfaitement complémentaire de l’Etang voisin de la Mutche qui est consacré aux loisirs.

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3 juin, 2012 à 15:11


3 Commentaires pour “Un Conservatoire pour protéger la biodiversité de Lorraine”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    La gestion de l’étang a ainsi été confiée à un pisciculteur et les 40 hectares de prairies à six agriculteurs locaux, avec un cahier des charges environnemental. L’étang très poissonneux (carpes, brochets, sandres) pourrait permettre une activité de transformation au sein d’une plateforme construite à Morhange. Ce projet à moyen terme s’inscrirait dans le cadre du Pôle d’excellence rurale et pourrait fournir la restauration locale, avec quelques emplois à la clé.

  2. bloggerslorrainsengages écrit:

    La France compte 22 Conservatoires de sites naturels. Ces organismes ont été créés dans les années 1970. Celui de Lorraine fut un pionnier. Les fonds publics lui ont permis d’acquérir 270 sites en 30 ans.

    Assez méconnu en comparaison des Parc Naturels, le Conservatoire des Espaces Naturels de Lorraine (CENL) achète ou loue en bail longue durée des sites aux communes, aux agriculteurs et aux particuliers. Que ce soit pour les pelouses sèches de la Côte de Saulny, près de Metz, pour les tourbières d’Iplling, près de Sarreguemines ou pour les carrières d’Audun-le-Tiche, l’idée est de préserver l’équilibre exceptionnel qui s’est construit dans ces milieux. Une prairie naturelle permet par exemple à une trentaine de plantes différentes de trouver les ressources pour se nourrir, contre à peine cinq sur les prairies labourées chaque année. Par ailleurs, un habitat naturel riche offre un refuge pour les oiseaux et les insectes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/07/15/des-insectes-de-lorraine/).

    Le CENL n’a pas pour mission de valoriser ses sites vis-à-vis du grand public. Il s’agit avant tout d’une démarche scientifique, avec évaluation régulière et détaillée de l’écosystème des espaces naturels. Désormais installé à Sarrebourg et non plus à Fénétrange, l’organisme entend poursuivre sa politique d’acquisition de sites.

    Rappelons que la Lorraine est à 36 % couverte de forêts. Ses 6 000 hectares d’étangs et de prairies constituent autant de richesses.

  3. Groupe BLE Lorraine écrit:

    L’étang du Bischwald existerait depuis le Moyen-âge. Ce coin de la plaine du centre mosellan était naguère un immense massif forestier, très giboyeux. Il a été défriché à partir de 1840 pour son bois qui était exploité dans le but de lancer l’ère industrielle et minière en Lorraine. C’est aujourd’hui un site protégé d’une immense richesse faunistique et floristique. Il constitue en effet une halte migratoire exceptionnelle pour les oiseaux. On compte jusqu’à 4 000 canards qui y stationnent, mais aussi des grues cendrées, des cigognes blanches, des cygnes et le pygargue à queue blanche. Au total, 207 espèces peuvent y être observées jusque dans la plaine (2 512 hectares).

    Non loin de l’étang, les haies permettent de maintenir le sol et de minimiser les contrastes climatiques locaux. Elles préservent l’humidité en période de sécheresse et servent également d’abri pour les petits mammifères et de refuge pour les oiseaux. On y trouve notamment des arbustes avec des baies rouges, des épineux, des églantines, des aubépines ou encore des prunelliers. Autant de ressources alimentaires pour les oiseaux en hiver, notamment pour les merles et les grives.


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