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Le loup en Meuse ?

Un veau de 25 jours et d’une soixantaine de kilos a dernièrement été sauvagement attaqué à Contrisson, près de Bar-le-Duc. Selon les éleveurs, seules deux hypothèses peuvent expliquer ces faits : des chiens errants ou le loup. Aucun signalement de la présence des premiers n’a été enregistré sur le secteur. Quant à l’avancée du second, on la sait inexorable.

D’abord signalée en avril 2011 sur les hauteurs du massif vosgien (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1276-le-loup-de-retour-en-lorraine?highlight=loup), l’espèce protégée a ensuite perpétré plusieurs massacres dans la plaine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/05/13/le-loup-etend-son-territoire-de-chasse-dans-les-vosges/), dans le secteur de Grand, près de Neufchâteau. Contrisson est situé à environ 80 km au Nord-Ouest de ce secteur. Il n’y a pas de moutons ici. Le loup se serait alors rabattu sur ce qu’il y a de plus fragile.

Pour la préfecture des Vosges, les preuves formelles de la présence de plusieurs canis lupus se limitent à deux. Pour plusieurs spécialistes, le nombre est plus important. En attendant d’en savoir plus, un taureau a été mis au milieu du troupeau de 200 bêtes. Histoire de dissuader l’assaillant.

(Source : RL du 24/05/2012)

25 mai, 2012 à 23:03


5 Commentaires pour “Le loup en Meuse ?”


  1. bloggerslorrainsengages écrit:

    Un employé d’une entreprise de Bar-le-Duc, passionné de nature et de faune, affirme avoir observé le loup en Meuse le 21 janvier 2013 au cours d’une balade en chiens de traîneau sur le plateau de Ligny-en-Barrois, dans les forêts frontalières des Vosges.

    Lui qui part seul avec une lampe frontale sur des champs et des chemins forestiers effectue toujours le même circuit. Ses deux chiens, un mâle et une femelle, le connaissent par cœur. Les seuls bruits sont le glissement du traîneau, sa respiration et celle de ses chiens. Mais ce soir-là, en lisière de forêt, il a entendu craquer dans le bois. La femelle s’est alors arrêtée aux aguets dans un comportement inhabituel. Son mâle a voulu repartir. Il avait peur. Cette scène s’est reproduite plusieurs fois. Plus loin, dans un champ, de la glace a craqué derrière lui. En se retournant et malgré la portée limitée de sa lampe frontale, il a pu distinguer un animal qui n’était pas du gibier. Quand il s’est mis à courir pour aider ses chiens, il a senti que la bête se rapprochait. Le mâle avait toujours peur et la chienne, très intriguée, s’est encore arrêtée en se retournant. L’homme est alors allé au-devant et a vu un loup s’enfuir vers la forêt. Il a rejoint sa voiture. Ses chiens étaient toujours très nerveux. Il a mis les pleins phares vers la forêt. Un peu plus loin, il a vu un loup d’une trentaine de kilos avec son nez pointu, sa queue droite et es yeux brillants faire des allers retours. L’équipée sauvage a à nouveau senti la présence du prédateur quelques jours plus tard dans les bois de Chanteraine. Le loup est en Meuse. Ce n’est pas vraiment normal que l’animal les suive comme cela. Mais la chienne était allaitante. Le loup l’a sans doute senti.

    Selon l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), il n’y a pas de présence avérée du loup en Meuse. Les faits suspects sont attribués à des chiens errants.

  2. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Le loup a dernièrement fait son apparition dans le Nord meusien. Dans le même temps, des attaques de troupeaux ont été signalées dans le Sud du département.

    Des automobilistes ont réussi à prendre une photo de l’animal croisé sur le bord de la route entre Milly-sur-Bradon et Dun-sur-Meuse. Le petit village de Milly-sur-Bradon a déjà connu par le passé la présence du loup sur ses terres. Au XIXème siècle, une fermière avait été dévorée dans les bois. On trouve toujours sur les lieux du drame ce que les habitants appellent « la pierre au loup ».

  3. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Le loup a été photographié jeudi 17 avril dans un parc à Ville-devant-Belrain, à 20 km de Bar-le-Duc, juste avant que des agents de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) ne le voit en train de dévorer un bélier.

    Depuis plusieurs mois, le prédateur a tué une trentaine d’ovins d’une dizaine d’éleveurs. La photo prise atteste désormais définitivement de sa présence en Meuse.

  4. Groupe BLE Lorraine écrit:

    Les attaques récentes de troupeaux semblent confirmer l’hypothèse émise début mai quant à la présence probable de deux loups en Meuse : l’un rôdant dans les environs de Pierrefitte-sur-Aire, l’autre autour de Bonnet.

  5. Pierre écrit:

    Bonjour,

    Vous gagneriez à faire un article plus récent sur le retour du loup en Meuse et les conséquences.
    Dernièrement, la Préfète de la Meuse a pris une décision illégale d’abattage du seul loup de Meuse (secteur Pierrefitte).
    Le loup est le prédateur naturel de nos contrées, sa présence définitive permettrait de mieux réguler les effectifs de sangliers et chevreuils qui pullulent causant dégâts dans les cultures et accidents (parfois dramatiques!) sur les routes.
    Il y a des milliers de loups en Espagne sans que cela ne pose de gros problèmes, et les meusiens n’arriveraient pas à en gérer un seul? Il faut que l’Etat français mettent en place, avec les éleveurs, de vraies mesures de protections (regroupement, bergerie la nuit, clôtures, chiens patous, …) pour diminuer les attaques.


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